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Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par etienne

Fri, 18 Aug 2017 07:50:33 +0000 - (source)

La Russie et la Chine abandonnent officiellement le dollar comme monnaie d’échange

Source :
http://reseauinternational.net/russie-chine-abandonnent-officiellement-dollar-monnaie-dechange/

Afin de réduire l’hégémonie occidentale, notamment américaine, sur le monde de la finance, et par-delà sur l’économie mondiale, la Russie et la Chine ont décidé de passer à la vitesse supérieure en annonçant l’abandon du dollar comme monnaie d’échange. Il est vrai que les sanctions économiques prises par les pays européens et les Etats-Unis contre la Russie avec l’avènement du conflit ukrainien ont contraint ce pays à chercher de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour faire face à la crise.

Connues pour leur proximité pas seulement géographique, mais aussi et surtout stratégique, la Russie et la Chine semblent décidées à élargir leur coopération à d’autres domaines. En plus de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, les deux superpuissances prévoient, en effet, la création de leur propre agence de notation et d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa. Les pays occidentaux ont longtemps dominé les marchés financiers.

Le dollar demeure (pour l’instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch, sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par les Occidentaux. Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (la Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux Etats-Unis, AAA), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d’intérêt qu’ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuader les investisseurs de leur prêter de l’argent. La cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée. La nouvelle cote qu’elle a attribuée au pays, «BBB» (qualité moyenne inférieure), n’est plus qu’un grade au-dessus de celle réservée à la pacotille.

Une telle situation a poussé les Russes à réagir promptement face à cette hégémonie américaine. Et les choses semblent aller rapidement si l’on juge par le temps très court qui s’est écoulé entre l’annonce faite le 14 août dernier par le président Vladimir Poutine de vendre désormais son gaz en devises nationales et non plus en dollar américain et l’accélération de la coopération sino-russe. Il n’aura donc pas fallu attendre longtemps pour que Moscou mette au point un accord global avec la Chine allant dans ce sens. L’agence de presse russe RIA Novosti, qui cite la revue Kommersant, va même jusqu’à annoncer que le gouvernement russe a d’ores et déjà expédié deux navires vers l’Europe avec à leur bord 80 000 tonnes de pétrole qui seront réglées en rouble et non en dollar, du jamais vu.

Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l’Ouest est la mise en place d’une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente. Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.

La Russie envisage également la création d’une «union économique eurasienne» dans laquelle le rouble servirait de monnaie d’échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales. En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. L’annonce de ces décisions a été accueillie avec beaucoup d’appréhension en Occident. Le journal allemand Die Welt, par exemple, compare ces initiatives pour mettre fin à la domination financière de l’Occident à la course aux armements pendant la guerre froide, et il évoque «une guerre financière avec l’Occident». Il est vrai que l’hégémonie américaine sur l’économie mondiale à travers le dollar n’a jamais souffert d’une quelconque contestation depuis… 1945.

Amine Sadek


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Fri, 18 Aug 2017 07:02:24 +0000 - (source)

Un gouvernement privé : comment les employeurs règnent sur nos vies (et pourquoi nous n’en parlons pas), par Elizabeth Anderson

Source : les-crise.fr, http://www.les-crises.fr/un-gouvernement-prive-comment-les-employeurs-regnent-sur-nos-vies-et-pourquoi-nous-nen-parlons-pas-par-elizabeth-anderson/#
Source : Times Higher Education, Philip Roscoe, 15-06-2017

Le livre de la semaine : du personnel portant des couches aux serveuses harcelées, une étude du travail pleine d’une colère légitime, déclare Philip Roscoe

Source: Rex
Contrairement à ce qui se passe en Europe, il est tout à fait légal pour les employeurs états-uniens de harceler leurs salariés, tant qu’ils le font sans discrimination.

Elizabeth Anderson est une philosophe sur le sentier de la guerre. Ses conférences sur l’humanisme, publiées dans ce volume avec des commentaires et une réaction, visent le pouvoir illégitime, dictatorial et arbitraire que les employeurs exercent sur leur personnel, surtout aux États-Unis où la législation du travail est indigente. Elle nomme cette emprise « gouvernement privé », parce que les gouvernés, nous, en fait, sommes exclus du processus de gouvernance.

Ce livre abonde d’exemples d’entreprises qui transforment la vie de leurs salariés en un vrai cauchemar. On y trouve les suspects habituels et pire encore : j’ai été scandalisé de l’apprendre, le droit de se rendre aux toilettes pendant les heures de travail est un cheval de bataille des relations du travail depuis des dizaines d’années et il n’est pas rare que des travailleurs soient obligés de porter des couches sur la chaîne de montage ou en soient réduits à uriner dans leurs vêtements.

Des exemples aussi extrêmes peuvent certes nuire à la subtilité et à la force de l’argumentation de Mme Anderson. Le problème, d’après elle, est omniprésent. Il est inhérent à la structure même du contrat de travail américain. « L’emploi de gré à gré » donne aux employeurs le droit de licencier leurs salariés pour n’importe quelle raison, hormis celles qui sont interdites par la loi, comme la discrimination sur la base de la race ou du handicap. Contrairement à l’Europe, il est aussi tout à fait légal pour les employeurs de harceler leurs salariés, tant qu’ils le font sans discrimination. Les salariés abdiquent ainsi la totalité de leurs droits. L’employeur peut espionner leurs commentaires sur Facebook, insister pour que ses salariés s’astreignent à un régime alimentaire ou un programme de santé particulier, les sanctionner pour le choix de leur partenaire sexuel et entraver leur liberté politique.

Dans une vente simple, les produits changent de main et les deux parties partent chacune de leur côté sans autres obligations ni liens. Les salariés, eux, doivent se soumettre totalement à leurs employeurs pour la durée du contrat, ce qui, pour Elizabeth Anderson, aboutit à des relations sociales extrêmement inégalitaires. Comme elle l’a démontré de façon si convaincante dans son travail précédent, des relations de cet ordre sont profondément corrosives. Exercer son libre arbitre est un besoin humain fondamental, et la structure du système du salariat l’entrave. Anderson ne cesse d’insister sur ce point encore et encore. On ne peut pas simplement prétendre qu’un salarié qui n’aime pas son travail peut le quitter : il ne peut pas quitter le système du salariat entier, un système qui pourtant le dégrade et le rabaisse structurellement. Soutenir que les salariés sont libres parce qu’ils peuvent quitter leur travail revient à faire valoir, écrit-elle, que Mussolini n’était pas un dictateur parce que les Italiens pouvaient émigrer.

Anderson utilise la métaphore de la dictature communiste : « communiste » parce que les moyens de production sont possédés par la collectivité. Ici, elle est sans doute volontairement provocatrice. On peut imaginer le frisson, le malaise qui parcourt la salle de conférences à la seule mention de ce mot. En fait la structure du travail salarié n’est qu’en partie sa cible. Ce qui la fait vraiment bondir, c’est la cécité institutionnelle de l’académie, et particulièrement de l’économie en tant que discipline, devant la vraie nature de la relation de travail aux EU. Les économistes qui soutiennent que les marchés du travail sont fondés sur un libre échange souffrent d’hémiagnosie intellectuelle : comme ces tristes malades qui ne perçoivent que la moitié de leur corps, de tels économistes ne voient que la moitié de l’économie. La vraie force du livre, donc, est de démêler une alliance particulière et contradictoire entre la doctrine libertaire intellectuelle et l’autoritarisme d’entreprise et de fustiger ceux qui négligent leurs responsabilités professionnelles et politiques en refusant de défendre ceux qui sont au plus bas de l’échelle du travail salarié.

Le premier cours d’Anderson est particulièrement bon. Elle offre une brève histoire de la pensée égalitaire préindustrielle tant en Grande-Bretagne qu’en Amérique, en l’interprétant comme source d’inspiration historique et de créativité pour le présent. Elle soutient que ces penseurs ont vu le marché comme un moyen d’échapper au féodalisme, aux patriarcats, aux monopoles et à toutes les autres formes de domination qui pesaient sur la Grande-Bretagne au XVIIe siècle. L’archétype égalitaire est l’artisan indépendant ou le fermier propriétaire, ou la sorte de petite entreprise industrielle qu’Adam Smith a décrite. La révolution industrielle a gâché ces rêves. Elle a permis une concentration énorme de capitaux, rendant non viables les petites entreprises et les activités indépendantes. Les heures longues, mornes, dangereuses imposées à la nouvelle classe ouvrière ont reçu l’approbation d’intellectuels libéraux anglais comme Jeremy Bentham, qui a préconisé des institutions organisées, hiérarchisées et axées sur la routine, comme fondements de la société. Curieusement, selon Anderson, ils ont réussi à transplanter des arguments égalitaires dans ce nouveau contexte, malgré le fait évident que les conséquences du marché sont tout à fait opposées à l’émancipation imaginée par Smith et d’autres.

Le deuxième cours se déplace vers le terrain plus épineux du gouvernement privé et de la dictature communiste. Les droits exhaustifs conférés [aux employeurs] par le contrat de travail limitent les libertés « républicaine » et positive des salariés, l’une par rapport à l’autorité arbitraire et l’autre par rapport à la possibilité de se développer à travers une large gamme de choix. Elle souligne l’incohérence logique de la théorie de l’entreprise. Les entreprises apparaissent quand il est plus efficace de coopérer à l’intérieur d’une organisation que de traiter sur le marché. Les entreprises sont donc – par définition – des endroits où le marché s’arrête. Pourtant les économistes continuent à soutenir l’hypothèse que les contrats de travail à l’intérieur des entreprises obéissent aux lois du marché à l’extérieur. Le cours se termine sur quelques timides suggestions de constitutions sur le lieu de travail et de démocratie [au sein de l’entreprise] pour les salariés.

Les cours sont d’un ton mesuré. Anderson est consciente de son public distingué. Mais quand elle détricote la théorie économique de l’entreprise, on ne peut pas s’empêcher de penser que ce qu’elle recherche – ce dont elle a vraiment envie – c’est d’une embrouille avec un économiste. Et lors du commentaire final et des réactions, elle y arrive. Le destinataire de son tir groupé est le Pr Tyler Cowen, économiste universitaire et chroniqueur très en vue, qui offre des arguments classiques contre ses affirmations : que les entreprises favorisent la tolérance pour recruter de meilleurs travailleurs ; que les lieux de travail peuvent être sources de dignité ; que les petits avantages sont souvent trop élevés et donc inefficaces ; que les gains, fondés sur l’efficacité pour la plupart des travailleurs et des clients, obtenus en permettant aux employeurs de mettre à la porte les gens comme ils le souhaitent, l’emportent sur les coûts pour ceux qui ne sont plus employés ; que la représentation des travailleurs est inefficace et pénalise les actionnaires ; et que, s’ils ne sont pas contents, les salariés peuvent toujours partir.

Les dernières pages du livre grésillent de rage. Anderson n’est pas étonnée que Cowen, assis confortablement comme il l’est en haut de la pyramide, soit ravi du système. Il a perdu le contact avec la réalité du travail quotidien, un défaut augmenté par un dédain professionnel pour le témoignage qualitatif. Le respect, la position et l’autonomie ont tendance à augmenter conformément à la valeur marchande des salariés et une discussion des petits avantages devient presque obscène quand l’avantage en question est le droit de ne pas être obligé de faire pipi dans son pantalon au travail. Et surtout, la notion de liberté de partir est risible quand les problèmes sont structurels : si 90 pour cent des serveuses sont victimes de harcèlement sexuel, vers quel travail faut-il qu’elles s’orientent ?

En se concentrant sur la position misérable des ouvriers et des employés dans les services, Anderson néglige la constante dégradation du travail de bureau à mesure que des régimes disciplinaires axés sur des objectifs connaissent une dérive toujours plus élevée dans la hiérarchie des organisations. Elle ne rend aucun compte de la gestion intériorisée et de l’autocensure parmi ces travailleurs-là. Cela aurait pu aider à élargir le débat, particulièrement là où il s’applique à des environnements de travail censés être agréables. Les relations entre les sexes telles qu’elles existent dans le travail universitaire, par exemple, pour être intangibles n’en sont pas moins pernicieuses. Le corps professoral est ici particulièrement coupable. Quand Cowen tapote le genou métaphorique d’Anderson et entonne : « Soyez assurée, j’offre l’interprétation correcte de la théorie », elle a tous les droits de faire détonner son artillerie.

Philip Roscoe est lecteur en gestion à l’Université de Saint Andrew.

Source : Times Higher Education, Philip Roscoe, 15-06-2017

Traduit par les lecteurs du site http://www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
http://www.les-crises.fr/un-gouvernement-prive-comment-les-employeurs-regnent-sur-nos-vies-et-pourquoi-nous-nen-parlons-pas-par-elizabeth-anderson


Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par Djondo

Fri, 18 Aug 2017 04:24:31 +0000 - (source)

Encore merci…
Monsieur Etienne Chouard,
vous n’êtes pas encore assez connu.
Lorsque je présente ce livre que vous nous signalez, la réaction du pécunium regularum (pékin moyen) c’est de dégainer son téléphone, de faire « ok google » et de voir que « wikipédia » vous rapproche de l’extrème droite et d’A. Soral.
Je suis conduit à déclarer que wikipédia est sujet à des manipulations par des équipes qui font valoir leur vérité.
Et par ailleurs de supporter le fait que quelqu’un prétende que A. Soral peut dire des choses juste.

Ce livre, qu’il faut semble t’il avoir lu, est connu maintenant de deux autres personnes grâce à vous.


Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par endiveAlaCreme

Thu, 17 Aug 2017 20:38:54 +0000 - (source)

Cher Ronald,

votre lecture m’a hérissée le poil…

(1ère possibilité) « Quand ont dit que « ces emplois sont trop chers », cela veut dire que les gens sur qui les prélèvements sont effectués aimeraient bien être un peu moins ponctionnés. »

Evidemment si on le confort et le gaz à tous les étages, difficile de se mettre à la place des autres (surtout bien sûr s’ils n’y mettent pas du leur pour se sortir de leur situation. Aide-toi…)
Et surtout on n’envisage pas de taxer les pauvres milliardaires qui donnent du bon travail aux classes bourgeoises (moyennes -de moins en moins- et hautes) et leurs vaillantes entreprises qui optimisent à tout va outre mer.

(2ème possibilité) « Finalement ces emplois aidés peuvent être économiquement plus un fardeau qu’une aide pour l’entreprise »

L’exemple est particulièrement bien choisi. On prend un repris de justice, qui ferait un excellent conducteur (10 ans de braquage derrière lui -je plaisante-), et on le met dans la branche mécanique puisqu’il s’y connaît en automobile. Et surtout on ne va surtout pas voir si ça colle… Le système hiérarchique dans toute sa splendeur. Système qu’adore le capitalisme entre autre. Et dans les grosses boîtes c’est idem que dans les administrations publiques… Mais je ne me fais pas de bile pour certaines PME.

« (…) On perd l’action socialisante du travail. »

De toute façon, comment un type incapable et non motivé (verdict dans le texte et en plus dé-fi-ni-tif) va-t-il être socialisé par le garagiste qui reste les deux pieds sous son bureau puisqu’apparemment il ne se rend pas compte que son arpète, incapable de mettre les choses au clair avec son aide sur leur plan de charge, ne s’en sort pas ?

(3ème possibilité) « En ce cas, il y aura des millions de personnes qui n’auront ni travail ni source de revenu. »

Retour au premièrement, bien joué.

« En dehors ce cela, je ne vois pas d’autre solution qui aurait tous les avantages et aucun inconvénient. »

Vous me semblez doué d’une vision qui laisse peu de place aux marginaux dans une société. (Marginaux fabriqués à la chaîne dans notre système éducatif, cf Franck Lepage pour des pistes autres)

Je vous dit ça (c’est mon point de vue que je ne veux pas vous imposer) avec respect pour votre position. Puisque nous n’en sommes pas au stade de vivre ensemble, je veux dire dans la société de nos rêves.

C’est un peu la limite du changement de constitution si la société n’est pas globalement sur la même longueur d’onde.
Et dans ce cas, passé l’euphorie des commencements, on va se retrouver avec un système 4ème république (alliances et ré-alliances à n’en plus finir) entre groupes de citoyens cette fois. Mais groupes aussi variables qu’une émulsion dès qu’il y a du remous dans le potage (politique, était-il nécessaire de le préciser)…

Désolé Etienne de venir casser (un peu) la baraque.


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Thu, 17 Aug 2017 18:41:44 +0000 - (source)

Le problème du marché du travail est le même que le problème de fond de tous les marchés : il n’y a pas de raison a priori pour qu’à un moment donné l’offre concorde exactement avec la demande. Il y aura toujours des employeurs qui ne trouveront pas le candidat qui leur conviennent, et de l’autre côté des (plus nombreux) chercheurs d’emploi qui ne trouvent pas de poste. A cela, il n’y a pas trente-six solutions.

Si on a comme objectif le « plein-emploi », il n’y a qu’une issue : il faut « fausser le marché ». C’est le principe des emplois aidés. La puissance publique ajoute un subside sous une forme ou une autre dans la balance pour que l’offreur d’emploi accepte d’embaucher le demandeur d’emploi. Il faudrait voir ce qu’en pense exactement Ruffin, car il semble dire (2:10) qu’il n’a « jamais défendu ce type d’emploi ». Alors qu’ailleurs il semble soutenir le projet de Jacques Généreux et de la FI d’un Etat employeur en dernier ressort qui fournirait un emploi à tout le monde. Ce n’est rien d’autre que le principe de l’emploi aidé, mais ici l’aide est de 100 %.
L’inconvénient que tout le monde connaît, c’est que ces subsides doivent bien venir de quelque part. Il sont prélevés sur le reste de la communauté. Quand ont dit que « ces emplois sont trop chers », cela veut dire que les gens sur qui les prélèvements sont effectués aimeraient bien être un peu moins ponctionnés.
Un autre inconvénient est qu’il n’y a pas adéquation entre le demandeur d’emploi et le poste. Un exemple personnel : un de mes amis travaillait comme salarié dans un garage et estimait que la charge de travail devenait trop importante. Il demandait alors à son patron d’engager un aide supplémentaire. Le patron n’était pas trop chaud, mais il a finalement eu l’idée de faire appel à une association de réinsertion de personnes sortant de prison. Il avait ainsi droit à une subvention pour engager l’une de ces personnes. Rapidement, mon ami a constaté que l’ « aide » était tout à fait incapable de fournir un travail valable et n’en avait d’ailleurs aucune envie, et il a fini pas dire à son patron qu’il ne pourrait plus travailler dans ces conditions. Finalement ces emplois aidés peuvent être économiquement plus un fardeau qu’une aide pour l’entreprise. Beaucoup risquent de ne pas être très « utiles ».

Deuxième solution : si on veut éviter ce dernier problème, et pourvu qu’on ne soit pas attaché la valeur du plein-emploi en soi, il y a le revenu de base. Les personnes qui ne correspondent à aucune offre d’emploi disponible ont néanmoins de quoi subvenir à leurs besoins. Outre les divers avantages connus, on a ici l’avantage par rapport à la méthode précédente de satisfaire les anti-étatistes qui voient d’un mauvais œil des millions de personnes employés par les pouvoirs locaux à faire un travail peu utile (cfr « socialisme municipal » et consort).
L’inconvénient (outre que « ça coûte toujours cher » aux contributeurs nets au budget de l’État), c’est que le revenu de base ne permet le développement du travail que des personnes ayant au départ un sens de la débrouillardise. La personne désinsérée risque de l’être encore plus et de manière définitive. On perd l’action socialisante du travail.

Troisième possibilité : si on ne veut pas que « ça coûte », et qu’on n’est pas attaché au plein emploi, il ne reste qu’à laisser faire le marché. En ce cas, il y aura des millions de personnes qui n’auront ni travail ni source de revenu.

En dehors ce cela, je ne vois pas d’autre solution qui aurait tous les avantages et aucun inconvénient.

PS : Les amateurs de science journalistique auront remarqué que Raphaëlle Duchemin nous fait comprendre en quelques interventions les vices des médias dominant actuels, qui font qu’ils méritent d’être balayés :
-- méconnaissance des enjeux des sujets abordés
-- goût du sang
-- pratique de la « langue de pute »
-- appui en toutes circonstances du pouvoir en place


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Thu, 17 Aug 2017 13:19:01 +0000 - (source)

François Ruffin : EMPLOIS AIDÉS : « ON SUPPRIME L’ÉCHELLE AVANT DE FABRIQUER UN ESCALIER »

//www.youtube.com/watch?v=IGolFm7M7rE


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Thu, 17 Aug 2017 10:55:10 +0000 - (source)

Formidable Gérard Filoche, en 2015 :

//www.youtube.com/watch?v=0jDS7aEbFXE


Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etienne

Thu, 17 Aug 2017 10:10:23 +0000 - (source)

« On a tous oublié ce que les USA ont fait aux Nord Coréens… ils ont fait pire que ce que les Allemands nous ont fait pendant la 2ème guerre mondiale.

Les USA devraient s’excuser au lieu de vouloir y retourner.

Ces gens ont le droit de se défendre. » :


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Thu, 17 Aug 2017 09:56:05 +0000 - (source)

Il faudrait vite TRADUIRE CE LIVRE EN FRANÇAIS :

Nancy Mac Lean: “Democracy in chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America”


http://www.penguinrandomhouse.com/books/533763/democracy-in-chains-by-nancy-maclean/9781101980965/

Yves Michel ? 🙂


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Thu, 17 Aug 2017 07:19:45 +0000 - (source)

Pratique du complot -- Autre mise en évidence, par Michel Collon, cette fois :

//www.youtube.com/watch?v=B7fYG_JPulk


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