Autoblog de chouard.org/blog - commentaireshttp://chouard.org/bloghttp://chouard.org/blog Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5696#comment-18097http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170818_095033_Commentaires_sur__PRATIQUE_DU_COMPLOT_des_riches_contre_les_pauvres__Buchanan__le_tyran__de_masque___la_mission_d_rsquo_un_homme_pour_detruire_la_democratie__par_George_Monbiot_dans_The_Guardian__traduit_par_les-crises.fr__par_etienneFri, 18 Aug 2017 07:50:33 +0000La Russie et la Chine abandonnent officiellement le dollar comme monnaie d’échange

Source :
http://reseauinternational.net/russie-chine-abandonnent-officiellement-dollar-monnaie-dechange/

Afin de réduire l’hégémonie occidentale, notamment américaine, sur le monde de la finance, et par-delà sur l’économie mondiale, la Russie et la Chine ont décidé de passer à la vitesse supérieure en annonçant l’abandon du dollar comme monnaie d’échange. Il est vrai que les sanctions économiques prises par les pays européens et les Etats-Unis contre la Russie avec l’avènement du conflit ukrainien ont contraint ce pays à chercher de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour faire face à la crise.

Connues pour leur proximité pas seulement géographique, mais aussi et surtout stratégique, la Russie et la Chine semblent décidées à élargir leur coopération à d’autres domaines. En plus de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, les deux superpuissances prévoient, en effet, la création de leur propre agence de notation et d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa. Les pays occidentaux ont longtemps dominé les marchés financiers.

Le dollar demeure (pour l’instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch, sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par les Occidentaux. Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (la Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux Etats-Unis, AAA), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d’intérêt qu’ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuader les investisseurs de leur prêter de l’argent. La cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée. La nouvelle cote qu’elle a attribuée au pays, «BBB» (qualité moyenne inférieure), n’est plus qu’un grade au-dessus de celle réservée à la pacotille.

Une telle situation a poussé les Russes à réagir promptement face à cette hégémonie américaine. Et les choses semblent aller rapidement si l’on juge par le temps très court qui s’est écoulé entre l’annonce faite le 14 août dernier par le président Vladimir Poutine de vendre désormais son gaz en devises nationales et non plus en dollar américain et l’accélération de la coopération sino-russe. Il n’aura donc pas fallu attendre longtemps pour que Moscou mette au point un accord global avec la Chine allant dans ce sens. L’agence de presse russe RIA Novosti, qui cite la revue Kommersant, va même jusqu’à annoncer que le gouvernement russe a d’ores et déjà expédié deux navires vers l’Europe avec à leur bord 80 000 tonnes de pétrole qui seront réglées en rouble et non en dollar, du jamais vu.

Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l’Ouest est la mise en place d’une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente. Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.

La Russie envisage également la création d’une «union économique eurasienne» dans laquelle le rouble servirait de monnaie d’échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales. En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. L’annonce de ces décisions a été accueillie avec beaucoup d’appréhension en Occident. Le journal allemand Die Welt, par exemple, compare ces initiatives pour mettre fin à la domination financière de l’Occident à la course aux armements pendant la guerre froide, et il évoque «une guerre financière avec l’Occident». Il est vrai que l’hégémonie américaine sur l’économie mondiale à travers le dollar n’a jamais souffert d’une quelconque contestation depuis… 1945.

Amine Sadek

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Source : les-crise.fr, http://www.les-crises.fr/un-gouvernement-prive-comment-les-employeurs-regnent-sur-nos-vies-et-pourquoi-nous-nen-parlons-pas-par-elizabeth-anderson/#
Source : Times Higher Education, Philip Roscoe, 15-06-2017

Le livre de la semaine : du personnel portant des couches aux serveuses harcelées, une étude du travail pleine d’une colère légitime, déclare Philip Roscoe

Source: Rex
Contrairement à ce qui se passe en Europe, il est tout à fait légal pour les employeurs états-uniens de harceler leurs salariés, tant qu’ils le font sans discrimination.

Elizabeth Anderson est une philosophe sur le sentier de la guerre. Ses conférences sur l’humanisme, publiées dans ce volume avec des commentaires et une réaction, visent le pouvoir illégitime, dictatorial et arbitraire que les employeurs exercent sur leur personnel, surtout aux États-Unis où la législation du travail est indigente. Elle nomme cette emprise « gouvernement privé », parce que les gouvernés, nous, en fait, sommes exclus du processus de gouvernance.

Ce livre abonde d’exemples d’entreprises qui transforment la vie de leurs salariés en un vrai cauchemar. On y trouve les suspects habituels et pire encore : j’ai été scandalisé de l’apprendre, le droit de se rendre aux toilettes pendant les heures de travail est un cheval de bataille des relations du travail depuis des dizaines d’années et il n’est pas rare que des travailleurs soient obligés de porter des couches sur la chaîne de montage ou en soient réduits à uriner dans leurs vêtements.

Des exemples aussi extrêmes peuvent certes nuire à la subtilité et à la force de l’argumentation de Mme Anderson. Le problème, d’après elle, est omniprésent. Il est inhérent à la structure même du contrat de travail américain. « L’emploi de gré à gré » donne aux employeurs le droit de licencier leurs salariés pour n’importe quelle raison, hormis celles qui sont interdites par la loi, comme la discrimination sur la base de la race ou du handicap. Contrairement à l’Europe, il est aussi tout à fait légal pour les employeurs de harceler leurs salariés, tant qu’ils le font sans discrimination. Les salariés abdiquent ainsi la totalité de leurs droits. L’employeur peut espionner leurs commentaires sur Facebook, insister pour que ses salariés s’astreignent à un régime alimentaire ou un programme de santé particulier, les sanctionner pour le choix de leur partenaire sexuel et entraver leur liberté politique.

Dans une vente simple, les produits changent de main et les deux parties partent chacune de leur côté sans autres obligations ni liens. Les salariés, eux, doivent se soumettre totalement à leurs employeurs pour la durée du contrat, ce qui, pour Elizabeth Anderson, aboutit à des relations sociales extrêmement inégalitaires. Comme elle l’a démontré de façon si convaincante dans son travail précédent, des relations de cet ordre sont profondément corrosives. Exercer son libre arbitre est un besoin humain fondamental, et la structure du système du salariat l’entrave. Anderson ne cesse d’insister sur ce point encore et encore. On ne peut pas simplement prétendre qu’un salarié qui n’aime pas son travail peut le quitter : il ne peut pas quitter le système du salariat entier, un système qui pourtant le dégrade et le rabaisse structurellement. Soutenir que les salariés sont libres parce qu’ils peuvent quitter leur travail revient à faire valoir, écrit-elle, que Mussolini n’était pas un dictateur parce que les Italiens pouvaient émigrer.

Anderson utilise la métaphore de la dictature communiste : « communiste » parce que les moyens de production sont possédés par la collectivité. Ici, elle est sans doute volontairement provocatrice. On peut imaginer le frisson, le malaise qui parcourt la salle de conférences à la seule mention de ce mot. En fait la structure du travail salarié n’est qu’en partie sa cible. Ce qui la fait vraiment bondir, c’est la cécité institutionnelle de l’académie, et particulièrement de l’économie en tant que discipline, devant la vraie nature de la relation de travail aux EU. Les économistes qui soutiennent que les marchés du travail sont fondés sur un libre échange souffrent d’hémiagnosie intellectuelle : comme ces tristes malades qui ne perçoivent que la moitié de leur corps, de tels économistes ne voient que la moitié de l’économie. La vraie force du livre, donc, est de démêler une alliance particulière et contradictoire entre la doctrine libertaire intellectuelle et l’autoritarisme d’entreprise et de fustiger ceux qui négligent leurs responsabilités professionnelles et politiques en refusant de défendre ceux qui sont au plus bas de l’échelle du travail salarié.

Le premier cours d’Anderson est particulièrement bon. Elle offre une brève histoire de la pensée égalitaire préindustrielle tant en Grande-Bretagne qu’en Amérique, en l’interprétant comme source d’inspiration historique et de créativité pour le présent. Elle soutient que ces penseurs ont vu le marché comme un moyen d’échapper au féodalisme, aux patriarcats, aux monopoles et à toutes les autres formes de domination qui pesaient sur la Grande-Bretagne au XVIIe siècle. L’archétype égalitaire est l’artisan indépendant ou le fermier propriétaire, ou la sorte de petite entreprise industrielle qu’Adam Smith a décrite. La révolution industrielle a gâché ces rêves. Elle a permis une concentration énorme de capitaux, rendant non viables les petites entreprises et les activités indépendantes. Les heures longues, mornes, dangereuses imposées à la nouvelle classe ouvrière ont reçu l’approbation d’intellectuels libéraux anglais comme Jeremy Bentham, qui a préconisé des institutions organisées, hiérarchisées et axées sur la routine, comme fondements de la société. Curieusement, selon Anderson, ils ont réussi à transplanter des arguments égalitaires dans ce nouveau contexte, malgré le fait évident que les conséquences du marché sont tout à fait opposées à l’émancipation imaginée par Smith et d’autres.

Le deuxième cours se déplace vers le terrain plus épineux du gouvernement privé et de la dictature communiste. Les droits exhaustifs conférés [aux employeurs] par le contrat de travail limitent les libertés « républicaine » et positive des salariés, l’une par rapport à l’autorité arbitraire et l’autre par rapport à la possibilité de se développer à travers une large gamme de choix. Elle souligne l’incohérence logique de la théorie de l’entreprise. Les entreprises apparaissent quand il est plus efficace de coopérer à l’intérieur d’une organisation que de traiter sur le marché. Les entreprises sont donc – par définition – des endroits où le marché s’arrête. Pourtant les économistes continuent à soutenir l’hypothèse que les contrats de travail à l’intérieur des entreprises obéissent aux lois du marché à l’extérieur. Le cours se termine sur quelques timides suggestions de constitutions sur le lieu de travail et de démocratie [au sein de l’entreprise] pour les salariés.

Les cours sont d’un ton mesuré. Anderson est consciente de son public distingué. Mais quand elle détricote la théorie économique de l’entreprise, on ne peut pas s’empêcher de penser que ce qu’elle recherche – ce dont elle a vraiment envie – c’est d’une embrouille avec un économiste. Et lors du commentaire final et des réactions, elle y arrive. Le destinataire de son tir groupé est le Pr Tyler Cowen, économiste universitaire et chroniqueur très en vue, qui offre des arguments classiques contre ses affirmations : que les entreprises favorisent la tolérance pour recruter de meilleurs travailleurs ; que les lieux de travail peuvent être sources de dignité ; que les petits avantages sont souvent trop élevés et donc inefficaces ; que les gains, fondés sur l’efficacité pour la plupart des travailleurs et des clients, obtenus en permettant aux employeurs de mettre à la porte les gens comme ils le souhaitent, l’emportent sur les coûts pour ceux qui ne sont plus employés ; que la représentation des travailleurs est inefficace et pénalise les actionnaires ; et que, s’ils ne sont pas contents, les salariés peuvent toujours partir.

Les dernières pages du livre grésillent de rage. Anderson n’est pas étonnée que Cowen, assis confortablement comme il l’est en haut de la pyramide, soit ravi du système. Il a perdu le contact avec la réalité du travail quotidien, un défaut augmenté par un dédain professionnel pour le témoignage qualitatif. Le respect, la position et l’autonomie ont tendance à augmenter conformément à la valeur marchande des salariés et une discussion des petits avantages devient presque obscène quand l’avantage en question est le droit de ne pas être obligé de faire pipi dans son pantalon au travail. Et surtout, la notion de liberté de partir est risible quand les problèmes sont structurels : si 90 pour cent des serveuses sont victimes de harcèlement sexuel, vers quel travail faut-il qu’elles s’orientent ?

En se concentrant sur la position misérable des ouvriers et des employés dans les services, Anderson néglige la constante dégradation du travail de bureau à mesure que des régimes disciplinaires axés sur des objectifs connaissent une dérive toujours plus élevée dans la hiérarchie des organisations. Elle ne rend aucun compte de la gestion intériorisée et de l’autocensure parmi ces travailleurs-là. Cela aurait pu aider à élargir le débat, particulièrement là où il s’applique à des environnements de travail censés être agréables. Les relations entre les sexes telles qu’elles existent dans le travail universitaire, par exemple, pour être intangibles n’en sont pas moins pernicieuses. Le corps professoral est ici particulièrement coupable. Quand Cowen tapote le genou métaphorique d’Anderson et entonne : « Soyez assurée, j’offre l’interprétation correcte de la théorie », elle a tous les droits de faire détonner son artillerie.

Philip Roscoe est lecteur en gestion à l’Université de Saint Andrew.

Source : Times Higher Education, Philip Roscoe, 15-06-2017

Traduit par les lecteurs du site http://www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
http://www.les-crises.fr/un-gouvernement-prive-comment-les-employeurs-regnent-sur-nos-vies-et-pourquoi-nous-nen-parlons-pas-par-elizabeth-anderson

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Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par Djondohttp://chouard.org/blog/?p=5696#comment-18095http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170818_062431_Commentaires_sur__PRATIQUE_DU_COMPLOT_des_riches_contre_les_pauvres__Buchanan__le_tyran__de_masque___la_mission_d_rsquo_un_homme_pour_detruire_la_democratie__par_George_Monbiot_dans_The_Guardian__traduit_par_les-crises.fr__par_DjondoFri, 18 Aug 2017 04:24:31 +0000Encore merci…
Monsieur Etienne Chouard,
vous n’êtes pas encore assez connu.
Lorsque je présente ce livre que vous nous signalez, la réaction du pécunium regularum (pékin moyen) c’est de dégainer son téléphone, de faire « ok google » et de voir que « wikipédia » vous rapproche de l’extrème droite et d’A. Soral.
Je suis conduit à déclarer que wikipédia est sujet à des manipulations par des équipes qui font valoir leur vérité.
Et par ailleurs de supporter le fait que quelqu’un prétende que A. Soral peut dire des choses juste.

Ce livre, qu’il faut semble t’il avoir lu, est connu maintenant de deux autres personnes grâce à vous.

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Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par endiveAlaCremehttp://chouard.org/blog/?p=5696#comment-18094http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170817_223854_Commentaires_sur__PRATIQUE_DU_COMPLOT_des_riches_contre_les_pauvres__Buchanan__le_tyran__de_masque___la_mission_d_rsquo_un_homme_pour_detruire_la_democratie__par_George_Monbiot_dans_The_Guardian__traduit_par_les-crises.fr__par_endiveAlaCremeThu, 17 Aug 2017 20:38:54 +0000Cher Ronald,

votre lecture m’a hérissée le poil…

(1ère possibilité) « Quand ont dit que « ces emplois sont trop chers », cela veut dire que les gens sur qui les prélèvements sont effectués aimeraient bien être un peu moins ponctionnés. »

Evidemment si on le confort et le gaz à tous les étages, difficile de se mettre à la place des autres (surtout bien sûr s’ils n’y mettent pas du leur pour se sortir de leur situation. Aide-toi…)
Et surtout on n’envisage pas de taxer les pauvres milliardaires qui donnent du bon travail aux classes bourgeoises (moyennes -de moins en moins- et hautes) et leurs vaillantes entreprises qui optimisent à tout va outre mer.

(2ème possibilité) « Finalement ces emplois aidés peuvent être économiquement plus un fardeau qu’une aide pour l’entreprise »

L’exemple est particulièrement bien choisi. On prend un repris de justice, qui ferait un excellent conducteur (10 ans de braquage derrière lui -je plaisante-), et on le met dans la branche mécanique puisqu’il s’y connaît en automobile. Et surtout on ne va surtout pas voir si ça colle… Le système hiérarchique dans toute sa splendeur. Système qu’adore le capitalisme entre autre. Et dans les grosses boîtes c’est idem que dans les administrations publiques… Mais je ne me fais pas de bile pour certaines PME.

« (…) On perd l’action socialisante du travail. »

De toute façon, comment un type incapable et non motivé (verdict dans le texte et en plus dé-fi-ni-tif) va-t-il être socialisé par le garagiste qui reste les deux pieds sous son bureau puisqu’apparemment il ne se rend pas compte que son arpète, incapable de mettre les choses au clair avec son aide sur leur plan de charge, ne s’en sort pas ?

(3ème possibilité) « En ce cas, il y aura des millions de personnes qui n’auront ni travail ni source de revenu. »

Retour au premièrement, bien joué.

« En dehors ce cela, je ne vois pas d’autre solution qui aurait tous les avantages et aucun inconvénient. »

Vous me semblez doué d’une vision qui laisse peu de place aux marginaux dans une société. (Marginaux fabriqués à la chaîne dans notre système éducatif, cf Franck Lepage pour des pistes autres)

Je vous dit ça (c’est mon point de vue que je ne veux pas vous imposer) avec respect pour votre position. Puisque nous n’en sommes pas au stade de vivre ensemble, je veux dire dans la société de nos rêves.

C’est un peu la limite du changement de constitution si la société n’est pas globalement sur la même longueur d’onde.
Et dans ce cas, passé l’euphorie des commencements, on va se retrouver avec un système 4ème république (alliances et ré-alliances à n’en plus finir) entre groupes de citoyens cette fois. Mais groupes aussi variables qu’une émulsion dès qu’il y a du remous dans le potage (politique, était-il nécessaire de le préciser)…

Désolé Etienne de venir casser (un peu) la baraque.

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Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5696#comment-18093http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170817_204144_Commentaires_sur__PRATIQUE_DU_COMPLOT_des_riches_contre_les_pauvres__Buchanan__le_tyran__de_masque___la_mission_d_rsquo_un_homme_pour_detruire_la_democratie__par_George_Monbiot_dans_The_Guardian__traduit_par_les-crises.fr__par_RonaldThu, 17 Aug 2017 18:41:44 +0000Le problème du marché du travail est le même que le problème de fond de tous les marchés : il n’y a pas de raison a priori pour qu’à un moment donné l’offre concorde exactement avec la demande. Il y aura toujours des employeurs qui ne trouveront pas le candidat qui leur conviennent, et de l’autre côté des (plus nombreux) chercheurs d’emploi qui ne trouvent pas de poste. A cela, il n’y a pas trente-six solutions.

Si on a comme objectif le « plein-emploi », il n’y a qu’une issue : il faut « fausser le marché ». C’est le principe des emplois aidés. La puissance publique ajoute un subside sous une forme ou une autre dans la balance pour que l’offreur d’emploi accepte d’embaucher le demandeur d’emploi. Il faudrait voir ce qu’en pense exactement Ruffin, car il semble dire (2:10) qu’il n’a « jamais défendu ce type d’emploi ». Alors qu’ailleurs il semble soutenir le projet de Jacques Généreux et de la FI d’un Etat employeur en dernier ressort qui fournirait un emploi à tout le monde. Ce n’est rien d’autre que le principe de l’emploi aidé, mais ici l’aide est de 100 %.
L’inconvénient que tout le monde connaît, c’est que ces subsides doivent bien venir de quelque part. Il sont prélevés sur le reste de la communauté. Quand ont dit que « ces emplois sont trop chers », cela veut dire que les gens sur qui les prélèvements sont effectués aimeraient bien être un peu moins ponctionnés.
Un autre inconvénient est qu’il n’y a pas adéquation entre le demandeur d’emploi et le poste. Un exemple personnel : un de mes amis travaillait comme salarié dans un garage et estimait que la charge de travail devenait trop importante. Il demandait alors à son patron d’engager un aide supplémentaire. Le patron n’était pas trop chaud, mais il a finalement eu l’idée de faire appel à une association de réinsertion de personnes sortant de prison. Il avait ainsi droit à une subvention pour engager l’une de ces personnes. Rapidement, mon ami a constaté que l’ « aide » était tout à fait incapable de fournir un travail valable et n’en avait d’ailleurs aucune envie, et il a fini pas dire à son patron qu’il ne pourrait plus travailler dans ces conditions. Finalement ces emplois aidés peuvent être économiquement plus un fardeau qu’une aide pour l’entreprise. Beaucoup risquent de ne pas être très « utiles ».

Deuxième solution : si on veut éviter ce dernier problème, et pourvu qu’on ne soit pas attaché la valeur du plein-emploi en soi, il y a le revenu de base. Les personnes qui ne correspondent à aucune offre d’emploi disponible ont néanmoins de quoi subvenir à leurs besoins. Outre les divers avantages connus, on a ici l’avantage par rapport à la méthode précédente de satisfaire les anti-étatistes qui voient d’un mauvais œil des millions de personnes employés par les pouvoirs locaux à faire un travail peu utile (cfr « socialisme municipal » et consort).
L’inconvénient (outre que « ça coûte toujours cher » aux contributeurs nets au budget de l’État), c’est que le revenu de base ne permet le développement du travail que des personnes ayant au départ un sens de la débrouillardise. La personne désinsérée risque de l’être encore plus et de manière définitive. On perd l’action socialisante du travail.

Troisième possibilité : si on ne veut pas que « ça coûte », et qu’on n’est pas attaché au plein emploi, il ne reste qu’à laisser faire le marché. En ce cas, il y aura des millions de personnes qui n’auront ni travail ni source de revenu.

En dehors ce cela, je ne vois pas d’autre solution qui aurait tous les avantages et aucun inconvénient.

PS : Les amateurs de science journalistique auront remarqué que Raphaëlle Duchemin nous fait comprendre en quelques interventions les vices des médias dominant actuels, qui font qu’ils méritent d’être balayés :
-- méconnaissance des enjeux des sujets abordés
-- goût du sang
-- pratique de la « langue de pute »
-- appui en toutes circonstances du pouvoir en place

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//www.youtube.com/watch?v=IGolFm7M7rE

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//www.youtube.com/watch?v=0jDS7aEbFXE

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Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5674#comment-18090http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170817_121023_Commentaires_sur_Voila_pourquoi_la_Coree_du_Nord_deteste_autant_les_Etats-Unis_hellip__par_etienneThu, 17 Aug 2017 10:10:23 +0000« On a tous oublié ce que les USA ont fait aux Nord Coréens… ils ont fait pire que ce que les Allemands nous ont fait pendant la 2ème guerre mondiale.

Les USA devraient s’excuser au lieu de vouloir y retourner.

Ces gens ont le droit de se défendre. » :

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Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5696#comment-18089http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170817_115605_Commentaires_sur__PRATIQUE_DU_COMPLOT_des_riches_contre_les_pauvres__Buchanan__le_tyran__de_masque___la_mission_d_rsquo_un_homme_pour_detruire_la_democratie__par_George_Monbiot_dans_The_Guardian__traduit_par_les-crises.fr__par_etienneThu, 17 Aug 2017 09:56:05 +0000Il faudrait vite TRADUIRE CE LIVRE EN FRANÇAIS :

Nancy Mac Lean: “Democracy in chains : The Deep History of the Radical Right’s Stealth Plan for America”


http://www.penguinrandomhouse.com/books/533763/democracy-in-chains-by-nancy-maclean/9781101980965/

Yves Michel ? 🙂

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Commentaires sur [PRATIQUE DU COMPLOT des riches contre les pauvres] Buchanan, le tyran (dé)masqué : la mission d’un homme pour détruire la démocratie, par George Monbiot dans The Guardian (traduit par les-crises.fr) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5696#comment-18088http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170817_091945_Commentaires_sur__PRATIQUE_DU_COMPLOT_des_riches_contre_les_pauvres__Buchanan__le_tyran__de_masque___la_mission_d_rsquo_un_homme_pour_detruire_la_democratie__par_George_Monbiot_dans_The_Guardian__traduit_par_les-crises.fr__par_etienneThu, 17 Aug 2017 07:19:45 +0000Pratique du complot -- Autre mise en évidence, par Michel Collon, cette fois :

//www.youtube.com/watch?v=B7fYG_JPulk

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18086http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170816_234921_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_etienneWed, 16 Aug 2017 21:49:21 +0000Catherine a rédigé le plan détaillé de cet entretien…
Quel boulot, non mais quel boulot !!! Cette bonne fée a publié tout ça sur l’inépuisable wiki des GVs :

http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/La_Mutinerie-_entretien_avec_Etienne_Chouard-2017

Merci Catherine, MERCI !!! 🙂

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Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5674#comment-18085http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170816_181824_Commentaires_sur_Voila_pourquoi_la_Coree_du_Nord_deteste_autant_les_Etats-Unis_hellip__par_etienneWed, 16 Aug 2017 16:18:24 +0000Monsanto : cent dix ans de pratiques dévastatrices


http://www.liberation.fr/photographie/2017/08/10/monsanto-cent-dix-ans-de-pratiques-devastatrices_1586922

Source : « Libération »

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18084http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170816_170001_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_etienneWed, 16 Aug 2017 15:00:01 +0000Best of de François Ruffin à l’Assemblée nationale :

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par Thierry Saladinhttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18083http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170816_004959_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_Thierry_SaladinTue, 15 Aug 2017 22:49:59 +0000« Manifestement crevé et passablement découragé, pardon. »
Bonjour Etienne,
Pourquoi pardon?
Le ton et les mots que vous employez dans cette vidéo, notamment dans les dix dernières minutes, témoignent au contraire d’une grande lucidité quant à la nature de l’obstacle qui se dresse devant nous avant que de pouvoir espérer le franchir.
Courage, nous gagnerons parce que nous sommes les moins nombreux, pour l’instant. Un peu comme les gaullistes de la première heure, les pêcheurs de l’Île de Sein.
Et je pense vraiment ce que je vous dis.

Bien à vous.

Thierry Saladin (Un constituant qui était à Toulouse le 20 mai dernier: un parmi d’autres)

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par frederichttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18082http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170815_200334_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_fredericTue, 15 Aug 2017 18:03:34 +0000Etienne, la mode est aux « spots » qui durent quelques secondes. Si on veut toucher un maximum de gens il faut faire des « spots » de quelques secondes avec une idée très forte qui les incite à prolonger la réflexion. Progressivement les gens vont s’éveiller.

J’ai le temps de vous écouter, je travaille à mon compte de chez moi, ceux qui font les ateliers constituant ont le temps. Les lobotomisés ne l’ont pas, ils sont abrutis par leur travail, les transports en commun. Ils se sentent isolés, n’osent pas exprimer des idées originales. Il faut les entrainer progressivement, on ne peut pas faire passer tous ces gens d’une dépolitisation totale, à une réflexion profonde sur la constitution….

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18081http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170815_193640_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_etienneTue, 15 Aug 2017 17:36:40 +0000Merci Ronald, tu me requinques, encore une fois 🙂

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18080http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170815_193411_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_etienneTue, 15 Aug 2017 17:34:11 +0000

//www.youtube.com/watch?v=VwMIoir6pJM

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Commentaires sur Qu’est-ce qu’un « atelier constituant » ? par BACHAUDhttp://chouard.org/blog/?p=966#comment-18078http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170815_133633_Commentaires_sur_Qu_rsquo_est-ce_qu_rsquo_un___atelier_constituant_____par_BACHAUDTue, 15 Aug 2017 11:36:33 +0000Des commentaires de 2014 et 2015..!
Il ya longtemps qu’une nouvelle Constitution avec des options « compatibles » pour certains articles devrait être faite, publiée et recevoir critiques et suggestions des tous les internautes qui le souhaitent.
Il semblerait qu’un site national super va regrouper les travaux … des différents ateliers Cela fait des années que je le demande.. En vain.
Je demande aussi qu’il soit expressement précisé qu’il s’agit de REVISER de A à Z NOTRE Constitution Et non que chacun écrive ce qu’il veut dans son coin car ce ne sera pas » intégrable. »
Cela n’empêche pas d’ajouter des articles voir des titres nouveaux même sur des domaines qui n’ont rien à faire dans une Constitution qui doit permettre les  » alternances » politique sans être refaite…
Les Citoyens feront le tri…
Je crois qu’ ETIENNE le fait sans le dire car j’ai vu que au moins une partie de notre Constitution avait été imprimée et DISTRIBUEE aux Constituants de TOULOUSE. C’est essentiel d’avoir une base commune.
Pour ma part, sur cette base, j’ai plusieurs fois proposé un atelier constituant virtuel avec 3 ou 4 personnes motivées et DISPONIBLES décidées à proposer un texte dans maximum 3 MOIS. Je n’ai jamais eu une seule réponse.. A SUIVRE…?!
. jE

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18077http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170815_125140_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_RonaldTue, 15 Aug 2017 10:51:40 +0000Bonjour Etienne,

Tu sembles pessimiste en considérant que l’opposition au système est une opposition factice, contrôlée, et qu’il n’y a rein à attendre des politiciens, que s’ils intègrent nos idées, c’est pour les dévoyer. Mais tu ne vois pas que c’est un passage obligé, que c’est un point positif. Si les pouvoirs en place intègrent dans leur fonctionnement des idées novatrices c’est parce qu’ils y sont contraints sous la pression de l’esprit ambiant. Sinon, ils ne le feraient pas, ils les maintiendraient sous le boisseau. Mais en les intégrant dans un but de les neutraliser, en même temps ils les propagent à un plus grand nombre. C’est le principe des « Ruses de l’Histoire »
Je vais prendre un exemple : Dans les statuts de « La République en Marche » entrés en vigueur ce 1er août, il est indiqué que le « Conseil » serait composé de 25 % d’adhérents tirés au sort :
« Il [le conseil] est représentatif de la dynamique citoyenne du mouvement et regroupe un nombre important de représentants de la société civile : 25% de ses membres seront des adhérents sans mandat électif, tirés au sort, avec une représentation garantie des animateurs locaux. Le Conseil regroupe également l’ensemble des parlementaires et des élus locaux. La composition du Conseil permet une représentation de toutes les sensibilités. Le Conseil détermine les principales orientations politiques du mouvement. Il désigne le ou les délégués généraux. Il contrôle l’action du bureau exécutif et du ou des délégués généraux. Il élit en son sein vingt membres qui siégeront au bureau exécutif. Il statue sur les modalités de désignation et d’investiture du candidat du mouvement à l’élection à la présidence de la République. »

Qu’en dire ? Bien entendu que c’est une crapulerie. Que le but est de « récupérer » une idée démocratique en la neutralisant et en séduisant les gogos. Que ces 25 % ne changeront rien à la décision, et que dans son ensemble les statuts du partis sont les plus despotiques qui soient.
Mais qu’est-ce qui a fait que ce procédé a été intégré ? Ce n’est pas une idée personnelle de Macron, où d’un de ses subordonnés dans l’équipe dirigeante du parti. C’est la pression de l’idée qui circule dans la société. C’est donc un signe positif. Un tel procédé n’aurait jamais été mis en place il y a dix ans. Et LREM est à ma connaissance le premier parti majeur à intégrer le tirage au sort comme mode de sélection dans son instance nationale. Le Congrès national du PS, le Conseil National de LR, le Comité Central du FN sont élus.
Au passage, je viens de me rendre compte en cherchant que les statuts de la France Insoumise ne semblent pas exister sur le net (d’autres personnes ont déjà été interpellées avant moi : http://fischer02003.over-blog.com/2016/10/du-parti-de-gauche-a-la-france-insoumise.html ). Ils ont pourtant bien été déposés. Alors que parmi les quatre, seul LREM donne accès à ses statuts à partir de la page d’accueil de son site web. La transparence n’est pas toujours où l’on croit. Il semble cependant y a voir eu au moins une part de tirage au sort lors des élections pour la désignation du comité électoral de la FI : https://lafranceinsoumise.fr/campagnes/campagne-legislatives-2017/composition-comite-electoral/ .

LREM introduit donc l’idée contre son gré que des instances dirigeantes peuvent être sélectionnées par tirage au sort aussi bien que par élection. Cela ne peut faire que donner encore plus de force l’idée. Si le parti qui dirige la France pratique le tirage au sort, alors a fortiori, rien n’empêche qu’il soit pratiqué dans une section locale d’un syndicat, dans une association de quartier ou pour sélectionner le Grand-Maître d’une loge maçonnique (je me demande où je vais chercher tout ça …). Et puis, les tirés au sort au Conseil se diront peut-être « pourquoi 25 % ? ». Etc … C’est tout de même un « progrès » par rapport à une situation où personne n’a entendu parler de tirage au sort. On en peut pas s’attendre à ce que l’idée passe d’emblée d’un groupuscule de quelques milliers de personnes à la Constituante d’un pays de 65 millions de personnes, apparue on ne sait trop comment. Il y aura évidemment des étapes intermédiaires. Parmi ces étapes, il y a la confrontation aux partis politiques majeurs, qui ne vont bien sûr pas l’accepter pour ce qu’elle est, mais tenter de la circonscrire pour en tirer profit. Nous dans le feu de l’action, on n’y prête pas attention, ou on voit que l’escroquerie. Mais je suis persuadé que dans l’avenir, la « Chouette de Minerve » qui reverra rétrospectivement l’histoire des institutions politiques française de notre époque considérera l’introduction du tirage au sort de ce Conseil comme une étape significative.

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par CDhttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18076http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170815_110924_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_CDTue, 15 Aug 2017 09:09:24 +0000Bonjour Étienne,

Connaissez vous le fabuleux travail des hacktivistes de democracy.earth ? Il s’agit d’un collectif qui développe une appli de démocratie participative citoyenne en open source très prometteuse qui a présenté son propre parti aux législatives en Argentine.

https://youtu.be/UajbQTHnTfM

https://youtu.be/NXfYNdapq3Q

https://youtu.be/yGmGWZCE4h0

http://democracy.earth/

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par binnemayahttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18075http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170815_093954_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_binnemayaTue, 15 Aug 2017 07:39:54 +0000Bonjour à Tous,
Cela fait longtemps que j’ai rien posté mais ce texte sur le Zapatisme me dit que l’utopie dans ce pays dur, violent etc me permet d’espérer:

Presque quinze ans d’autogouvernement zapatiste
Au Chiapas, la révolution s’obstine

Au début des années 1990, le soulèvement zapatiste incarnait une option stratégique : changer le monde sans prendre le pouvoir. L’arrivée au gouvernement de forces de gauche en Amérique latine, quelques années plus tard, sembla lui donner tort. Mais, du Venezuela au Brésil, les difficultés des régimes progressistes soulèvent une question : où en est, de son côté, le Chiapas ?
par François Cusset

JPEG -- 461.9 ko
Détail d’une fresque murale réalisée au caracol Morelia par des membres de l’EZLN et des artistes en résidence au centre culturel Edelo de San Cristobal de las Casas, Chiapas, 2009.
http://www.katieyamasaki.com

«Ils ont peur que nous découvrions que nous pouvons nous gouverner nous-mêmes », lance la maestra Eloisa. Elle le disait déjà en août 2013 aux centaines de sympathisants venus de Mexico ou de l’étranger pour apprendre de l’expérience zapatiste, le temps d’une active semaine en immersion. Baptisée ironiquement « Escuelita » (petite école), cette initiative visait à inverser le syndrome de l’évangélisateur, à « retourner la tortilla », comme y invitait jadis l’anthropologue André Aubry : s’instruire au contact des centaines de paysans mayas qui pratiquent, jour après jour, l’autogouvernement. Inaugurant par ces mots l’Escuelita de 2013, Eloisa rappelait alors l’essentiel, qui laisse certains observateurs incrédules : modeste et non prosélyte, l’expérience zapatiste n’en rompt pas moins depuis vingt-trois ans avec les principes séculaires, et aujourd’hui en crise, de la représentation politique, de la délégation de pouvoir et de la séparation entre gouvernants et gouvernés, qui sont au fondement de l’État et de la démocratie modernes.

Elle a lieu à une échelle non négligeable. Cette région de forêts et de montagnes de 28 000 kilomètres carrés (environ la taille de la Belgique) couvre plus d’un tiers de l’État du Chiapas. Si aucun chiffre sûr n’est disponible, on estime que 100 000 à 250 000 personnes selon les comptages (1) — 15 à 35 % de la population — y forment les bases de soutien du zapatisme, c’est-à-dire les femmes et les hommes qui s’en réclament et qui y participent. Tel est le fait majeur, que feraient presque oublier la vision folklorique des fameux passe-montagnes ou les ruses éloquentes de l’ex-sous-commandant Marcos (qui s’est rebaptisé Galeano, en hommage à un compañero assassiné) : à cette échelle et sur cette durée, l’aventure zapatiste est la plus importante expérience d’autogouvernement collectif de l’histoire moderne. Plus longue que les soviets ouvriers et paysans nés à la faveur de la révolution russe de 1917 (avant le transfert de leur pouvoir vers l’exécutif bolchevique) ; plus que les clubs et les conseils de la Commune de Paris, écrasés en mai 1871 après deux mois d’effervescence ; plus que les conseils mis en place en Hongrie et en Ukraine après les insurrections de 1919 ; plus que la démocratie directe des paysans d’Aragon et de Catalogne entre 1936 et 1939 ; et plus que les autonomies politiques ponctuelles, ou moins complètes, expérimentées dans des quartiers urbains, à Copenhague après 1971 ou à Athènes aujourd’hui.

Alors que ces expériences ont toutes été réprimées ou récupérées, et pendant que les gouvernements de gauche du reste de l’Amérique latine décevaient une partie des mouvements populaires qui les avaient portés au pouvoir (au Brésil, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur…), le zapatisme a tenu bon. Il a peu à peu rompu avec l’État, solidifié ses bases et échafaudé une autonomie politique inédite, portée aujourd’hui par la première génération née après l’insurrection de 1994. Moyennant l’abandon progressif, et pragmatique, de la croyance dans l’État et de l’avant-gardisme léniniste du début : « Quand on est arrivés, on était carrés, comme des professionnels de la politique, et les communauté indiennes, qui sont rondes, nous ont limé les angles », répète drôlement Galeano. L’enjeu : changer la nature du pouvoir politique, faute de le prendre à plus vaste échelle. Le résultat est là : « Le mouvement est plus fort, plus déterminé encore aujourd’hui. Les enfants de 1994 sont désormais les cadres du zapatisme, sans récupération ni trahison », reconnaît le sociologue Arturo Anguiano, qui, loin d’être un compagnon de route naturel du Chiapas, fut le cofondateur du parti révolutionnaire des travailleurs-euses (PRT), d’obédience trotskiste. En témoigne, aujourd’hui, la vie ordinaire des communautés zapatistes.

« Le capitalisme ne va pas s’arrêter. Ce qui s’annonce est une grande tempête. Ici, on s’y prépare en faisant sans lui », résume dans un sourire un homme d’une vingtaine d’années qui appartient depuis trois ans au conseil de bon gouvernement (Junta de Buen Gobierno) de Morelia, la moins peuplée des cinq zones zapatistes, et qui s’apprête à laisser sa place après avoir formé ses successeurs. Situé au cœur de la zone, à 1 200 mètres d’altitude, le caracol de Morelia est adossé à une colline luxuriante. Ce terme signifie « escargot » en espagnol, pour dire la lenteur nécessaire de la politique et désigner les quelques bâtiments de réunion qui font office de chef-lieu pour chaque zone. Ici, il surplombe un paysage de prés et de cultures : sept cents hectares de terres récupérées, pour sept mille habitants dispersés sur un territoire très étendu. Entre le terrain de basket-ball et l’auditorium sommaire en briques peintes, quelques dizaines de femmes et d’hommes, à cette heure, quittent le caracol sac au dos, après trois jours de réunions. Ils traînent leur pas engourdi par de longues heures d’assemblée et arborent un air concerné, mélange, sur leurs visages tannés, de la sérénité amène des Indiens Tzotziles — la tribu majoritaire ici — et du reste de préoccupation de ceux qui viennent de passer trois jours à discuter, au titre des charges (cargas) que chacun assume bénévolement, de la répartition des récoltes à la construction des écoles.
À l’école, histoire coloniale et critique du capitalisme

À côté du petit cybercafé en parpaings, le jeune membre du conseil continue : « Nous ne cherchons pas à étendre le zapatisme, qui est très particulier. Mais l’idée qui le sous-tend, l’autonomie en général, oui. » Ils sont trois, maintenant, à nous décrire le fonctionnement de la zone de Morelia. Il y a un collectif par secteur de production, de la radio à l’artisanat textile ou à l’apiculture. Dotée de cent quarante têtes de bétail et de dix hectares de champs de maïs (milpas), la zone atteint l’autosuffisance alimentaire grâce à ses potagers, ses rares poulaillers, ses cinq hectares de café et ses boulangeries coopératives.

Les surplus sont vendus aux non-zapatistes de la zone, les « partidistes » qui vivent des subsides du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), la formation au pouvoir, lequel subventionne certains villages pour les vassaliser. Indirectement, ce sont donc les deniers du gouvernement qui permettent aux zapatistes d’acheter, en nom collectif, ce qu’ils ne produisent pas : machines ou matériel de bureau, plus les rares véhicules qui conduisent les gens aux réunions depuis les quatre coins de la zone. Les projets individuels, tel le montage d’une cantine-épicerie, sont financés par les banques autonomes zapatistes (Banpaz ou Banamaz), qui prêtent à un taux de 2 %. Dans toute la zone, on mange à sa faim, de façon frugale et traditionnelle, sans aide ni de l’État ni des organisations non gouvernementales (ONG) : riz, tortillas, frijoles (haricots noirs), café, quelques fruits et, plus rarement, volaille, œufs, canne à sucre. Peu d’ordinateurs et de livres dans les maisons, des voitures très rares et un habillement sobre : les conditions matérielles sont minimales, mais rien d’essentiel ne manque. Cette sobriété reste aux antipodes de la (trompeuse) corne d’abondance euro-américaine des centres commerciaux et des prêts à la consommation.

Les responsables volontaires du caracol de Morelia nous décrivent les trois missions sociales assumées par la collectivité : l’éducation, la santé et la justice, qu’assurent à tour de rôle, plutôt que des professeurs, des médecins ou des juges, des « promoteurs » bénévoles (leurs voisins s’occupent de leurs terres et de leurs foyers pendant leurs missions). Si les quelque six cents écoles zapatistes des cinq zones proposent toutes trois cycles d’études, le reste est discuté collectivement et adapté aux besoins, qu’il s’agisse du rythme de chacun ou des programmes et du calendrier. Mais on retrouve partout des cours d’espagnol et de langue indienne, d’histoire coloniale et d’éducation politique (critique du capitalisme, étude des luttes sociales dans d’autres pays), de mathématiques et de sciences naturelles (« vie en milieu ambiant »). Du ménage aux fresques murales, le travail collectif est quotidien. Et, dès la fin du second cycle, vers l’âge de 15 ans, les jeunes, tous alphabétisés, peuvent proposer d’occuper une charge, après un vote de l’assemblée et une formation de trois mois.

S’y ajoute, à la sortie de San Cristóbal, la seule université zapatiste, fondée par Raymundo Sánchez Barraza : le Centre indigène de formation intégrale (Cideci). Ferronneries d’escalier ou rideaux peints, tout y est l’œuvre des étudiants, deux cents jeunes accueillis chaque année pour apprendre les savoirs autonomes : fabrication de chaussures, théologie ou usage des machines à écrire — plus sûres que le traitement de texte, compte tenu des coupures d’électricité —, ainsi qu’un séminaire politique le jeudi. Inspiré des principes antiutilitaristes du pédagogue alternatif Ivan Illich (« apprendre sans école ») autant que des premières prophéties indiennes, le Cideci accueille aussi les grands colloques zapatistes. Le dernier, en décembre 2016, portait sur les sciences exactes « pour ou contre » l’autonomie (ConCiencias).

Le système sanitaire est fiable : des « maisons de santé » assurent des soins de base de qualité, de l’échographie à l’examen ophtalmologique ; chaque caracol compte une clinique où opèrent, pour l’heure, des médecins solidaires extérieurs ; et des ONG fournissent les médicaments allopathiques. Le recours aux herbes médicinales et aux thérapies traditionnelles est partout encouragé, et l’accent est mis sur la prévention. Quant à la justice zapatiste, assurée par des volontaires et des commissions ad hoc, elle traite certes de cas souvent bénins — désaccords sur des terres ou rares conflits internes dans les villages —, mais elle vise toujours à réparer plutôt qu’à punir : discussion avec l’inculpé, travaux collectifs au lieu de l’enfermement (il existe une seule prison dans l’ensemble des cinq zones), ni caution ni corruption. Là encore, les non-zapatistes préfèrent ce système plus juste, qui, en vingt ans, a fait chuter la délinquance et les violences domestiques — la prohibition de l’alcool, que les femmes ont imposée dans le cadre de leur « loi sèche », première des lois zapatistes qu’elles ont fait voter, y a beaucoup contribué.

La nouveauté est ce recours en hausse des partidistes aux services publics zapatistes, qui permet parfois de les recruter et qui les change, surtout, du clientélisme, de la bureaucratie et de la dépendance aux oboles du parti. La dépendance : c’est ce qu’ont tenu à défaire, pas à pas, les zapatistes, y compris vis-à-vis des ONG. Mais l’autonomie, « processus sans fin », selon eux, reste partielle, et souvent bricolée : on prélève l’électricité sans la payer à même les câbles de l’opérateur national, et on reste tributaire des dons et des achats collectifs dans certains domaines, qu’il s’agisse de se procurer de l’huile de cuisine ou des téléphones portables.
Une organisation à la fois horizontale et verticale

Cette expérience insolite, loin des radicalismes de papier, assume ses tâtonnements et ses arbitrages délicats. Son principe d’apprentissage : caminar preguntando, « cheminer en questionnant ». Quant à mandar obeciendo , « diriger en obéissant », devise partout affichée, elle suggère que, à l’horizontalisme pur des fantasmes anarchistes, il convient toujours de mêler une dose même marginale d’organisation — et d’efficacité — verticale. Les communautés sont consultées longuement, moyennant des allers et retours avec les conseils de zone, mais à l’initiative de ces derniers, qui formulent et soumettent les propositions, et qui organisent si nécessaire un vote à la majorité. Les charges bénévoles sont rotatives et révocables, gage d’une politique déprofessionnalisée, mais les plus compétents les occupent (et y sont élus) plus souvent que les autres. Et tous de reconnaître que, au fil des consultations minutieuses, « parfois le peuple est endormi », comme le disait un autre maestro de l’Escuelita. Plutôt qu’un système entièrement horizontal, il existe une tension, qui se veut féconde, entre le gouvernement de tous et des mécanismes diagonaux, sinon verticaux. Une conception processuelle et évolutive dans laquelle on invente et teste constamment, qu’il s’agisse des règles de vote ou de la durée et des critères d’attribution des charges (les femmes, souvent moins à l’aise dans l’engagement public, peuvent par exemple occuper une charge à deux ou trois).

À l’origine était l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), qui a surgi de la forêt Lacandone un matin de janvier 1994. Cette structure militaire verticale est dotée d’une instance de commandement, le Comité clandestin révolutionnaire indigène (CCRI). L’EZLN veille à la pérennité de l’expérience, mais elle a décidé de se retirer de son fonctionnement politique en 2003, au moment de la rupture avec l’État mexicain et de la mise en place du système d’autogouvernement. Celui-ci fonctionne à trois échelons, après un redécoupage géographique qui a défait les divisions administratives antérieures : au niveau de la communauté de chaque village, où exercent des agents et des commissions (pour la sécurité, la production, etc.) ; au niveau des communes (municipios) qui regroupent les villages ; et au-dessus, au niveau des cinq grandes zones, qui ont pour centres les cinq caracoles (Morelia, La Garrucha, Roberto Barrios, Oventic et La Realidad).
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Détail d’une fresque murale réalisée au caracol Morelia par des membres de l’EZLN et des artistes en résidence au centre culturel Edelo de San Cristobal de las Casas, Chiapas, 2009.
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Ce qui fait l’originalité du zapatisme limite aussi la possibilité pour des mouvements sociaux d’autres régions du monde d’en transposer tels quels les inventions et les mécanismes : la convergence historique, en son sein, d’ingrédients hétérogènes, voire incompatibles, devenus ici indissociables. Il y a un cœur indigène, d’abord, qui renvoie aux peuples méso-américains de cette région (surtout les Tzotziles, les Tzeltales, les Tojolabales et les Choles) et à leur tradition cosmo-écologique ancestrale, mais aussi à une longue histoire de résistance anticoloniale. Si l’indianité zapatiste n’est jamais essentialisée, et garde ouvert son potentiel universalisant, c’est qu’elle est moins un ethnicisme que la mémoire entretenue de cinq siècles de luttes contre la « saignée du Nouveau Monde (2) », y compris le colonialisme interne des nouvelles élites métisses du Mexique indépendant, qui s’arrogèrent la représentation des Indiens et ravagèrent leurs terres et leurs modes de vie. Il y a le rôle décisif de l’Église, ensuite : aussi bien le catholicisme syncrétique typique du Mexique que la version locale de la théologie de la libération, cette « Église des pauvres » inaugurée au Pérou dans les années 1960 — mémoire coloniale ici aussi, puisque, dès le xvie siècle, les seuls défenseurs des indigènes du Mexique contre les conquistadores furent des religieux, à l’instar du dominicain Bartolomé de Las Casas ou de l’évêque Vasco de Quiroga, avec son projet d’une « république des Indiens ».

Il y a un élément marxiste-léniniste déclencheur, bien sûr, venu des guérillas des années 1960-1970, mais mué après 1994 en une lutte antisystémique plus ouverte contre le néolibéralisme, son pillage des ressources naturelles et sa marchandisation des formes de vie. Et il y a des composantes moins attendues, de type libertaire et surtout antipatriarcal, le principe zapatiste de l’égalité sexuelle radicale renouant avec une filiation précoloniale. Sans oublier les échanges avec un vaste réseau international de soutiens, conviés sur place aux rencontres annuelles : des dizaines de musiciens ou de groupes de rap et de ska aux refrains zapatistes (de Rage Against the Machine à Manu Chao, de Nana Pancha à Mexico à Pepe Hasegawa au Japon), et des milliers d’activistes et d’intellectuels qui ont tous participé à cette construction — les écrivains José Saramago, Gabriel García Márquez, John Berger ou Umberto Eco, les universitaires Alain Touraine ou Noam Chomsky, ou encore, pour en rester aux noms célèbres, l’écologiste José Bové, le cinéaste Oliver Stone ou Danielle Mitterrand. Innombrables sympathisants du zapatisme, ou « zapatisans », fameux ou anonymes.

Et il y a l’histoire nationale mexicaine, avec sa fierté et ses singularités. Car c’est ne rien comprendre au zapatisme que d’en faire un projet de sécession, d’indépendance (contre-)nationale. À chaque réunion du Congrès national indigène (CNI), créé en 1996, l’hymne national résonne avant les chants zapatistes, et le drapeau tricolore du pays flotte à côté du drapeau noir et rouge. « Nous ne pensons pas à former un État dans l’État, mais un endroit où être libres en son sein », répètent les commandants de l’EZLN au fil de leurs marches à travers le pays. Ce patriotisme de combat est l’héritage politique de deux siècles de luttes, depuis l’indépendance de 1810. C’est l’héritage, d’abord, du chef agrarien éponyme, Emiliano Zapata, général de l’Armée libératrice du Sud qui, avant d’être écrasé en 1919, opposa à la tradition latifundaire son plan d’Ayala pour la redistribution des terres et la démocratie locale, et mit en place quelques années durant la « première république sociale des temps modernes (3) », selon le mot du révolutionnaire Victor Serge, qui a fini sa vie au Mexique.

Au-delà, il y a la surpolitisation d’un pays doté d’un réseau associatif et militant d’une rare densité, où le combat pour le statut communal de la terre (l’ejido) dure depuis plus d’un siècle. Car s’entremêlent, au Mexique, à la fois des corporatismes officiels (surtout celui du parti-État, le PRI), maniant mobilisation permanente et rhétorique de la justice sociale, et maints soulèvements authentiques, que leur répression sanglante ancre dans la mémoire collective : résistances urbaines de la fin du XXe siècle, comme le Mouvement urbain populaire ou les assemblées de quartier des années 1970-1980, étudiants maoïstes établis dans les campagnes, autogestions municipales plus ou moins en rupture. Reste que ce « cocktail » zapatiste est d’abord une combinaison de l’égalité et de la différence, d’un héritage communiste par le bas et d’une promotion inlassable de la diversité ethnique, culturelle, sexuelle — deux axes encore largement divergents au sein des mouvements de gauche d’Europe et d’Amérique du Nord, où le « mouvementisme », plus ou moins identitaire, des minorités et le vieil unitarisme social, plus ou moins universaliste, continuent à se méfier l’un de l’autre.
Quand Marcos appelait son âne « Internet »

Mais l’unité zapatiste tient autant à ce mixte hétéroclite qu’à la tonalité d’ensemble, au style de lutte, à la démarche de vie qui viennent l’envelopper. Leurs traits caractéristiques, que résume le concept cardinal de dignité, surgissent des explications que formulent les Indiens aussi bien que de textes plus fantasques, de registres variés (pamphlets, discours, contes de fées, chansons, poésie), qui ont rendu célèbre l’ex-sous-commandant Marcos : modestie, solennité, fierté résistante, détermination martiale, douceur des gestes, rapport au temps fait de patience et de placidité, utopie et fragilité assumées, lyrisme cosmique issu des héritages indigènes, et toujours l’humour et l’autodérision — qui hier incitaient Marcos à appeler son âne « Internet », pour envoyer en 1995 ses messages au gouvernement par ce biais ancestral, ou l’EZLN à nommer « force aérienne de l’armée zapatiste » les dizaines d’avions en papier pleins de messages dissuasifs jetés sur les barrages militaires. En somme, c’est aussi bien Karl Marx que les frères du même nom ; moins Che Guevara que l’anthropologue engagé Pierre Clastres ; moins Lénine qu’Illich ; moins le dogme que le pragmatisme de combat ; et moins la dictature du prolétariat que la tradition locale du « réalisme merveilleux » (ce mélange de réalisme social et d’esthétique magique promu par l’écrivain cubain Alejo Carpentier) mise au service de l’autonomie politique. Marcos, avant de devenir Galeano, répétait que les meilleurs textes occidentaux de théorie politique étaient pour lui Don Quichotte, Macbeth et les romans de Lewis Carroll.

Derrière la formule zapatiste « en bas à gauche » (abajo a la izquierda), l’unité est celle d’une cohérence éthique et existentielle. Si le zapatisme a été vu comme « la première utopie démocratique universelle qui vienne du Sud (4) », c’est en raison de cette réinvention de l’agir politique, des façons de sentir et de lutter. Mais c’est aussi parce que sa victoire au long cours est celle d’une lutte de plusieurs décennies, poussée vers l’autonomie par ses ennemis et par la pression de la réalité. Long arrachement forcé, et non décrété, à la tutelle étatique : l’autonomie négociée ayant échoué, l’autonomie à construire s’est imposée.

Formée clandestinement en 1983, l’EZLN occupe les grandes villes du sud du Chiapas le 1er janvier 1994. S’ensuivent douze jours de combat, puis vingt-trois ans d’une « antiguérilla », selon le mot du sociologue Yvon Le Bot (5). Après le cessez-le-feu, un dialogue de paix est hébergé par Mgr Samuel Ruiz García dans la cathédrale de San Cristóbal. Il est interrompu par l’offensive militaire de février 1995, qui précède une longue guerre d’usure menée par les paramilitaires à la solde du gouvernement. Le Chiapas devient alors l’épicentre des mouvements sociaux, inspirant l’essor d’un « zapatisme civil » d’Oaxaca à Mexico, accueillant la Convention nationale démocratique de 1994 et plusieurs rencontres internationales, galvanisant les gauches du pays (qui remportent la mairie de la capitale en 1997). Mais les assassinats politiques sont nombreux, et la paramilitarisation s’intensifie — avec en point d’orgue le massacre de quarante-cinq Indiens, surtout des femmes et des enfants, dans le campement d’Acteal, fin 1997.

L’alliance avec la gauche officielle, notamment le Parti de la révolution démocratique (PRD) de M. Andrés Manuel López Obrador, finit par échouer, avant « la distanciation et le divorce (6) » de 1999. Surtout, les accords signés en février 1996 à San Andrés sur les « droits et cultures indigènes » (pour l’autogestion communautaire et le développement autonome) resteront lettre morte, récusés par le président Ernesto Zedillo et jamais inscrits dans la Constitution. L’espoir renaît en 2000 avec l’élection de M. Vicente Fox, premier président non-PRI. La marche immense de la Couleur de la Terre, en 2001, ne suffira pas à obtenir gain de cause, malgré l’intervention devant le Congrès de la commandante Ester. Aussi les zapatistes décident-ils de rompre avec le cycle de la négociation et le mal gobierno (« mauvais gouvernement »). En août 2003, ils lancent à Oventic la construction de l’autonomie politique en créant les caracoles.

« L’autre campagne » moqueuse et acerbe menée par Marcos en 2006, avant des élections volées au PRD par une fraude du PRI, isole encore davantage les zapatistes, tout à la construction laborieuse de leur autonomie. Le creux de 2009-2012 alimente même les rumeurs d’une désaffection massive et de la mort de Marcos. Les zapatistes y mettent fin le 21 décembre 2012, jour du changement de cycle du calendrier maya, en occupant en silence, à quarante mille, les villes qu’ils avaient envahies en 1994. Ce silence « est le bruit de leur monde qui s’effondre, le son du nôtre qui resurgit », déclare le communiqué de l’EZLN. Il inaugure une nouvelle étape de la lutte, avec la constitution du réseau informel de la Sexta, ouvert à toutes les luttes sociales du monde, et l’arrivée du sous-commandant Moisés, qui succède à Marcos/Galeano, à la tête de l’EZLN. L’histoire du zapatisme au Chiapas tient ainsi en trois mots, qui résument les modalités de son rapport avec l’État : contre (pendant douze jours de guerre), avec (neuf ans de tentatives d’accord) et sans (depuis 2003).

C’est au terme d’un tel itinéraire, et à l’aube d’une nouvelle phase, que survient la décision prise fin 2016 par le CNI, en accord avec les communautés, de former un Conseil indien de gouvernement. Sa représentante (ce sera une femme), qui doit être nommée en 2017, sera aussi candidate à l’élection présidentielle de 2018. Mal comprise, et encore suspendue à l’approbation de l’Institut électoral fédéral, la décision du CNI a stupéfié les uns et agacé les autres — depuis les tenants d’une sécession intégrale, qui y ont vu une compromission avec le jeu électoral, jusqu’à la gauche nationale positionnée en vue de l’élection, surtout le Mouvement de régénération nationale (Morena) de M. López Obrador, qu’ont exaspéré les premiers sondages attribuant 20 % des intentions de vote à la candidate inconnue. Comme un coup de plus porté par le zapatisme à la gauche de gouvernement du premier pays hispanophone du monde, qu’il a déjà déstabilisée à maintes reprises au cours du dernier quart de siècle.

Pourtant, le sens de cette décision est tout autre : « Ce n’est pas pour le pouvoir », répète le CNI, mais pour affirmer la force des cinquante-six ethnies autochtones du Mexique (seize millions d’habitants, environ 15 % de la population) et, plus largement, de « toutes les minorités ». L’initiative vise à faire connaître leur oppression et leurs résistances, à encourager partout les formes d’organisation autonome. Elle veut diffuser le virus de l’opposition au capitalisme et aller sur le terrain de l’adversaire pour révéler à tous les « indigènes » du monde son état de décomposition terminale ainsi que la possibilité désormais attestée de faire sans lui.

Le contexte est la clé, dans un pays où le trafic de drogue (50 milliards de dollars) a fait entre 70 000 et 120 000 morts et disparus, où partis et institutions restent largement corrompus. Le mépris affiché par le nouveau président des États-Unis, M. Donald Trump, devrait surtout, comme l’espère le philosophe mexicain Enrique Dussel, inciter « à recommencer à neuf, avec un projet d’autonomie et une décolonisation des esprits qui rompent avec l’eurocentrisme de nos élites (7) ». La décision de former un Conseil indien de gouvernement et de présenter une candidate est justifiée, dans le communiqué du 29 octobre 2016 (8), par une longue liste de luttes indigènes à travers le pays (contre l’État, les multinationales ou les cartels de la drogue), luttes avec lesquelles le CNI se déclare solidaire, appelant à une coordination des combats pour rompre leur isolement. L’essentiel est là, dans ce rapport volontaire au dehors, aux résistances non zapatistes, avec lesquelles le dialogue est continu, mais la coopération intermittente, depuis 1994.
Les multinationales plus présentes que jamais

Aux Occidentaux venus leur rendre visite, aux membres de la IVe Internationale, à des mouvements des quatre coins du monde que leur construction de l’autonomie rapproche de l’expérience zapatiste — les Kurdes de la « 29e révolte », les Sud-Africains d’Abahlali baseMjondolo (AbM) dans les townships du Cap ou l’internationale paysanne Via Campe-sina —, les zapatistes posent cette question : « ¿ Y tu, qué ? » (« Et vous, comment faites-vous ? »). Question qu’ils posent donc, cette fois, aux résistances indigènes locales qui se lèvent dans tous les États du Mexique, du Michoacán au Sonora, contre les conglomérats miniers, les expropriations touristiques, les pillages des « narcos » ou les enlèvements d’étudiants. Mais aussi, toujours, aux mouvements sociaux nationaux qu’ils accompagnent, telles les grèves enseignantes de l’été 2016 ou les manifestations contre la hausse du prix de l’essence (gasolinazo) début 2017.

Si cette candidature a pour but de remettre le zapatisme en scène et d’étendre le réseau des solidarités actives, c’est aussi que demeurent tant d’obstacles, tant d’ennemis encore en embuscade — ne serait-ce que l’armée fédérale, qui tient encore plusieurs dizaines de postes autour des cinq zones. Les paramilitaires continuent à semer la terreur, fût-ce plus ponctuellement, avec des affrontements violents à La Realidad en mai 2014 puis à La Garrucha à l’été 2015. Les projets des multinationales sont plus nombreux que jamais au Chiapas : État le plus pauvre du Mexique, mais son premier fournisseur de pétrole, de café ou d’énergie hydroélectrique, celui-ci a déjà cédé près de 20 % de sa superficie en concessions minières ou en projets touristiques. Et dans les zones zapatistes elles-mêmes, où se côtoient « bases de soutien » et non-zapatistes, les subventions d’État, les pots-de-vin des partis, les « caciques » (grands fermiers métis) empochant des fortunes des groupes miniers auxquels ils cèdent leurs terres représentent autant de menaces quotidiennes, directes ou psychologiques, pour des communautés à l’équilibre politique et économique précaire — qui s’efforcent de ne pas répondre aux provocations pour ne pas justifier une opération militaire.

Devant la barrière du caracol de Morelia, un groupe de partidistes est assis en cercle, buvant bruyamment dès le matin bière et tequila pour narguer les zapatistes venus aux assemblées et leur faire regretter la « loi sèche ». Contre la fierté d’avoir construit l’autonomie politique, d’avoir fait renaître une culture et inventé un discours de combat, d’avoir démontré au monde qu’ils n’étaient pas les marionnettes du ventriloque Marcos, restent au quotidien taquineries et brimades, tensions et menaces, qui continuent de peser sur la « fragile armada (9) ». Mais, pour l’heure, elle tient bon.

François Cusset
http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/CUSSET/57569

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//www.youtube.com/watch?v=xUWrn11qF7s

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La « guerre économique » pour les Nuls (et les journalistes)


http://www.medelu.org/La-guerre-economique-pour-les-Nuls

Sous la forme d’un feuilleton en quatre parties que vous pourrez retrouver chaque jour à partir du 11 août 2017, Mémoire des luttes publie une enquête exclusive de Maurice Lemoine consacrée à la question de la « guerre économique » au Venezuela.

Alors que la vague de violence déclenchée par une opposition décidée à le renverser a provoqué la mort de plus de cent dix personnes depuis début avril, le président « chaviste » Nicolás Maduro a réussi son pari : faire élire une Assemblée nationale constituante le 30 juillet. Malgré une situation extrêmement tendue et les menaces proférées contre les électeurs par les groupes de choc d’extrême droite, plus de 8 millions de citoyens (41,5 % de l’électorat) se sont déplacés et ont choisi leurs représentants.

Largement traitée par des médias totalement acquis à l’opposition, la grave crise que traverse le Venezuela comporte une dimension systématiquement passée sous silence : comme dans le Chili de Salvador Allende, une sournoise mais féroce « guerre économique » déstabilise le pays.

PARTIE 1

Le 18 janvier 2013, alors que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (en anglais FAO) vient de publier son rapport annuel [1], son ambassadeur Marcelo Resende de Souza visite au Venezuela un marché de Valencia (Etat de Carabobo), accompagné du vice-président de l’époque Nicolás Maduro. « Nous possédons toutes les données sur la faim dans le monde,déclare-t-il. Huit cents millions de personnes ont faim ; 49 millions en Amérique latine et dans la Caraïbe, mais aucune au Venezuela parce qu’ici la sécurité alimentaire est assurée. »

Étrangement, quatre mois à peine se sont écoulés que, la maladie ayant emporté Hugo Chávez et son ex-vice-président venant d’être élu chef de l’Etat, le quotidien (et porte-parole officieux des multinationales espagnoles) El País entonne une toute autre chanson : « Le désapprovisionnement accule Maduro » [2]. Certes, la pénurie concerne principalement, à ce moment, le papier hygiénique (qui, pendant de longues semaines, va fournir un passionnant sujet de dissertation aux pisse-copies du monde entier), mais, mentionne El País, elle s’ajoute à « une absence cyclique (…)de la farine, du poulet, des déodorants, de l’huile de maïs, du sucre et du fromage (…)dans les supermarchés ».

Ainsi débute médiatiquement ce qui va devenir « la pire crise économique » connue par ce pays, « potentiellement l’un des plus riches au monde », du fait de sa« dépendance à l’or noir », de « la baisse du prix du baril de pétrole » et de « la gabegie du gouvernement ». Alors que les porte-paroles de l’opposition incriminent en vrac l’excessive intervention de l’Etat, la régulation « autoritaire » des prix, l’impossibilité qui en découle pour l’entreprise privée de couvrir ses coûts de production, le manque de devises octroyées par le pouvoir pour importer matières premières et produits finis, les pénuries deviennent chroniques, les rayons des supermarchés désespérément vides, les files d’attente interminables, le « marché noir » omniprésent. « Au Venezuela, la baisse du pétrole fait flamber les prix des préservatifs » pourra bientôt titrer Le Figaro (17 février 2015). Même les médicaments deviennent introuvables, attisant l’angoisse et les souffrances de la population.

Une telle situation a de quoi émouvoir les humanistes du monde entier. « S’il y a une crise humanitaire importante, c’est-à-dire un effondrement de l’économie, au point qu’ils [les Vénézuéliens] aient désespérément besoin d’aliments, d’eau et de choses comme ça, alors nous pourrions réagir », annonce sur CNN, le 28 octobre 2015, le chef du Commandement sud de l’armée des Etats-Unis (Southern Command), le général John Kelly, en réponse aux appels « désespérés » de la « société civile » vénézuélienne. Dès 2014, alors que la Table d’unité démocratique (MUD) appelait au renversement du chef de l’Etat en lançant l’opération « La Salida » (« la sortie »), l’une de ses dirigeantes, María Corina Machado, avait tracé la voie : « Certains disent que nous devons attendre les élections dans quelques années. Est-ce que ceux qui n’arrivent pas à alimenter leurs enfants peuvent attendre ? (…) Le Venezuela ne peut plus attendre ! » La violente séquence subversive échoua, mais se solda par 43 morts et plus de 800 blessés. Et les Vénézuéliens continuèrent à éprouver des difficultés chaque jour plus insupportables pour s’approvisionner.

Le 6 décembre 2015, lors des élections législatives, les tracas, les privations et le mécontentement ayant érodé le moral des citoyens de tous bords, le chavisme perd 1 900 000 voix et devient minoritaire à l’Assemblée. Inversant les termes de l’équation, la grande internationale néolibérale célèbre ce triomphe de la « démocratie » sur le « chaos ». Soumis à une information triée et rassemblée pour conforter cet a priori, bien peu, en particulier à l’étranger, ont conscience de ce que cette victoire a reposé fondamentalement sur un torpillage de la « révolution bolivarienne » par une déstabilisation économique similaire à celle employée dans les années 1970 au Chili contre Salvador Allende. Dénoncée en son temps par les progressistes (plus organisés, lucides et courageux à l’époque qu’aujourd’hui), cette dernière fut officiellement confirmée, trente-cinq années plus tard, par la déclassification de vingt mille documents des archives secrètes du gouvernement des Etats-Unis. S’agissant de la « crise vénézuélienne », on peut donc espérer voir cesser la déconnexion entre discours médiatique et réalité dans environ… trois décennies. Ce qui, malheureusement, arrivera un peu tard pour la compréhension des événements et la défense urgente, sur la terre de Bolivar, d’une démocratie particulièrement menacée. Mais permettra sans doute à ceux qui, actuellement, ferment volontairement ou détournent lâchement les yeux, de vendre du papier en publiant et commentant avec une indignation de bon aloi ces « stupéfiantes révélations ».

Rien de nouveau sous le soleil, pourtant. En matière de « déstabilisation économique » débouchant sur un coup d’Etat, le Chili de l’Unité populaire (4 septembre 1970 – 11 septembre 1973) demeure évidemment une référence incontestée. Rien de plus clair que l’ordre donné par Richard Nixon à la Central Intelligence Agency (CIA) : « Make the economy scream ! » (« faites crier l’économie »). Ainsi que la multiplication des mesures de rétorsion mises en œuvre contre Santiago : blocage des biens et avoirs chiliens aux Etats-Unis, disparition des machines et pièces de rechange pour les mines, manœuvres à l’international pour empêcher la consolidation de la dette chilienne, pressions sur le cours du cuivre, saisie-arrêt des exportations de ce métal vers l’Europe… En 1972, du fait des mesures sociales et de l’augmentation du pouvoir d’achat, la consommation populaire augmente considérablement. Suspendant la mise en vente de leurs stocks, retenant leurs marchandises, les entreprises privées provoquent délibérément des problèmes de ravitaillement. Des files d’attente interminables se forment à l’entrée des magasins. La majorité des biens de première nécessité – dont l’inévitable papier hygiénique ! – ne se trouvent plus qu’au marché noir. Quotidien chilien « de référence », El Mercurio se délecte : « Le socialisme c’est la pénurie ». Casseroles vides à la main, des milliers d’opposants se rassemblent dans les rues. Le 25 juillet 1973, grassement « arrosée » de 2 millions de dollars par la CIA, la puissante fédération des camionneurs déclare une grève illimitée et immobilise sa flotte de poids lourds pour empêcher les aliments de parvenir à la population. Dans très peu de temps, il ne restera au général Augusto Pinochet qu’à intervenir pour mettre un terme à la débâcle de l’« économie socialiste ».

Les difficultés du peuple constituant un ferment constant de révoltes, des techniques relevant de la même philosophie avaient déjà été utilisées contre Cuba. Prenant acte du fait qu’on ne pouvait compter sur un soulèvement populaire pour renverser Fidel Castro, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires internationales Lester D. Malory conseilla dans son rapport du 6 avril 1960 : «  Le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passe par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. » Le 3 février 1962, dans le but d’étrangler l’île, John Fitzgerald Kennedy annoncera la mise en place de l’embargo – toujours en vigueur actuellement. Sans résultat dans ce cas, à l’exception des souffrances inutiles infligées au peuple cubain.

Vingt ans après Cuba avec Fulgencio Batista, le Nicaragua sandiniste s’est débarrassé en 1979 de son dictateur Anastasio Somoza. Alors que les premières élections libres doivent avoir lieu le 4 novembre 1984 et que les troupes contre-révolutionnaires – la « contra » –, financées, entraînées et approvisionnées par les Etats-Unis, harcèlent le pays depuis le Honduras et le Costa Rica voisins, des agents des forces spéciales américaines minent les eaux de plusieurs ports nicaraguayens en début d’année. De nombreux navires ayant été endommagés, les primes d’assurance augmentent, les bateaux marchands étrangers évitent la destination, affectant très fortement l’économie par la réduction drastique des importations et des exportations. Objectif atteint ! « La pénurie au cœur des élections », titre et développe Libération, le 2 novembre 1984 : « Au marché noir, on peut pratiquement tout acheter, à condition d’y mettre le prix : 65 cordobas les deux piles de radio (produit rare), 160 le tube de dentifrice. L’occupation principale de quelques centaines de “hiboux” consiste à se procurer des dollars au marché noir (environ dix fois le taux officiel) puis à partir s’approvisionner au Costa Rica ou au Guatemala. Les produits sont ensuite revendus jusqu’à vingt fois le prix officiel, dans les baraques [du marché]de “l’Oriental” de Managua. (…) L’étatisation économique se renforce de jour en jour.(…) Les partis d’opposition affirment que les problèmes de ravitaillement ont constitué le thème le plus mobilisateur [c’est nous qui soulignons]. »

Les Nicaraguayens n’étant pas tombés dans le piège et le sandiniste Daniel Ortega ayant malgré tout été élu président de la République avec 67 % des voix, Washington doublera la mise en imposant au Nicaragua un embargo commercial total en 1985. Cette agression militaire et économique entraînant une très forte dégradation de la situation, le pays s’endettera, s’enlisera dans une gestion de survie et devra mettre genoux à terre, « vaincu par la faim et la guerre », lors de l’élection présidentielle du 25 février 1990.

Au Venezuela, si Hugo Chávez a évoqué le concept de « guerre économique » dès 2010, le premier à la théoriser, en 2013, a été Luis Salas. La source d’inspiration initiale de ce chercheur du Centre stratégique latino-américain de géopolitique (Celag), très éphémère ministre de l’économie en 2016, a de quoi surprendre : loin des exemples latino-américains précédemment cités, il explique avoir fondé les prémices de sa réflexion sur l’ouvrage Les problèmes politiques du plein emploi [3] que l’auteur polonais Michal Kalecki (1899 – 1970) écrivit en se basant sur son expérience vécue… en France, sous le Front populaire. « Il y dit que, d’un point de vue marxiste conventionnel, on ne peut pas comprendre ce qui s’est passé. Car, paradoxalement, pendant ses trois années, à travers les hausses salariales et l’augmentation de la consommation ainsi que la croissance enregistrée, le gouvernement de Léon Blum avait permis un enrichissement des entrepreneurs et des commerçants. »

Or, et même en supposant que ceux-ci ont tout intérêt à ce qu’un gouvernement, à travers le plein emploi, augmente le pouvoir d’achat de la population, ce type de politique pose au capital un problème fondamental. « Pour les patrons, le plein emploi rend la main d’œuvre plus chère et les travailleurs moins dociles, moins susceptibles d’accepter n’importe quoi. Entre autres inconvénients, le capital ne peut plus jouer sur la menace de licenciement. Par ailleurs, le gouvernement Blum avait commencé à assumer de nombreuses tâches qui, normalement, appartenaient aux patrons, comme la distribution des aliments. Leur pouvoir reposait là-dessus… » Politique à court terme, le problème devient économique à long terme. « Leur pouvoir, en tant que classe, pouvait être déplacé. » La presse de droite se déchaîna alors contre les« salopards en casquette » qui allaient profiter des congés payés ; financiers et industriels spéculèrent et transférèrent leurs capitaux vers l’étranger. La suite appartient à l’Histoire de France. Mais présente de fait quelques similitudes avec ce qui se passe au Venezuela où, s’estimant menacé, le « monde de l’entreprise » participe activement au sabotage de l’économie.

« En 2013, quand Maduro est arrivé au pouvoir, rappelle Salas, la loi du travail, la dernière qu’a signée Chávez [le 30 avril 2012], venait d’être approuvée. Et cette loi, bien qu’elle n’altère pas la relation capital/travail, crée un nouveau rapport qui complique la domination sur les travailleurs. Elle octroie la stabilité salariale, réduit la durée du travail à quarante heures hebdomadaires, sanctionne les licenciements injustifiés, rend les vacances obligatoires, crée des avantages nouveaux, etc. Dès lors, patronat et négociants ont affiné leurs techniques pour se débarrasser de Maduro. »

« Affiner » est bien le mot, car ils n’en étaient pas à leur coup d’essai. En 2001, après la signature de 49 décrets-lois emblématiques – loi sur les hydrocarbures, loi sur la terre et le développement agraire, loi de la pêche, etc. –, puis, surtout, fin 2002, après l’échec du fugace coup d’Etat américano-militaro-médiatico-patronal d’avril, Chávez lui-même a dû affronter ce type de déstabilisation. Du 2 décembre 2002 au 9 février 2003, alors que ses hauts cadres dirigeants paralysaient la compagnie pétrolière PDVSA et que le pays sombrait, victime non d’une « grève générale » mais d’un « lock out » patronal, les aliments et autres biens de première nécessité disparurent dans les « barrios ». C’est l’époque où, dans l’Etat de Zulia, on put voir des producteurs de lait jeter dans les rivières des millions de litres de leur production pour générer la pénurie.

Particulièrement affectée et ouvertement poussée à se révolter comme elle le fit (spontanément) lors du « caracazo » en 1989 [4], la population modeste, base sociale du chavisme, conserva son sang-froid et ne tomba pas dans la provocation. Au terme d’une bataille de soixante-trois jours, le « comandante » reprit le contrôle, mais, la paralysie de l’activité économique avait coûté 20 milliards de dollars au pays et une remontée spectaculaire de la pauvreté – passée de 60 % en 1997 à 39 % fin 2001, elle atteignit 48 % en 2002 puis 55,1 % en 2003. Près de 590 000 travailleurs, essentiellement des femmes, se retrouvèrent sans travail de 2001 à 2003 ; les morts par dénutrition augmentèrent de 31 %.

La reprise du contrôle de PDVSA et l’affectation des revenus pétroliers au financement des politiques sociales permettront de renverser la situation (21,2 % de pauvreté en 2012) jusqu’à l’actuelle phase de déstabilisation.

Ainsi, donc, à en croire la vulgate en vogue, depuis que la crise financière internationale a orienté le cours du pétrole à la baisse en 2008, la rente ne suffit plus à couvrir la facture des importations. Etonnant, non ? Ayant pulvérisé les sommets à la mi-2008 (150 dollars le baril), l’or noir est certes redescendu à 38 dollars en 2015 avant d’osciller entre 21 et 24 dollars en 2016, mais il se vendait à… 7 dollars le baril en 1998, lors de l’arrivée au pouvoir de Chávez. Et personne ne se souvient avoir vu à l’époque de longues files d’attente devant les commerces – depuis les échoppes jusqu’aux supermarchés.

D’aucuns pourraient objecter que, plongés alors en masse dans la pauvreté, les Vénézuéliens consommaient beaucoup moins à l’époque qu’à l’heure actuelle (ce qui est vrai !) ; bien peu le font car ce serait évidemment un hommage rendu implicitement par le vice à la vertu. Mais en tout état de cause, avec un pétrole remonté en 2017 aux alentours de 40 dollars, la théorie de la population « au bord de la famine » à cause du « pays en faillite » résiste mal à la réflexion (pour peu, bien sûr, qu’il y ait une réflexion).

Commençons par le commencement – d’après les porte-parole officiels et officieux du patronat, le gouvernement n’octroie pas aux entreprises les dollars nécessaires à l’importation et à la production – et tentons d’analyser la situation…

Quatre-vingt-quinze pour cent des devises du pays proviennent de l’exportation du pétrole. Cette situation structurelle date de 1920, année où a été approuvée la première loi sur les hydrocarbures et où s’est établi le mécanisme à travers lequel l’Etat capte une partie, plus ou moins importante selon les périodes, de la rente pétrolière. Depuis le début de ce XXe siècle, la bourgeoisie s’est ingéniée à se réapproprier cette rente en échangeant ses bolivars contre des dollars et à l’utiliser essentiellement pour importer – ce qui ne présente aucun risque et ne requiert aucun investissement. Il en résulte que, pour en revenir à la période actuelle, les 10 % des exportations non pétrolières du Venezuela sont constitués de produits minéraux (26 %), chimiques (45 %), de plastiques et de caoutchouc (3 %), de métaux (10 %), tous produits par… des entreprises publiques. La contribution du secteur privé, en moyenne, ne dépasse pas 1 % du total des exportations [5].

Ce n’est donc pas le pétrole en soi qui constitue un problème, mais le fait que si les devises se trouvent initialement et en quasi-totalité entre les mains de l’Etat c’est parce que le secteur privé, moteur autoproclamé d’une économie « dynamique » et « efficace », se limite (dans le meilleur des cas) à fournir par l’importation le marché intérieur, en prenant une confortable marge au passage, et ne participe quasiment pas à l’accroissement de la richesse nationale. Plutôt que d’investir, il n’a pour préoccupation que de récupérer le magot et de l’utiliser à son profit.

Une fois ce cadre global établi, on cherchera l’erreur : depuis qu’en 2003 a été instauré un contrôle des changes pour éviter la fuite des capitaux, les entreprises privées ont reçu de l’Etat 338,341 milliards de dollars pour l’importation de biens et de services. En 2004, alors qu’elles ont disposé à cette fin de 15,75 milliards de dollars, on n’a constaté aucune pénurie. En 2013, alors que la somme attribuée a quasiment doublé pour atteindre 30,859 milliards de dollars, les principaux biens essentiels ont disparu [6]. Doit-on parler de magie ? Peut-être. Mais, dans ce cas, de magie noire.

Si la crise économique mondiale et la baisse des prix du pétrole ont évidemment un rôle dans la dégradation de la situation, elles n’en sont aucunement la cause principale. La conviction des néolibéraux nationaux et internationaux qu’il fallait profiter de la mort de Chávez pour « achever » la « révolution bolivarienne » a incontestablement marqué le point d’inflexion vers l’organisation du désastre. Dès lors, d’après Pascualina Curcio, professeure de sciences économiques à l’Université Simón Bolivar, s’articulent quatre phénomènes : une pénurie programmée et sélective des biens de première nécessité ; une inflation artificiellement provoquée ; un embargo commercial camouflé ; un blocus financier international. Auxquels on ajoutera, depuis avril 2017, la violence insurrectionnelle soutenue par les Etats-Unis, leurs alliés régionaux (Argentine, Brésil, Mexique) ainsi que l’Union européenne, sanctifiée par les commissaires politiques des médias. Ce que d’aucuns appellent « une guerre de quatrième génération ».

En 2004, tandis qu’étaient importés pour 2,1 milliards de dollars d’aliments, chacun pouvait se nourrir dans des conditions normales. En 2014, avec 7,7 milliards, une augmentation de 91 % – sachant que, depuis 2004, le gouvernement octroie les dollars à un taux préférentiel pour l’achat des biens essentiels –, on ne trouve plus ni beurre, ni huile, ni farine de maïs précuite, ni riz, ni lait en poudre, ni pâtes alimentaires, ni lait pasteurisé, ni viande de bœuf, ni fromages, ni mayonnaise, ni sucre, ni café sur les rayons des commerces et des grandes surfaces. En revanche, les gondoles croulent sous les boissons gazeuses, les galettes, les biscuits, les friandises, les gourmandises et autres sucreries, les conserves exotiques, les surgelés sophistiqués. De quoi s’interroger sur la curieuse « crise humanitaire » dont le monde entier a entendu parler.

Le 20 mai 2016, Agustín Otxotorena, un entrepreneur basque pas spécialement « chaviste » résidant à Caracas, fatigué de répondre à ses amis et proches qui, depuis l’Espagne, s’alarmaient pour sa santé dans un pays affecté par une famine similaire à celles qui frappent la Somalie ou l’Ethiopie, en fut réduit à publier sur sa page Facebook une série de photographies particulièrement édifiantes prises dans les établissements commerciaux des secteurs des classes moyenne et supérieure de l’est et du sud-est de Caracas (les fiefs de l’opposition). « Si tu as de l’argent,persiflait-il, il y a du whisky 18 ans d’âge, du rhum vénézuélien exquis, du champagne français, de la vodka russe ou suédoise, des bonbons belges, des viandes savoureuses, des langoustes, des vêtements de marque, des restaurants exclusifs, des discothèques spectaculaires, des plages avec des yachts, des clubs de golf et hippiques, des terrains de tennis et de football, et tout un pays à l’intérieur d’un autre pays, où il n’y a pas de pauvres, où les femmes et les enfants sont blonds, vont dans des collèges exclusifs, des universités exclusives, et se divertissent dans l’Ile de la Tortue ou dans l’archipel de Los Roques, là où les uniques Noirs ou pauvres sont les serveurs, le personnel des services ou de la sécurité », avant de conclure l’une de ses dernières livraisons d’un rageur (et en majuscules) : « JE SUIS FATIGUÉ DES MENSONGES ! [7] »

D’où la question que tout un chacun (à condition de ne pas être journaliste) se pose forcément : pourquoi y a-t-il pénurie de certains produits et pas d’autres, pourquoi des aliments sont-ils si difficiles à obtenir et d’autres non ? Pourquoi les fruits et les légumes, par exemple, n’ont-ils pas disparu ?

Suite de notre enquête demain

Photographie : Maurice Lemoine

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NOTES

[1] « Panorama de la Seguridad Alimentaria y Nutricional en América Latina y el Caribe 2012 », FAO, Rome, 2012.

[2] Alfredo Meza, « El desabastecimiento acorrala a Maduro », El País, Madrid, 16 mai 2013.

[3] Essai initialement publié en 1943 dans le Political Quarterly, fondé à Londres en 1930 par Leonard Woolf (époux de Virginia Woolf).

[4] Révolte populaire brutalement réprimée par le gouvernement du social-démocrate Carlos Andrés Pérez – 3 000 morts – en février 1989, à la suite d’un ajustement structurel imposé par le Fonds monétaire international (FMI).

[5] Pascualina Curcio, « Mitos sobre la economia venezolana », 15 y ultimo, Caracas, 17 juin 2017.

[6] Pascualina Curcio, La Mano visible del Mercado. Guerra económica en Venezuela, Editorial Nosotros Mismos, Caracas 2016. De nombreux chiffres mentionnés dans cet article proviennent de cette étude. Voir également sur le Web : « Venezuela : tout comprendre sur l’inflation et les pénuries », Venezuela Infos, 29 mai 2017.

[7] Voir : https://www.youtube.com/watch?v=p447jwE7lac

Source : Mémoire des luttes, http://www.medelu.org/La-guerre-economique-pour-les-Nuls

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Commentaires sur Nouvel entretien avec La Mutinerie : à propos des élections (toujours gagnées par les pires ennemis du bien commun), de l’opposition contrôlée (divisée), des prétendus « antifas », et bien sûr des ateliers constituants par Pascalhttp://chouard.org/blog/?p=5685#comment-18070http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170814_224801_Commentaires_sur_Nouvel_entretien_avec_La_Mutinerie___a_propos_des_elections__toujours_gagnees_par_les_pires_ennemis_du_bien_commun___de_l_rsquo_opposition_controlee__divisee___des_pretendus___antifas____et_bien_sur_des_ateliers_constituants_par_PascalMon, 14 Aug 2017 20:48:01 +0000Si vous avez toujours besoin d un plan minute pour cet entretien, je le ferais volontiers

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Commentaires sur [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5638#comment-18069http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170814_221404_Commentaires_sur__EMANCIPATION__ET_SI_NOUS_REECRIVIONS_LA_CONSTITUTION___Video_4_4_par_etienneMon, 14 Aug 2017 20:14:04 +0000Très intéressant : comment l’école tue la créativité :

https://www.ted.com/talks/ken_robinson_says_schools_kill_creativity?language=fr

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Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5674#comment-18068http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170814_152517_Commentaires_sur_Voila_pourquoi_la_Coree_du_Nord_deteste_autant_les_Etats-Unis_hellip__par_etienneMon, 14 Aug 2017 13:25:17 +0000Passionnant Maurice Lemoine, sur la prétendue « crise » au Venezuela :

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Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5674#comment-18067http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170814_141720_Commentaires_sur_Voila_pourquoi_la_Coree_du_Nord_deteste_autant_les_Etats-Unis_hellip__par_etienneMon, 14 Aug 2017 12:17:20 +0000La Corée est une

un petit livre de Guy Dupré, pour entretenir la mémoire des luttes :

https://drive.google.com/file/d/0Bwot7YyqvqK8MTVRanB5YU9wQXc/view

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Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5674#comment-18066http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170814_114424_Commentaires_sur_Voila_pourquoi_la_Coree_du_Nord_deteste_autant_les_Etats-Unis_hellip__par_etienneMon, 14 Aug 2017 09:44:24 +0000[À propos du Yemen, autre « projet démocratique » des « nos amis américains » :]

La guerre au Yémen, un spectacle sportif ?


Photo : Abduljabbar Zeyad, Reuters, 9 Septembre 2016

Source : Le Grand Soir, https://www.legrandsoir.info/la-guerre-au-yemen-un-spectacle-sportif.html

Shireen Al-Adeimi (@ shireen818) est née à Aden, dans le sud du Yémen. Elle prépare actuellement un doctorat à la Harvard Graduate School of Education. Le texte ci-dessous est un Twit qu’elle a publié le 11 août 2017.

La guerre au Yémen n’est-elle rien d’autre qu’un spectacle sportif ?

Mon Twit est peut-être un peu long, mais j’espère que vous prendrez quelques minutes pour le lire.

La guerre contre le Yémen fait rage, pourtant, le sort des Yéménites ne reçoit TOUJOURS PAS l’attention qu’il mérite de la part des médias et des politiciens. Quand ce qui se passe au Yémen n’est pas totalement ignoré, les faits sont déformés ou minimisés parce que les gens ont peur de regarder en face les conséquences de la participation active de leurs pays à la destruction du Yémen. Alors que les riches Etats arabes bombardent le Yémen avec des armes sophistiquées (achetées à l’occident) et embauchent des mercenaires pour leurs troupes au sol, beaucoup de gens et d’organes (par exemple, l’ONU) ont peur de s’opposer aux Saoudiens parce qu’ils ont besoin de leur argent ou parce qu’ils sont eux-mêmes impliqués dans le conflit et / ou en profitent (par exemple, les Etats-Unis et l’Angleterre). Alors, l’ONU exprime ses « inquiétudes » et le Royaume-Uni son désir de « trouver une solution politique », tout en se remplissant les poches du prix du sang des Yéménites. Et, même si les citoyens soient souvent inconscients des crimes de leurs gouvernements, beaucoup connaissent le hashtag #Yemen et pourtant ne font rien.

Le Yémen est-il devenu un spectacle sportif ? Depuis deux ans et demi, les corps émaciés des enfants yéménites ou leurs cadavres envahissent nos écrans. Certains versent des larmes, d’autres font un don, d’autres encore accusent les responsables politiques, mais la plupart des gens préfèrent regarder ailleurs. Est-ce de l’impuissance ou de l’indifférence ? Je ne sais pas. Sommes-nous « loin des yeux, loin du cœur » ? Je ne sais pas. Quelqu’un m’a dit, une fois, que les enfants yéménites n’étaient pas assez « photogéniques » pour susciter de l’empathie. Est-ce du racisme, de la discrimination ? Je ne sais pas. Ou bien, les portefeuilles yéménites ne sont pas assez bien remplis pour acheter ou exiger l’attention, la condamnation et l’action du reste du monde ? Je ne sais pas non plus.

Ce que je sais, c’est que le monde nous regarde. Il regarde nos enfants mourir de maladies guérissables comme le choléra parce qu’ils n’ont pas accès à de l’eau potable. Il regarde nos enfants mourir de faim au milieu d’immenses richesses mondiales parce que leurs parents n’ont pas les moyens d’acheter le peu de nourriture encore disponible. Il regarde nos concitoyens, enfants, femmes et hommes, se faire tuer par les raids aériens des Saoudiens soutenus par les États-Unis, sur leurs maisons, leurs écoles et leurs hôpitaux. Lorsque les gens sont invités à interpeller les élus (ne serait-ce qu’en signant une pétition comme : Save Yemen), très peu le font. Et lorsque nous demandons seulement que nos articles soient diffusés plus largement, on nous envoie promener (on m’a répondu qu’il n’y a que quelques dizaines de personnes qui s’intéressaient au Yémen).

Moi et les autres Yéménites, nous pensons bien sûr à nos familles, mais nous nous préoccupons aussi des millions de personnes qui manquent des choses les plus élémentaires : la sécurité, un toit, de la nourriture et de l’eau. Je me sens totalement et complètement impuissante. Je me bats pour faire diffuser des articles parlant des enfants yéménites qui meurent sans que personne ne vienne à leur secours. Je pleure, au plus profond de mon âme, pour une nation qui souffre en silence et dont le combat donne un exemple de ce qui signifie vraiment la foi et la résistance. Je pleure les enfants dont les petits corps ont abandonné le combat de la survie pendant les quelques minutes que vous avez passées à lire ce twit. Et je prie pour le Yémen.

Shireen Al-Adeimi

Moon of Alabama

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Articles antérieurs de Moon of Alabama sur le Yémen :

Ce sont les appétits et les fantasmes de puissances étrangères qui tuent les petits yéménites- 09 févr.

« Déchirés par la guerre » – Massacres US en Syrie, Somalie et Yémen- 17 mars

Les Américains invoquent de prétendues »attaques » sur leurs navires pour justifier la poursuite de la guerre au Yémen- 27 mars

« Si vous prenez l’est de la Syrie, je prendrai le port yéménite » -- 29 avril

Les forces yéménites déclenchent une vague de chaleur en Arabie Saoudite- 24 juillet

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//www.youtube.com/watch?v=JaZj2pH21ik

Mon commentaire : privés de constitution digne de ce nom, nous sommes impuissants pour résister à une oppression.

Il ne tient qu’à nous, dès aujourd’hui et tous les jours qui viennent, d’apprendre à écrire nous-mêmes la constitution qui nous manque.

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Par Nicolas Bonnal

Il n’y aurait pas besoin de théorie de la conspiration. Le peuple n’est pas un gentil innocent, une victime naïve. Le peuple, cette somme d’atomes agglomérés, de solitudes sans illusions (Debord) aime naturellement être mené à l’étable ou à l’abattoir.

Telle est l’éternelle leçon de la Boétie qui s’extasie devant l’infinie capacité des hommes à s’aplatir devant l’autorité. Chouchou des libertariens et de notre cher Murray Rothbard, l’adolescent prodige s’écœure lui-même en écrivant ces lignes, en rappelant ces faits :

« Il n’est pas croyable comme le peuple, dès lors qu’il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la franchise, qu’il n’est pas possible qu’il se réveille pour la ravoir, servant si franchement et tant volontiers qu’on dirait, à le voir, qu’il a non pas perdu sa liberté, mais gagné sa servitude. Il est vrai qu’au commencement on sert contraint et vaincu par la force ; mais ceux qui viennent après servent sans regret et font volontiers ce que leurs devanciers avaient fait par contrainte. »

Dostoïevski observe dans sa maison des morts (qui est plutôt une maison des vivants, son roman le plus drôle) que l’on s’habitue en effet à tout. La Boétie :

« C’est cela, que les hommes naissant sous le joug, et puis nourris et élevés dans le servage, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés, et ne pensent point avoir autre bien ni autre droit que ce qu’ils ont trouvé, ils prennent pour leur naturel l’état de leur naissance. »

C’est la vraie conspiration dont parle aussi en prison le fasciste non repenti Rebatet : nous nous soumettons au joug de la bagnole, de la salle de bains américaine, des artefacts électroniques. La Boétie explique ensuite comment on développe les jeux, l’esprit ludique, et dans quel but politique :

« Mais cette ruse de tyrans d’abêtir leurs sujets ne se peut pas connaître plus clairement que Cyrus fit envers les Lydiens, après qu’il se fut emparé de Sardis, la maîtresse ville de Lydie, et qu’il eut pris à merci Crésus, ce tant riche roi, et l’eut amené quand et soi : on lui apporta nouvelles que les Sardains s’étaient révoltés ; il les eut bientôt réduits sous sa main ; mais, ne voulant pas ni mettre à sac une tant belle ville, ni être toujours en peine d’y tenir une armée pour la garder, il s’avisa d’un grand expédient pour s’en assurer : il y établit des bordels, des tavernes et jeux publics, et fit publier une ordonnance que les habitants eussent à en faire état. Il se trouva si bien de cette garnison que jamais depuis contre les Lydiens il ne fallut tirer un coup d’épée. Ces pauvres et misérables gens s’amusèrent à inventer toutes sortes de jeux, si bien que les Latins en ont tiré leur mot, et ce que nous appelons passe-temps, ils l’appellent ludi, comme s’ils voulaient dire Lydi. »

Les bordels et les tavernes : comptez le nombre de sites porno sur le web pour voir un peu (Snyder parle de quatre millions); et comparez aux sites anti-conspiration. Vous verrez que nous sommes peu de chose. Un milliard de vues pour une chanson Gaga ou Rihanna.

La Boétie dénonce l’effémination des cités et des États soumis à la tyrannie. Elle fonctionne avec la servilité et la soumission. Avec la culture aussi, comme le verra Rousseau.

« Tous les tyrans n’ont pas ainsi déclaré exprès qu’ils voulussent efféminer leurs gens ; mais, pour vrai, ce que celui ordonna formellement et en effet, sous-main ils l’ont pourchassé la plupart… Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes étranges, les médailles, les tableaux et autres telles drogueries, c’étaient aux peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur liberté, les outils de la tyrannie. Ce moyen, cette pratique, ces allèchements avaient les anciens tyrans, pour endormir leurs sujets sous le joug. Ainsi les peuples, rendus sots, trouvent beaux ces passe-temps, amusés d’un vain plaisir, qui leur passait devant les yeux, s’accoutumaient à servir aussi niaisement, mais plus mal, que les petits enfants qui, pour voir les luisantes images des livres enluminés, apprennent à lire. »

Puis La Boétie compare les méthodes éducatives, et ce n’est pas piqué des vers. Lui aussi promeut et aime Sparte – comme Rousseau et comme d’autres.

« Lycurgue, le policier de Sparte, avait nourri, ce dit-on, deux chiens, tous deux frères, tous deux allaités de même lait, l’un engraissé en la cuisine, l’autre accoutumé par les champs au son de la trompe et du huchet, voulant montrer au peuple lacédémonien que les hommes sont tels que la nourriture les fait, mit les deux chiens en plein marché, et entre eux une soupe et un lièvre : l’un courut au plat et l’autre au lièvre. ‘Toutefois, dit-il, si sont-ils frères’. Donc celui-là, avec ses lois et sa police, nourrit et fit si bien les Lacédémoniens, que chacun d’eux eut plus cher de mourir de mille morts que de reconnaître autre seigneur que le roi et la raison. »

Ensuite La Boétie est encore plus révolutionnaire, il est encore plus provocateur et méprisant pour le populo ; il remarque que comme sur Facebook on aime jouer à Big Brother, qu’on aime participer à son propre emprisonnement (empoisonnement) moral et physique – et qu’on paierait même pour. C’est le Panopticon de Bentham à la carte :

« Celui qui vous maîtrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corps, et n’a autre chose que ce qu’a le moindre homme du grand et infini nombre de nos villes, sinon que l’avantage que vous lui faites pour vous détruire. D’où a-t-il pris tant d’yeux, dont il vous épie, si vous ne les lui baillez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il, s’ils ne sont des vôtres ? Comment a-t-il aucun pouvoir sur vous, que par vous ? Comment vous oserait-il courir sus, s’il n’avait intelligence avec vous ? Que vous pourrait-il faire, si vous n’étiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue et traîtres à vous-mêmes ? »

Le citoyen participe à sa propre aliénation. On n’a jamais autant payé d’impôts en Amérique ou en France en 2016. L’État haï des pauvres libertariens n’a jamais été aussi sûr ! Quant au monstre froid européen… No comment.

Puis le jeune auteur parle des réseaux de la tyrannie qui sont sur une base six, comme le web (WWW ou 666, voyez mon livre qui d’ailleurs va être republié). On pense à Musset et à Lorenzaccio qui eux-mêmes répètent déjà la redoutable antiquité gréco-romaine :

« Toujours il a été que cinq ou six ont eu l’oreille du tyran, et s’y sont approchés d’eux-mêmes, ou bien ont été appelés par lui, pour être les complices de ses cruautés, les compagnons de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés, et communs aux biens de ses pilleries. Ces six adressent si bien leur chef, qu’il faut, pour la société, qu’il soit méchant, non pas seulement par ses méchancetés, mais encore des leurs. Ces six ont six cents qui profitent sous eux, et font de leurs six cents ce que les six font au tyran. Ces six cents en tiennent sous eux six mille, qu’ils ont élevé en état, auxquels ils font donner ou le gouvernement des provinces, ou le maniement des deniers, afin qu’ils tiennent la main à leur avarice et cruauté et qu’ils l’exécutent quand il sera temps, et fassent tant de maux d’ailleurs qu’ils ne puissent durer que sous leur ombre, ni s’exempter que par leur moyen des lois et de la peine. »

Enfin La Boétie se méfie de l’architecture civile et il a raison (Hitler en fait l’éloge dans Mein Kampf). Voici comment il la dénonce sobrement :

« De là venait la crue du Sénat sous Jules, l’établissement de nouveaux États, érection d’offices ; non pas certes à le bien prendre, réformation de la justice, mais nouveaux soutiens de la tyrannie. »

À quelques siècles de là, deux grands esprits font écho à La Boétie. Notre célèbre Léon Bloy et le moins connu australien Pearson.

On cite Léon Bloy sur l’exploitation touristique du paradis, qui témoigne de cette abjection généralisée et soulignée par La Boétie.

« La plus belle affaire du monde serait le lotissement ou la vente au doigt mouillé du Paradis terrestre. Il y aurait de l’argent à gagner, si l’état embryonnaire de nos connaissances géographiques ne s’y opposait pas invinciblement. Par bonheur, il est caché, ce lieu de délices, bien caché et bien gardé. Tout fait présumer qu’il sera encore à naître dans dix mille ans, le premier bourgeois qui aura la permission d’y pénétrer.

Essayez de vous mettre en face de cette horreur : l’exploitation et le dépeçage du Paradis terrestre ? l’irruption du notaire, du métreur, de l’entrepreneur et des tramways électriques sous ces ombrages de six mille ans qui ont vu l’Innocence humaine… !

Par nature le Bourgeois est haïsseur et destructeur de paradis. Quand il aperçoit un beau Domaine, son rêve est de couper les grands arbres, de tarir les sources, de tracer des rues, d’instaurer des boutiques et des urinoirs. Il appelle ça monter une affaire. »

Taine nous dit que le bourgeois fut une création monarchique, Fukuyama qu’il fut une création délibérée. C’est rassurant !

Le bourgeois de Bloy n’avait pas vu la nouvelle Lourdes encore, ou les JMJ ! C’est dans l’excellente Exégèse des Lieux communs.

Et sur ce progrès de la servitude à travers les siècles, nous avions écrit un texte que nous ajoutons ici : Charles Henry Pearson, le gentleman qui décrivait la Fin :

La vue poétique de l’histoire mérite maintenant d’être un peu reconsidérée et amoindrie.

Charles Henry Pearson est un intellectuel et savant britannique établi en Australie à la fin du XIXe siècle. Il voit comme Kojève et Fukuyama une fin de l’histoire, comme Nietzsche et avant lui Tocqueville le triomphe des idées modernes, socialisme, démocratie, déclin du religieux, accompagner le triomphe de la technique et du confort moderne.

L’intérêt de ses remarques réside dans leur modération (pour l’époque) et leur clarté prophétique. Pour ceux qui ne digèrent pas leur époque comme moi, rien ne vaut ce bain de jouvence d’un gentleman anglo-saxon pragmatique comme on dit : les dés étaient déjà jetés au XIXe siècle, et nous étions prêts pour affronter une fin des temps molle et lente. Le robinet d’eau tiède mettrait un point à la source d’inspiration.

Je résume quelques traits de son excellent livre, National life and character, que j’ai découvert par Lothrop Stoddard, l’excellent penseur qui voit aussi, mais une génération plus tard, les nouvelles guerres du Péloponnèse, le déclin de la « race blanche », la catastrophe bolchévique et la montée de l’islam et du tiers-monde, qui ont d’ailleurs été digérés comme le reste.

S’il partage certains des préjugés raciaux de son temps, Pearson n’en est pas moins un vrai penseur ; il ne pense pas en couleur de peau mais en médiocrité du caractère qui altère toutes les qualités de la race : contrairement à Gustave Le Bon il voit que l’Anglais de 1890 fait route vers le socialisme et pas vers la libre entreprise. Par ailleurs il a compris que tout le monde (même l’Africain, même le coolie, même l’islamiste) sera capable de remplir un formulaire, de prendre le métro ou bien de retirer de l’argent à son distributeur automatique. Parce que c’est cela la vie moderne. Une liquidation de la grandeur au service de la médiocrité matérielle.

On le cite dans son anglais délicat :

« Summing up, then, we seem to find that we are slowly but demonstrably approaching what we may regard as the age of reason or of a sublimated humanity ; and that this will give us a great deal that we are expecting from it well-ordered polities, security to labour, education, freedom from gross superstitions, improved health and longer life, the destruction of privilege in society and of caprice in family life, better guarantees for the peace of the world, and enhanced regard for life and property when war unfortunately breaks out. It is possible to conceive the administration of the most advanced states so equitable and efficient that no one will even desire seriously to disturb it. »

[Traduction du Saker Francophone : Finalement, il semble que nous approchions, lentement mais visiblement, de ce que l’on peut considérer comme un âge de raison ou une humanité sublimée ; et cela nous apportera beaucoup de ce que nous attendons des ses politiques bien organisées, la sécurité d’un travail, d’une éducation, la libération des plus grossières superstitions, une meilleure santé et une vie plus longue, le fin des privilèges dans la vie sociale et des caprices dans la vie familiale, de meilleurs garanties de paix dans le monde et une plus grande considération pour la vie et la propriété quand, malheureusement, une guerre éclate. Il est possible d’envisager que l’administration des états les plus avancés soit si équitable et efficace que plus personne n’aura l’envie même de la perturber].

Pearson ajoute aussi qu’il y aura moins de racisme, et impossibilité de mettre fin au Grand Remplacement qui fait alors peur à Gustave Le Bon, aux Américains Grant et Ross :

« It would be impossible for a conservatively – minded monarch to reconstruct the nobility of the eighteenth century in the twentieth; and even now no practical statesman could dream of arresting Chinese power or Hindu or negro expansion by wholesale massacres. The world is becoming too fibreless, too weak, and too good to contemplate or to carry out great changes which imply lamentable suffering. »

[Traduction du Saker Francophone : Il serait impossible pour un monarque à l’esprit conservateur de recréer la noblesse du XVIIIeme siècle au XXème ; et même de nos jours aucun homme d’état à l’esprit pragmatique ne rêverait de bloquer le pouvoir chinois ou indien, ou l’expansion des noirs, par des massacres à grande échelle. Le monde est devenu trop mou, trop faible et trop bon pour contempler ou entreprendre de grands changements qui impliqueraient souffrances et lamentations].

Je laisse cette phrase écrite dans un anglais si limpide à propos de ses contemporains britanniques tentés par le travaillisme et les nationalisations :

« His tendency in Australia is to adopt a very extensive system of State Socialism. Railways, school, insurance, irrigation… »

[Traduction du Saker Francophone : Sa tendance en Australie est d’adopter un très large système de socialisme d’État. Des voies de chemins de fer, des écoles, des assurances, des systèmes d’irrigation…].

L’Australie est déjà socialiste au XIXe siècle. Notons que Pearson disait que déjà les Blancs étaient sur la défensive en matière migratoire ! L’immigration est alors ralentie partout et l’Amérique Wasp s’inquiète avec raison de ce qui va lui arriver, la pauvre !

Pearson ajoute que la pression des autres races sera très forte sur la race blanche, quand elles auront emprunté la science de l’Europe. Et bien c’est fait ! Pearson donne même le nom et l’adresse des grands pays futurs : la Chine et l’Inde… Il précise que la religion de la famille sera remplacée par la religion de l’État qui la détruira, la famille. Toute l’actualité sur le mariage pour tous est dans Pearson. L’homme des villes devient « une petite partie d’une grande machine » ; son horizon est rétréci. Il en résulte la dépression, la solitude et la fin de la confiance en soi de la race blanche ! C’est la fin des mondes à conquérir, et Pearson écrit à l’époque de Kipling sans doute payé pour répandre de l’optimisme un peu partout : l’optimisme est toujours mieux rétribué car – je l’ai compris trop tard – il fait consommer. La peur aussi, voyez la lutte contre le racisme ou l’effet de serre. Pearson explique de même pourquoi en 1890 Shakespeare et sa violence font démodé, pourquoi le public veut consommer du light culturel, aussi bien à Londres qu’à Paris. Othello c’est trop. La poésie aussi, la grande poésie romantique a disparu, remplacée par le roman de masse à la Zola et par la presse. Le philosophe cède le pas au journaliste et à la pensée rapide (Pearson dit cela cent ans avant Bourdieu !).

« What is a society that has no purpose beyond supplying the day’s needs, and amusing the day’s vacuity, to do with the terrible burden of personality ? »

[Traduction du Saker Francophone : Qu’est ce qu’une société qui n’a d’autres buts que de satisfaire les besoins quotidiens, de remplir les moments de vide par de l’amusement, peut bien faire du lourd fardeau de la personnalité ?]

Tout cela est dû à la montée d’un état « stationnaire » qui nous comble de ses bienfaits : en Angleterre, toujours d’avant-garde, on est passé du catholicisme au protestantisme puis à la liberté de pensée. La monarchie puis l’aristocratie ont été diminuées, les classes travailleuses associées au gouvernement et tout le monde maintenant se cherche sa petite place au soleil (tel quel). On croirait lire Nietzsche et son dernier homme, l’ironie grinçante en moins !

Plus polémique, Pearson remarque aussi que la colonisation en Afrique a fait dégénérer les Blancs qui n’ont plus voulu travailler à la dure, laissant le Noir ou le fellah le faire à leur place ; de la même manière le refus des bas travaux dans nos pays a précipité la vague migratoire dans les années 1960 et 1970. On ne voulait en plus en Afrique du Sud que de nobles fonctions ! Et cela nous condamne, dit Pearson, qui ajoute que les Noirs demanderont leur part du pouvoir aussi en Afrique du sud !

Cela se terminera dans l’optimisme et le métissage généralisé : on perdra le sentiment (le complexe) de supériorité, et on se mariera avec tous, prédit le gentleman. On peut trouver cela bien sûr très bien.

Est-ce que j’ai dit que je ne trouvais pas cela très bien ?

Pearson voit où tout cela débouche : la fin de la volonté, du patriotisme, de la famille nombreuse, du génie et de la grandeur. Mais est-ce si grave ? Nous allons vers un monde sans substance (weak and fibreless), faible et sans capacité de produire de grands changements, écrit-il. Ce monde toutefois bien discipliné et programmé aura eu le génie de créer la première guerre mondiale puis le patriotisme industriel – dont Pearson ne voit pas la menace – produire des Maurras ou l’ineffable Hitler. C’est sans doute la réponse du berger surhomme à la bergère sociale et démocrate ! Heureusement depuis nous sommes tous rangés des affaires. Qui mourrait pour Dantzig ? Mais j’oubliais Damas… Pearson voit le temps où les races les plus hautes (higher, je n’ose traduire supérieures) auront perdu leurs plus nobles éléments. C’est aussi fait depuis les tranchées. Comme disait Madison Grant, le grand triomphateur des guerres c’est toujours Little Dark man le super-héros des temps très postmodernes ! C’est l’homme qui s’élève dans les ascenseurs !

La science n’enchante pas plus nos contemporains, cinquante après l’alunissage, qu’elle n’enchantait Pearson. Il écrit que ses résultats seront de plus en plus médiocres à la science et qu’elle parle finalement de mort comme la religion. L’objectif de l’individu sera de vivre plus longtemps sans trop être détérioré (il use ce même mot). Il sera accompagné par une appréhension de l’art réduite à l’état de bric-à-brac. Voyez les expos, les musées, le reste. Debord parle d’art congelé et décongelé suivant les besoins. L’obsession des gens sera donc la santé publique, c’est-à-dire surtout personnelle. « Nous ne demanderons au jour rien que de vivre, au futur rien que de ne pas nous détériorer. » Les Global Trends des services américains ne promettent pas autre chose : on pourra même changer de rétine pour voir la nuit, nous promettent-ils ! On vivra 130 ans a dit le Figaro ! Alors…

Évidemment, demande Pearson, qu’est-ce qu’une société qui n’a pas d’autre propos que de satisfaire les besoins du jour et d’en amuser la vacuité, et qui n’a rien à faire du terrible fardeau de la personnalité ?

Ce terrible fardeau remplace bien le fardeau de l’homme blanc ! On peut toujours aller voir un psychiatre et prendre des somnifères ! Ce ne seront pas les voyages qui nous consoleront ; le monde sera européanisé, écrit Pearson, avant un siècle, et tout aura disparu avec, coutumes, dialectes et surtout vêtements traditionnels (repensez aux Dupont d’Hergé en Grèce ou bien en Chine). Cela est déjà parfaitement compris dans l’un des chefs d’œuvre de Gautier, son voyage en Espagne, publié dès 1845. Pearson dit d’ailleurs que pour voyager il faut lire des guides de voyage anciens. Je suis entièrement d’accord.

Mais je lui laisse le dernier mot que je trouve excellent et finalement roboratif :

« le prophète et le leader sont en train de devenir des femmes de ménage. »

Nicolas Bonnal

Source : le SakerFrancophone, http://lesakerfrancophone.fr/la-route-de-la-servitude-de-la-boetie-au-micron

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Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5674#comment-18061http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170813_125312_Commentaires_sur_Voila_pourquoi_la_Coree_du_Nord_deteste_autant_les_Etats-Unis_hellip__par_etienneSun, 13 Aug 2017 10:53:12 +0000Qu’il est beau, le monde libre !

par Bruno GUIGUE

Prodigue en bonnes paroles, l’Occident se veut l’incarnation des valeurs universelles. Ce parangon de la démocratie, ce champion des “droits de l’homme” convoque toujours ses vertus supposées à l’appui de ses prétentions hégémoniques. Comme si une bonne fée s’employait, magnanime, à faire coïncider sa morale et ses intérêts, il revêt ses ambitions matérielles des oripeaux de la justice et du droit. C’est ainsi que le “monde libre” pratique le bombardement de pays étrangers à des fins “démocratiques”, mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance économique en privilège moral.

Le reste du monde n’est pas dupe, mais finalement peu importe. “Le monde libre” a toujours raison car il est du côté du Bien, et il ne risque pas la contradiction aussi longtemps qu’il est le plus fort -- c’est du moins ce qu’il croit dur comme fer. La barbarie congénitale qu’il attribue aux autres est l’envers de son monopole autoproclamé de la civilisation. Auréolé du sacro-saint “droit d’ingérence”, ce mariage réussi du sac de sable façon GI’s et du sac de riz façon Kouchner, l’Occident vassalisé par Washington s’imagine sans doute qu’il sauve le monde en le soumettant matin, midi et soir, à l’impitoyable razzia exigée par les vautours de la finance et les multinationales de l’armement.

Cette entreprise de domination, on le sait, ne date pas d’hier. Elle s’inscrit dans la longue durée historique chère à Fernand Braudel, celle de la constitution d’une “économie-monde”. Porté par sa longueur d’avance technologique, le monde occidental s’est lancé depuis la “Renaissance” à la conquête de l’orbe terrestre. Patiemment, il s’est approprié le monde des autres, il l’a façonné à son image, le contraignant à lui obéir ou à l’imiter, éliminant au passage tous ceux qu’il jugeait inassimilables. Sans que ce tour de passe-passe ne vienne troubler ses certitudes, l’Occident s’est pensé comme une métaphore du monde. Il n’en était qu’une partie, mais il voulait en devenir le tout, de la même façon que des pays représentant 10% de la population mondiale, aujourd’hui, se prennent pour la “communauté internationale”.

La conquête coloniale illustra au cours des trois derniers siècles cette propension de l’Occident à étendre son emprise au-delà de ses frontières en prétendant y apporter les bienfaits de la “civilisation”. Ce projet de domination planétaire fut mis en échec par la révolte généralisée des peuples colonisés au 20ème siècle, mais il connut une seconde chance avec son excroissance nord-américaine. L’“Amérique”, cet extrême-Occident découvert par un Christophe Colomb à la recherche de l’extrême-Orient, a hérité du Vieux Continent son ambition conquérante et sa rapacité commerciale. Convertissant leur absence de passé en promesse d’avenir, ces “Etats-Unis” surgis du néant dans l’atmosphère du puritanisme anglo-saxon ont magnifié cette ambition tout en l’unifiant à leur profit. Au prix du génocide des Amérindiens, “l’Amérique” est alors devenue la nouvelle métaphore du monde.

Il n’est pas sûr que ce dernier y ait gagné au change. Les empires coloniaux ont succombé à leur insupportable archaïsme, tandis que l’hégémonie américaine s’exerce, elle, par les multiples canaux de la modernité technologique, de Google aux drones de combat. Du coup, elle paraît à la fois plus ductile et plus tenace. Ce qui lui donne sa souplesse commande aussi sa rémanence. Du casque blanc de l’administrateur colonial européen à l’écran digital de la cybernétique militaire US, une révolution a eu lieu. Elle a substitué à une domination abrupte, liquidée au cours d’une sanglante décolonisation, une entreprise hégémonique multiforme. Héritiers des trois “M” du colonialisme classique, les ONG made in USA ont remplacé les “missionnaires” chrétiens, les “marchands” sont devenus des multinationales et les “militaires” sont désormais bardés de haute technologie.

Fort de la bonne conscience indécrottable des “born again” du Middle West, l’Empire américain projette aujourd’hui sur le monde son manichéisme dévastateur. Les yeux ouverts, il rêve d’un partage définitif entre les bons et les méchants, pilier inébranlable d’un ethnocentrisme sans complexe. Le droit est forcément de son côté, puisqu’il incarne les valeurs cardinales de la “démocratie libérale”, des “droits de l’homme” et de “l’économie de marché”. C’est à l’évidence une idéologie grossière, masque frauduleux des intérêts les plus sordides, mais il faut avouer qu’elle est efficace. Si elle ne l’était pas, il y aurait peu de monde pour croire que les USA ont gagné la Seconde Guerre Mondiale, que le capitalisme est un bon système, que Cuba est un goulag tropical, qu’Assad est pire qu’Hitler et que la Corée du Nord menace le monde.

De cette intimité présumée avec le Bien, les thuriféraires de l’Empire nord-américain déduisent logiquement un droit préemptif à traquer le Mal sous toutes les latitudes. Aucun scrupule ne devant inhiber sa frénésie salvatrice, la civilisation au singulier dont il se croit l’incarnation s’attribue la prérogative expresse de réduire la barbarie par tous les moyens. C’est pourquoi l’impérialisme contemporain fonctionne comme une sorte de tribunal universel, qui distribue les récompenses et inflige les punitions à qui bon lui semble. Devant cette juridiction hautement “morale”, la CIA tient lieu de juge d’instruction, le Pentagone de bras séculier, et le président des Etats-Unis de juge suprême, sorte de “deus ex machina” d’une justice divine qui frappe de la foudre les suppôts de “l’Axe du Mal” et autres empêcheurs de tourner en rond dans l’arrière-cour de l’Empire du Bien.

Manifestement, cette tendance à se prendre pour l’incarnation de la Morale se situe du côté des structures, car la succession conjoncturelle -- et trépidante -- des locataires de “White House” n’y change rien. A Washington, la croisade contre les barbares sert invariablement de cache-sexe à la cupidité sans limite du complexe militaro-industriel et à l’emprise séculaire de l’Etat profond. D’Harry Truman à Donald Trump en passant par Barack Obama, de la Corée à la Syrie en passant par le Vietnam, l’Indonésie, l’Angola, le Mozambique, le Salvador, le Nicaragua, le Chili, l’Afrique du Sud, la Serbie, l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie, l’Irak et la Libye, on administre la mort, directement ou par “proxies”, à tous ceux qui s’opposent au règne salvateur de la justice universelle.

Pour exécuter ses basses besognes, “l’Amérique” bienfaitrice a toujours su utiliser la main d’oeuvre locale. Franco, Hitler et Mussolini (jusqu’en 1939), Tchang Kaï-Tchek, Somoza, Syngman Rhee, Ngo Dinh Diem, Salazar, Batista, Mobutu, Marcos, Trujillo, Pik Botha, Duvalier, Suharto, Papadopoulos, Castelo Branco, Videla, Pinochet, Stroessner, Reza Chah Pahlevi, Zia Ul Haqq, Ben Laden, Uribe, le roi Salmane, Netanyahou, les nazis ukrainiens et les “terroristes modérés” du Moyen-Orient ont fourni un précieux concours. Leader incontesté du merveilleux “monde libre”, “l’Amérique” prétend incarner la civilisation au moment où elle vitrifie des populations entières à l’arme atomique, au napalm ou au missile de croisière, à défaut de leur infliger la mort lente par l’agent orange, l’uranium enrichi ou l’embargo sur les médicaments. Et elle ne manque pas de zélateurs jurant qu’elle rend des services irremplaçables à l’humanité, alors qu’à l’évidence la défaite de cet Empire criminel serait une excellente nouvelle.

Bruno GUIGUE

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Commentaires sur Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis… par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5674#comment-18060http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170813_122717_Commentaires_sur_Voila_pourquoi_la_Coree_du_Nord_deteste_autant_les_Etats-Unis_hellip__par_etienneSun, 13 Aug 2017 10:27:17 +0000Autre énorme bobard capitaliste :

Gaël Giraud : Le mythe du ruissellement économique


http://www.la-croix.com/amp/1200866935

La Croix , le 1er août 2017

Gaël Giraud, économiste en chef de l’Agence Française de Développement, directeur de recherche CNRS, professeur à l’École Nationale des Ponts et Chaussées.

Lorsque, durant les années 1980, Margaret Thatcher et Ronald Reagan réduisirent de manière considérable la fiscalité des plus fortunés, l’argument le plus souvent invoqué par certains économistes tenait en une métaphore : le “ruissellement” de richesse descend des plus favorisés vers les plus pauvres. Il est certain que ces largesses fiscales ont fortement contribué à l’envol de la dette publique, tant aux États-Unis qu’en Angleterre.

Ont-elles alimenté la croissance économique de ces deux pays ? Rien n’est moins sûr car la relative prospérité nord-américaine de cette décennie fut tirée, d’abord, par l’explosion des dépenses publiques orchestrées par le secrétariat d’État à la défense de l’administration Reagan. Quant à Albion – qui quémandait le secours du Fonds Monétaire International au début des années 1970 –, elle doit en grande partie son retour à meilleure fortune au pouvoir d’attraction des capitaux induit par la dérégulation financière de la City. De l’aveu du FMI (1), nous n’avons aucune preuve empirique de la théorie du ruissellement. Quelle analyse économique sous-tend donc cette métaphore que certains voudraient ressusciter aujourd’hui ?

Épargne, épargne, croissance, emploi…

L’argument est, en général, le suivant : les plus fortunés ont, en moyenne, une propension marginale à épargner supérieure à celle des plus pauvres. Le surcroît de richesse qui peut leur être accordé (via, e.g., une réduction d’impôt) viendra donc alimenter davantage l’épargne nationale que si cette même richesse avait été distribuée à des ménages moins favorisés. Or l’épargne gonfle l’investissement. Et l’investissement d’aujourd’hui, c’est la croissance de demain, et donc, notamment, les emplois de demain. Lesquels procureront un salaire, y compris aux moins fortunés. CQFD ?

Cette “preuve” est fausse. Certes, les plus fortunés ont une propension à consommer inférieure à celle des plus pauvres : pour un euro de revenu supplémentaire, le centile le plus riche, en France, dépensera en moyenne moins de 70 centimes et épargnera donc au moins 30 centimes. Tandis que le décile le plus pauvre dépensera la quasi-totalité de cet euro (voire davantage car il pourra plus facilement s’endetter, en principe). Mais la part de vérité du ruissellement s’arrête là.

Lire : Huit hommes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population

Une épargne qui alimente diverses bulles

Primo, le surcroît d’épargne rendu possible par l’enrichissement des plus riches ne vient pas, ou plus, alimenter l’investissement. Si cette relation était automatique, l’économie mondiale ne serait pas piégée, comme elle l’est aujourd’hui, par un sous-investissement chronique : jamais les catégories sociales les plus favorisées n’ont autant épargné qu’aujourd’hui, et pourtant, depuis plus d’une décennie, l’investissement agrégé en fonction du revenu national ne cesse de baisser dans la plupart des pays de l’OCDE. En zone euro, d’après le FMI, il a chuté de 24 % en 2007 à 19,9 % du PIB en 2016. Que devient, par conséquent, l’épargne surabondante ? Elle est réinvestie dans des paris d’argent sur les marchés financiers et immobiliers, où elle alimente diverses bulles : celle des dérivés financiers, par exemple, dont le notionnel libellé en euro atteint, à lui seul, la somme extravagante de 80 trillions. Celle des centres-villes gentrifiés de nos capitales, également.

Un manque d’investissement dans les économies occidentales

Secundo, l’investissement n’a pas besoin d’épargne pour se financer. L’affirmation contraire s’appuie sur l’idée – aussi répandue que fausse – selon laquelle ce sont les dépôts (l’épargne) qui font les crédits. Dit autrement, une banque, pour prêter de l’argent, aurait besoin de l’emprunter elle-même quelque part. Au contraire, les banques commerciales (qui sont telles parce qu’elles ont reçu de l’État une délégation du pouvoir régalien de frapper monnaie) créent du crédit tous les jours. Et équilibrent leurs comptes ex post en empruntant auprès de la Banque Centrale (à taux réel négatif, en zone euro, aujourd’hui) la monnaie nécessaire pour apurer leurs transactions avec leurs contreparties et pour satisfaire aux ratios prudentiels qui encadrent leur pouvoir de création monétaire.

D’aucuns imaginent que la création monétaire par les banques de second rang est entièrement pilotée par celle de la Banque Centrale qui in fine aurait seule le pouvoir d’accroître la quantité de monnaie en circulation. De nouveau, il s’agit d’un mythe comme l’a rappelé récemment la Banque d’Angleterre (2) : l’explosion des liquidités injectées par les Banques centrales d’Occident sur les marchés interbancaires depuis 2008 ne s’est nullement traduite par un accroissement proportionnel des crédits accordés par les banques privées à l’économie réelle. Et c’est bien là tout le problème de l’insuffisance d’investissement dans les économies occidentales.

Des investissements qui ne créent pas toujours d’emplois.

Tertio, depuis le début des années 1990, on assiste à l’apparition de reprises de croissance du revenu national (d’abord aux États-Unis puis, de plus en plus souvent, en Europe) qui ne s’accompagnent pas d’une hausse d’emplois. Ces jobless recoveries sont la preuve du fait que toute forme d’investissement ne crée pas nécessairement des emplois. Il en va ainsi, e.g., des investissements financés entre 2001 et 2007 en faveur de projets immobiliers dépourvus de sens en Andalousie. Les villes fantômes que ces crédits ont engendrées n’ont pas créé d’emplois !

La solution ? Redistribuer les richesses

Comment remédier, alors, à l’insuffisance d’investissement, notamment en Europe, principale responsable de la faiblesse de notre croissance ? En redistribuant la richesse produite par une nation à ses membres les plus pauvres. Ce qui non seulement réduira les inégalités mais favorisera une reprise durable de l’économie.

Pourquoi ? Parce que l’accroissement de consommation que pareille redistribution engendrera est de nature à revigorer la demande, et donc à remplir les carnets d’ordre des entreprises – unique signal qui peut convaincre ces dernières d’investir à nouveau en dépit de leur propre excès d’endettement privé. (En zone euro, l’endettement des entreprises privées non-financières atteint environ 130 % du PIB, loin devant la dette publique.)

À condition, bien sûr, que le secteur privé puisse emprunter auprès du secteur bancaire pour financer ses nouveaux investissements, et pourvu que ce surcroît de consommation ne provoque pas une flambée supplémentaire d’émissions de CO2 ou ne vienne pas simplement alimenter les importations venues de Chine. Il faut donc favoriser le crédit aux entreprises (ce à quoi Francfort s’emploie depuis plusieurs années) et redistribuer aux plus pauvres en s’assurant que ce revenu supplémentaire sera dépensé en production locale, viades circuits courts et non polluants. Comment ? Les solutions sont nombreuses : une TVA “verte”, l’incitation à la rénovation thermique, etc. Elles ne se trouvent pas à Bercy mais au Ministère de Nicolas Hulot.

Gaël Giraud.

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de THINKERVIEW à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18059http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170813_115014_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_THINKERVIEW_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneSun, 13 Aug 2017 09:50:14 +0000[passionnant] Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis…

Quand les Etats-Unis détruisaient un pays pour le sauver

Le 25 juin 2010 marque le soixantième anniversaire du début de la Guerre de Corée, appelée «Guerre de Libération de la patrie » en République populaire démocratique de Corée. Entre 1950 et 1953, les hostilités ont fait près de quatre millions de victimes, mais l’ « héritage » de cette guerre va bien au-delà de ce bilan humain déjà terrifiant : l‘accord d’armistice signé à Panmunjom le 27 juillet 1953 a scellé la division de la péninsule coréenne en établissant une ligne de démarcation militaire entre le nord et le sud, et, faute de véritable traité de paix, la Corée reste « techniquement » en état de belligérance.

Au lendemain de la libération de la Corée (15 août 1945), après 35 ans de colonisation japonaise, le peuple coréen pouvait pourtant légitimement prétendre à recouvrer son indépendance et sa souveraineté, comme s’y étaient engagés les pays alliés lors de la Conférence du Caire (novembre 1943). Cette légitime aspiration de la nation coréenne ne fut malheureusement pas réalisée dans le contexte d’affrontement des grandes puissances : dès le mois de septembre 1945, deux zones d’occupation, soviétique et américaine, se mirent en place de part et d’autre du 38emeparallèle. En 1948, l’organisation d’élections séparées au sud, sous l’égide de l’ONU où les Etats-Unis disposaient de la majorité, aboutit à la création de deux Etats coréens : la République de Corée au sud, la République populaire démocratique de Corée au nord. La partition de fait de la Corée était réalisée. La nation coréenne se trouvait dramatiquement divisée contre son gré par la « frontière » artificielle du 38eme parallèle, autour de laquelle divers accrochages firent des milliers de morts de 1945 à 1950.

La thèse de l’offensive nord-coréenne du 25 juin 1950 servit de prétexte à une intervention militaire des Etats-Unis, dans le cadre d’une stratégie américaine globale de « refoulement du communisme ». L’intervention américaine en Corée fut légitimée par le Conseil de sécurité de l’ONU – où l’URSS ne siégeait pas en raison du refus d’y admettre la jeune République populaire de Chine -, le président américain Harry Truman présentant alors l’envoi de troupes en Corée comme une « opération de police » dont le but était de repousser un « raid de bandits contre la République de Corée ». Le président américain l’a fait sans déclaration de guerre, jusqu’alors une condition préalable à la participation militaire des Etats-Unis à l’étranger. Il a ainsi établi un précédent pour le président Lyndon Johnson qui a engagé des troupes dans la Guerre du Vietnam sans jamais solliciter un mandat du Congrès pour son action. Les interventions en Irak et en Afghanistan ont été menées selon les mêmes principes.

Pour cette « opération de police », les Etats-Unis eurent recours à des armes de destruction massive, ou menacèrent d’en utiliser, ce qui contribue encore à éclairer la situation actuelle. Comme l’écrit l’historien américain Bruce Cumings en conclusion de l’article que nous reproduisons ci-après, « la Corée du Nord tenterait, sans raison, de s’équiper en armes de destruction massive, tandis que l’opposition de Washington à cette stratégie relèverait de l’innocence originelle. Pourtant, depuis les années 1940, les Etats-Unis ont eux-mêmes utilisé ou menacé d’utiliser ces armes en Asie du Nord-Est. Ils sont la seule puissance à avoir eu recours à la bombe atomique, et leur dissuasion repose sur la menace de les employer de nouveau en Corée ». Cumings écrivait ces lignes en 2004, sous l’administration Bush. Elles restent d’une troublante actualité, surtout après l’annonce, le 6 avril 2010, de la nouvelle posture nucléaire de l’administration Obama, selon laquelle les Etats-Unis s’autorisent à frapper la Corée du Nord avec des armes nucléaires même si celle-ci n’utilise que des armes conventionnelles.

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Mémoires de feu en Corée du Nord

Quand les USA détruisaient un pays pour le sauver

La Corée du Nord tenterait, sans raison, de s’équiper en armes de destruction massive, tandis que l’opposition de Washington à cette stratégie relèverait de l’innocence originelle. Pourtant, depuis les années 1940, les USA ont eux-mêmes utilisé ou menacé d’utiliser ces armes en Asie du Nord-Est. Ils sont la seule puissance à avoir eu recours à la bombe atomique, et leur dissuasion repose sur la menace de les employer de nouveau en Corée.

Bruce Cumings est Professeur d’histoire à l’université de Chicago et auteur de Parallax Visions : Making Sense of American-East Asian Relations, Duke University Press, Londres, 1999 et de North Korea, Another Country, The New Press, New York, 2004.

Lire la suite, passionnante :
http://www.les-crises.fr/voila-pourquoi-la-coree-du-nord-deteste-autant-les-etats-unis/

Source : les-crises.fr, Olivier Berruyer

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par Ana Saillandhttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-18058http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170812_205833_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_Ana_SaillandSat, 12 Aug 2017 18:58:33 +0000mémé sort ses griffes

https://www.facebook.com/ana.sailland/posts/1960057434212544

Tous à Paris !

( on peut en profiter pour se voir et bosser même si cabossés )

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Commentaires sur [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4 par BAhttp://chouard.org/blog/?p=5638#comment-18055http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170811_105537_Commentaires_sur__EMANCIPATION__ET_SI_NOUS_REECRIVIONS_LA_CONSTITUTION___Video_4_4_par_BAFri, 11 Aug 2017 08:55:37 +0000Jeudi 10 août 2017 :

2016, année noire pour le climat et réchauffement à un niveau record.

Le dernier rapport annuel sur «l’État du climat» dresse un portrait des plus sombres de notre planète après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880.

Les températures, la montée des océans et les émissions de gaz à effets de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2016, une nouvelle année noire pour le climat, montre jeudi une étude internationale de référence.

«Les records de chaleur de l’année dernière résultent de l’influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d’un fort El Nino au début de l’année», le courant chaud équatorial du Pacifique, explique le rapport qui vient d’être publié par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l’American Meteorological Society (AMS).

Ce document de 300 pages auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre bien que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire.

Même s’il ne sont pas pris en compte dans le rapport, les six premiers mois de 2017 sont également parmi les plus chauds enregistrés depuis 1880, selon la NOAA.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/08/10/01008-20170810ARTFIG00272-2016-annee-noire-pour-le-climat-et-rechauffement-a-un-niveau-record.php

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Mon commentaire :

Pour que cette importante « THÉORIE » devienne une PRATIQUE durable, il faut que NOUS cessions de démissionner du processus constituant.

Il n’est de citoyens que constituants.

Combien avez-VOUS fait d’ateliers constituants (populaires et contagieux) aujourd’hui ?

Notre émancipation politique est entre NOS mains.

Ne vous plaignez pas de l’obscurité : allumez une lumière !


Note : ce n’est pas l’art 28 de la DDHC de 1789 (qui ne compte que 17 articles 🙂 ) mais c’est l’art. 28 de la DDHC de 1793 (qui en compte 35, magnifiques) :
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-du-24-juin-1793.5084.html

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http://www.les-crises.fr/plainte-contre-jean-quatremer-et-rudy-reichstadt-pour-diffamation/

Je remercie Olivier Berruyer pour son dévouement au bien commun et pour son courage !
Le blog les-crises.fr est un grand service public, à lire tous les jours.

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de THINKERVIEW à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18051http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170810_143808_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_THINKERVIEW_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneThu, 10 Aug 2017 12:38:08 +0000[Témoignage remarquable]

L’armée syrienne affrontait l’EI longtemps avant que les Américains ne tirent leur premier missile

Les survivants de cette armée et leurs familles vont vouloir que leur sacrifice soit reconnu et même récompensé


Un an jour pour jour avant sa mort, le général Fouad Khadour est assis dans son quartier général à l’ouest de Palmyre, Photo Nelofer Pazira

Par Robert Fisk – Le 27 juillet 2017 – Source The Independent

Je n’aime pas les armées. Ce sont des institutions dangereuses. Les soldats ne sont pas des héros juste parce qu’ils se battent. Et je suis fatigué de répéter que ceux qui vivent par l’épée pourraient bien aussi mourir par l’épée. Mais si on compare les 40 000 civils tués à Mossoul par les Américains, les Irakiens et l’EI au cours des douze derniers mois, aux 50 000 civils abattus par les Mongols au XIIIe siècle à Alep – et que l’on se rend compte que l’influence des droits humains sur les aviateurs américains, la brutalité irakienne, et le sadisme de l’EI, n’a permis d’obtenir qu’une diminution de 10 000 morts par rapport aux hordes mongoles – la mort semble parfois avoir perdu son sens.

Sauf quand on connait les victimes ou leurs familles. J’ai un ami dont la mère a été assassinée à Damas, dans le faubourg de Harasta, au début de la guerre syrienne, un autre dont le beau-frère a été enlevé à l’est de la ville et n’a jamais été retrouvé. J’ai rencontré une petite fille dont la mère et le petit frère ont été abattus par des tueurs d’al-Nosra dans la ville de Jisr al-Shughour, et un Libanais qui croit que son neveu a été pendu dans une prison syrienne. Et puis, ce mois-ci, dans le désert syrien oriental, près du village d’al-Arak, aux cabanes balayées par la poussière, un soldat syrien que je connaissais a été tué par l’EI.

C’était, bien sûr, un soldat de l’armée du régime syrien. Il était général d’une armée constamment accusée de crimes de guerre par la même nation, les États-Unis, dont les frappes aériennes ont si généreusement contribué au massacre épouvantable de Mossoul. Mais le général Fouad Khadour était un soldat professionnel et il défendait les champs de pétrole de l’est de la Syrie : les joyaux de la couronne de l’économie syrienne. L’EI voulait s’en emparer et c’est pour ça qu’ils ont tué Khadour. La guerre dans le désert n’est pas une guerre sale comme tant des attaques perpétrées en Syrie. Quand j’ai rencontré le général à l’ouest de Palmyre, l’EI venait de conquérir l’ancienne ville romaine et de trancher, en public, la tête des civils, des soldats et des fonctionnaires qui n’avaient pas réussi à fuir.

Un an auparavant, le fils du général, également soldat, avait été tué en se battant à Homs. Fouad Khadour a simplement fait oui de la tête quand je l’ai mentionné. Il voulait parler de la guerre dans les montagnes brûlées par le soleil du sud de Palmyre, où il enseignait à ses soldats à se battre contre les attaques suicides de l’EI, à défendre leurs positions isolées autour de la station de pompage et de transmission électrique où il était basé, et à sauver les pipelines T4 sur la route de Homs. Les Américains, qui proclamaient que l’EI était une force « apocalyptique », se sont moqués de l’armée syrienne qui, selon eux, ne se battait pas contre l’EI. Mais Khadour et ses hommes combattaient l’EI bien avant que les Américains ne tirent de missile, et ils ont appris la seule leçon que les soldats peuvent apprendre lorsqu’ils sont confrontés à un ennemi aussi horrible : ne pas avoir peur.

Khadour a reconnu avoir eu de grosses pertes. Puis il m’a raconté avec un calme horrifié comment, lors d’une attaque sur un groupe de grottes dans les montagnes, ses soldats avaient trouvé des vêtements de femmes laissés derrière par l’EI. Je ne comprends pas, ai-je dit. « Moi non plus je ne comprenais pas, a répondu le général, puis nous avons réalisé qu’ils appartenaient probablement aux esclaves sexuelles Yezidis que Daech avaient enlevées en Irak. »

Par la suite, les Syriens, soutenus par de massives attaques aériennes russes contre l’EI, sont revenus à Palmyre et ont repris la ville, et j’ai à nouveau rencontré le général Khadour dans la bicoque en béton, située entre un château mamelouk du XIIIe siècle et une chaîne de montagnes, qui lui servait de quartier général. Il avait conduit ses soldats dans Palmyre sous de constants tirs de mortier. Beaucoup d’entre eux étaient morts en marchant sur les mines que l’EI avait habilement placées sous des chemins de terre apparemment fréquentés. Khadour avait lui-même été blessé par des éclats de mines, même s’il faisait plus de cas des scorpions qui venaient le piquer la nuit dans sa cabane de béton.

Il était également indigné par les médias. « Une équipe de télévision est venue à Palmyre après la bataille, m’a-t-il dit, et le journaliste nous a demandé de reconstituer les combats pour pouvoir dire qu’il était là pendant qu’ils avaient lieu ! » Et il a secoué la tête tristement. Ce n’était pas une équipe de télévision occidentale, a-t-il ajouté. Il m’a dit que la guerre allait continuer, qu’il y avait encore beaucoup de combats à mener dans le désert. Nous avons pris une photo de lui assis en treillis dans la chaleur du désert près d’un écran de camouflage déchiré. Il avait l’air de bonne humeur, fatigué peut-être, un homme qui avait beaucoup appris sur le désert. Il lui restait exactement un an à vivre.

L’EI est revenu à Palmyre et a été repoussé une fois de plus et quelques mois plus tard, a commencé la grande bataille pour repousser Isis vers l’Euphrate. Je voulais parler à Khadour à nouveau. Il se battait maintenant à l’est de Palmyre dans les collines autour d’al-Arak. Un ami l’a appelé, alors qu’il prenait un bref congé, chez lui, près de Lattaquié – oui, c’était un alaouite tandis que la plupart de ses hommes étaient des musulmans sunnites –, pour lui dire que je voulais le voir. Il ne lui restait plus que deux jours à vivre.

Je n’aime pas les armées. Ce sont des institutions dangereuses. Les soldats ne sont pas des héros juste parce qu’ils se battent. Et je suis fatigué de répéter que ceux qui vivent par l’épée pourraient bien aussi mourir par l’épée. Mais si on compare les 40 000 civils tués à Mossoul par les Américains, les Irakiens et l’EI au cours des douze derniers mois, aux 50 000 civils abattus par les Mongols au XIIIe siècle à Alep – et que l’on se rend compte que l’influence des droits humains sur les aviateurs américains, la brutalité irakienne, et le sadisme de l’EI, n’a permis d’obtenir qu’une diminution de 10 000 morts par rapport aux hordes mongoles – la mort semble parfois avoir perdu son sens.

Sauf quand on connait les victimes ou leurs familles. J’ai un ami dont la mère a été assassinée à Damas, dans le faubourg de Harasta, au début de la guerre syrienne, un autre dont le beau-frère a été enlevé à l’est de la ville et n’a jamais été retrouvé. J’ai rencontré une petite fille dont la mère et le petit frère ont été abattus par des tueurs d’al-Nosra dans la ville de Jisr al-Shughour, et un Libanais qui croit que son neveu a été pendu dans une prison syrienne. Et puis, ce mois-ci, dans le désert syrien oriental, près du village d’al-Arak, aux cabanes balayées par la poussière, un soldat syrien que je connaissais a été tué par l’EI.

C’était, bien sûr, un soldat de l’armée du régime syrien. Il était général d’une armée constamment accusée de crimes de guerre par la même nation, les États-Unis, dont les frappes aériennes ont si généreusement contribué au massacre épouvantable de Mossoul. Mais le général Fouad Khadour était un soldat professionnel et il défendait les champs de pétrole de l’est de la Syrie : les joyaux de la couronne de l’économie syrienne. L’EI voulait s’en emparer et c’est pour ça qu’ils ont tué Khadour. La guerre dans le désert n’est pas une guerre sale comme tant des attaques perpétrées en Syrie. Quand j’ai rencontré le général à l’ouest de Palmyre, l’EI venait de conquérir l’ancienne ville romaine et de trancher, en public, la tête des civils, des soldats et des fonctionnaires qui n’avaient pas réussi à fuir.

Un an auparavant, le fils du général, également soldat, avait été tué en se battant à Homs. Fouad Khadour a simplement fait oui de la tête quand je l’ai mentionné. Il voulait parler de la guerre dans les montagnes brûlées par le soleil du sud de Palmyre, où il enseignait à ses soldats à se battre contre les attaques suicides de l’EI, à défendre leurs positions isolées autour de la station de pompage et de transmission électrique où il était basé, et à sauver les pipelines T4 sur la route de Homs. Les Américains, qui proclamaient que l’EI était une force « apocalyptique », se sont moqués de l’armée syrienne qui, selon eux, ne se battait pas contre l’EI. Mais Khadour et ses hommes combattaient l’EI bien avant que les Américains ne tirent de missile, et ils ont appris la seule leçon que les soldats peuvent apprendre lorsqu’ils sont confrontés à un ennemi aussi horrible : ne pas avoir peur.

Khadour a reconnu avoir eu de grosses pertes. Puis il m’a raconté avec un calme horrifié comment, lors d’une attaque sur un groupe de grottes dans les montagnes, ses soldats avaient trouvé des vêtements de femmes laissés derrière par l’EI. Je ne comprends pas, ai-je dit. « Moi non plus je ne comprenais pas, a répondu le général, puis nous avons réalisé qu’ils appartenaient probablement aux esclaves sexuelles Yezidis que Daech avaient enlevées en Irak. »

Par la suite, les Syriens, soutenus par de massives attaques aériennes russes contre l’EI, sont revenus à Palmyre et ont repris la ville, et j’ai à nouveau rencontré le général Khadour dans la bicoque en béton, située entre un château mamelouk du XIIIe siècle et une chaîne de montagnes, qui lui servait de quartier général. Il avait conduit ses soldats dans Palmyre sous de constants tirs de mortier. Beaucoup d’entre eux étaient morts en marchant sur les mines que l’EI avait habilement placées sous des chemins de terre apparemment fréquentés. Khadour avait lui-même été blessé par des éclats de mines, même s’il faisait plus de cas des scorpions qui venaient le piquer la nuit dans sa cabane de béton.

Il était également indigné par les médias. « Une équipe de télévision est venue à Palmyre après la bataille, m’a-t-il dit, et le journaliste nous a demandé de reconstituer les combats pour pouvoir dire qu’il était là pendant qu’ils avaient lieu ! » Et il a secoué la tête tristement. Ce n’était pas une équipe de télévision occidentale, a-t-il ajouté. Il m’a dit que la guerre allait continuer, qu’il y avait encore beaucoup de combats à mener dans le désert. Nous avons pris une photo de lui assis en treillis dans la chaleur du désert près d’un écran de camouflage déchiré. Il avait l’air de bonne humeur, fatigué peut-être, un homme qui avait beaucoup appris sur le désert. Il lui restait exactement un an à vivre.

L’EI est revenu à Palmyre et a été repoussé une fois de plus et quelques mois plus tard, a commencé la grande bataille pour repousser Isis vers l’Euphrate. Je voulais parler à Khadour à nouveau. Il se battait maintenant à l’est de Palmyre dans les collines autour d’al-Arak. Un ami l’a appelé, alors qu’il prenait un bref congé, chez lui, près de Lattaquié – oui, c’était un alaouite tandis que la plupart de ses hommes étaient des musulmans sunnites –, pour lui dire que je voulais le voir. Il ne lui restait plus que deux jours à vivre.

L’officier supérieur de Khadour portait le même nom de famille – c’était le général Mohamed Khadour, qui commande toute la région militaire de l’est – bien qu’ils ne soient pas de la même famille. Il m’a emmené dans les collines où Khadour a été tué. Voici ce qu’il m’a dit : « Un collègue et moi-même parlions au téléphone à Fouad là où il était attaqué près du champ [de pétrole] Ramamin et nous sommes allés le voir pour parler de l’opération. Nous l’avons vu sur une colline en train d’organiser ses troupes à al-Arak. Il s’est dirigé vers la route où nous nous étions arrêtés et l’EI tirait des mortiers qui ont atterri près de nous. Ils savaient sur qui ils tiraient. Nous avons donné nos plans à Fouad. J’ai dit que nous devrions évacuer temporairement cette zone. Quand nous sommes remontés dans notre véhicule, Fouad est venu pour nous dire au revoir. Mais juste après notre départ, un réservoir de pétrole a explosé à côté de lui. Nous avons appris qu’il avait été touché à la main. J’ai essayé de l’appeler sur son téléphone et il a essayé de me répondre mais il n’arrivait pas à parler. Je voyais qu’il était en ligne parce que son nom était inscrit sur l’écran de mon téléphone. Ils l’ont amené à l’hôpital, il continuait à dire : « C’est juste ma main » et il était tout à fait conscient. Mais ils ont découvert qu’un éclat d’obus était entré dans son corps et avait transpercé ses poumons. Et puis son état s’est détérioré, sa respiration a commencé à faiblir et, une heure plus tard, il était mort. C’était un héros et un homme très courageux. »

Les ennemis du régime le nieront – car ils maudissent toute l’armée d’Assad – mais le fait est que le général Fouad Khadour soit mort en combattant la même idéologie meurtrière que la Russie, l’Amérique et la France et d’innombrables pays occidentaux considèrent comme leur pire ennemi. Le fait que tant d’armes de l’EI proviennent de l’Occident – comme me l’ont répété aussi bien le général Khadour vivant que le général Khadour mort – donne un tour cruellement ironique à cette histoire. Le tank qui a tiré sur Fouad Khadour était peut-être un tank syrien capturé au début de la guerre – ou un Abrams américain pris par l’EI à Mossoul en 2014 et amené en Syrie comme beaucoup d’autres tanks américains.

Mais la mort de Fouad Khadour signifie autre chose. C’est la perte d’un officier supérieur expérimenté de plus dans une armée qui a perdu environ 74 000 soldats. Il y a en effet beaucoup d’officiers parmi les soldats morts, parce que les commandants de terrain en Syrie sont en première ligne. Un autre officier supérieur a été tué lors d’un cessez-le-feu qui a échoué à Alep il y a deux semaines. J’ai rencontré un colonel syrien à Alep ce mois-ci qui, après mûre réflexion, m’a dit que 200 personnes qu’il connaissait personnellement avaient été tuées dans la guerre, la plupart des soldats, et parmi eux son oncle. Les survivants de cette armée et leurs familles – s’ils « gagnent » cette guerre et si une victoire claire est possible quand autant de puissances étrangères sont impliquées, voudront que leur sacrifice soit reconnu et même récompensé.

L’importance de l’armée syrienne augmente chaque jour. Ce n’est plus la force armée corrompue et corruptrice qui a pourri au Liban pendant 29 ans, ni la force armée mal entraînée qui s’est confrontée à l’insurrection, au début, quand ses propres soldats faisaient défection. C’est maintenant l’armée arabe la plus aguerrie du Moyen-Orient, plus que l’armée irakienne qui a beaucoup moins de soldats professionnels.

Et c’est l’armée syrienne qui devra reconstruire la Syrie. Le général Fouad Khadour – et sa mort – font donc partie du futur autant que du passé de la Syrie.

Robert Fisk

Source : le SakerFrancophone, http://lesakerfrancophone.fr/larmee-syrienne-affrontait-lei-longtemps-avant-que-les-americains-ne-tirent-leur-premier-missile

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Le Venezuela possède plus de pétrole que l’Arabie saoudite

par Hayat Gazzane (2011)

Le Venezuela possède plus de pétrole que l'Arabie saoudite

D’après un rapport de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le pays dirigé par Hugo Chavez détenait l’an dernier des réserves prouvées de 296,50 milliards de barils, soit les plus grandes du monde.

Le Venezuela est plus riche en pétrole que l’Arabie saoudite. C’est le rapport annuel de l’Organisation mondiale du pétrole (Opep) qui l’affirme. Ce document indique que le pays dirigé par Hugo Chavez, actuellement à Cuba pour faire soigner son cancer,disposait en fin d’année dernière de 296,50 milliards de barils d’or noir pouvant être exploités, contre 211,2 milliards un an plus tôt. Il surpasse ainsi le royaume saoudien dont les réserves prouvées sont restées stables, à 264,5 milliards.

En janvier dernier, le président Hugo Chavez affirmait déjà être devenu le numéro un du pétrole devant l’Arabie saoudite. Mais jusqu’à présent, les chiffres de l’Opep ne le confirmaient pas car l’organisation n’intégrait pas dans ses calculs le pétrole non conventionnel, c’est-à-dire lourd et extra-lourd, qui fait la richesse du Venezuela. C’est désormais chose faite. La forte hausse des réserves prouvées qui en résulte a été le principal moteur de l’augmentation générale des réserves de l’Opep, qui s’établissent à 1193 milliards de barils (+12,1%).

Un pétrole trop lourd

Le Venezuela a toujours milité pour la reconnaissance par l’Opep du potentiel de son bassin de l’Orénoque, situé dans le nord du pays. Cette zone est considérée comme la plus grande réserve d’hydrocarbures du monde. Elle est actuellement exploitée par la compagnie nationale pétrolière Petroleos de Venezuela (PDVSA) et des partenaires étrangers, dont l’italien Eni. Le Venezuela, qui y produit en moyenne 2,3 millions de barils par jours (mbj) selon l’organisation, espère y produire 4,6 mbj en 2020. Vendredi dernier, la compagnie pétrolière italienne ENI a d’ailleurs engagé 2 milliards de dollars dans des projets communs d’exploitation et de raffinage avec PDVSA dans cette zone.

Mais le point faible du Venezuela réside dans la qualité de son pétrole. Son extraction et raffinage demandent des coûts bien plus élevés que le pétrole léger qui fait la richesse des sous-sols saoudiens. Le Venezuela a plus de difficulté à transformer et rendre commercialisable son or noir. Même s’il dispose de plus de réserve, il reste donc loin derrière l’Arabie saoudite en termes de production (8,16 mbj en 2010 contre 2,85 millions pour le Venezuela) et d’exportation (950.900 mbj contre 751.100 mbj).


L’Irak retrouve de l’élan

Parmi les autres pays à avoir augmenté leur production figurent l’Iran, avec 151 milliards de barils (+10,3%), et l’Irak. Ce dernier pays détient 143 milliards de barils de réserves, un chiffre en hausse de 24,4%. D’après le gouvernement irakien, l’industrie pétrolière, qui avait été mise à mal par le conflit de 2003, repart de l’avant. En 2009, onze contrats ont été signés avec des compagnies étrangères pour l’exploitation de ses immenses réserves pétrolières. Le pays entend porter sa capacité de production à 12 mbj en 2017, contre 2,5 mbj actuellement. «Si nous continuons sur la voie dans laquelle nous nous sommes engagés, l’Irak sera au cours des deux prochaines décennies le pays qui fixera la politique pétrolière dans le monde en matière de prix, de l’offre et de la demande», s’est même avancé le vice-Premier ministre chargé de l’énergie, Hussein Chahristani.

D’autres pays membres de l’Opep se sont en revanche illustrés par leur immobilisme. Les réserves de l’Algérie, du Koweït, ou encore des Émirats arabes unis n’ont ainsi pas bougé depuis 2006. Au total, les douze membres de l’organisation contrôlaient à eux seuls 81,3% des réserves prouvées mondiales en 2010 contre 76,9% un an plus tôt.

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de THINKERVIEW à 14 h cet après-midi, en direct par Benoithttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18048http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170809_110750_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_THINKERVIEW_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_BenoitWed, 09 Aug 2017 09:07:50 +0000Les vidéos du colloque « Henri Guillemin et la Commune -- le moment du peuple ? », le 19 novembre 2016 à Paris.
Avec Annie Lacroix-Riz, Florence Gauthier, Cécile Robelin, Céline Léger, Patrick Rödel, Patrick Berthier et Jean Chérasse.
http://www.henriguillemin.org/portfolio_category/video-colloque-2016/

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de THINKERVIEW à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18047http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170808_192619_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_THINKERVIEW_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneTue, 08 Aug 2017 17:26:19 +0000Des personnes incroyablement dévouées (Sébastien et Catherine, ainsi que Bruce) ont inspiré et fabriqué la DOCUMENTATION correspondant à cette interview Thinkerview.

Mille mercis à eux 🙂

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/E.Chouard-ITV-Thinkerview-References.pdf

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de THINKERVIEW à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18046http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170808_110228_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_THINKERVIEW_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneTue, 08 Aug 2017 09:02:28 +0000La Théorie des Jeux — Science étonnante #39

//www.youtube.com/watch?v=StRqGx9ri2I

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de THINKERVIEW à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18045http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170808_105925_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_THINKERVIEW_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneTue, 08 Aug 2017 08:59:25 +0000Dans cet entretien avec Thinkerview, j’évoque (je ne sais plus à quelle minute) un article du Saker sur la Corée du nord que j’ai trouvé pertinent pour nous désintoxiquer de la pensée unique belliqueuse martelée tous les jours ici par « La Pravda des milliardaires » (ce monopole de l’information en France qu’on appelle fallacieusement « les médias ») ; voici l’article auquel je pensais :

La véritable raison de l’inquiétude de Washington à propos de l’essai ICBM de la RPDC

(Source : Le Saker francophone : http://lesakerfrancophone.fr/la-veritable-raison-de-linquietude-de-washington-a-propos-de-lessai-icbm-de-la-rpdc)


Par son essai ICBM signalant sa capacité de représailles contre une agression étasunienne, la Corée du Nord a clairement indiqué que l’effort de sept décennies des États-Unis pour renverser son gouvernement ne se concrétiserait jamais – un revers pour le despotisme américain et une avancée pour la paix et la démocratie à l’échelle mondiale.


Par Stephen Gowans – Le 5 juillet 2017 – Source What’s Left

Un certain nombre de pays ont testé récemment des missiles balistiques ou de croisière et une poignée d’entre eux, notamment la Russie et la Chine, possèdent des ICBM nucléaires capables de frapper les États-Unis. Et pourtant le programme de missiles et d’armes nucléaires d’un seul de ces pays, la Corée du Nord, suscite la consternation à Washington.

Qu’est-ce qui fait de la toute petite Corée du Nord, avec son minuscule budget de défense, un arsenal nucléaire et des missiles de capacité rudimentaires une menace si grave que« l’inquiétude s’est répandue à Washington et aux Nations Unies » ?1.

« La vérité, dit quelqu’un, est souvent cachée à la première page du New York Times» 2 Ce n’est pas moins vrai de la vraie raison pour laquelle Washington se tracasse à propos des essais de missiles de la Corée du Nord.

Dans un article du 4 juillet 2017 intitulé « What can Trump do about North Korea ? His options are few and risky » [Que peut faire Trump à propos de la Corée du Nord ? Ses options sont peu nombreuses et risquées], le journaliste David E. Sanger, un membre du Conseil des relations étrangères, le cercle de réflexion non officiel du Département d’État américain, révèle pourquoi Washington s’alarme du récent essai de lancement d’un missile balistique intercontinental de la Corée du Nord.

« La crainte, écrit Sanger, n’est pas que [le dirigeant nord-coréen] M. Kim lance une attaque préventive visant la Côte Ouest ; ce serait suicidaire, et si le dirigeant du Nord de 33 ans a démontré quelque chose dans ses cinq ans à son poste, c’est qu’il ne pense qu’à sa survie. »

Si Washington s’alarme, selon Sanger, c’est que « M. Kim a [maintenant] la capacité de riposter. » En d’autres termes, Pyongyang a acquis les moyens d’une autodéfense efficace. Cela, écrit Sanger, fait de la Corée du Nord un « régime dangereux ».

En effet, pour une puissance dominante mondiale comme les États-Unis, tout gouvernement étranger qui résiste et refuse de se placer dans un rôle de vassal devient« un régime dangereux », qui doit être éliminé. Par conséquent, une Corée du Nord qui veut développer en toute indépendance les moyens de se défendre plus efficacement contre les ambitions impérialistes étasuniennes n’a pas sa place dans les scénarios de Washington. Les États-Unis ont passé les 70 dernières années à essayer d’intégrer le minuscule et courageux pays dans leur empire non déclaré. Aujourd’hui, alors que la Corée du Nord a acquis la capacité d’exercer des représailles contre l’agression militaire étasunienne d’une manière qui causerait des dommages considérables à la patrie américaine, les perspectives que ces sept décennies d’investissements portent leurs fruits semblent minces.

L’hostilité des États-Unis à l’égard de l’indépendance nord-coréenne s’est exprimée de multiples manières au cours des 70 ans d’existence de la Corée du Nord.

Une guerre d’agression de trois ans dirigée par les États-Unis, de 1950 à 1953, a exterminé 20% de la population de la Corée du Nord et détruit par le feu toutes les villes du pays 3,The Intercept, 3 mai 2017. LeMay dit : « Nous avons tué [] 20% de la population… Nous sommes allés là-bas, nous leur avons fait la guerre et finalement nous avons incendié toutes les villes de Corée du Nord. »], poussant les survivants à se réfugier dans des abris souterrains dans lesquels ils vivaient et travaillaient. Le général américain Douglas MacArthur a dit de la destruction que les États-Unis ont infligée à la Corée du Nord : « Je n’ai jamais vu une telle dévastation… Après avoir regardé les décombres et ces milliers de femmes et d’enfants, et tout, j’ai vomi. »4 ne peut s’empêcher de gonfler la menace nord coréenne), FAIR, 9 mai 2017.]

Une odieuse campagne de guerre économique de 70 ans, visant à paralyser l’économie du pays et à provoquer la misère dans sa population, a conféré à la Corée du Nord la distinction malheureuse d’être la nation la plus lourdement sanctionnée sur la terre. Nichées dans les couches de sanctions américaines, il y a celle qui ont été imposées parce que la Corée du Nord a choisi « une économie marxiste-léniniste » 5, révélant ce qui est à la racine de l’hostilité des États-Unis à l’égard du pays.

Pendant des décennies, les Coréens du Nord ont vécu sous une épée de Damoclès nucléaire, soumis de manière répétée à des menaces d’annihilation nucléaire, y compris celle d’être transformés en « briquettes de charbon » 6, Democracy Now !, 29 mai 2009.] et« détruits totalement » jusqu’à « cesser littéralement d’exister »7 – et cela avant qu’ils aient des armes nucléaires et des moyens rudimentaires pour les lancer. En d’autres termes, dans ses menaces de vaporiser les Coréens du Nord, Washington les a menacés de faire d’eux les successeurs des peuples autochtones américains, des objets des génocides perpétrés par les États-Unis.

Nous devrions en premier lieu nous rappeler pourquoi la Corée du Nord s’est retirée du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Comme l’écrit Bruce Cumings, professeur d’histoire à l’université de Chicago, pour la Corée du Nord, la crise nucléaire a commencé à la fin de février 1993, lorsque :

« le général Lee Butler, chef du Commandement stratégique étasunien a annoncé qu’il redirigeait les armes nucléaires stratégiques (c’est-à-dire les bombes à hydrogène), conçues pour l’ancienne URSS, sur la Corée du Nord (entre autres endroits). Au même moment, le nouveau chef de la CIA, James Woolsey, a attesté que la Corée du Nord était ‘notre plus grande préoccupation actuelle’. À la mi-mars 1993, des dizaines de milliers de soldats (américains) participaient à des jeux de guerre en Corée… et des bombardiers B1-B et B-52 venant de Guam y participèrent aussi, ainsi que plusieurs navires transportant des missiles de croisière et autres équipements militaires : sur quoi, le Nord s’est retiré du TNP. »8.

Vingt-cinq ans plus tard, les bombardiers B1-B et plusieurs navires transportant des missiles de croisière – cette fois des porte-avions « projecteurs de puissance » – sont de retour.

Le mois dernier, Washington a envoyé non pas un mais deux porte-avions, l’USS Carl Vinson et l’USS Ronald Reagan, dans les eaux entre le Japon et la Corée, pour mener des« exercices », une démonstration de force jamais vue depuis plus de vingt ans », a rapporté leWall Street Journal. 9.

En même temps, le Pentagone a envoyé des bombardiers stratégiques B1-B, non pas une fois, mais deux fois le mois dernier, pour pratiquer des bombardements nucléaires simulés « à proximité de la Ligne de démarcation qui sépare les deux Corées », autrement dit le long de la frontière de la Corée du Nord. 10.

Naturellement, la Corée du Nord a dénoncé les simulacres de bombardements pour ce qu’ils étaient : des provocations graves. Si les nouvelles capacités d’autodéfense du pays communiste ont suscité la consternation à Washington, alors la démonstration manifeste de son offensive pourrait légitimement déclencher l’alarme à Pyongyang. The Wall Street Journal a résumé les provocations américaines de cette manière : « L’armée américaine a exécuté plusieurs survols à proximité de la péninsule de Corée en utilisant des bombardiers B1-B (c’est-à-dire nucléaires) et dirigé un groupe de porte-avions de la Marine vers la région – à la grande consternation de la Corée du Nord. » 11.

Robert Litwak, directeur des études internationales pour le Wilson Center, explique la raison du désarroi de Pyongyang, si ce n’est pas déjà évident. Les jeux de guerre dirigés par les États-Unis « [pourraient ressembler à] une manœuvre défensive pour nous, [mais] du point de vue de la Corée du Nord, ils peuvent penser que nous préparons une attaque lorsque des chasseurs B2 commencent à arriver ».12.

En janvier, la Corée du Nord a offert de « s’asseoir avec les États-Unis à n’importe quel moment », pour discuter de leurs jeux de guerre et de ses programmes d’armes nucléaires et de missiles balistiques. Pyongyang a proposé que les États-Unis « contribuent à réduire les tensions sur la péninsule de Corée en suspendant temporairement leurs exercices militaires conjoints en Corée du Sud et leur proximité cette année, et a dit que dans ce cas la RPDC était prête, en contrepartie, à prendre des mesures en suspendant temporairement les essais nucléaires qui préoccupent les États-Unis ». 13.

La proposition nord-coréenne a été appuyée par la Chine et la Russie 14 et récemment par le nouveau président de Corée du Sud, Moon Jae-in. 15 Mais Washington a rejeté péremptoirement la proposition, refusant de reconnaître toute équivalence entre les jeux de guerre menés par les États-Unis, que leurs responsables considèrent comme« légitimes », et les essais de missiles nucléaires de la Corée du Nord, qu’ils qualifient d’« illégitimes ». 16.

Le rejet par les États-Unis de la proposition nord-coréenne soutenue par la Chine, la Russie et la Corée du Sud n’est cependant liée rhétoriquement qu’à des notions de légitimité, et cette question ne résiste même pas à l’examen le plus sommaire. Comment se fait-il que les missiles balistiques et les armes nucléaires étasuniennes soient légitimes et pas ceux de Corée du Nord ?

La vraie raison pour laquelle Washington rejette la proposition nord-coréenne est expliquée par Sanger : un tel accord  « reconnaîtrait fondamentalement que le modeste arsenal nord coréen est ici pour rester », ce qui signifie que Pyongyang conserverait « la capacité de riposter », pour arrêter la main américaine et dissuader Washington de lancer une agression en vue d’un changement de régime à la manière des guerres qu’ils ont perpétrées contre Saddam et Kadhafi, des chefs de gouvernements pro-indépendance qui, comme la Corée du Nord, refusaient d’être intégrés dans l’empire américain informel, mais qui, contrairement à la Corée du Nord, avaient renoncé à leurs moyens d’autodéfense et qui, une fois sans défense, ont été renversés par des agressions fomentées par les États-Unis.

« C’est ce que son programme nucléaire empêchera, croit M. Kim », écrit le membre du Conseil des relations étrangères, se référant à l’effort américain pour mener à bien la campagne contre Pyongyang en vue d’un changement de régime, campagne vieille de sept décennies. Et il a « peut-être raison », concède Sanger.

Toute personne préoccupée par la démocratie devrait prendre conscience que la Corée du Nord, contrairement à la Libye de Kadhafi et à l’Irak de Saddam, a résisté avec succès aux prédations américaines. Les États-Unis exercent une dictature internationale, s’arrogeant le droit d’intervenir en n’importe quel endroit du globe, afin de dicter aux autres comment ils devraient organiser leurs affaires économiques et politiques, au point de mener explicitement en Corée du Nord une guerre contre le pays parce qu’il a une économie marxiste-léniniste contraire aux intérêts économiques de la couche sociale supérieure américaine dont les occasions de faire des profits par les exportations et les investissements en Corée du Nord ont été par conséquent éclipsées.

Les pays qui résistent au despotisme sont les véritables champions de la démocratie, et non ceux qui l’exercent (les États-Unis) ou la facilitent (leurs alliés). La Corée du Nord est calomniée pour être une dictature belliqueuse, violer les droits de l’homme et pratiquer une répression cruelle et exceptionnelle contre les dissidents politiques, une description qui convient au principal allié arabe de Washington, l’Arabie saoudite, la bénéficiaire de faveurs militaires, diplomatiques et autres quasi illimitées de la part des États-Unis, prodiguées à la tyrannie arabe malgré sa totale aversion pour la démocratie, sa réduction des femmes au statut d’objets, sa diffusion d’une idéologie wahhabite cruellement sectaire, une guerre injustifiée au Yémen et la décapitation et la crucifixion de ses dissidents politiques.

Si nous nous soucions de la démocratie, nous devrions, comme le philosophe italien Domenico Losurdo le dit, être aussi concernés par la démocratie à l’échelle mondiale. L’inquiétude qui s’est répandue à Washington et aux Nations Unies est le signe que la vraie démocratie est en essor dans le monde. Et cela ne devrait pas être un souci pour le reste d’entre nous, mais une chaude caresse.

Stephen Gowans

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.fr/la-veritable-raison-de-linquietude-de-washington-a-propos-de-lessai-icbm-de-la-rpdc

Notes :

  1. Foster Klug et Hyung-Jin Kim, North Korea’s nukes are not on negotiation table : Kim Jong-un, Reuters, July 5, 2017
  2. Pourrait être attribué à Peter Kuznick, co-auteur avec Oliver Stone de The Untold History of the United States.
  3. Selon le général de l’Armée de l’air Curtis LeMay, chef du commandant stratégique aérien pendant la guerre de Corée, cité dans Medi Hasan, Why do North Koreans hate us ? One reason—They remember the Korean War [Pourquoi les Coréens du Nord nous haïssent-ils ? Pour une raison – ils se souviennent de la guerre de Corée
  4. Glen Frieden, NPR can’t help hyping North Korea threat (La NPR [la radio publique américaine, NdT
  5. North Korea : Economic Sanctions, Congressional Research Service, 2016.
  6. Colin Powell a averti la Corée du Nord que les États-Unis pourraient la transformer en « briquette de charbon ». Bruce Cumings, Latest North Korean provocations stem from missed US opportunities for demilitarization [Les dernières provocations de la Corée du Nord résultent des occasions de démilitarisation manquées des États-Unis
  7. Le général américain Wesley Clark, cité dans Domenico Losurdo, La non-violence : une histoire démystifiée, Ed. Delga, Paris 2015, a dit : « Les dirigeants de Corée du Nord utilisent un langage belliqueux, mais ils savent très bien qu’ils n’ont pas d’option militaire disponible… S’ils attaquaient la Corée du Sud, leur pays serait totalement détruit. Ils cesseraient littéralement d’exister. »
  8. Bruce Cumings, Korea’s Place in the Sun : A Modern History, W.W. Norton & Company, 2005. p. 488-489
  9. Gordon Lubold, North Korea, South China Sea to dominate Defense Secretary’s Asia Trip, The Wall Street Journal, 2 juin 2017
  10. Jonathan Cheng, U.S. bombers fly near North Korean border after missile launch, The Wall Street Journal, 30 mai 2017
  11. Jonathan Cheng, North Korea compares Donald Trump to Adolph Hitler, The Wall Street Journal, 27 juin 2017
  12. US experts argue in favor of scaling down S. Korea-US military exercises, The Hankyoreh, 20 juin 2017
  13. Korean Central News Agency, 10 janvier 2015
  14. Jonathan Cheng and Alastair Gale, North Korea missile launch threatens U.S. strategy in Asia, The Wall Street Journal, 4 juillet 2017
  15. David E. Sanger, What can Trump do about North Korea ? His options are few and risky, The New York Times, 4 juillet 2017.
  16. Jonathan Cheng and Alastair Gale, North Korea missile launch threatens U.S. strategy in Asia, The Wall Street Journal, 4 juillet 2017

 

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Commentaires sur À propos par Antoine Andréhttp://chouard.org/blog/?page_id=9#comment-18044http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170808_005519_Commentaires_sur_A_propos_par_Antoine_AndreMon, 07 Aug 2017 22:55:19 +0000Bonjour Etienne, je vous ai entendu vous exprimer sur le revenu de base inconditionnel versus le revenu à vie. les deux projets sont intéressants et un ami à moi à fait une grande réflexion et une belle analyse sur leurs différences. je pense que cela peut vous intéresser. https://martouf.ch/2015/10/difference-entre-le-salaire-a-vie-de-friot-et-le-revenu-de-base-inconditionnel/

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Commentaires sur [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5638#comment-18043http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170808_003350_Commentaires_sur__EMANCIPATION__ET_SI_NOUS_REECRIVIONS_LA_CONSTITUTION___Video_4_4_par_etienneMon, 07 Aug 2017 22:33:50 +0000Cela n’a rien à voir, pardon, mais je trouve cette scène magnifique et je la partage avant d’aller dormir :

J’ai dû écouter mille fois ce livre important lu par Gérard Philippe.
C’est poignant de découvrir cette voix tant aimée en images.

Je me souviens : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. C’est le temps que tu as passé pour ta rose qui rend ta rose si importante. Tu es responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. »

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Commentaires sur [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5638#comment-18042http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170808_000531_Commentaires_sur__EMANCIPATION__ET_SI_NOUS_REECRIVIONS_LA_CONSTITUTION___Video_4_4_par_etienneMon, 07 Aug 2017 22:05:31 +0000Remettre en question soi et les règles de la société -- Cornelius Castoriadis

//www.youtube.com/watch?v=o1smnz3HSgs

Retranscription :
« Moi maintenant, à 73 ans, je me crois capable (peut-être je ne le fais pas assez) de me remettre en question, mes idées, ma façon de vivre, mes goûts bien sûr, des actes que je fais maintenant ou que j’ai fais autrefois : je suis capable de regretter une chose que j’ai faite et d’essayer de la réparer.

C’est une intériorisation d’un type très différent. C’est surtout l’intériorisation de la capacité de réfléchir, de revenir sur des idées acquises, de revenir sur des modes de conduite qu’on considère comme bonne ou comme allant de soi, etc, etc… et de revenir sur la règle de la société.

Pourquoi en un sens la société athénienne du 5e siècle garde quelque chose d’aussi fantastiquement attirant ? Parce qu’on voit que les individus sont formés en devenant capables d’écouter dans l’agora des discussions qui remettent en cause tout, en devenant capables d’aller à l’ecclésia, de décider eux-mêmes et de changer leur loi.

De voir un artiste tout à fait vénéré comme Eschyle, qui a déjà changé la forme de la tragédie, être (on ne peut pas dire déplacé ni déclassé) mais trouver un successeur comme Sophocle qui fait une tragédie tout à fait différente et qui innove. Et ils sont capables de couronner Sophocle !

Alors, ça c’est un autre type de société et c’est un autre type d’intériorisation de la société par l’individu c’est-à-dire : l’individu intériorise à la fois qu’il ne peut pas vivre sans loi sociale, mais que cette loi sociale il peut la mettre en question avec les autres et éventuellement la changer.

Et c’est très différent, c’est le paradoxe d’une sorte d’intériorisation de la liberté, de l’intériorisation de quelque chose qui est déjà porté là par la vie sociale, qui est porté par les œuvres et qui est porté par les institutions elles-mêmes, qui lui disent « Parlez ! », « Speak-out ! » [parler franchement, dire ce que l’on pense]. La Parrhesia comme disait les Grecs, l’obligation de dire ce que l’on pense. Et si on pense que ce qui se passe n’est pas bon : de pouvoir le dire ! »

Cornelius Castoriadis

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Commentaires sur [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4 par Rendez-vous à Toulouse avec Inform’Action, le 20 mai 2017 à 11h, pour des ateliers constituants | Blog du Plan Chttp://chouard.org/blog/?p=5638#comment-18041http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170807_232815_Commentaires_sur__EMANCIPATION__ET_SI_NOUS_REECRIVIONS_LA_CONSTITUTION___Video_4_4_par_Rendez-vous_a_Toulouse_avec_Inform_rsquo_Action__le_20_mai_2017_a_11h__pour_des_ateliers_constituants___Blog_du_Plan_CMon, 07 Aug 2017 21:28:15 +0000[…] [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4 […]

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Commentaires sur ATELIERS CONSTITUANTS : COMMENT RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (3/4) par Rendez-vous à Toulouse avec Inform’Action, le 20 mai 2017 à 11h, pour des ateliers constituants | Blog du Plan Chttp://chouard.org/blog/?p=5451#comment-18040http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170807_232740_Commentaires_sur_ATELIERS_CONSTITUANTS___COMMENT_REECRIRE_LA_CONSTITUTION____3_4__par_Rendez-vous_a_Toulouse_avec_Inform_rsquo_Action__le_20_mai_2017_a_11h__pour_des_ateliers_constituants___Blog_du_Plan_CMon, 07 Aug 2017 21:27:40 +0000[…] 3. ATELIERS CONSTITUANTS : COMMENT RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (3/4) […]

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Commentaires sur POURQUOI NE VOULONS-NOUS PAS RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? 2/4 « Qu’est-ce qui manque à cette idée forte, cette CAUSE COMMUNE de l’humanité, pour se répandre plus rapidement ? » par Rendez-vous à Toulouse avec Inform’Action, le 20 mai 2017 à 11h, pour des ateliers constituants | Blog du Plan Chttp://chouard.org/blog/?p=5410#comment-18039http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170807_232118_Commentaires_sur_POURQUOI_NE_VOULONS-NOUS_PAS_REECRIRE_LA_CONSTITUTION___2_4___Qu_rsquo_est-ce_qui_manque_a_cette_idee_forte__cette_CAUSE_COMMUNE_de_l_rsquo_humanite__pour_se_repandre_plus_rapidement_____par_Rendez-vous_a_Toulouse_avec_Inform_rsquo_Action__le_20_mai_2017_a_11h__pour_des_ateliers_constituants___Blog_du_Plan_CMon, 07 Aug 2017 21:21:18 +0000[…] […]

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Commentaires sur Rendez-vous à Toulouse avec Inform’Action, le 20 mai 2017 à 11h, pour des ateliers constituants par [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4 | Blog du Plan Chttp://chouard.org/blog/?p=5191#comment-18038http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170807_230912_Commentaires_sur_Rendez-vous_a_Toulouse_avec_Inform_rsquo_Action__le_20_mai_2017_a_11h__pour_des_ateliers_constituants_par__EMANCIPATION__ET_SI_NOUS_REECRIVIONS_LA_CONSTITUTION___Video_4_4___Blog_du_Plan_CMon, 07 Aug 2017 21:09:12 +0000[…] de notre rencontre à Toulouse le 20 mai 2017, voici un très bel objet, qui a dû demander un travail considérable : d’abord un travail […]

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18037http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170807_123428_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneMon, 07 Aug 2017 10:34:28 +0000Le site qu’évoquait mon interlocuteur à propos de la monnaie libre :
https://duniter.org/fr/

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18036http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170807_122840_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneMon, 07 Aug 2017 10:28:40 +0000Explication ludique du dilemme du prisonnier :

http://ncase.me/trust/

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18035http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170807_115738_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_etienneMon, 07 Aug 2017 09:57:38 +0000À propos des députés GODILLOTS :

« On nous impose un devoir de silence » : un député LREM justifie son absentéisme :

« Sous le feu des critiques en raison de sa faible présence et de son activité quasi-nulle au palais Bourbon, un ex-député PS devenu élu LREM a pointé du doigt la discipline imposée à ses élus par le nouveau parti.

Jean-Michel Clément, député socialiste de la Vienne devenu député La République en marche (LREM) en 2017, est au cœur d’une polémique depuis que France Info a révélé son absentéisme chronique au palais Bourbon. Le député n’a en effet jamais effectué la moindre intervention en commission ou en séance, n’a signé aucun amendement et n’a jamais posé de question écrite.

Pour se défendre, l’intéressé soutient qu’il est avant tout actif dans sa circonscription, sur le terrain. Mais c’est surtout la discipline exigée aux parlementaires LREM qui semble dérouter cet élu de 62 ans. « De toute manière, il n’y a pas beaucoup d’intérêt à siéger dans cette majorité pléthorique, où on nous impose un devoir de silence », soupire-t-il, interrogé par France Info. « Passer son temps sur un banc à ne rien dire, ce n’est pas l’idée que je me fais de la vie parlementaire », ajoute-t-il encore.

Le député fait référence au règlement intérieur du groupe LREM à l’Assemblée, dont Le Canard Enchaîné avait publié des extraits au début du mois de juillet dernier et qui se révèle être particulièrement contraignant pour les élus de la majorité présidentielle. Ces derniers sont en effet par exemple tenus, par l’article 16, de ne jamais voter ou cosigner d’amendement émanant de l’opposition.

[…]


https://francais.rt.com/france/41702-on-nous-impose-devoir-silence

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Commentaires sur CETA : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SACRIFIE LA DÉMOCRATIE, LES CITOYENS ET L’ENVIRONNEMENT SUR L’AUTEL DES INTÉRÊTS COMMERCIAUX par Jacques Racinehttp://chouard.org/blog/?p=5614#comment-18034http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170806_225042_Commentaires_sur_CETA___LE_CONSEIL_CONSTITUTIONNEL_SACRIFIE_LA_DEMOCRATIE__LES_CITOYENS_ET_L_rsquo_ENVIRONNEMENT_SUR_L_rsquo_AUTEL_DES_INTERETS_COMMERCIAUX_par_Jacques_RacineSun, 06 Aug 2017 20:50:42 +0000A ne pas confondre avec l’AFEP ! 😉 https://youtu.be/T4l3ljhHnv4

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par majaxhttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18033http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170806_213528_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_majaxSun, 06 Aug 2017 19:35:28 +0000Il faut surtout retenir le fait que cette entrevue a eu le mérite d’exister et tout ce qui permet de donner un peu de lisibilité au projet est toujours bienvenu ! Personnellement je ne m’implique pas toujours comme il faudrait donc je préfère accueillir ce travail avec bienveillance. 🙂

Salutations.

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par Revue de presse inter. | Pearltreeshttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-18032http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170806_171442_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_Revue_de_presse_inter.___PearltreesSun, 06 Aug 2017 15:14:42 +0000[…] Macron : un cheval de Troie américain au Palais de l’Élysée. » Zone euro : qui doit réformer d’abord, la France ou l’Allemagne ? Par Romaric Godin. La «flagrante hypocrisie» de l'Occident, le «côté exaspérant» de l'attaque de Manchester. [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, p…. […]

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par Berbèrehttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18031http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170806_161236_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_BerbereSun, 06 Aug 2017 14:12:36 +0000Je suis d’accord aussi…
je préfèrais nettement le ton de départ…super captivant, où Etienne laissait déployer tout naturellement et sans interruption, sa pensée…un peu comme un cours super concentré
Faudrait demander aux journalistes leurs questions, puis se filmer à part, pour pouvoir y répondre tranquille, puisqu’ils savent pas s’empêcher… 🙁

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par Jacqueshttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18030http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170806_153805_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_JacquesSun, 06 Aug 2017 13:38:05 +0000Oui, je sais que c’est leur marque de fabrique (je le dis dans mon commentaire).
Mais justement, je n’ai pas trouvé que ce soit pertinent avec Etienne Chouard. On n’a pas appris grand-chose quand on le suit depuis quelque temps.
(Sauf toujours les titres de certains bouquins !)
J’ai trouvé leur méthode plus efficace sur le président de la Nef qui n’y connaît, ça m’a scié.
Et leur entretien avec Rayna Stamboliyaska, c’était carrément une discussion entre deux potes. Des blagues persos tout le long, des questions laissées très souvent sans réponses, des réponses elles-mêmes souvent décevantes et des « on se comprend / on sait ce qu’il faut en penser -- par exemple sur le cas de Mastodont) alors que nous, non, on ne sait pas !

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par majaxhttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18029http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170806_082520_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_majaxSun, 06 Aug 2017 06:25:20 +0000C’est un peu la marque de fabrique de la chaîne. Bousculer un peu les gens, prêcher le faux pour avoir le vrai etc, pour leur faire sortir ce qu’ils ont de meilleur, ou d’inédit.
Au final cela donne une belle entrevue de plus de 2h tout de même et cela a donné l’occasion à Étienne de sortir des sentiers battus.

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par Jacqueshttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18028http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170805_142303_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_JacquesSat, 05 Aug 2017 12:23:03 +0000J’ai trouvé Etienne très tranquille et serein malgré les questions pénibles voire arrogantes (genre le peuple est débile).
J’ai été gêné par le fait que les réponses n’avaient pas l’air d’intéresser l’interviewer. Au milieu d’une explication, il pose une question qui n’a aucun rapport et qui hors du domaine de compétences d’Etienne.
C’est un peu lourd (mais ça se retrouve dans la plupart de leurs entretiens).
En tout cas, j’ai noté les bouquins nouveaux 🙂

Merci Etienne !

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Commentaires sur Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche par Normanhttp://chouard.org/blog/?p=5581#comment-18027http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170805_055122_Commentaires_sur_Un_nouvel_algorithme_de_Google_limite_l_rsquo_acces_aux_sites_Web_progressistes_et_de_gauche_par_NormanSat, 05 Aug 2017 03:51:22 +0000@etienne Je ne suis pas un exalté, donc je me méfie des emballements et du caractère séducteur des soi-disant « nouveautés ». Ni le muselage d’Internet ni les réseaux alternatifs ne sont nouveaux. Les anars de tout poil ont inventé au fil des ans des centaines de dispositifs successifs pour pratiquer leur hacktivisme ou seulement exprimer leur pensée. Tous ces dispositifs ont été déjoués. Aujourd’hui, l’étranglement est devenu tel qu’il n’est plus possible, pour toutes sortes de raisons, d’élaborer de nouvelles solutions durablement. Et l’on peut légitimement soutenir qu’un site soi-disant « dissident » qui casse la baraque en termes de seo gg est un piège à cons. Personnellement, je ne suis pas un partisan, encore moins un hacker. Mais je sais qu’Internet, pour l’homme libre, c’est fini.

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Commentaires sur Invité par les jeunes gens de Thinkerview à 14 h cet après-midi, en direct par majaxhttp://chouard.org/blog/?p=5631#comment-18026http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170804_164232_Commentaires_sur_Invite_par_les_jeunes_gens_de_Thinkerview_a_14_h_cet_apres-midi__en_direct_par_majaxFri, 04 Aug 2017 14:42:32 +0000Belle entrevue Étienne, tu as l’air en forme ! 🙂

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Commentaires sur CETA : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SACRIFIE LA DÉMOCRATIE, LES CITOYENS ET L’ENVIRONNEMENT SUR L’AUTEL DES INTÉRÊTS COMMERCIAUX par majaxhttp://chouard.org/blog/?p=5614#comment-18024http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170804_090734_Commentaires_sur_CETA___LE_CONSEIL_CONSTITUTIONNEL_SACRIFIE_LA_DEMOCRATIE__LES_CITOYENS_ET_L_rsquo_ENVIRONNEMENT_SUR_L_rsquo_AUTEL_DES_INTERETS_COMMERCIAUX_par_majaxFri, 04 Aug 2017 07:07:34 +0000Voilà précisément pourquoi j’ai de moins en moins foi en une 6ème ou 7ème constitution, pourquoi celles-ci seraient-elles moins piétinées que la 5ème par des traités déjà inconstitutionnels ?
Et puis en admettant que le conseil constitutionnel scélérat soit désormais tiré au sort (!), il restera toujours l’U.E pour passer ce genre d’accord mortifère à notre place. Dans le cas présent, cette U.E chargée de protéger ses « citoyens » va jouer son rôle, dire que tout est ok selon les normes européennes, tout ça au profit de bla bla bla.

A bientôt au service cancérologie ou psychiatrie !

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Commentaires sur [Éducation populaire – Conférences gesticulées – Résistance au capitalisme] Franck Lepage à Bourgueil, 13 mai 2017 par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5599#comment-18023http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170803_205227_Commentaires_sur__Education_populaire__ndash__Conferences_gesticulees__ndash__Resistance_au_capitalisme__Franck_Lepage_a_Bourgueil__13_mai_2017_par_RonaldThu, 03 Aug 2017 18:52:27 +0000Je ne vois pas ce que cet article apporte au débat. Il devrait s’intituler plutôt « dix commentaires hagiographiques du gouvernement du Presidente Maduro ». Que les médias du système fassent de la propagande, c’est dans leur rôle, mais je voudrais que ceux qui se vantent de faire de contre-information nous aident à y voir plus clair. Wikipedia (francophone, mais aussi les versions anglophones et hispanophones) présente quand même les choses avec toute une autre tonalité que Le Grand Soir. J’aimerais qu’au minimum il soit répondu aux problèmes soulevés (au-cela de dire simplement que Wikipedia est inféodé au capitalisme international).

On va juste aborder un problème : l’opposition a refusé de participer aux élections de l’assemblée constituante car elle juge le processus inconstitutionnel. Qu’en est-il ?

Si l’on consulte la constitution du Vénézuela, on trouve dans le chapitre relatif à l’Assemblée Constituante :

Chapitre III. De l’Assemblée Nationale Constituante
Article 347
. Le Peuple du Venezuela est le dépositaire du Pouvoir Constituant originel. Dans l’exercice de ce pouvoir, il peut convoquer une Assemblée Nationale Constituante dans le but de transformer l’Etat, créer un nouvel ordonnancement juridique et rédiger une nouvelle Constitution.
Article 348.
L’initiative de convocation de l’Assemblée Nationale Constituante peut être prise par le Président ou Présidente de la République en Conseil des Ministres ; l’Assemblée Nationale, après accord des deux tiers de sa composante ; les Conseils municipaux, siégeant, après le vote des deux tiers ; ou quinze pour cent des électeurs et électrices inscrits sur le registre électoral.
Article 349.
Le Président ou la Présidente de la République ne peut soulever d’objections en ce qui concerne la nouvelle Constitution. Les pouvoirs constitués ne peuvent en aucune manière empêcher les décisions de l’Assemblée Nationale Constituante. Aux fins de la promulgation de la nouvelle Constitution, celle ci sera publiée au Journal Officiel de la République Bolivarienne du Venezuela ou au Journal de l’Assemblée Nationale Constituante.

Source :http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ConstitutionVenezuela.pdf, avec corrections personnelles

Le président Maduro à donc convoqué une Assemblée Constituante : il en précise les modalités dans un décret du 23 mai :
http://www.oevenezolano.org/wp-content/uploads/2017/05/Gaceta-Oficial-41156-Bases-Comiciales-ANC.pdf
(évidemment, parmi les centaines de commentateurs francophones qui débattent depuis deux mois sur le bien-fondé de cette convocation, aucun ne fait l’effort de renvoyer à ce décret ; l’ont-ils seulement lu?)
Globalement, l’assemblée est composée de deux contingent :
1) environ un tiers élus sur base « corporatiste » : différents groupes sociaux – étudiants, retraités, hommes d’affaires, … -- élisent chacun leurs représentants. Le conseil national électoral détermine la clef de répartition entre ces groupes en consultant les registres statistiques nationaux.
2) environ deux tiers élus sur base « territoriale » : le mode de désignation est formulé de manière un peu laconique par Maduro dans l’article 3 du décret, mais il semble que :
-- les petites municipalités ont un représentant, élu au suffrage universel uninominal majoritaire à un tour
-- les grosses agglomérations ont deux représentants, élus aux suffrage universel mais la répartition est ici proportionnelle
-- la capitale a sept représentants, élus aux suffrage universel, avec représentation proportionnelle

Il faut savoir que la campagne et les petites villes sont majoritairement chaviste, alors que la capitale et les grosses agglomérations sont majoritairement pour l’opposition :
https://es.wikipedia.org/wiki/Elecciones_municipales_de_Venezuela_de_2013

Mon analyse est donc la suivante :
On ne peut par dire que la convocation de l’assemblée sont inconstitutionnelle. Mais la Constitution du Vénézuela est (sans doute volontairement) floue sur la mise en place d’une nouvelle Constituante. Après le blabla habituel sur la souveraineté populaire (« Le Peuple du Venezuela est le dépositaire du Pouvoir Constituant originel … »), l’initiative concrète est laissée à ses représentants (« L’initiative de convocation de l’Assemblée Nationale Constituante peut être prise par le Président ou Présidente de la République en Conseil des Ministres … »).
Plus grave : le mode de désignation des membres de l’assemblée n’est pas défini par l’actuelle constitution. Il n’est donc pas étonnant que le chef de l’État décide de lui-même par décret du mode de désignation des membres.
Comme on le sait, pouvoir choisir le mode de scrutin, c’est déjà choisir le résultat souhaité …

Ici, Maduro choisit de faire élire une partie de l’assemblée sur base corporatiste. Ainsi, la représentativité sociale est assurée. Les groupe sociaux qui ont tendance à ne pas se déplacer lors des élections (qui sont aussi les groupes chavistes) ne sont ainsi pas désavantagés par la faible mobilisation.
Alors, cela étant dit , je ne juge pas non plus le principe des quotas corporatistes forcément mauvais. C’est une manière astucieuse de corriger le défaut de l’abtentionnisme des classes populaires. C’est une sorte de pis-aller du tirage au sort.
Pour le composant élu sur base territoriale, son idée est la suivante.
Les petites municipalités (pro-chavez) élisent selon le principe first-past-the-post : 100 % des représentants élus ici seront de ses partisans.
Les grosses agglomérations (pro-opposition) élisent selon un scrutin proportionnel : 55 % des représentants élus là seront pro-opposition, et 45 % pro-Maduro.
On voit tout de suite l’astuce, et je comprends que ça puisse énerver les partis de l’opposition.

La mise en place actuelle de l’Assemblée Constituante n’est donc pas inconstitutionnelle, mais son mode de sélection est entièrement entre les mains de Maduro et il a usé de cette prérogative au maximum.

La leçon a tirer, c’est que lorsqu’une assemblée constituante démocratique rédigera une nouvelle constitution, elle doit s’astreindre à prévoir avec précision les modalités de renouvellement de cette constitution, le droit d’initiative, et le mode de désignation des constituants. Cela doit être fait avec l’objectif de ne pas être suspecté de manipulation, d’autant que les convocations de constituantes ont lieu en période de tension, et qu’il n’est alors plus temps de débattre de la justice de ces modalités. Leur mise en place ne doit pas prêter à discussion de la part des groupes qui se sentiraient lésés.

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Commentaires sur [Éducation populaire – Conférences gesticulées – Résistance au capitalisme] Franck Lepage à Bourgueil, 13 mai 2017 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5599#comment-18022http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170802_184943_Commentaires_sur__Education_populaire__ndash__Conferences_gesticulees__ndash__Resistance_au_capitalisme__Franck_Lepage_a_Bourgueil__13_mai_2017_par_etienneWed, 02 Aug 2017 16:49:43 +0000Dégâts Collatéraux -- Les sanctions US visent la Russie, et frappent l’Europe

par Diana JOHNSTONE

« Savent-ils ce qu’ils font ? Lorsque les représentants au Congrès américain adoptent des sanctions qui visent surtout à affaiblir le Président Trump et à exclure tout effort d’améliorer les relations avec la Russie, savent-ils que ces mesures reviennent à une déclaration de guerre économique contre leur chers « amis » européens ?

Qu’ils le sachent ou non, ils s’en fichent. Les politiciens outre-Atlantique voient le reste du monde comme un grand arrière-pays, à exploiter, punir ou ignorer avec impunité.

La Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (l’Acte de sanctions pour lutter contre les adversaires de l’Amérique) fut adoptée le 25 juillet par 419 députés de la Chambre contre trois. Une version précédente fut adoptée par tous les Sénateurs sauf deux. Le passage final est certain, dans des proportions telles qu’il puisse passer outre à un éventuel véto présidentiel.

Cette crise de colère du Congrès frappe dans tous les sens. Les victimes principales seront sans doute les chers alliés européens, en particulier l’Allemagne et la France – qui, soit dit en passant, peuvent parfois être des concurrents économiques des Etats-Unis. Mais de telles considérations ne frôlent pas l’esprit des nobles élus du peuple américain, tous dévoués à l’avancement de la moralité universelle.

La “puissance douce” américaine frappe dur

Sous le régime des sanctions U.S., chaque nation qui fait des affaires avec la Russie (ou avec les autres pays cités) peut se trouver dans le pétrin. En particulier, cette loi vise toute entreprise engagée dans la construction du gazoduc Nord Stream 2, destiné à provisionner l’Allemagne en gaz naturel de la Russie.

Petit détail : les sociétés américaines sont prêtes à donner un coup de main à leurs amis allemands en leur vendant leur propre gaz naturel, obtenu par fracturation, beaucoup plus cher.

Ce n’est qu’un des moyens par lesquels cette loi soumettrait les banques et sociétés européennes à des restrictions, poursuites judiciaires et amendes gigantesques.

Tout en prêchant la « libre compétition » au monde entier, les Etats-Unis prennent constamment des mesures pour l’entraver.

Depuis l’accord de juillet 2015 qui garantissait le non-développement d’armes nucléaires par l’Iran, les sanctions internationales contre ce pays furent levées, mais les Etats-Unis en a gardées d’autres, plus anciennes. Ainsi, toute entreprise européenne qui envisage de faire des investissements ou du commerce avec l’Iran a toutes les chances de recevoir une lettre d’une entité basé à New York, s’appelant United Against Nuclear Iran (Unis contre l’Iran nucléaire) qui prévient qu’il reste « de sérieux risques légaux, politiques, financiers et de ternir sa réputation, associés au commerce avec l’Iran, surtout dans les secteurs de l’économie iranienne tels que le pétrole et le gaz. » Parmi les risques cités on trouve des milliards de dollars d’amendes, la surveillance par un grand nombre d’organismes de régulation, des dangers personnels, la cyber-insécurité, la perte de bonnes affaires, une mauvaise réputation et un déclin de la valeur boursière.

Les Etats-Unis se comportent en gangster en toute impunité parce que pendant de longues années ils ont crée un vaste labyrinthe juridique, impénétrable et capable de s’imposer à la vie économique du « Monde Libre » grâce à l’omniprésence du dollar, des capacités de renseignement sans pareil et l’intimidation pure et simple.

Les dirigeants européens ont réagi avec indignation à cette dernière rafale de sanctions. Le ministère des affaires étrangères allemand jugeait « inacceptable d’utiliser les sanctions comme un instrument pour servir les intérêts de l’industrie des Etats-Unis ».

Le Quai d’Orsay a dénoncé comme illégale « l’extraterritorialité » de la législation américaine, annonçant que « pour nous protéger des effets extraterritoriaux de cette législation, il faut adapter nos lois françaises et européennes ».

En effet, l’imposition arrogante des Etats-Unis de leurs propres lois aux autres pays inspire une croissante amertume en France. Déjà le 5 octobre dernier, un rapport sérieux sur « l’extraterritorialité de la législation américaine » fut présenté aux commissions des affaires étrangères et de la finance de l’Assemblée nationale.

L’extraterritorialité

Le président de la commission d’enquête qui a produit ce rapport, Pierre Lellouche, a résumé la situation ainsi :

« Les faits sont très simples. Nous sommes devant un mur de législations américaines extrêmement touffues avec une intention précise qui est d’utiliser le droit à des fins d’imperium économique et politique dans l’idée d’obtenir des avantages économiques et stratégiques. Comme toujours aux Etats-Unis, cet imperium, ce rouleau compresseur normatif se déroule au nom des meilleures intentions du monde puisque les Etats-Unis se définissent comme un benevolent power, c’est-à-dire un pays qui ne peut faire que le bien. »

Toujours au nom de la « lutte contre la corruption » ou la « lutte contre le terrorisme », les Etats-Unis entament les poursuites contre tout ce qui peut être appelé un « U.S. person », ce qui selon le droit bizarre du pays peut désigner n’importe quelle entreprise liée au pays par une filiale américaine, ou qui est côté en bourse à New York, ou qui utilise un serveur basé aux Etats-Unis, ou qui tout simplement fait du commerce en dollars, ce qu’aucune entreprise internationale ne peut éviter.

En 2014, la plus grande banque française, BNP-Paribas, s’est résignée à payer aux Américains des amendes de presque neuf milliards de dollars, rien que pour avoir utilisé des transferts en dollars au cours de transactions avec des pays sous sanctions américaines. Ce commerce était parfaitement légal en droit français. Mais parce que les échanges étaient en dollars, elles transitaient par les Etats-Unis, où elles étaient repérées par les régulateurs.

Dans ces cas, les banques européennes ont le choix entre se faire traîner devant les tribunaux hostiles pour des procès interminables, ce qui entraînerait divers ennuis et punitions même avant le verdict, ou bien, suivre le conseil des avocats d’affaires américains bien rémunérés et accepter d’entrer dans l’obscure culture judiciaire américaine du « plea bargaining », du « plaider coupable », pour y échapper. Tout comme le misérable accusé de piquer des pommes, les entreprises européennes sont incitées à se confesser pour échapper à des conséquences bien pires.

Alstom, joyau de l’industrie française, a cédé sa branche énergie au géant américain General Electric en 2014, au moment où Alstom était sous pression américaine suivant des accusations de corruption (probablement liées à des dessous-de-table versés aux intermédiaires de certains pays du Sud).

Selon le rapport parlementaire déjà cité :

« Le rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric a également suscité des interrogations sur une éventuelle instrumentalisation des procédures pour corruption engagées contre Alstom en vue de convaincre ses dirigeants de choisir l’offre américaine plutôt que celle de Siemens et de Mitsubishi. … Selon Le Figaro du 17 décembre : ’les avocats de GE auraient joué un rôle clé : leur intervention aurait permis de faire baisser le montant en échange d’une promesse d’appliquer le code de bonne conduite du groupe américain chez le français. L’accord ne devait toutefois être révélé qu’après la finalisation de l’opération pour que l’amende n’apparaisse pas comme un élément qui aurait fait pencher la balance du côté américain plutôt qu’en faveur de Siemens-Mitsubishi’ ».

« À propos de cette amende, qui s’est tout de même élevée à 772 millions de dollars, il faut ajouter qu’au nom de la continuité juridique de la société Alstom, c’est ce qui reste de celle-ci, c’est-à-dire essentiellement l’ex-branche transport, laquelle ne représentait qu’un tiers du chiffre d’affaires du groupe avant son démantèlement, qui l’a réglée, alors même que les manquements à l’origine de cette sanction concernaient les activités énergie reprises par General Electric ! »

L’hypothèse sous-jacente à ces poursuites est que la supposée corruption enlève des marchés aux firmes américaines plus vertueuses. Cela peut bien être le cas, mais ce qui manque est la moindre réciprocité. Toute une panoplie d’agences américaines, avec les moyens d’espionner n’importe quelle communication, est consacrée à la tâche de traquer les méfaits de leurs concurrents partout dans le monde. Par exemple, l’Office of Foreign Assets Control, travaille à cette tâche avec 200 employés et un budget de plus de $30 million. Son homologue à Paris emploie cinq personnes.

Le dernier volet de sanctions est destiné à exposer les banques et les entreprises européennes à des conséquences encore plus sévères, surtout en ce qui concerne le gazoduc Nord Stream.

Il faut noter que les sanctions font partie de toute une série de mesures législatives qui visent à miner la souveraineté nationale en créant une juridiction globale où n’importe qui peut poursuivre n’importe qui d’autre pour n’importe quoi, mais où la capacité ultime d’enquêter et d’imposer la loi reste chez les Américains.

Sabotant l’économie européenne

Plus d’une dizaine de banques européennes se sont trouvées dans le collimateur moralisant étasunien (anglaises, allemandes, françaises, néerlandaises, suisses), qui vise les grands pays, tandis que l’influence américaine écrasante dans des pays du Nord-Est – Pologne, les Etats Baltes et même la Suède – empêche l’Union Européenne de prendre des mesures d’autodéfense contraires aux intérêts américains.

Le plus gros poisson dans cette expédition de pêche risque d’être la Deutsche Bank. Actuellement, la Deutsche Bank fait l’object de poursuites pour avoir participé aux spéculations sur les subprimes aux Etats-Unis. Selon Pierre Lellouche, « la Deutsche Bank va être redressée pour un montant de 14 milliards de dollars alors qu’elle en vaut 5 et demi. Surtout, elle est exposée à hauteur de l’équivalent de treize fois le PIB de l’Allemagne. Autrement dit, si cette affaire va à son terme, on risque par un effet de dominos, une crise financière majeure en Europe. »

La question ici n’est pas les pratiques de la Deutsche Bank – sans doute répréhensibles – mais des « deux poids deux mesures » pratiqués par une puissance qui se comporte en empire. Les sanctions sont une véritable épée de Damoclès qui menace les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis. Ce comportement punitif risque fort de finir par affaiblir l’économie américaine elle-même.

Dans les auditions parlementaire, Elisabeth Guigou a déclaré que la situation est choquante. « Nous avons eu, à plusieurs reprises, des échanges avec des responsables américains, et notamment avec l’ambassadrice américaine en France : nous leur avons indiqué que cette situation était insupportable. »

Jacques Myard enchaînait : « Actuellement, nous assistons à une volonté manifeste des États-Unis d’utiliser leur droit à des fins politiques, de sécurité et d’influence, mais également à des fins commerciales : c’est une volonté impérialiste. Le droit américain est utilisé pour obtenir des marchés et éliminer des concurrents. Nous devons ne pas être naïfs et prendre conscience de ce qui se passe. … En effet, les grands groupes sont dans les mains des cabinets d’avocats américains, qui leur conseillent de ne surtout pas avertir les autorités françaises, et de régler leurs procès discrètement, grâce au mécanisme du plaider coupable ; ces cabinets facturent pour cela des honoraires substantiels. »

Cette enquête marquait un pas vers une prise de conscience et de la résistance contre une nouvelle forme de “taxation sans représentation”. Les députés s’accordaient pour dire qu’il faut faire quelque chose.

C’était en octobre dernier. Au mois de juin, lors des élections parlementaires, le président de la commission, Pierre Lellouche, la rapporteur Karine Berger, Elisabeth Guigou et Jacques Myard ont tous perdu leurs sièges en faveur des novices du parti de Macron, la République en marche. Les nouveaux arrivants semblent désorientés, et peu enclins à confronter la puissance impériale. Macron non plus, lui qui a facilité la reprise d’Alstom par General Electric en 2014.

Pourtant, il y a des situations si déséquilibrées qu’elles ne peuvent pas durer indéfiniment.

Diana JOHNSTONE

Source : Le Grand Soir, https://www.legrandsoir.info/degats-collateraux-les-sanctions-us-visent-la-russie-et-frappent-l-europe.html

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par Thierry DERONNE

Ils ont marché pendant des heures à flanc de montagne, sous la pluie, traversé à pied des torrents impétueux en se tenant par la main, ou à quatre pattes sur un tronc d’arbre, ils ont emprunté des camions, des bétaillères, sont montés sur des chevaux, ils ont fait des queues interminables pour accéder aux bureaux de vote, ils ont bravé les menaces des opposants meurtriers, ils sont le peuple vénézuélien comme nous le montre ici en photos notre ami Thierry Deronne depuis Caracas, photos que vous chercherez vainement dans nos médias libres et objectifs, médias de milliardaires adulés par les défenseurs de la démocratie qui veulent persuader (non sans succès) le peuple de France que le Venezuela est une dictature.

Le Grand Soir

Lire l’article, épatant, de Thierry Deronne :

https://www.legrandsoir.info/photos-medias-contre-droit-au-suffrage-des-venezueliens.html

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https://www.legrandsoir.info/dix-clefs-pour-comprendre-et-analyser-la-victoire-du-chavisme-a-la-constituante.html

Source : Le Grand Soir

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Jean Bricmont répond à BHL (VIDEO)

Accusé de négationnisme dans le Bloc note de Bernard-Henri Lévy du 20 juillet (le Point), le physicien et essayiste Jean Bricmont répond et explique sa vision de la liberté d’expression dans un entretien accordé à RT France.

Alors qu’il ripostait contre Le Monde Diplomatique dans son « Bloc-note » du 20 juillet publié dans Le Point, le philosophe Bernard-Henri Lévy a accusé le physicien et écrivain belge Jean Bricmont d’être un « négationniste […] longtemps préposé dans le journal [Le Monde Diplomatique], au traitement de l’actualité éditoriale antiaméricaine et antisioniste ».

Invité par RT France, Jean Bricmont a répondu aux propos de l’écrivain, qu’il qualifie de « diffamation ». Une vidéo à retrouver bientôt en intégralité sur RT France.

//www.youtube.com/watch?v=CHTGUwtJKT0

Jean Bricmont est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la liberté d’expression, son travail, proche de celui de Noam Chomsky aux Etats-Unis, traite de la censure et de la propagande en démocratie. Il est notamment opposé à la loi Gayssot, qui, en France, punit sévèrement toute remise en question historique des conclusions du Tribunal de Nuremberg en 1946. Plusieurs universitaires et intellectuels ont été condamnés en vertu de cette loi au cours de procès, souvent très médiatisés. On se souvient notamment de celui du philosophe et ancien député communiste Roger Garaudy en 1998 ou encore des nombreuses procédures lancées contre le professeur de lettres devenu farouche militant «révisionniste» Robert Faurisson.

« Vous accusez quelqu’un sans preuve d’un délit, c’est de la diffamation. »

Considérant qu’il n’est qu’une cible annexe dans ce qui est selon lui une «attaque hystérique contre Le Monde Diplomatique», Jean Bricmont nie avoir été préposé à une quelconque tâche dans ce journal, pour lequel il n’aurait écrit que quelques articles. Le plus grave dans cette affaire réside, pour l’essayiste, dans le fait que BHL l’accuse de négationnisme.

« Vous accusez quelqu’un sans preuve d’un délit, c’est de la diffamation et ce n’est couvert par la liberté d’expression dans aucun pays », s’est ainsi défendu le physicien qui dit ne pas vraiment croire à ses chances de victoire devant la justice contre BHL s’il décidait de le poursuivre. […]

Lire la suite :
https://francais.rt.com/entretiens/41608-bhlisation-esprits-plus-grave-que-lepenisation-selon-jean-bricmont

Source : RT.com

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« L’organisation du travail reste très largement stupide; Nous en savons tous plus que ce que l’on nous laisse faire. » Franck Lepage

Extrait de «Inculture 2 : l’éducation» par Franck Lepage

Lisez « La médiocratie » :

http://amzn.to/2ob7gfF

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Jean-Clément Martin

Selon l’interprétation traditionnelle, Robespierre reste l’incarnation sanglante, redoutable et redoutée de la Révolution française. Dans « Robespierre, la fabrication d’un monstre », Jean-Clément Martin, ancien directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, professeur émérite à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, démolit l’image caricaturale du tyran, savamment façonnée, selon lui, immédiatement après sa mort. L’historien y dévoile un personnage plus nuancé, discret, complexe et souvent indécis, en proie à une situation politique chaotique à laquelle il s’adapte plus qu’il ne la provoque.

Qui était le jeune Maximilien ? […]

Lire la suite :
http://communication-ccas.fr/journal/robespierre-le-grand-mensonge/

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Un livre à lire :

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//www.youtube.com/watch?v=k15oGYFyUq4

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5590#comment-18015http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170802_010216_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_Aquablue03Tue, 01 Aug 2017 23:02:16 +0000FONCTIONNÉ

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5590#comment-18013http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170802_005827_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_Aquablue03Tue, 01 Aug 2017 22:58:27 +0000

//www.youtube.com/watch?v=ATr1VSJGGzQ

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Commentaires sur [Éducation populaire – Conférences gesticulées – Résistance au capitalisme] Franck Lepage à Bourgueil, 13 mai 2017 par claude saint-jarrehttp://chouard.org/blog/?p=5599#comment-18005http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170801_174137_Commentaires_sur__Education_populaire__ndash__Conferences_gesticulees__ndash__Resistance_au_capitalisme__Franck_Lepage_a_Bourgueil__13_mai_2017_par_claude_saint-jarreTue, 01 Aug 2017 15:41:37 +0000Il y a une conférence gesticulée sur la Constituante?

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Commentaires sur [Éducation populaire – Conférences gesticulées – Résistance au capitalisme] Franck Lepage à Bourgueil, 13 mai 2017 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5599#comment-18004http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170801_172919_Commentaires_sur__Education_populaire__ndash__Conferences_gesticulees__ndash__Resistance_au_capitalisme__Franck_Lepage_a_Bourgueil__13_mai_2017_par_etienneTue, 01 Aug 2017 15:29:19 +0000Les 10 victoires du Président Maduro, par Ignacio Ramonet


http://www.les-crises.fr/les-10-victoires-du-president-maduro-par-ignacio-ramonet/
Source : les-crises.fr Olivier Berruyer

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//www.youtube.com/watch?v=qlIcBciWsu4

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//www.youtube.com/watch?v=nItoeb2uJ7o

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Commentaires sur [Éducation populaire – Conférences gesticulées – Résistance au capitalisme] Franck Lepage à Bourgueil, 13 mai 2017 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5599#comment-18000http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170801_004304_Commentaires_sur__Education_populaire__ndash__Conferences_gesticulees__ndash__Resistance_au_capitalisme__Franck_Lepage_a_Bourgueil__13_mai_2017_par_etienneMon, 31 Jul 2017 22:43:04 +0000On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler.

par Viktor Dedaj :


Photo : Venezuela, février 1989. Les forces armées massacrent des milliers de personnes lors d’une manifestation populaire.

Au Venezuela (comme ailleurs), la différence entre une dictature de droite et une dictature de gauche est la suivante : sous une dictature de droite, les opposants « disparaissent ». Sous une dictature de gauche, les opposants passent tous les soirs à la télé et dans tous les médias internationaux pour dénoncer la dictature.

Comme toujours, vous commencez par soulever un sourcil. Alors voici un test : citez-moi une seule dictature de droite. J’entends par là un régime de droite que les médias qualifient de dictature. L’Arabie Saoudite ? Raté. l’Arabie Saoudite n’est pas une « dictature » mais un « royaume », et elle n’est pas « de droite » mais « théocratique. (*) Autre exemple ?

Vous séchez, et c’est normal.

Au Venezuela (comme ailleurs), la question de « qui est qui ? » est ignorée, sauf pour un des « qui ». Comme si le contexte n’avait aucune importance, comme si la nature de l’adversaire d’un processus ne déterminait pas le cours du processus. Annoncer 100 morts lors de manifestations sous-entend une foultitude de choses, aussi fausses les unes que les autres. Cela sous-entend que tous ces morts sont des « opposants ». Cela sous-entend qu’il n’y a aucun représentant des forces de l’ordre parmi les victimes. Ce que cela ne sous-entend pas, par contre, c’est la petite entorse à l’étique journalistique – qui me paraît éminemment volontaire – qui consiste à ne pas trop insister sur l’identité de ces morts. Car cela démontrerait une chose : rarement un gouvernement aura fait preuve d’autant de retenue devant des violences systématiques, des violences qui cherchent à faire des victimes. Et rarement les forces de l’ordre d’une dictature (qu’elle soit instaurée ou en devenir) n’auront compté dans leurs propres rangs autant de victimes sans une réaction, disons, « déterminée ».

Cela sous-entend aussi que le nombre est « exceptionnel » (sinon, pourquoi en parler ?). Alors qu’on parle d’un pays qui a vu – mais c’était pendant la démocratie douce et bucolique d’antan – des manifestations se solder par des milliers de morts, fauchés à l’arme lourde par l’armée de l’époque. Cela sous-entend qu’on n’a jamais découvert des dizaines de charniers dans la Colombie voisine -- dont certains contenaient jusqu’à 2000 cadavres – sous le règne d’une classe qui y est encore et toujours au pouvoir et qui -- ô ironie – trouve le gouvernement vénézuélien peu fréquentable. La liste est longue de ceux qui l’ouvrent et feraient mieux de la fermer – les dirigeants des Etats-Unis en tête. Mais ils ne sont pas les seuls.

Il y a quelques jours sur France-Inter, un des préposés aux commentaires du matin s’est fendu d’une nouvelle attaque contre le président du Venezuela, Nicolas Maduro. Il expliquait qu’une vidéo appelant les électeurs à voter lors de l’élection de l’Assemblée constituante (qui vient d’avoir lieu) passait à la télévision, et que cette dernière était « bien-entendu, contrôlée par le régime ». Et dans des millions d’esprits d’auditeurs évoluant encore dans leurs brumes matinales, l’image s’imprègne d’un pays où les médias sont « contrôlés » par le pouvoir. Peu sauront, entendront ou comprendront que c’est exactement le contraire, et que les dits médias y sont d’une virulence extraordinaire.

Une coutume bien implantée -- à gauche, notamment, encore dans sa phase d’auto-flagellation pour cause de recherche de crédibilité auprès des médias -- voudrait que j’entame ici la ritournelle genre « certes, le gouvernement vénézuélien a commis des erreurs, je ne nie pas les problèmes, etc… ». Ne comptez pas sur moi. Oui, oui, je sais, camarades. Il faut éviter de soutenir des processus qui ne le méritent pas. Mais si vous attendez un processus qui mérite d’être soutenu en observant le monde à travers le prisme de vos grands médias préférés, vous allez attendre longtemps.

À chaque élection, à chaque consultation, à chaque référendum, le Venezuela « fait un pas vers la dictature ». Seulement voilà : il y a un an, le Venezuela était déjà qualifié de dictature par les médias. Maintenant, il ne l’est plus tout à fait mais ne va pas tarder à l’être alors qu’il l’était déjà avant de le devenir. Vous allez voir qu’un jour ils auront raison. Et vous saurez exactement quand car ce sera justement le jour où ils arrêteront d’en parler.

Viktor Dedaj
« Je n’ai pas oublié le Honduras – ni les autres »

(*) pour ceux et celles à qui l’ironie de la phrase aurait échappé : l’Arabie Saoudite est évidemment une dictature de droite… mais jamais (ou très rarement) présentée comme telle.

URL de cet article 32148
https://www.legrandsoir.info/on-saura-que-le-venezuela-est-devenu-une-dictature-le-jour-ou-les-medias-arreteront-d-en-parler.html

Source : Le Grand Soir

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//www.youtube.com/watch?v=RQXh6VFlHRA

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//www.youtube.com/watch?v=UrplFnkT3_4

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Commentaires sur [Éducation populaire – Conférences gesticulées – Résistance au capitalisme] Franck Lepage à Bourgueil, 13 mai 2017 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5599#comment-17997http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170731_232646_Commentaires_sur__Education_populaire__ndash__Conferences_gesticulees__ndash__Resistance_au_capitalisme__Franck_Lepage_a_Bourgueil__13_mai_2017_par_etienneMon, 31 Jul 2017 21:26:46 +0000

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par claude saint-jarrehttp://chouard.org/blog/?p=5590#comment-17996http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170731_192611_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_claude_saint-jarreMon, 31 Jul 2017 17:26:11 +0000Bonjour. … Et l’assemblée constituante au Vénézuéla…quelqu’un y voit clair?
Il y a de la torture ou pas dans ce pays? Si oui, cela entache-t-il la réputation, quoique faible, des Assemblées Constituantes que l’on désire pour une réforme de la démocratie, pour qu’elle soit effective?

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Commentaires sur Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5581#comment-17995http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170731_134123_Commentaires_sur_Un_nouvel_algorithme_de_Google_limite_l_rsquo_acces_aux_sites_Web_progressistes_et_de_gauche_par_Aquablue03Mon, 31 Jul 2017 11:41:23 +0000Un grand groupe français , certainement avec d’autres , a été leur cible le 27 Juin 17 !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gobain#Historique

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5590#comment-17994http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170731_132343_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_Aquablue03Mon, 31 Jul 2017 11:23:43 +0000Modèle réel de monopoly !
Par hasard , ma présence ,dans un de leur point de vente pour achat de matériels de récup d’eau, a été témoin de cet impact de cyberattaque !
La dernière phrase du wiki dit comme moi !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gobain#Historique

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Commentaires sur POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE ET IMPUNIE : les députés violent toutes leurs grandes promesses de moralisation, pendant les vacances, en traîtres par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5573#comment-17993http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170731_131353_Commentaires_sur_POURRITURE_POLITICIENNE_GENERALISEE_ET_IMPUNIE___les_deputes_violent_toutes_leurs_grandes_promesses_de_moralisation__pendant_les_vacances__en_traitres_par_Aquablue03Mon, 31 Jul 2017 11:13:53 +0000La honte à la parole donnée de tous ces gens planqués là , sauf bien sûr les insoumis qui sont combattus à la seconde près pendant leurs interventions !
Aucune idée sur les questions d’honneur de la part des démarcheurs qui s’en battent les steacks ! Ils doivent penser à leur fin de mois et ce qu’ils vont bien pouvoir en faire !

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5590#comment-17992http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170731_122519_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_etienneMon, 31 Jul 2017 10:25:19 +0000Une synthèse exposée calmement en 5 minutes par Jean-Luc Mélenchon :

LE POIDS DE L’ARGENT DÉFIGURE LA DÉCISION PUBLIQUE

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Commentaires sur Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5581#comment-17990http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170730_103938_Commentaires_sur_Un_nouvel_algorithme_de_Google_limite_l_rsquo_acces_aux_sites_Web_progressistes_et_de_gauche_par_etienneSun, 30 Jul 2017 08:39:38 +0000Les cobayes de la cyberguerre :


http://www.liberation.fr/futurs/2017/07/28/les-cobayes-de-la-cyberguerre_1586976

Source : « Libération » (soi-disant)

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5590#comment-17989http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_233738_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_Aquablue03Sat, 29 Jul 2017 21:37:38 +0000Je joue et c’est moi qui donne les cartes et les billets, et je commence ! mdr
j’y reviendrais …

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5590#comment-17988http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_233307_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_Aquablue03Sat, 29 Jul 2017 21:33:07 +0000C’est tout juste s’il a pu parler jusqu’au bout !
François Ruffin est à votre image , il ne lâche pas  » son os  » !
J’ai bien peur que cette assemblée ne puisse pas continuer de dénoncer et proposer des amendements en faveur de l’intérêt général ! Je prends beaucoup de plaisir à regarder chaque jour et à apprendre !
Sûr que dans un parlement avec une plus grande diversité de citoyens , comme le réclamait ce matin M.Ruffin , l’exécutif de la présidence ne pourrait pas se conduire comme il le fait en passant les votes avec une telle désinvolture !

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Commentaires sur [Éducation populaire ; communication non violente ; économie collaborative] Ce collectif a inventé UN MONOPOLY ANTICAPITALISTE : le COMMONSPOLY par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5590#comment-17987http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_184249_Commentaires_sur__Education_populaire___communication_non_violente___economie_collaborative__Ce_collectif_a_invente_UN_MONOPOLY_ANTICAPITALISTE___le_COMMONSPOLY_par_etienneSat, 29 Jul 2017 16:42:49 +0000#penicaudgate François Ruffin : « Un écart 1 à 20 ? Mais madame la Présidente, entre 1,3 million et le salaire de base chez Danone, vous croyez qu’on est à combien ?

S’il y a quelque chose qui doit scandaliser aujourd’hui et qui entache la confiance dans l’action publique, c’est bien ça ! »

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17986http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_180642_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneSat, 29 Jul 2017 16:06:42 +0000L’indifférence internationale pour des dizaines de milliers de victimes civiles de Mossoul est une honte (The Independent)

par Patrick COCKBURN

Les forces du gouvernement irakien, qui avaient subi de lourdes pertes dans le secteur oriental, ont utilisé une plus grande puissance de feu dans la bataille pour l’ouest de Mossoul, Reuters

Les civils de la ville ont fait face à un Catch-22* : les forces de la coalition dirigées par les États-Unis leur disaient de fuir les positions de l’EI avant leur bombardement ; mais l’EI menaçait de les exécuter s’ils essayaient de fuir.

Le nombre catastrophique des victimes civiles à Mossoul n’intéresse pas beaucoup de politiciens ni de journalistes dans le monde. Cela contraste terriblement avec l’indignation exprimée dans le monde entier pendant le bombardement de l’est d’Alep par le gouvernement syrien et les forces russes, fin 2016.

Hoshyar Zebari, le chef kurde l’ancien ministre irakien des Finances et des Affaires étrangères, m’a déclaré lors d’une interview, la semaine dernière : « Les Services du renseignement kurde estiment que plus de 40 000 civils ont été tués par l’énorme puissance de feu de la Police fédérale, des frappes aériennes et de l’EI lui-même. »

Le nombre réel des morts qui sont enterrés sous les tas de décombres de l’ouest de Mossoul est inconnu, mais il s’élève probablement à des dizaines de milliers, au contraire des estimations beaucoup plus basses données précédemment.

Les gens ont du mal à comprendre pourquoi le nombre de morts à Mossoul a été aussi important. Un rapport méticuleux mais horrifiant d’Amnesty International (AI) intitulé « A tout prix : la catastrophe civile dans l’ouest de Mossoul » en donne une explication à la fois correcte et neutre.

Il ne donne pas le chiffre exact du nombre de morts, mais, à part ça, il confirme beaucoup des choses qu’a mentionnées M. Zebari, notamment les dommages épouvantables causés par les tirs qui ont duré cinq mois sans interruption, de l’artillerie et de roquettes sur une zone encerclée et remplie de civils qui ne pouvaient pas s’échapper.

Cependant, même cela ne suffit vraiment pas à expliquer le carnage incroyable qui a eu lieu. Beaucoup de sièges au cours des siècles ont occasionné de terribles pertes civiles, mais dans un domaine précis, le siège de Mossoul était différent des autres : il n’était pas question pour l’EI, le mouvement le plus cruel et le plus violent du monde, de renoncer à ses boucliers humains.

Même avant l’attaque des forces gouvernementales irakiennes aidées par la coalition dirigée par les États-Unis, qui a débuté le 17 octobre de l’année dernière, l’EI rassemblait des civils dans la ville et ne leur permettait pas d’en sortir pour se mettre à l’abri. Ceux qui ont réussi à atteindre les camps de réfugiés à l’extérieur de Mossoul ont dit que l’EI avait posté des tireurs d’élite et posé des pièges et des mines pour empêcher les habitants de partir.

Déterminé à garder coûte que coûte ses centaines de milliers de boucliers humains, l’EI les a entassés dans un espace de plus en plus restreint à mesure que les forces pro-gouvernementales avançaient. Les patrouilles de l’EI ont dit qu’elles tueraient tous ceux qui quittaient ses maisons. Elles ont soudé des portes métalliques aux maisons pour maintenir les gens à l’intérieur, et ont pendu à des pylônes électriques, ceux qui essayaient de s’échapper et ont laissé leurs corps pourrir là.

« A mesure que l’EI perdait du terrain pendant la bataille, les zones contrôlées par l’EI se remplissaient de plus en plus de civils », explique le rapport d’Amnesty International. « Les résidents de Mossoul ont expliqué à Amnesty International qu’ils étaient obligés de s’entasser dans les maisons par groupes de 15 à 100, avec leurs parents ou leurs voisins ».

Ce sont ces groupes qui sont devenus les victimes de la massive puissance de feu des forces pro-gouvernementales. Dans de nombreuses rues, toutes les maisons sont détruites et il m’a même été impossible d’entrer dans des quartiers gravement endommagés parce que leur accès était bloqué par des ruines, des cratères de bombes et des voitures brûlées. » […]

Lire la suite :
https://www.legrandsoir.info/l-indifference-internationale-pour-des-dizaines-de-milliers-de-victimes-civiles-de-mossoul-est-une-honte-the-independent.html

Source : Le Grand Soir

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Commentaires sur Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche par Verwichthttp://chouard.org/blog/?p=5581#comment-17984http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_121025_Commentaires_sur_Un_nouvel_algorithme_de_Google_limite_l_rsquo_acces_aux_sites_Web_progressistes_et_de_gauche_par_VerwichtSat, 29 Jul 2017 10:10:25 +0000Pourquoi ne citez vous pas qwant comme moteur de recherche européen et libre ?
http://www.qwant.com

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par josshttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17983http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_111653_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_jossSat, 29 Jul 2017 09:16:53 +0000Air France suspend ses vols au Venezuela
https://fr.sputniknews.com/international/201707291032437255-avion-airfrance-venezuela/

Venezuela: le département d’État ordonne le rapatriement des familles des diplomates US
https://fr.sputniknews.com/international/201707281032421599-venezuela-diplomates-USA-rapatriement/

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17982http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_105716_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneSat, 29 Jul 2017 08:57:16 +0000Tous bolivariens !

Dans quelques heures le Venezuela peut être plongé dans un bain de sang par ceux qui, nationalement et internationalement, ne supportent pas que les pauvres refusent de le rester, et qui voudraient faire main basse sur les énormes réserves en hydrocarbures du pays. L’enjeu géopolitique dépasse Caracas.

Les secteurs majoritaires et d’extrême droite de l’opposition connue comme « Table d’union démocratique » (MUD en espagnol) tentent de bloquer le pays pour empêcher les élections à l’Assemblée constituante et en appeler à l’intervention de Washington. Le président TRUMP et la CIA ont prévenu : s’il y a vote, « l’empire » prendra des sanctions immédiates contre le droit à l’auto-détermination d’un peuple.

Ce qui se joue au Venezuela aujourd’hui, quelles que soient les erreurs qu’ait pu commettre le président Maduro, a et aura des répercussions continentales et internationales lourdes. Washington (soutenu en sous-main par l’Union européenne) s’apprête à violer la souveraineté du Venezuela. Ils tentent de provoquer une rupture dans l’armée. Pour les États-Unis, le Venezuela bolivarien constitue « une menace pour la (sa) sécurité ». La formule est de ce « bon » président Obama.

Le Venezuela redevient le cœur de la stratégie impérialiste. Il doit plus que jamais faire battre le cœur de tous les démocrates. Le Haut commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme vient d’appeler à « garantir la paix » afin que le vote de l’Assemblée constituante, le 30 juillet, se déroule en toute normalité. Les médias vénézuéliens, qui appartiennent très majoritairement à l’oligarchie, et leurs clones français, soufflent sur le feu au lieu de calmer le jeu, hurlent à « la dictature » parce que le gouvernement Maduro a interdit les manifestations pour que le vote ait lieu en toute tranquillité, et éviter que le sang coule davantage.

L’opposition, nous serions tenté d’écrire la « subversion », refuse de participer à la consultation. Elle a préalablement et illégalement organisé, un vote parallèle et bidon où elle aurait obtenu plus de 7 millions de suffrages. Aucune vérification, aucun comptage sérieux n’ont pu avoir lieu. Listes électorales « maison » et bulletins de vote ont été monopolisés, puis brûlés.

Les principaux chefs de l’opposition veulent aujourd’hui, après trois mois et demi d’insurrections localisées, surtout dans les quartiers riches, en découdre, quel qu’en soit le prix. Les opposants sont devenus des émeutiers. Depuis l’élection, avec une courte majorité, du président Maduro, en 2013, l’opposition se refuse à reconnaître la légitimité du président. Cette attitude putschiste rappelle et dépasse le « golpe » contre Chavez de 2002. Et pourtant …

L’élection d’une Constituante, l’élargissement de la démocratie, la consultation de l’ensemble de la population, dans un processus de fond, constituent bien l’un des derniers atouts, sans doute, pour le vivre ensemble, dans un pays aujourd’hui déchiré, au bord du gouffre. La révolution veut modifier la Constitution de 1999, y ajouter les acquis sociaux reconnus par les institutions internationales. Malgré l’effondrement économique, la révolution est parvenue à maintenir les grandes « Missions » sociales. Peu en parlent. La pénurie sur des produits ciblés, sur des médicaments, certes cruelle, organisée essentiellement par le patronat, est sur-médiatisée. Et pourtant les chiffres, eux, parlent… L’indice de développement humain du Venezuela était en 2015 de 0.767, 71e rang sur un ensemble de 188 pays. De 1990 à 2015, l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 4,6 années. La santé et l’éducation (gratuites) restent des priorités, malgré la profonde crise économique et politique.

Le Venezuela ne doit pas être le Chili. L’expérience a prouvé que tout blocus affecte surtout les populations civiles et se retourne finalement contre ses promoteurs. Cuba a plus que prouvé et éprouvé les voies de la résistance pratique, concrète, au quotidien.

Les niveaux atteints par la désinformation ne sauraient nous détourner de notre devoir d’internationalisme. L’internationalisme, disait le Che, c’est la solidarité de classe des exploités.

Jean Ortiz

Dource : Le Grand Soir, https://www.legrandsoir.info/tous-bolivariens.html

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17981http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170729_104258_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneSat, 29 Jul 2017 08:42:58 +0000Trump se soumet aux souhaits des Faucons de la guerre, par Ann Wright

Source : http://www.les-crises.fr/trump-se-soumet-aux-souhaits-des-faucons-de-la-guerre-par-ann-wright/

Le président Trump se jette dans les guerres étendues au Moyen-Orient, dans les nouvelles escalades en Syrie, en Afghanistan et ailleurs, s’appuyant sur les politiques sanglantes de ses prédécesseurs, comme l’explique la colonelle à la retraite Ann Wright.

La militarisation de la politique étrangère des États-Unis n’a certes pas débuté avec le président Donald J. Trump. En fait, elle remonte à plusieurs décennies. Cependant, si les 100 premiers jours de Trump à la Maison-Blanche peuvent donner une indication, il n’a nullement l’intention de modifier la tendance.


Un drone Predator tirant un missile

En une seule semaine en avril, l’administration Trump a tiré 59 missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne, et a largué la plus importante bombe de l’arsenal américain sur de supposés tunnels de l’EI en Afghanistan. Cette charge incendiaire de 10 tonnes n’avait jamais été utilisée au combat – la MOAB pour Massive Ordinance Air Blast, familièrement connue comme la « Mère de toutes les bombes » – a été utilisée dans le district d’Achin, en Afghanistan, où le sergent De Alencar des Forces spéciales avait été tué une semaine auparavant. (La bombe n’avait été testée que par deux fois en 2003, sur la base aérienne d’Elgin, en Floride).

Pour souligner la préférence de la nouvelle administration pour la force plutôt que la diplomatie, la décision d’expérimenter la puissance explosive de cette méga-bombe a été prise unilatéralement par le général John Nicholson, le général commandant les forces américaines en Afghanistan. En saluant la décision, le président Trump a déclaré qu’il avait donné son « total accord » à l’armée américaine pour mener toutes les missions qu’elle souhaiterait, partout dans le monde – ce qui signifie probablement sans consulter auparavant le comité inter-agences de la Sécurité nationale.

Il est aussi très révélateur que le Président Trump ait choisi des généraux pour deux postes majeurs en matière de sécurité, traditionnellement occupés par des civils : le secrétaire à la Défense et le conseiller à la Sécurité nationale. Pourtant après trois mois de son administration, il a laissé vacants des centaines de postes gouvernementaux civils importants de l’État, de la Défense et d’ailleurs.

Tandis que le président Trump n’a toujours pas énoncé de stratégie au sujet des assassinats politiques, il n’y a pas eu, jusqu’à présent, de signe qu’il compte modifier la pratique établie par ses récents prédécesseurs de recourir aux attaques de drones.

En 1976, cependant, le président Gérald Ford avait montré un exemple très différent quand il signa ledécret présidentiel 11095. Ce dernier indiquait « qu’aucun employé du gouvernement américain ne devait participer, ou conspirer pour participer, à un assassinat politique. »

Le président Ford officialisa cette interdiction après que les enquêtes de la commission Church (la commission sénatoriale spéciale pour l’étude des opérations gouvernementales en rapport aux activités de renseignement, présidée par le sénateur Franch Church, de l’Idaho) et de la commission Pike (son équivalent à la Chambre, présidée par le représentant Otis G. Pike, de New York) eurent révélé l’étendue des opérations d’assassinats de l’Agence centrale de renseignement américaine (CIA) contre des dirigeants étrangers dans les années 60 et 70.

Autoriser les assassinats

À quelques exceptions près, les présidents suivants on maintenu l’interdiction. Mais en 1986, le président Ronald Reagan ordonna une attaque contre la maison du libyen Mouammar Kadhafi à Tripoli, en représailles du bombardement d’une discothèque à Berlin qui avait tué un militaire américain, deux citoyens allemands, et fait 229 blessés. En 12 minutes seulement, les avions américains larguèrent 60 tonnes de bombes sur la maison, mais sans réussir à tuer Kadhafi.


Le président Ronald Reagan menant une réunion sur le terrorisme le 26 janvier 1981, avec le secrétaire d’État Alexander Haig, le secrétaire à la Défense Caspar Weinberger et le conseiller à la Maison-Blanche, Edwin Meese. (Crédit photo : bibliothèque Reagan)

Douze ans plus tard, en 1998, le président Bill Clinton ordonna le lancement de 80 missiles de croisière sur les installations d’al-Qaïda en Afghanistan et au Soudan, en représailles aux bombardements des ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. L’administration Clinton justifia l’action en affirmant que l’interdiction d’assassinat ne couvrait pas les individus que le gouvernement américain avait déterminés comme étant liés au terrorisme.

Dans les jours qui suivirent les attaques perpétrées par al-Qaïda à l’encontre des États-Unis le 11 septembre 2001, le président George W. Bush signa un « constat » des services de renseignement, permettant à la CIA de lancer des « opérations secrètes mortelles » visant à tuer Osama bin Laden et à anéantir son réseau terroriste. Les juristes de la Maison-Blanche et de la CIA défendirent la constitutionnalité de cette mesure, se fondant sur deux moyens. Premièrement, ils se rallièrent à l’avis de l’administration Clinton selon lequel le décret présidentiel11905 n’empêchait aucunement les États-Unis de s’attaquer aux terroristes. Plus largement, ils déclarèrent que l’interdiction des assassinats politiques ne s’appliquait pas en temps de guerre.

Le rejet en bloc par l’administration Bush de l’interdiction des éliminations ciblées ou des assassinats politiques a totalement inversé la tendance qui a prévalu pendant un quart de siècle en matière de politique étrangère bipartisane aux États-Unis. Cela a également ouvert la voie à l’utilisation de véhicules aériens téléguidés pour perpétrer des éliminations ciblées (un euphémisme pour assassinats).

Les forces aériennes américaines se servaient déjà de véhicules aériens téléguidés (VAT) depuis les années 60, mais uniquement comme plateformes de surveillance sans personnel. Néanmoins, suite aux attentats du 11 septembre, le Département de la Défense et l’Agence centrale de renseignement américains ont armé des « drones » (comme ils furent rapidement baptisés) pour tuer à la fois les dirigeants et les soldats d’al-Qaïda tout comme des Talibans.

Les États-Unis établirent des bases militaires en Afghanistan et au Pakistan pour servir cet objectif. Cependant, la mort de civils, dont un large groupe rassemblé pour célébrer un mariage, causée par d’une série d’attaques de drones, poussa le gouvernement pakistanais à ordonner en 2011 le retrait des drones et du personnel militaire américains de la base aérienne de Shamsi. Toutefois, les assassinats ciblés se poursuivirent au Pakistan au moyen de drones basés hors des frontières du pays.

L’approche Obama

En 2009, le Président Barack Obama reprit là où son prédécesseur s’était arrêté. Avec les inquiétudes grandissantes du public et du Congrès à propos de l’utilisation d’avions contrôlés par la CIA et des opérateurs militaires situés à 16 000 kilomètres des personnes qu’ils avaient pour ordre de tuer, la Maison-Blanche fut forcée de reconnaître officiellement le programme d’élimination ciblée et de décrire comment certaines personnes devinrent des cibles du programme.


Le Président Barack Obama serre la main aux troupes américaines à l’aérodrome de Bagram, à Bagram, Afghanistan, le Dimanche 25 mai 2014 (Photo officielle de la Maison-Blanche, par Pete Souza)

Cependant, au lieu de réduire le programme, l’administration Obama doubla la mise. Essentiellement, elle désigna comme combattants tous les hommes d’âge militaire en zone de frappe étrangère, et de ce fait comme cibles potentielles de ce qu’elle appela ses « frappes signées ». Encore plus dérangeant, elle déclara que les attaques visant précisément d’importants terroristes, connues sous le nom de « frappes de personnalités », pourraient inclure des citoyens américains.

Cette possibilité théorique devint rapidement une sinistre réalité. En avril 2010, le Président Obama autorisa la CIA à « cibler » Anwar al-Awlaki, un citoyen américain et ancien imam d’une mosquée de Virginie, pour assassinat. Moins d’une décennie auparavant, le Bureau du secrétaire aux Armées avait invité l’imam à participer à un service interconfessionnel à la suite du 11 septembre. Mais al-Awlaki devint plus tard un fervent opposant à la « guerre contre la terreur », partit au Yémen, la patrie de son père, et aida al-Qaïda à recruter des membres.

Le 30 septembre 2011, une frappe de drone tua Al-Awlaki et un autre Américain, Samir Khan, qui voyageait avec lui au Yémen. Dix jours plus tard, des drones américains tuèrent le fils âgé de 16 ans d’al-Awlaki, Abdulrahman al-Awlaki, citoyen américain, lors d’une attaque contre un groupe de jeunes hommes autour d’un feu de camp. L’administration Obama n’a jamais précisé si le fils âgé de 16 ans avait été ciblé individuellement parce qu’il était le fils d’al-Awlaki ou s’il avait été victime d’une frappe « signée », correspondant à la description d’un jeune homme d’âge militaire. Cependant, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, un journaliste demanda au porte-parole d’Obama, Robert Gibbs, comment il pouvait défendre les meurtres et plus spécialement le décès d’un citoyen américain mineur qui fut « ciblé sans procédure régulière, et sans procès ».

La réponse de Gibbs ne fit rien pour améliorer l’image américaine dans le monde musulman : « Je dirais que vous auriez du avoir un père plus responsable s’il était vraiment soucieux du bien-être de ses enfants. Je ne pense pas que devenir un terroriste djihadiste d’al-Qaïda soit le meilleur moyen d’y arriver ».

Le 29 janvier 2017, la fille âgée de 8 ans d’al-Awlaki, Nawar al-Awlaki, a été tuée lors d’un assaut commando américain au Yémen ordonné par le successeur d’Obama, Donald Trump.

Mariages et funérailles

Pendant ce temps, les médias ont continué de signaler des incidents de civils tués par des frappes de drones à travers la région, qui visent souvent les noces et les funérailles. Beaucoup d’habitants de la région le long de la frontière afghano-pakistanaise pouvaient entendre le bourdonnement des drones volant dans leur région 24 heures sur 24, provoquant des traumatismes psychologiques pour tous ceux qui y vivent, en particulier les enfants.


Suite de la destruction par les États-Unis de l’hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan. (Crédit graphique : RT)

L’administration Obama a été fortement critiquée pour la tactique de la « double-frappe » : frapper une maison ou un véhicule cible avec un missile Hellfire, puis tirer un deuxième missile sur ceux qui venaient en aide aux blessés de la première attaque. Souvent ceux qui se portaient secours aux gens piégés dans les bâtiments effondrés ou les voitures en flammes étaient des civils locaux, et non des militants.

La logique traditionnellement invoquée pour l’utilisation de drones est qu’ils éliminent la nécessité de « mettre les pieds sur le terrain » — qu’il s’agisse de membres des forces armées ou du personnel paramilitaire de la CIA — dans des environnements dangereux, évitant ainsi de risquer la vie d’Américains. Les responsables états-uniens prétendent également que les renseignements recueillis par les VAT, grâce à leur surveillance prolongée, rendent leurs frappes plus précises, réduisant ainsi le nombre de victimes civiles. (Non-dit, mais probablement un autre facteur de motivation puissant, est le fait que l’utilisation de drones signifie qu’aucun militant soupçonné ne sera capturé vivant, évitant ainsi les complications politiques et autres de la détention.)

Même si ces prétentions sont vraies, elles ne résolvent pas pour autant l’impact de cette tactique sur la politique étrangère américaine. Davantage préoccupant est le fait que les drones permettent aux présidents de botter en touche sur les questions de guerre et de paix en choisissant une option qui paraît offrir un juste milieu, mais qui en réalité a de nombreuses conséquences à long terme pour la politique américaine, ainsi que pour les communautés qui les subissent.

En supprimant le risque de perte de personnel américain, les responsables politiques de Washington peuvent être tentés d’utiliser la force pour résoudre les dilemmes sécuritaires plutôt que de négocier avec les parties impliquées. En outre, par leur nature même, les VAT sont plus susceptibles de provoquer des représailles contre l’Amérique que les systèmes d’armes classiques. Pour beaucoup au Moyen-Orient et en Asie du Sud, les drones représentent une faiblesse du gouvernement américain et de son armée, et non une force. Les guerriers valeureux ne devraient-ils pas se battre sur le terrain, se demandent-t-ils, au lieu de se cacher derrière un drone sans visage dans le ciel, piloté par un jeune dans son fauteuil à plusieurs milliers de kilomètres ?

Des attaques internes

Depuis 2007, au moins 150 membres du personnel de l’OTAN ont été victimes d’« attaques internes » par des membres des forces armées et policières nationales afghanes formés par la coalition. Beaucoup d’Afghans qui commettent de tels meurtres « vert sur bleu » sur le personnel américain, en uniforme autant qu’en civil, proviennent des régions tribales situées à la frontière afghane et pakistanaise où les frappes de drones américaines se sont concentrées. Ils se vengent de la mort de leurs familles et de leurs amis en tuant leurs entraîneurs militaires américains.


« Pilotes » manœuvrant un véhicule aérien téléguidé MQ-1 Predator lors d’un raid au Moyen-Orient. (Photo de l’armée américaine)

La colère contre les drones est apparue aussi aux États-Unis. Le 1er mai 2010, le Pakistano-Américain Faisal Shahzad tenta de faire exploser une voiture piégée à Times Square. Dans son plaidoyer de culpabilité, Shahzad justifia son attaque de civils en disant au juge : « Quand le drone frappe en Afghanistan et en Irak, ils ne voient pas les enfants, ils ne voient personne. Ils tuent des femmes, des enfants ; ils tuent tout le monde. Ils tuent tous les musulmans. »

Dès 2012, l’armée de l’air américaine recrutait plus de pilotes de drones que de pilotes d’avions traditionnels. Entre 2012 et 2014, ils avaient prévu de recruter 2 500 pilotes et assistants pour le programme de drones. C’est près du double du nombre de diplomates engagés par le Département d’État sur une période de deux ans.

Les préoccupations du Congrès et des médias au sujet du programme ont conduit l’administration Obama à reconnaître la tenue de réunions régulières chaque mardi menées par le Président pour identifier les cibles de la liste d’assassinats. Dans les médias internationaux, « Terror Tuesdays » [les mardis de la terreur, NdT] est devenu une formule de la politique étrangère américaine.

Pour beaucoup de gens dans le monde, la politique étrangère américaine a été dominée durant les 16 années passées par des actions militaires au Moyen-Orient et en Asie du Sud et de grands exercices militaires terrestres et maritimes en Asie du Nord-Est. Sur la scène mondiale, les efforts américains dans les domaines de l’économie, du commerce, des questions culturelles et des droits de l’homme semblent avoir été relégués au second rang en faveur des guerres en continu.

Poursuivre l’utilisation de la guerre par drones pour mener des assassinats ne fera qu’exacerber la méfiance étrangère envers les intentions américaines et leur fiabilité. Ce qui fait le jeu des adversaires mêmes que nous essayons de vaincre.

Au cours de sa campagne, Donald Trump a promis qu’il mettrait toujours « l’Amérique en premier », et a déclaré qu’il voulait sortir des affaires de changements de régimes. Il n’est pas trop tard pour lui de tenir cette promesse en apprenant des erreurs de ses prédécesseurs et en renversant la militarisation continue de la politique étrangère américaine.

Ann Wright

Ann Wright a passé 29 ans dans l’armée américaine et comme réserviste, en prenant sa retraite au rang de colonelle. Elle a servi 16 ans dans le Service extérieur au Nicaragua, à Grenade, en Somalie, en Ouzbékistan, au Kirghizstan, en Sierra Leone, en Micronésie et en Mongolie. Elle a dirigé la petite équipe qui a rouvert l’ambassade américaine à Kaboul en décembre 2001. Elle a démissionné en mars 2003, en opposition contre la guerre en Irak. Elle est coauteur du livre Dissident : Voices of Conscience(Dissident : Voix de Conscience) (Koa, 2008). Elle donne des conférences dans le monde entier sur la militarisation de la politique étrangère américaine et participe activement au mouvement anti-guerre des États-Unis.

Source : Ann Wright, Consortium News, 19-06-2017

Traduit par les lecteurs du site http://www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source ; http://www.les-crises.fr/trump-se-soumet-aux-souhaits-des-faucons-de-la-guerre-par-ann-wright/

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Commentaires sur POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE ET IMPUNIE : les députés violent toutes leurs grandes promesses de moralisation, pendant les vacances, en traîtres par josshttp://chouard.org/blog/?p=5573#comment-17980http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170728_212805_Commentaires_sur_POURRITURE_POLITICIENNE_GENERALISEE_ET_IMPUNIE___les_deputes_violent_toutes_leurs_grandes_promesses_de_moralisation__pendant_les_vacances__en_traitres_par_jossFri, 28 Jul 2017 19:28:05 +0000MELENCHON notamment sur le cafouillage à l’Assemblée :
http://melenchon.fr/2017/07/28/revue-de-semaine-36-russie-stx-jaures-incidents-a-lassemblee-nationale/

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Commentaires sur POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE ET IMPUNIE : les députés violent toutes leurs grandes promesses de moralisation, pendant les vacances, en traîtres par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5573#comment-17979http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170728_195848_Commentaires_sur_POURRITURE_POLITICIENNE_GENERALISEE_ET_IMPUNIE___les_deputes_violent_toutes_leurs_grandes_promesses_de_moralisation__pendant_les_vacances__en_traitres_par_RonaldFri, 28 Jul 2017 17:58:48 +0000Après réflexion, je suis de plus en plus opposé aux propos de Pascot dont je pense qu’ils n’ont aucun sens.

Il est proposé que pour être élu, il faille avoir un casier judiciaire vierge (ou, dans une forme atténuée, vierge de certains délits).
Cela signifie que dans le cas de l’assemblée législative, les députés désignent un groupe de personnes coupables d’un délit et décrète qu’aucune d’elles ne pourra jamais être élue et donc devenir à son tour législateur.

On voit une série de conséquences négatives :
-- une fermeture encore plus grande du corps législatif, par la réductions des possibilité d’accession, vu que les condamnés en sont exclus
-- contrairement à ce que dit Pascot, c’est par une telle mesure que les votants de cette loi seraient « juges et parties ». En effet, chaque groupe de l’assemblée va décréter inéligible ses adversaires. On l’a vu dans les débats : le groupe la France Insoumise à voté pour que l’on rende inéligibles les coupables de fraude fiscale, mais ils se sont récriés quand la droite a proposé un amendement visant à rendre inéligibles les coupables de violence en réunion (condamnation qui touche les syndicalistes). La loi n’est finalement que l’expression d’un rapport de force au sein de l’assemblée.
-- accentuer le caractère inamovible des lois : le condamné n’est jamais que quelqu’un qui n’estime pas nécessaire de respecter telle loi édictée à un moment de l’histoire. Si les condamnés n’ont plus le droit d’appartenir au corps législatif, celui-ci se retrouve statistiquement déséquilibré en faveur de ceux qui respectent la loi, et en défaveur de ceux qui y sont opposés. Il y a donc d’autant plus de difficulté de la faire évoluer. Par exemple, admettons que suite à l’arriver de nombreux migrants l’assemblée décrète inéligibles les personnes s’étant rendu coupable d’aider des immigrés clandestins à entrer en France. Pour une raison X, une catastrophe humaine survient dans dix ans en Afrique. Un millions de personne passe la Méditerranée pour arriver en France. Cela accentue les tensions politiques, avec une moitié de l’assemblée qui veut être très dure, et l’autre moitié très humanitaire. Parmi ce second groupe, de nombreux députés vont eux-même aider les réfugiés qui accostent. Ces députés seront jugés, condamnés, et ne seront plus rééligibles pour la mandature suivante. Ce qui accentuera le poids du groupe « dur » et rendra encore plus impossible la survenue de lois « humanitaires ».

Qu’on ne vienne pas m’ennuyer avec des arguments du type « mais ça serait pour les délits uniquement très très répréhensibles ». Que ce soit « aider des clandestins » ou « pratiquer le cannibalisme », le principe est le même.

Le problème vient de la justification de ce projet. Pasot le dit très bien : c’est pour « moraliser » la vie politique. Pour lui, les gens « non moraux » ne devraient pas participer à la confection de la loi. C’est là qu’est l’os : il considère la morale comme universelle et éternelle. Or ce n’est pas le cas. Ce qui est immoral pour un député de droite est très différent de ce qui l’est pour un député de gauche. Et ce qui est condamné par la loi aujourd’hui comme non moral pourrait très bien être largement accepté dans dix ans par la population. Mais si ces « immoraux » n’ont pas accès au corps législatif, comment peuvent-ils espérer faire changer la loi ? On est dans un cercle vicieux qui ne peut créer qu’une tension entre une loi faite par un groupe fermé et une population qui en est déconnectée du point de vue des mœurs.

On comprend que le paradoxe apparent du casier judiciaire vierge pour certaines fonction évoqué par Pascot n’en est pas un. Pour un fonctionnaire, il est utile qu’il ait un casier vierge. Cela témoigne qu’il respecte la loi, qu’il est soumis à la « morale instituée par l’Etat » en quelque sorte. C’est normal car c’est sa fonction que de servir l’État. Par contre, le député ne doit pas avoir de casier vierge, car il ne PEUT PAS être soumis à la morale instituée, car c’est lui qui en tant que législateur, justement crée ces règles à respecter, et il ne peut le faire qu’en étant libre de toute pression ou sélection morale préalable. En tout cas, c’est ainsi que je vois la justification du procédé, et je l’approuve.

Aussi, pour moi, tout ce projet est à rejeter. J’ignore s’il comporte un risque d’inconstitutionnalité, mais selon moi, si ce n’est pas le cas, ce devrait l’être. Pour ma part, je mettrais dans la constitution un article tel que « Toute loi visant à restreindre à certains citoyens la possibilité d’accéder au corps législatif est nulle » ou quelque chose de ce style.

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Commentaires sur Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5581#comment-17978http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170728_144830_Commentaires_sur_Un_nouvel_algorithme_de_Google_limite_l_rsquo_acces_aux_sites_Web_progressistes_et_de_gauche_par_etienneFri, 28 Jul 2017 12:48:30 +0000Framasphère
Un réseau social libre, respectueux et décentralisé.


https://framasphere.org/

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Commentaires sur POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE ET IMPUNIE : les députés violent toutes leurs grandes promesses de moralisation, pendant les vacances, en traîtres par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5573#comment-17977http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170728_135525_Commentaires_sur_POURRITURE_POLITICIENNE_GENERALISEE_ET_IMPUNIE___les_deputes_violent_toutes_leurs_grandes_promesses_de_moralisation__pendant_les_vacances__en_traitres_par_etienneFri, 28 Jul 2017 11:55:25 +0000Assemblée nationale : les cafouillages de la majorité virent au chaos parlementaire

Source : Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/07/28/25001-20170728ARTFIG00099-assemblee-nationale-les-cafouillages-de-la-majorite-virent-au-chaos-parlementaire.php

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Stéphane Laborde : « Évidemment seuls les hommes qui chérissent les causes des effets néfastes publient sur un réseau social centralisé, privateur, à l’opposé que ce qu’ils professent.

Les hommes éveillés publient sur les réseaux libres et décentralisés comme Diaspora* et savent parfaitement bien sur ces réseaux là qu’il convient d’utiliser le moteur de recherche YacY lui même libre et décentralisé et contribuer à son développement open source.

https://diaspora-fr.org/posts/2888762

J’ai trop parlé dans la nasse privatrice. »

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Commentaires sur POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE ET IMPUNIE : les députés violent toutes leurs grandes promesses de moralisation, pendant les vacances, en traîtres par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5573#comment-17974http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170728_115039_Commentaires_sur_POURRITURE_POLITICIENNE_GENERALISEE_ET_IMPUNIE___les_deputes_violent_toutes_leurs_grandes_promesses_de_moralisation__pendant_les_vacances__en_traitres_par_etienneFri, 28 Jul 2017 09:50:39 +0000Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.

Pas de démocratie digne de ce nom sans CITOYENS CONSTITUANTS.

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Commentaires sur Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5581#comment-17972http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170728_111912_Commentaires_sur_Un_nouvel_algorithme_de_Google_limite_l_rsquo_acces_aux_sites_Web_progressistes_et_de_gauche_par_etienneFri, 28 Jul 2017 09:19:12 +0000Très bon article du Monde diplomatique sur

« L’INTERNET RUSSE, l’exception qui vient de loin »

« Interrogé par le réalisateur Oliver Stone sur les technologies de surveillance américaines, le président russe Vladimir Poutine a expliqué : « Il a fallu combler notre retard sur le reste du monde, mais nous avions des bases solides. » L’Union soviétique a en effet développé après la seconde guerre mondiale ses propres systèmes informatiques. La Russie cultive depuis une forme originale de souveraineté numérique.

En mai 2017, le gouvernement ukrainien a interdit l’accès à plusieurs services numériques russes, parmi lesquels le moteur de recherche Yandex et le réseau social VKontakte. Kiev reproche à ces outils, largement utilisés dans le pays, de partager leurs données avec les services de renseignement du Kremlin — en particulier celles des soldats qui combattent les séparatistes du Donbass. Cette mesure, qui prive plusieurs millions de personnes d’accès à leurs sites habituels, illustre la volonté des autorités ukrainiennes d’échapper à la sphère d’influence numérique que Moscou entretient dans la quasi-totalité de l’espace postsoviétique.

La Russie est en effet l’un des seuls pays à disposer d’un écosystème presque complet de plates-formes et de services indépendants de ceux de la Silicon Valley, fondés par des Russes et régis par le droit russe. Tandis qu’une part significative de la population mondiale utilise quotidiennement Google, Amazon, Facebook et Apple (GAFA), sans recours possible à des équivalents locaux crédibles, les Russes et leurs voisins ont le choix entre les géants californiens et ce qu’il est convenu d’appeler le Runet : le segment russophone du Net et les services qui le composent. Yandex jouit d’une popularité deux fois supérieure à celle de son concurrent Google, tandis que VKontakte, équivalent de Facebook, est, de très loin, le premier site consulté dans le pays (1).

Cette situation unique dans le monde — même en incluant le cas de la Chine — constitue un sérieux atout pour Moscou, dont la position en matière de gouvernance du Web s’est considérablement renforcée depuis les révélations de M. Edward Snowden sur les écoutes pratiquées par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine. Dans le cyberespace comme ailleurs, la diplomatie russe considère la souveraineté comme la valeur ultime des relations internationales ; elle s’affiche comme une puissance prête à tout mettre en œuvre pour limiter les tentatives d’ingérence et d’espionnage, en particulier américaines. Disposer (…)

Lire le suite dans le Diplo actuellement en kiosque :
http://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/LIMONIER/57798

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Commentaires sur POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE ET IMPUNIE : les députés violent toutes leurs grandes promesses de moralisation, pendant les vacances, en traîtres par BAhttp://chouard.org/blog/?p=5573#comment-17971http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170728_081640_Commentaires_sur_POURRITURE_POLITICIENNE_GENERALISEE_ET_IMPUNIE___les_deputes_violent_toutes_leurs_grandes_promesses_de_moralisation__pendant_les_vacances__en_traitres_par_BAFri, 28 Jul 2017 06:16:40 +0000Le scandale de l’année : la ministre Muriel Pénicaud a gagné 1,13 million d’euros grâce au licenciement de 900 salariés.

Pourris par l’argent.

Je ne vois pas d’autre expression pour les qualifier.

Ils sont complètement pourris, car ils ne pensent qu’à l’argent.

En théorie, ils sont « l’élite de la France ».

Mais dans le monde réel, ils sont pourris.

Comme dit le proverbe, le poisson pourrit par la tête.

Dernier exemple en date : la ministre Muriel Pénicaud.

La ministre Muriel Pénicaud a gagné 1,13 million d’euros grâce au licenciement de 900 salariés.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/28/l-embarrassante-plus-value-de-muriel-penicaud-chez-danone_5165886_823448.html

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Commentaires sur « RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5523#comment-17970http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170727_235318_Commentaires_sur___REFORME___DES_IMPOTS___MACRON__PRESIDENT_DES_ULTRA_RICHES__ndash__Osons_causer_par_Aquablue03Thu, 27 Jul 2017 21:53:18 +0000Bonsoir ! Sont tous très actifs les insoumis à l’Assemblée ! François Ruffin est assez virulent , provocateur , combattif dans le sens qu’il fait bouger , réagir les somnambules …..tout comme les autres aussi ! Leurs interventions sont remarquables !
Bonne nuit

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Commentaires sur History Channel révèle enfin l’incroyable histoire secrète de la « guerre contre la drogue », par Jon Schwarz (source : les-crises.fr) par josshttp://chouard.org/blog/?p=5562#comment-17969http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170727_234904_Commentaires_sur_History_Channel_revele_enfin_l_rsquo_incroyable_histoire_secrete_de_la___guerre_contre_la_drogue____par_Jon_Schwarz__source___les-crises.fr__par_jossThu, 27 Jul 2017 21:49:04 +0000En Italie pareil (je pense que l’on retrouvera le même canevas dans d’autres pays),
Collusion entre Mafia -- services secrets/gladio/otan/cia -- gouvernement -- finance et industriels -- magistrats -- armée -- loge maçonnique…

//www.youtube.com/watch?v=UR8ldTvdP0Q

…un nom (parmi d’autres) sur une liste : Silvio Berlusconi

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Commentaires sur History Channel révèle enfin l’incroyable histoire secrète de la « guerre contre la drogue », par Jon Schwarz (source : les-crises.fr) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5562#comment-17968http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170727_225540_Commentaires_sur_History_Channel_revele_enfin_l_rsquo_incroyable_histoire_secrete_de_la___guerre_contre_la_drogue____par_Jon_Schwarz__source___les-crises.fr__par_etienneThu, 27 Jul 2017 20:55:40 +0000Jean-Luc Mélenchon :
« LA PROCHAINE CRISE SERA UNE CRISE DE RÉGIME »

//www.youtube.com/watch?v=D2r3_G0jt-Y

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Les gangsters et la République 1/3 -Au nom du drapeau

//www.youtube.com/watch?v=ehmhDCwoLC4

Les gangsters et la République 2/3 Petits arrangements entre amis

//www.youtube.com/watch?v=Jy9XPUtsXEU

Les gangsters et la République 3/3- La loi de la drogue

//www.youtube.com/watch?v=c_fD2R3UyYA

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//www.youtube.com/watch?v=_Tn2imHNw6E

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Commentaires sur History Channel révèle enfin l’incroyable histoire secrète de la « guerre contre la drogue », par Jon Schwarz (source : les-crises.fr) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5562#comment-17965http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170727_213220_Commentaires_sur_History_Channel_revele_enfin_l_rsquo_incroyable_histoire_secrete_de_la___guerre_contre_la_drogue____par_Jon_Schwarz__source___les-crises.fr__par_etienneThu, 27 Jul 2017 19:32:20 +0000MILLE FOIS PLUS ÉNORME QUE LE WATERGATE
ET POURTANT PASSÉ SOUS LE RADAR…

Webb_01 : « Secret d’État », le film de Michael Cuesta, raconte l’histoire vraie de Gary Webb. Le journaliste qui a prouvé les liens entre la CIA et les cartels de la cocaïne à l’époque de Reagan. Tellement énorme que ça ressemble à une théorie de la conspiration comme internet les aiment tant. Et pourtant, tout est vrai. Il faut aller voir ce film avant qu’il ne disparaisse des écrans.

J’avais rencontré Gary Webb, alors que l’énormité de son scoop avait commencé de le broyer.

Inexorablement. Jusqu’au 12 décembre 2004. Un peu avant Noël.

Webb_02 : L’homme était seul dans sa petite maison de la banlieue de Sacramento, en Californie. Il venait de la vendre. Le lendemain matin, il devait la quitter. Il n’avait plus les moyens de payer les traites. Ce qui restait de sa vie, ses souvenirs, tenait en quelques cartons. Ce jour là, il n’a pas eu la force de s’en aller. Pas le courage de continuer. Il a écrit deux lettres. L’une à sa femme dont il était divorcé : « Je n’arrive plus à écrire. Je suis ruiné. Je ne peux même pas vous aider à subvenir à vos besoins… C’est fini. Trop de souffrance. » L’autre à ses deux fils : « Soyez fidèles à la vérité. Combattez la bigoterie et l’hypocrisie. » Ensuite, il a posé une note sur la porte d’entrée, pour les déménageurs : « Ne rentrez pas, s’il vous plait. Prévenez la police. » Puis il a pris le vieux pistolet de son père qui était dans le tiroir de sa table de chevet et il s’est tiré une balle dans la tête.

Gary Webb avait 49 ans. C’était l’un des meilleurs journalistes d’investigation de sa génération. Il avait quitté son journal, le San José Mercury News, cinq ans auparavant et n’avait plus retrouvé de travail sérieux depuis. Dépressif après son divorce, il a décidé de mettre fin à ses jours. Huit ans auparavant, il avait mis le doigt sur une affaire où la raison d’état se mêlait à un réseau criminel. Gary Webb allait se cogner à une machine tout entière dédiée à éteindre l’incendie qu’il avait allumé. Son scoop finira par mettre fin à sa carrière, puis à sa vie.

Webb_03 : Quand je rencontre Gary Webb, en 1997, son journal a déjà commencé à le lâcher. Rencogné dans son petit bureau, il est surveillé par une assistante, agacée de voir des journalistes européens s’intéresser à son histoire. Webb dissimulait un regard fixe, étrangement impassible, sous une grande mèche blonde. Il habitait un pavillon cloné dans un ensemble résidentiel de Sacramento. Sa femme Susan, rencontrée au collège, l’avait épousé alors qu’ils étaient encore étudiants. Il avait trois gosses, jouait au hockey tous les samedis avec l’aîné et bricolait sa maison le week-end. Webb parlait d’une voix sans emphase, étrangère à l’excitation.

Ce fils de militaire avait l’obsession de la méthode. Chaque matin, il ouvrait les grandes enveloppes kraft des diverses agences gouvernementales chez qui il avait déposé des demandes de déclassification de documents. Son acharnement lui avait déjà valu, à 43 ans, les distinctions les plus prestigieuses de la profession. Je me suis dit : difficile d’imaginer ce gars capable de passion. Je me trompais. Webb croyait au journalisme. A son rôle de contre-pouvoir. « Aussi longtemps que je me souvienne, raconte Kurt, son frère, il avait toujours voulu être journaliste. »

Un an avant que je le rencontre, à l’été 96, Webb avait déclenché une énorme vague dans l’opinion américaine. Il avait révélé comment deux dealers de cocaïne nicaraguayens avaient inondé de drogue les ghettos noirs de Los Angeles dans les années 80. Les gangs Crips et Blood avaient transformé cette cocaïne en crack. Une drogue plus addictive encore. Le crack alimentait des légions de toxicomanes, la prostitution, la prison, des enfants délaissés par des mères accrochées à la plus destructrice des substances… L’invasion par le crack, les propres élus locaux de la communauté en avaient été témoins. Maxine Waters est une congressiste démocrate black du ghetto de South Central à Los Angeles. Elle n’a jamais perdu le contact avec la rue. Les mômes des gangs qu’elle a vu grandir et déraper, la respectent assez pour lui parler : « Quasiment du jour au lendemain, il y en avait partout. Tous les jeunes en vendaient. Je leur demandais : Mais où diable trouvez vous l’argent pour acheter toute cette drogue ? Ils me disaient : on nous fait crédit, on paye après… Mais après, bien sûr, il y en avait beaucoup qui ne pouvaient pas rembourser leurs dettes. Et là, commençaient les problèmes, les meurtres, la violence… La guerre des gangs était décuplée… Jusqu’à l’enquête de Gary Webb, je me suis toujours demandé : mais d’où vient toute cette came ?!… »

Maxine Waters va découvrir que l’affrontement des gangs, les drive-by shootings des rouges et des bleus, ce folklore meurtrier surexploité par Hollywood, avait aussi des racines géo-politiques. Les deux dealers nicaraguayens dénoncés par Gary Webb n’étaient pas de simples gangsters. Ils appartenaient à un réseau de soutien financier à la Contra, un groupe armé contrôlé par la CIA, qui combattait un gouvernement de gauche au Nicaragua. Le financement de la Contra était organisé sous l’ordre du président Reagan. Le réseau était noyauté à tous les niveaux par des barbouzes, des supplétifs sous contrat avec la CIA. L’argent ne peut venir que de financement illégaux car jusqu’en 1986, le Congrès américain refusait que l’argent du contribuable serve à payer des opérations terroristes. De 1980 à 1986, la Maison Blanche du mettre en place plusieurs combines illicites pour armer les Contras. Dans l’un de ces réseaux parallèles, les hommes du président en sont venus à collaborer avec des trafiquants de cocaïne.

L’histoire parait folle, voire incroyable. Elle est parfaitement documentée. Au moment même où Nancy Reagan, la femme du président américain, occupait les écrans de télévision avec sa célèbre campagne « Say No to Drugs », alors que des lois d’une extrême sévérité allaient être votées et permettre d’envoyer en prison pendant des années les consommateurs trouvés porteurs de quelques grammes de crack, à quelques mètres du bureau de son mari, Ronald, des membres des services secrets coordonnaient des opérations avec des hommes du cartel de Medellin. Des dealers latinos transportaient des armes dans leurs avions vers le Nicaragua et ramenaient de la drogue sur le territoire des Etats Unis. C’est ce que mettra au jour l’investigation menée par le sénateur John Kerry de 1986 à 1988, pour une commission d’enquête sénatoriale.

John Kerry n’avait pu établir où allait la drogue une fois arrivée sur le sol américain. Lors d’une audition célèbre, il avait posé la question au trafiquant colombien Jorge Morales : « Je ne sais pas, avait-il répondu. Mon job était d’amener la drogue. Ensuite, un autre réseau s’occupait de la distribution. »
L’enquête de Gary Webb commence là où s’arrêtait celle du sénateur Kerry.

Au tout début de ses recherches, il appelle Robert Parry, le journaliste qui le premier a mis en lumière l’existence de la cellule occulte dans la Maison Blanche. Parry le met en garde, sa série de scoops lui a coûté sa propre carrière. « Quand il m’a appelé, je lui ai dit : c’est sûrement avéré, cette piste, mais c’est dangereux, j’espère que tes rédacteurs en chef te soutiennent. Il a cru que j’étais lâche. Il a pensé : Ah-ah, encore un journaliste de Washington trop nerveux. Et, dans un sens, je suis content de ne pas l’avoir dissuadé parce qu’il était important de sortir la vérité là dessus. Mais lui allait payer un prix très élevé pour ça… »

Gary Webb se lance dans une odyssée qui va occuper chaque minute de sa vie pendant une année entière. « Je suis allé à Miami, au Nicaragua, sur toute la cote ouest. J’ai interviewé beaucoup de monde. J’ai rencontré des flics, des dealers, je suis allé dans des tribunaux, j’ai déterré des procès verbaux, des cassettes audio de la brigade des stups… »

En août 1996, le San Jose Mercury News publie enfin son enquête : « The Dark Alliance ». La grande presse et la télévision commencent par l’ignorer.

C’est là qu’intervient Internet. Consciente du caractère choquant et parfois difficilement croyable des révélations de Webb, la direction de son journal a décidé de mettre en ligne les documents bruts recueillis au cours de l’investigation. Les procès verbaux de la police et la justice, les photos, les enregistrements audios devant les tribunaux… Des centaines de pièces à portée d’un simple click. Chaque lecteur internaute peut ainsi vérifier par lui-même les assertions de l’auteur, refaire l’enquête à son tour. L’équipe du site internet du Mercury News envoie des messages aux forums, des e-mails aux newsgroups qui eux-même répercutent à d’autres newsgroups. Cette exposition électronique démultiplie la puissance du dossier. En dix jours le site connaît plus d’un million de visiteurs.

Pour la première fois de son histoire, le pouvoir d’influence d’Internet va supplanter celui des journaux et de la télévision. Mais personne ne contrôle le feu qui courre sur la toile. L’enquête échappe à son auteur. Dans les sites et les chats conspirationistes, les révélations du Mercury News sont déformées, amplifiées, faussées. Dans la communauté noire, l’affaire prend une dimension irrationnelle. La CIA, démontre Webb, a fermé les yeux sur les activités de ce réseau occulte. Mais les blacks s’estiment ciblés. Pour certains, la CIA veut la peau des afro-américains… On parle de génocide et on rappelle l’exemple de Tuskegee, en Alabama, où pendant quarante années, de 1932 à 1972, 399 soldats noirs avaient été injectés avec la tuberculose et la syphillis, à leur insu, aux fins d’expériences médicales. La presse black extrémiste de The Nation of Islam titre : « Comment le gouvernement américain a répandu la cocaïne dans les ghettos noirs ». Des manifestations emplissent les rues de Los Angeles. Plane le spectre des terribles incidents de 92 où les blacks des quartiers pauvres étaient remontés jusqu’à Melrose et Sunset. Ils avaient mis à sac les rues huppées, pillé les magasins, incendié, lynché quelques malheureux blancs qui croisaient leur chemin. L’Amérique vit avec ce cauchemar : la colère des relégués se déverse et inonde les quartiers protégés. Régulièrement ce mauvais rêve devient réalité.

Il va alors se produire un évènement extraordinaire. Coinvaincu par des parlementaires de la gauche du Parti Démocrate, le propre directeur de la CIA décide de venir dans le ghetto, s’expliquer auprès des habitants dans un gymnase du quartier de Watts. Il vient annoncer solennellement le lancement d’une enquête interne. Même le plus fertile des scénaristes aurait eu bien du mal à imaginer une telle scène. Des chefs de gang patibulaires, massifs, les bras croisés sur la poitrine, des militants afro-américains en dread-locks et aux vêtements couverts de badges de soutiens aux causes les plus exotiques, des petites grand-mêres black endimanchées, aux visages accablés d’avoir vu s’éteindre leurs petits enfants pendant l’épidémie de crack, des jeunes femmes à la colère incontrôlable qui montent sur leur chaise et hurlent qu’elles ont mis dix ans à décrocher, qu’elles ont dû abandonner leurs gosses aux services sociaux après des années de prostitution.

Aux quatre coins de la salle, des dizaines d’agents des services secrets, visages fermés, costumes sombres et liaison par oreillette. A la tribune, John Deutsch, chef de la CIA, un intellectuel de la Côte Est égaré à ce poste depuis quelques mois. Le président démocrate Clinton, soucieux de rompre avec les années Reagan, lui a donné pour mission de moraliser l’Agence. Il n’a aucune responsabilité dans les incriminations de Webb. Il semble sincèrement touché: « C’est une accusation ahurissante, dit-il au micro. Une accusation qui touche au coeur de ce pays. Qu’est ce qui est affirmé ? Une agence du gouvernement américain, la CIA, qui a été fondée pour protéger les citoyens de ce pays, aurait aidé à introduire de la drogue, du poison, chez nos enfants et tué ainsi leur avenir ?!… Toute personne qui est à la tête d’une agence gouvernementale, et ça veut dire moi aussi, ne peut tolérer une telle accusation. J’irais jusqu’au bout, j’enquêterais et je vous ferais connaitre les résultats de notre investigation… »

Dans la salle, très échauffé, un noir massif, crâne tondu et chemise noire, se saisit du micro. Il parle avec ses épaules :

– Autorisez Gary Webb à mener l’enquête avec vos hommes. Qu’ils puissent comparer leurs documents tout au long de l’investigation… C’est tout! Ca résoudra tout, on arrêtera de gueuler parce qu’on aura un représentant, l’homme qui a fait éclater cette histoire, dans l’affaire.

– Le rapport, répond Deutsch, sera rendu accessible à tous les journalistes quand il sera terminé. »

Quelques semaines après son engagement public, John Deutsch devra démissionner de la CIA. Officiellement parce qu’il a emporté quelques dossiers sensibles pour travailler à la maison sur son ordinateur personnel non sécurisé. D’après ce qui sort dans la presse à l’époque, ses manières d’universitaire préoccupé d’éthique lui ont fabriqué quelques ennemis mortels à la direction de l’Agence.

Sans attendre les résultats de l’enquête interne, les journalistes spécialisés CIA de la grande presse ont décidé de passer le travail de Gary Webb à la moulinette. Le Washington Post, le New York Times et le Los Angeles Times (au LA Times, une cellule spéciale de journalistes est créée, elle avait un nom de code : les Webb busters, les casseurs de Webb…). Dans leurs contre-enquêtes, des sources « proches du gouvernement et de la CIA » nient toute implication avec les deux dealers nicas. Le Washington Post reconnaît que Webb a bien établi la connexion entre la Contra et les trafiquants de cocaïne mais il déplore que Webb n’ai pas réussi à citer le nom d’un seul agent de la CIA dans ce schéma (*WP, 4 octobre 1996). Le New York Times admet que les deux dealers nicaraguayens sont bien allés rencontrer un chef Contra en Amérique Centrale : Enrique Bermudez mais ils écrivent : « Bien que Mr Bermudez, comme d’autres leaders de la contra, était souvent payé par la CIA, il n’était pas un agent de la CIA. » (*NYT, 21 octobre 1996). Nuance précieuse, il est vrai… Enfin, les « sources anonymes » des journalistes anti-Webb leur indiquent que les deux dealers ont effectivement versé de l’argent du crack aux Contras mais « seulement 50 000 dollars ».

Chiffres contre-dits par des documents de justice que Gary Webb a mis en ligne sur le site du Mercury News.

Au Washington Post, c’est un vétéran qui a travaillé contre Gary Webb : Walter Pincus. Il a des cheveux blancs, un regard perçant qui disparaît sous des sourcils en broussailles. Il porte des bretelles, une cravate et surtout il suit la CIA depuis qu’il est étudiant. Cet accès privilégié lui a valu quelques scoops. Il reconnaît aujourd’hui que tous ces papiers visant à amoindrir les révélations de Webb étaient motivés par la peur de la rue.

« Quand le groupe des parlementaires noirs, le Black Caucus, a commencé à dire : Voilà ce qui a amené la drogue dans nos quartiers, une agence gouvernementale ! Il y avait les manifestations partout… A ce moment là j’ai dit : il faut qu’on scrute son travail de très près. Les accusations sont trop énormes. C’est alors qu’on a fait un papier. On a découvert par exemple que Blandon (l’un des deux nicaraguayens) n’était pas un gros dealer…

– Les estimations les plus faibles de la justice lui attribuent la vente de 800 kilos de cocaïne…

– Au total, mais pas au début… Voyez vous la chronologie est une chose très importante dans le journalisme d’investigation… »

A force d’attaques, le journal de Gary Webb qui l’a soutenu pendant des mois, finit par le lâcher. Fin 1996, son rédacteur en chef lui explique qu’il va publier un rectificatif en Une : Oui, il y a eu un trafic de drogue d’une dimension énorme mais tu exagères quand tu dis que l’épidémie de crack au niveau national est due exclusivement à cette opération ; et puis les dealers nicaraguayens n’ont pas envoyé tout l’argent aux Contras, ils en ont gardé beaucoup pour eux même…

L’année 1997 commence mal pour Gary Webb. Il est KO debout. Mais il s’acharne :

« Ils se trompent ! Ce qu’ils ont fait c’est qu’ils sont allés voir des sources anonymes au gouvernement qui ont nié les faits. Mais c’est clair : ces gens ont vendu de la cocaïne aux Etats Unis, ils ont vendu des tonnes de cocaine, ils ont collecté de l’argent pour les contras et les arguments qu’on m’oppose c’est : ouais, y avait pas autant de cocaïne que vous le dites, ils ont pas ramassé autant d’argent que vous le dites… Mais personne ne peut nier que c’est vraiment arrivé ! »

Gary webb aura beau se défendre, son enquête est discréditée à Washington. L’adjectif « controversée » lui est apposé comme une marque d’infamie. Il subit le sort du sénateur John Kerry, dix ans auparavant, lorsque celui-ci s’était intéressé de trop prêt à la même question.

Fin 1997, Gary Webb est muté à 200 km de chez lui dans un bureau sans importance où il fait les chiens écrasés. Son ex-épouse se souvient de cette lente descente aux enfers : « C’est pas comme s’ils l’avaient viré. D’abord, ils lui ont dit, on t’envoie dans un petit bureau à Cuppertino. On te mute. Il écrivait des nécrologies. Son premier papier était sur le décès d’un vieux cheval de police. C’était ça son premier article, à Cuppertino… »

Humilié, brisé, Gary Webb se décide à démissionner. Signer la lettre lui prendra plusieurs mois : « Il voulait pas le faire, se souvient Susan. Il se promenait avec les papiers, je lui demandais : tu les a signés ? Il disait non… Il a finalement signé et envoyé sa lettre de démission. Mais c’était dur et déprimant. Il avait l’impression de signer son arrêt de mort. »

Le 8 octobre 1998, avec un an de retard, la CIA rend enfin les résultats du rapport interne, celui promis par John Deutsch sur les allegations de Webb (*consultable en ligne sur le site de la CIA : http://www.cia.gov/cia/reports/cocaine/index.html). Il s’agit du tome 2, le plus intéressant, le plus abouti. Devant une brochette de parlementaires, Frederick Hitz, inspecteur général de la CIA, présente les conclusions.

Tout d’abord, dit-il, l’agence dément avoir collaboré « directement ou indirectement » avec les deux dealers nicaraguayens, Blandon et Meneses, dénoncés par Gary Webb :

« – Nous sommes catégoriques en ce qui concerne l’absence de relations entre la CIA et Blandon et Meneses… »

Mais l’enquête ne s’en tient pas là. Dans le coeur des 400 pages, cela fourmille d’informations qui indiquent une collaboration étroite entre la Maison Blanche et des dizaines de dealers de cocaïne, des spécialistes du blanchiment d’argent sale liés au crime. Un sénateur qui sait lire, a découvert, en plein milieu du texte, quelques phrases alambiquées. Le doigt sur le rapport, lunettes demi-lunes posées sur le bout du nez, il demande des éclaircissements à l’homme de la cia devant les caméras de la chaîne parlementaire C-Span.

« Vous indiquez avoir trouvé des cas pour lesquels la CIA n’a pas aussitôt coupé les liens avec des individus qui soutenaient la contra et qu’on soupçonnait de trafiquer de la drogue. Est ce que ça pouvait vouloir dire que ces gens trafiquaient sur le sol américain ?

– Oui, répond l’Inspecteur Général.

– Ces allégations couvraient-elle du trafic en Californie ?

– Non… Enfin… Pas spécifiquement… » (* « cia-cocaïne : l’enquête à hauts risques », Canal plus, 25 avril 2005).

Voilà, c’est dit : la CIA reconnaît avoir, en connaissance de cause, travaillé avec des trafiquants qui agissaient sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique. Ce n’est pas la seule révélation. Pendant l’enquête, Maxine Waters, congressiste de Californie, a mis au jour un curieux document. Pour pouvoir travailler en toute légalité avec des trafiquants de drogue, la CIA avait passé un accord secret, un memorandum, avec le ministère de la justice.

« Le texte de cet accord établissait que les gens de la CIA n’étaient plus forcés de dénoncer les trafiquants de drogue pendant tout le temps où notre gouvernement a soutenu les contras. On est en droit de se poser la question : pourquoi vous faites ça ? Pourquoi est ce que vous rédigez un règlement particulier pour dispenser vos gens de dénoncer des trafiquants de drogue ?… »

En quelques semaines, la CIA reconnaît officiellement devant un groupe de parlementaires avoir collaboré avec des dealers qui vendaient de la cocaïne aux américains et avoir changé les règles pour ne pas avoir à les dénoncer.

Théoriquement, ces aveux devraient donner lieu à un tremblement de terre. Quelles conséquences vont-ils avoir ?
Aucune ou presque.

Le rapport passe inaperçu. Deux petits papiers en pages intérieures dans le New York Times et le Washington Post. Rien, pas une ligne, dans le Los Angeles Times qui avait pourtant crucifié Gary Webb.

Il faut dire que le rapport de la CIA sort très opportunément. A l’automne 98, l’Amérique est inondée par le scandale des scandales. Des forêts entières sont coupées chaque jour pour imprimer les derniers rebondissements de cette affaire planétaire : une stagiaire de la Maison Blanche répondant au nom de Monica Lewinsky aurait procédé à des faveurs buccales sur la personne du Président. En plein bureau ovale. L’Amérique, vissée à sa télé, ne prête aucune attention aux articulets signalant du bout du stylo et avec mille précautions que leur agence de renseignements aurait peut-être un peu collaboré avec quelques trafiquants de cocaïne. Elle n’a d’yeux que pour la bouche pulpeuse de Monica…

L’affaire Lewinsky, c’est 1502 sujets de télévision, 43 heures d’antenne cumulées (*rapporté par François Rufin dans « Combat pour les médias », Manière de voir, le monde diplomatique).

Walter Pincus fut l’un des seuls journalistes à rendre compte du rapport de la CIA dans les pages intérieures du Washington Post. Aujourd’hui, il justifie le peu de place qu’il lui a donné : « Je dois être trop vieux… Mais pour moi, c’est du déjà vu. Déjà au Laos, il y avait de la contrebande d’héroïne dans les années 70, pendant la guerre du Vietnam. C’est comme ça dans les opérations undercover. On a besoin de pilotes d’hélicoptère, ils travaillent pour la mafia et en profitent pour ramener de la drogue… C’est connu tout ça… « Pour Pincus, il faut être bien naïf pour s’étonner d’un tel déséquilibre de traitement entre l’affaire Lewinsky et les aveux de la CIA sur sa collaboration avec le narcotrafic : «C’est beaucoup plus sexy comme scandale (l’affaire Monica). Il n’y a qu’une seule personne et il y a le président des Etats Unis…

– Enfin, tout de même… Il est prouvé que dans les ghettos des Etats Unis, il y a eu des gosses touchés par la drogue. On sait que c’est un énorme problème social et humain et ça n’a pas été perçu comme un scandale aussi important par le monde journalistique que l’affaire Monica Lewinsky… »

Pincus me toise, il semble apitoyé par tant de candeur :

– C’est notre réalité, ici… » (*interview avec l’auteur, janvier 2005)

Quant à Gary Webb, après sa démission du San Jose Mercury News, il n’a pas retrouvé de travail dans un grand journal. Il sentait le souffre.
Sa femme le voit peu à peu sombrer. « Je lui ai dit : je n’arrive pas à croire que quelqu’un ne va pas finir par te donner du boulot, ça me choquerai. Il m’a répondu : j’espère que tu as raison. Et il a pleuré ce jour là, il s’est assis et il a pleuré. Parce qu’il avait vraiment peur… »

Gary Webb va s’enfoncer dans la dépression. Il finira par divorcer et quitter sa femme et ses trois enfants. Il ne remontera plus jamais la pente. « Il avait besoin de faire cesser la douleur, dit Susan. Il en était à ce point là, il fallait que ça s’arrête, il n’en pouvait plus.

Pour les funérailles, John Kerry qui vient de perdre les élections présidentielles face à George W Bush, a envoyé un petit mot. Il disait ceci : « Grâce à son travail, la CIA a du reconnaître des douzaines de relations troubles avec des trafiquants de drogue. Ca ne serait jamais arrivé s’il n’avait pas pris tous les risques. J’espère qu’il trouvera enfin la paix qui l’avait quitté dans cette vie.»

Posté le 6 décembre 2014 par Paul Moreira.

http://www.pltv.fr/fr/blogs/mille-fois-plus-enorme-que-le-watergate-et-pourtant-passe-sous-le-radar/

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17963http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170727_153655_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_etienneThu, 27 Jul 2017 13:36:55 +0000Trading de haute fréquence : la justice est aveugle aux lois de la finance


https://lareleveetlapeste.fr/trading-de-haute-frequence-justice-aveugle-aux-lois-de-finance/

Les banques (les prétendus investisseurs ») se goinfrent sans limites PARCE QUE nous n’avons pas de constitution — et donc pas de représentants — PARCE QUE nous démissionnons de notre rôle fondateur, nous renonçons à être constituants.

Toutes ces terribles nouvelles ne sont que des conséquences dont nous négligeons la cause première, qui est en nous.

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Commentaires sur « RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer par josshttp://chouard.org/blog/?p=5523#comment-17962http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170726_222816_Commentaires_sur___REFORME___DES_IMPOTS___MACRON__PRESIDENT_DES_ULTRA_RICHES__ndash__Osons_causer_par_jossWed, 26 Jul 2017 20:28:16 +0000Il existe un règlement pour l’AN, ce serait la moindre des choses que nos députés connaissent ce règlement ou qu’il y ait au moins un groupe dans l’AN qui fasse respecter ce règlement. Un peu comme un modérateur sur un site internet 😉

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Commentaires sur « RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5523#comment-17961http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170726_210713_Commentaires_sur___REFORME___DES_IMPOTS___MACRON__PRESIDENT_DES_ULTRA_RICHES__ndash__Osons_causer_par_RonaldWed, 26 Jul 2017 19:07:13 +0000Oui, intéressant, j’ai regardé jusqu’au bout.
C’est vrai qu’il sera nécessaire de réfléchir au règlement de l’assemblée. Il est disponible ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/reglement_2015_01.pdf
(il ne faut pas être trop effrayé : il ne fait « que » 180 pages, le reste est un index)
A priori, je dirais (sans l’avoir lu) qu’il doit être relativement équilibré. Car il a été rédigé par et pour des gens de pouvoir égal, qui alternaient d’une position majoritaire à une position d’opposant selon les législatures. Il a sans doute du être poli par le temps pour convenir à tous. J’aurais tendance à ne pas chercher à réinventer la roue et de s’en inspirer pour le règlement de l’assemblée démocratique.
La principale différence est que l’assemblée démocratique aura probablement un renouvellement beaucoup plus prononcé. Alors que dans le régime actuel, les députés qui se font réélire pour de multiples mandats finissent par connaître par coeur le règlement. En régime démocratique, l’assemblée de « représentants démocratiques » devra apprendre le règlement à chaque début de législature. Il faudrait donc sans doute simplifier par rapport à l’actuel. Après, c’est toujours la même chose : si on veut accentuer la simplification, on dégrade la justice des dispositifs. Il y a un équilibre à trouver entre les deux.

Vous aurez tous remarqué que depuis les élections législatives, on trouve sur internet de multiples lazzi et critiques sur le fait que les députés En marche semblent ridicules par leur manque de professionnalisme, leurs bafouillages, etc. Je suis content que sur ce blog au moins, il n’y ait eu personne pour se lancer sur le même genre de critique. Parce que évidemment ce serait incohérent avec l’idéal démocratique. Soit on veut des représentants « professionnels » qui présenterons bien d’emblée, soit on veut des représentants issus de « monsieur et madame tout le monde », et on aura un grand nombre de maladresses. Les personnes qui publient des videos pour se moquer des députés nouvellement élus pour celles-ci montrent juste qu’ils ne sont pas prêts à accepter la démocratie.
D’ailleurs, dans la video ci-dessus, mon coeur va plutôt vers la présidente En Marche de l’assemblée que vers les trolls qui profitent de leur connaissance de la pratique parlementaire pour la harceler.
Mais bon, tout cela n’est pas bien grave, c’est le début de la législature et les choses seront mises en place dans quelques mois. On verra ainsi combien de temps mettent des novices à faire fonctionner une assemblée de manière régulière.
Au passage, s’il y a une seule chose positive à la victoire électorale de En Marche, c’est ceci : elle a montré que la population française était prête à avoir des inconnus sans expérience comme représentants plutôt que des politiciens professionnels à vie connaissant tous les rouages du régime. Ce n’était pas acquis d’avance, et c’est pourtant une condition nécessaire à l’avènement d’un régime de véritable « démocratie représentative ».

Pour conclure sur le fond du sujet du débat sur la loi, personnellement, je n’ai jamais été très convaincu par l’établissement de critères de sélection tels que l’absence de condamnation pour pouvoir prétendre à être représentant.
Soit on croit à l’élection. Dans ce cas, on considère chaque électeur apte à faire son choix de ce qu’il estime être son meilleur représentant. Dès lors, il faut lui laisser le choix de rejeter un candidat condamné ou on contraire passer outre (voire même de considérer que c’est un trait de personnalité positif). Par exemple, Berlusconi a été élu et réélu par des millions de gens tout à fait au courant de ses multiples condamnations.
Soit on rejette l’élection au profit de représentants tirés au sort. En ce cas, il n’y a pas de motif d’exclure a priori les condamnés car le nombre sera trop négligeable dans la masse pour avoir un impact.

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Commentaires sur La littérature et la condition animale par Berbèrehttp://chouard.org/blog/?p=5555#comment-17960http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170726_014232_Commentaires_sur_La_litterature_et_la_condition_animale_par_BerbereTue, 25 Jul 2017 23:42:32 +0000Merci pour toutes ces précisions 🙂
Ce syndrôme du resto chinois…ce pourrait-il qu’il soit un facteur responsable de ruptures d’anévrisme…?
Quoi qu’il en soit, la malbouffe industrielle est à éviter, ainsi que de trop consommer de produits animaux… 😉
Quelques trucs et astuces pour compenser en ce sens, sont toujours bons à prendre 🙂

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Commentaires sur « RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5523#comment-17959http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170725_231109_Commentaires_sur___REFORME___DES_IMPOTS___MACRON__PRESIDENT_DES_ULTRA_RICHES__ndash__Osons_causer_par_etienneTue, 25 Jul 2017 21:11:09 +00001h tout à fait intéressante sur le travail (au sens strict) parlementaire :

//www.youtube.com/watch?v=7LhjJXbLz7A

Il faudra que nous étudions le détail des articles qui font un bon règlement intérieur, vraiment démocratique.

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Commentaires sur La littérature et la condition animale par Gaudefroyhttp://chouard.org/blog/?p=5555#comment-17958http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170725_171009_Commentaires_sur_La_litterature_et_la_condition_animale_par_GaudefroyTue, 25 Jul 2017 15:10:09 +0000Non, la levure de bière en paillettes, en forme de petits flocons de couleur jaune, n’a rien à voir avec la poudre blanche du glutamate.

Si tous les deux sont des exhausteurs de goût, l’un est un trésor de vitamines et de minéraux alors que l’autre est une véritable saloperie que Corinne Gouget n’a cessé sa vie durant de dénoncer avec raison.

L’une se trouve dans les magasins bios en vrac ou en paquets alors que l’autre est fourgué clandestinement sous des noms divers dans les préparations industrielles à bas coût.

 » Levure de bière et glutamate naturel :

La levure de bière est riche en glutamate2 naturel (tout comme les champignons, le parmesan, la morue, les tomates ou le lait), ce qui en fait un excellent exhausteur de goût. Rien à voir avec le glutamate monosodique fabriqué industriellement ! Ce dernier est ajouté à de nombreuses denrées agroalimentaires (notamment les plats cuisinés, les soupes, les sauces…) pour en rehausser la saveur, et apporter un goût appelé « unami ». On le trouve aussi beaucoup dans la cuisine asiatique. C’est ce glutamate synthétique (et non le glutamate naturel) qui serait responsable des phénomènes d’allergie, aussi connus sous le nom de « syndrome du restaurant chinois » et qui se manifestent par des rougeurs sur le haut du corps, des migraines, une sensation de brûlure, des bouffées de chaleur… »

Tiré de Lefief-Delcourt, Alice -- la Levure de Bière, c’est Malin (2010)

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par Berbèrehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17957http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170725_125718_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_BerbereTue, 25 Jul 2017 10:57:18 +0000suppression du cdi par des voies détournées…

J’SUIS PAS CONTENT ! #98 : CDI dans ton cul, Valls collabo & Mélenchon sans cravate !

https://www.youtube.com/watch?v=5TE0Z2OY3nI

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Commentaires sur La littérature et la condition animale par Berbèrehttp://chouard.org/blog/?p=5555#comment-17956http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170725_125054_Commentaires_sur_La_litterature_et_la_condition_animale_par_BerbereTue, 25 Jul 2017 10:50:54 +0000Malt…est-ce le même que ceux-ci…? :
http://on-deconne-pas-avec-la-bouffe.over-blog.com/article-marre-du-glutamate-98844008.html

maltodextrine
-- extrait de malt
-- orge malté
-- arômes
-- arômes naturels
-- bouillon
-- épices
-- amidon modifié
-- carraghénanes
-- gélatine hydrolysée
-- protéine de soja
-- acide citrique (seulement celui fabriqué à partir du maïs, plus courant aux USA qu’en France)
-- lait ou petit lait en poudre
-- protéine de lait
-- enzymes
-- concentré de protéine de soja
-- amidon modifié
-- colorant caramel
-- E 620, E 625

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Commentaires sur La littérature et la condition animale par Gaudefroyhttp://chouard.org/blog/?p=5555#comment-17955http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170724_192521_Commentaires_sur_La_litterature_et_la_condition_animale_par_GaudefroyMon, 24 Jul 2017 17:25:21 +0000Un super héros très crédible qui sauve des vies en s’abstenant de les manger : capitaine vegan 😉
https://boutique.l214.com/badges-et-autocollants/autocollants/41-go-vegan-captain-vegan

Il existe un supplément alimentaire pour rendre n’importe quel repas végétalien délicieux : la levure maltée (en particulier de la marque markale)
Repas du midi : pain complet, trempé dans l’huile de lin, un peu de sauce soja pour le sel et croque carotte ou concombre. Délicieux…
Repas du soir : riz complet, oignons et haricots verts cuits vapeur au couscoussier puis servir le tout en ajoutant à froid huile d’olive, épices et l’indispensable levure maltée…

Il faut voir l’excellent documentaire de Kip Andersen  » what the health  » (dispos sur le net avec ses sous-titres).
On y apprend que 22 experts de l’OMS, en se penchant sur plus de 800 études, ont classé la consommation de viande industrielle aka  » the processed meat  » (kebab, jambon, saucisses, charcuterie) comme cancérigène de classe A, cad dans le même groupe que la cigarette, l’amiante et le plutonium !

La consommation de viande industrielle (cancérigène classe 1) ou de viande rouge (cancérigène classe 2) est reliée à une douzaine de cancers.

Lien en PDF :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwiuyN2wtaLVAhXKlxoKHdelBkAQFggsMAA&url=https%3A%2F%2Fwww.iarc.fr%2Fen%2Fmedia-centre%2Fpr%2F2015%2Fpdfs%2Fpr240_E.pdf&usg=AFQjCNHKyMQoMO-GMCpD5vb35LnmNtsMPg

Comme dans le choquant documentaire  » Vaxxed « , on est face à un immense scandale. On y apprend que, là aussi, les autorités étatiques publiques étazuniennes, chargées de veiller à la santé du peuple, sont infiltrées et piratées par les lobbys industriels, qui eux ne connaissent que la loi du profit maximum.

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17954http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170724_162827_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_etienneMon, 24 Jul 2017 14:28:27 +0000François Ruffin propose un amendement « VIS MA VIE »,

pour que les décideurs politiques fassent tous les ans un STAGE dans la vraie vie,
pour arrêter de prendre des décisions à la con (du point de vue de l’intérêt général) :

//www.youtube.com/watch?v=DLnOaubkZGM

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17953http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170724_140242_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneMon, 24 Jul 2017 12:02:42 +0000Très intéressante vidéo du « Vaillant petit économiste » (sur l’UE pilotée par l’étranger évoquée par de Gaulle, sur le putch d’Alger contre de Gaulle, putch organisé par la CIA, sur le réseau Gladio, Stay behind, Alan Dulles patron de la CIA corrupteur des dirigeants européens, des usuriers maîtres de l’Argent qui ont pris les contrôle de tous les pouvoirs, etc.) (mais qui, malheureusement, se transforme en publicité vers la fin 🙁 ) :

https://pro.vbn-edi.com/p/LDM02/ELDMGK04

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17952http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170724_133925_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneMon, 24 Jul 2017 11:39:25 +0000McMaster exhorte à un nouveau déploiement de troupes en Afghanistan,

par James W. Carden

L’échec à faire rendre des comptes aux responsables de la guerre en Irak a conduit à des récits erronés sur des « déploiements de troupes couronnés de succès » qui n’ont en fait jamais réussi ; il pourrait s’ensuivre une escalade dans les massacres en Afghanistan, selon James W. Carden.

Lire l’article :

http://www.les-crises.fr/mcmaster-exhorte-a-un-nouveau-deploiement-de-troupes-en-afghanistan-par-james-w-carden/

Source : les-crises.fr, Olivier Berruyer

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17951http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170724_133232_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneMon, 24 Jul 2017 11:32:32 +0000La main des États-Unis dans les tragédies libyenne et syrienne

« Les désastres liés à la politique de « changement de régime » de l’administration Obama propagent la violence terroriste en Europe, mais ils sont à l’origine de bien plus de carnages dans ces deux pays touchés par cette tragédie, écrit Jonathan Marshall.

Les enquêtes policières et la presse ont confirmé que deux des attaques terroristes les plus meurtrières à s’être déroulées en Europe de l’Ouest – les attentats à la bombe et les fusillades coordonnés à Paris de novembre 2015 qui ont fait 130 victimes et l’attentat à la bombe de mai 2017 dans la salle Arena de Manchester en Angleterre, qui en a fait 23 – ont été provoquées par une unité de l’EI basée en Libye, unité du nom de Katibat al-Battar.


La secrétaire d’État des États-Unis Hillary Clinton évoque, lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, la situation en Syrie (Nations Unies, New York, le 31 janvier 2012)

Depuis ces attaques, de nombreux analystes, moi y compris, les ont considérées comme une forme de « réaction » à la campagne désastreuse menée pour déposer le dictateur libyen Mouammar Kadhafi en 2011. En transformant la Libye en base-arrière des militants extrémistes radicaux, cette intervention a provoqué en boomerang l’exportation de la terreur vers Europe de l’Ouest.

Cependant, une critique aussi eurocentrique de l’intervention de l’OTAN laisse dans l’ombre les dommages bien plus graves qu’elle a provoqués en Syrie, où près d’un demi-million de personnes ont trouvé la mort et dont au moins 5 millions des citoyens ont dû s’enfuir depuis 2011. Les dirigeants états-uniens, britanniques et français ont contribué à déclencher, par leur hubris, l’une des plus grandes catastrophes modernes.

Il y a dix ans, la Libye, loin d’être un sanctuaire pour les opérations des djihadistes extrémistes, était l’un des principaux ennemis de ceux-ci. Un rapport de 2008 du département d’État faisait remarquer que « la Libye était un solide partenaire dans la lutte contre le terrorisme ». Il était aussi reconnaissant au régime de Kadhafi « de s’engager avec force dans des actions contre les flux de combattants étrangers », surtout des vétérans des guerres djihadistes en Afghanistan et en Syrie.

Tous ces efforts ont pris fin en 2011, quand des rebelles armés, qui comptaient, parmi eux, des membres disciplinés d’al-Qaïda et de l’EI, ont demandé l’aide de l’OTAN pour renverser le régime de Kadhafi. Les leaders occidentaux n’ont pas prêté attention aux avertissements prémonitoires du fils de Kadhafi, Seif, selon lequel « la Libye peut fort bien devenir la Somalie de l’Afrique du Nord, de la Méditerranée… Vous verrez des millions d’immigrants illégaux. La terreur sera à vos portes ». Kadhafi lui-même a prédit « qu’ une fois que les djihadistes auront le contrôle de la Méditerranée … alors il attaqueront l’Europe ».

Les attaques terroristes qui ont suivi en Europe ont, sans conteste, prouvé la validité de ces avertissements tout en discréditant le prétexte prétendument humanitaire de la guerre illégale en Syrie. Cependant les efforts des djihadistes pour contrôler la Méditerranée ont eu de bien plus graves répercussions, au moins dans le cas de la Syrie.

Un récent article du New York Times au sujet de la genèse des récentes attaques terroristes en France et en Grande-Bretagne a fait remarquer, en passant, que l’EI de Libye, constitué de « vétérans chevronnés des guerres d’Afghanistan et d”Irak », faisait partie « du premier contingent djihadiste étranger à arriver en Syrie en 2012, au moment où la révolte populaire du pays se changeait en guerre civile de grande envergure et en insurrection islamiste ».

Un ancien analyste britannique du contre-terrorisme a déclaré au journal : « Certains des mecs les plus dégueulasses d’al-Qaïda étaient des Libyens. Quand je me suis intéressé à l’EI, je me suis rendu compte que c’était la même chose. C’étaient les plus durs, les plus violents, ceux qui étaient toujours les plus extrémistes, contrairement aux autres. Les Libyens étaient l’élite des troupes et l’EI savait exploiter leurs caractéristiques ».

La violence extrémiste en Syrie.

Ces djihadistes libyens ont tiré parti de leur nombre, de leurs ressources et de leur fanatisme pour contribuer à l’escalade du conflit syrien jusqu’à la tragédie que nous voyons maintenant. Le carnage, que nous considérons maintenant comme allant de soi, n’était pas inévitable.


Le secrétaire d’État, John Kerry, prétend, le 30 août 2013, avoir les preuves de la responsabilité du gouvernement syrien dans l’attaque aux armes chimiques du 21 août 2013, mais ces preuves ou ne se sont pas concrétisées ou ont été, plus tard, discréditées.

Bien que les manifestations anti-gouvernementales en Syrie du printemps 2011 soient, très vite, presque depuis le début, devenues très violentes, beaucoup de réformateurs et de responsables gouvernementaux se sont efforcés d’empêcher une guerre civile totale. En août 2011, les dirigeants de l’opposition syrienne ont déclaré très raisonnablement que les appels aux armes étaient « inacceptables, d’un point de vue politique, national et éthique. Militariser la révolution conduirait à sous-évaluer la gravité de la catastrophe humanitaire qu’impliquerait une confrontation avec le régime. La militarisation amènerait la révolution sur un plan où le régime avait un avantage notable et elle saperait la supériorité morale qui avait caractérisé la révolution depuis le début ».

On l’a oublié aujourd’hui, en général, mais le gouvernement d’Assad a aussi pris des mesures sérieuses pour encourager une désescalade de la violence, comme lever l’état d’urgence, dissoudre l’impopulaire Cour nationale de sécurité, nommer un nouveau gouvernement et organiser un dialogue national avec les leaders de l’opposition.

Mais le 18 août 2011, les mêmes dirigeants occidentaux qui bombardaient Kadhafi annonçaient au monde : « le temps est venu pour le président Assad de démissionner ». Comme pour fortifier la résolution des militants syriens, les rebelles libyens étaient alors juste en train de conquérir Tripoli avec l’aide de l’OTAN.

« C’est un signe de mauvais augure pour le président syrien Bachar al-Assad, écrivait le Wall Street Journal. Il y a déjà des signes qui montrent que la Libye inspire les rebelles qui essaient de renverser Assad… Les manifestants syriens sont descendus dans la rue pour scander : « Kadhafi ce soir, Assad demain… » Il est fort possible que l’épisode libyen ne serve qu’à intensifier le conflit en Syrie, à la fois en motivant les dissidents et en renforçant la détermination de M. Assad à tenir bon ».

Le développement du conflit en Syrie n’a pas été une conséquence involontaire de la campagne libyenne, mais une démarche volontaire de l’ambition ancienne des néoconservateurs de « remodeler le Moyen-Orient » en renversant des régimes extrémistes et antiaméricains. Le même article du Wall Street Journal évoquait les buts grandioses de certains interventionnistes de Washington :

« La nouvelle énergie apportée par le soulèvement libyen pourrait aussi se propager aux autres pays de la région, pas seulement à la Syrie. Les responsables états-uniens espèrent en particulier que cela va donner une nouvelle vigueur à un mouvement de protestation né en 2009 en Iran pour mettre en cause la réélection du président Mahmoud Ahmadimejad… La Syrie est depuis 30 ans le plus proche allié stratégique de l’Iran dans la région. Selon des responsables états-uniens, les menaces qui pèsent de plus en plus sur le régime d’Assad pourraient motiver les forces démocratiques iraniennes ».

Bien sûr, au lieu de motiver les démocrates iraniens, le conflit syrien a encouragé les tenants de la ligne dure de l’Iran à envoyer la Garde révolutionnaire et par procuration des forces du Hezbollah chez leur voisin, déstabilisant ainsi davantage la région.

À la suite de l’horrible meurtre de Kadhafi à l’automne 2011, les extrémistes libyens se sont vite mis à attiser d’autres conflits terroristes, du Mali jusqu’au Moyen-Orient, en utilisant des armes pillées dans les énormes stocks de Kadhafi.

« La prolifération des armes, provoquée par la fin du conflit libyen, était d’une échelle plus grande que lors de tout autre conflit, probablement dix fois plus d’armes que ce que nous avions vu en Irak, en Somalie et en Afghanistan », a constaté un expert de Human Rights Watch.

D’après une enquête des Nations Unies, « les transferts d’armes et de munitions venant de Libye ont été parmi les premiers lots d’armes et de munitions à atteindre l’opposition syrienne ». Elle souligne aussi que les armes libyennes étaient d’abord destinées à des « éléments extrémistes », pour leur permettre de gagner du terrain et de l’influence aux dépens de groupes rebelles plus modérés. »

La propagation de la guerre

[…]

Lire la suite :
http://www.les-crises.fr/la-main-des-etats-unis-dans-les-tragedies-libyenne-et-syrienne/

Source : les-crises.fr, Olivier Berruyer

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17950http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170724_130850_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneMon, 24 Jul 2017 11:08:50 +0000Comment “le système” impose la “vérité”

[…] « Pendant ce temps, les médias occidentaux mainstream continuent de marteler à domicile leurs récits de propagande, notamment concernant la Russie. Une autre étude de cas s’est déroulée la semaine dernière avec la nouvelle journaliste vedette de NBC, Megyn Kelly, qui a interviewé le président russe Vladimir Poutine le 2 juin en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.


Megyn Kelly, de NBC, s’entretient avec le président russe Vladimir Poutine le 2 juin 2017. (Photo NBC)

Ce dernier crime de NBC contre le journalisme professionnel devient évident lorsqu’on compare la version complète de l’interview telle qu’elle a été diffusée sur le réseau RT en Russie et la version éditée que NBC a diffusée pour son public américain. L’écart le plus choquant se trouve dans une séquence où Kelly interrogeait agressivement Poutine sur ce qui, selon elle, était la compréhension par les Américains de son gouvernement, à savoir tuer des journalistes, supprimer l’opposition politique, être rongé par la corruption, etc.

Dans la version de NBC, la réponse de Poutine a été réduite à une déclaration liminaire creuse selon laquelle « la Russie est sur le point de devenir une démocratie », flanquée d’une phrase de clôture également creuse. Dans la version complète et non coupée, Poutine répond aux allégations de Kelly point par point, puis retourne la question en demandant de quel droit les États-Unis et l’Occident mettent en cause le bilan de la Russie, alors qu’ils ont activement fait bien pire que ce que Kelly reproche. Il a demandé où est Occupy Wall Street aujourd’hui, pourquoi les États-Unis et la police européenne utilisent des matraques et des gaz lacrymogènes pour briser les manifestations, alors que la police russe ne fait rien de tel, et ainsi de suite.

Autrement dit, NBC a intentionnellement fait en sorte que Poutine ressemble à un despote creux, alors qu’il est en fait un débatteur très sophistiqué ; il l’avait démontré plus tôt dans la journée lors d’une table ronde ouverte avec Kelly, où elle était devenue la risée de tous. En ce qui concerne l’interview caviardée, le management de NBC porte la première responsabilité pour avoir déformé le document et trompé ses téléspectateurs. » […]

http://www.les-crises.fr/comment-le-systeme-impose-la-verite-par-gilbert-doctorow/

Source : les-crises.fr, Olivier Berruyer

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par Couturierhttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17949http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170724_044558_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_CouturierMon, 24 Jul 2017 02:45:58 +0000Le seul candidat qui proposait en priorité de sortir de « l’Union » Européenne est François Asselineau qui dit cela depuis 10 ans ! Il a créé L’UPR pour rétablir la démocratie, dont nous voyons tous les jours qu’elle s’éloigne de plus en plus !
Consultez son programme, sur l’agriculture la santé etc. C’est tout ce que nous souhaitons !
C’était le seul candidat qui dérangeait vraiment, c’est pour cela que les grands médias achetés par les multinationales ont fait une omertà sur lui qui continue à l’heure actuelle ! Je crois qu’il est l’homme de la situation, qu’il a les compétences en matière juridique, financière, diplomatique, et que c’est un homme honnête ! C’est à dire un extraterrestre dans le milieu de la politique !
Malgré tout, son parti grandit doucement, il y a bientôt 29.000 adhérents militants qui souhaitent faire connaître ce mouvement rassembleur qui a les moyens de rétablir la démocratie.
Beatrice

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Commentaires sur La littérature et la condition animale par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5555#comment-17948http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170723_003644_Commentaires_sur_La_litterature_et_la_condition_animale_par_etienneSat, 22 Jul 2017 22:36:44 +0000En réaction à ce billet, ma chère Ana a écrit ceci, sur Facebook :

« Il existe un pays où la rivière dispose du statut de citoyen.
Je trouve cette situation admirable.
Non pas forcément une avancée, mais plutôt la réhabilitation de philosophies assassinées, très anciennes, exemplaires.

Elle (la rivière) ne peut bien entendu se rendre au parlement, ni participer à des débats publics. Il est donc nécessaire qu’elle soit représentée, par des êtres conscients, doués de parole, à la main préhensile, qui décideront de la défendre chaque fois qu’elle sera attaquée par certains de leurs semblables, ou par des entités économiques, conglomérats avides ou autres sociétés anonymes.

Il en est de même des animaux sensibles, de ceux dont le regard de souffrance nous touche lorsqu’ils sont victimes de cette barbarie qui existe en l’homme, qu’il tourne tantôt vers lui-même, tantôt vers ses cousins de la famille animale. Eux aussi (les animaux sensibles) méritent un statut, eux aussi méritent des représentants sincères et engagés.

Il en est de même de toi, « citoyen » faible, si mal représenté. Qui, bien que doué de parole, n’en est pas moins privé du dire efficace.

Mais, ou car, nous savons combien la confiance dans les représentants est naïve, donc dangereuse pour les représentés, qu’ils soient rivière, charolais, ou électeur.

C’est pourquoi les êtres les plus conscients doivent s’engager pour l’émergence d’institutions justes, qui respecteront & feront respecter tous les faibles, les sans-dents, les sans-mains, les sans-Verbe, quel que soit celui des règnes où leur naissance les a rangés.

Ana Sailland. »

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17947http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_221043_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneSat, 22 Jul 2017 20:10:43 +0000Jordanix souligne un rouage terrible de la tyrannie qui jouera sans doute à plein le moment venu, faute de citoyens assez vigilants pour s’être mobilisés à temps pour l’empêcher durablement (par des institutions adéquates) :

L’EXPÉRIENCE DE ROSENHAN, les enfermements arbitraires « pour raisons psychiatriques »

//www.youtube.com/watch?v=qfAVsVNPieg

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17946http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_214908_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneSat, 22 Jul 2017 19:49:08 +0000« Jour J » pour le changement de régime par la force au Venezuela

http://www.mondialisation.ca/jour-j-pour-le-changement-de-regime-par-la-force-au-venezuela/5600495

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17945http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_210913_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_etienneSat, 22 Jul 2017 19:09:13 +0000Les députés de la FI (Clémentine Autain, Adrien Quatennens, François Ruffin, Éric Coquerel, Caroline Fiat), ferraillent (20 juillet)
• sur le scandale du CETA appliqué AVANT ratification (!),
• sur les dépassements d’honoraires dans les hôpitaux,
• sur la maltraitance dans les maisons de retraites :

//www.youtube.com/watch?v=Go3cBSDsQU4

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17944http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_202258_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_etienneSat, 22 Jul 2017 18:22:58 +0000Plaidoyer remarquable, d’Adrien Quatennens (FI), pour défendre le code du travail et pour dénoncer le principe même des ordonnances :

//www.youtube.com/watch?v=SM3qLL1ysKo

Portrait d’ Adrien Quatennens, député de la FI :

//www.youtube.com/watch?v=F-lvP7i6PzE

ORDONNANCES = scandaleuse CONFUSION DES POUVOIRS = TYRANNIE

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Commentaires sur La littérature et la condition animale par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5555#comment-17943http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_201055_Commentaires_sur_La_litterature_et_la_condition_animale_par_etienneSat, 22 Jul 2017 18:10:55 +0000Un pays pétrolier qui résiste à l’Empire depuis plus de quinze ans et qui a sorti du néant ses « fils de rien »

VENEZUELA : le bain de sang approche. Que fait la gauche internationale ?

par Jean ORTIZ

Il ne faudra pas venir pleurer demain lorsque l’on assassinera, torturera, « disparaîtra », les militants chavistes. Les précédents historiques sont malheureusement nombreux.

Les classes dominantes vénézuéliennes veulent une revanche sociale, liquider la « révolution bolivarienne », ou ce qu’il en reste, afin que le peuple des anciens « invisibles » ne relève plus jamais la tête. L’oligarchie veut que ces « fils de rien », auxquels le chavisme a donné statut et dignité, retournent au néant.

On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro. Mais il a été élu, certes de peu, mais élu. Donc légitime. Il propose le dialogue, et a le droit de se défendre contre des émeutiers. La plupart des médias vénézuéliens et étrangers s’acharnent à donner une image chaotique du pays, à mettre sur le dos des chavistes les exactions commises par des groupes violentissimes, masqués, souvent armés, les « guarimbas », qui veulent la guerre civile.

L’opposition vénézuélienne n’est pas toute favorable à ce coup d’Etat permanent, qui va déboucher sur un massacre. Mais les secteurs qui dominent cette opposition sont parvenus à la radicaliser, à instrumentaliser le dépit de secteurs populaires éprouvés. Ils sont majoritairement d’ultra-droite. Ils veulent en découdre, et rapidement désormais. Ouvertement encouragés par la brute va-t-en guerre Trump, ils redoublent d’exactions, de sabotages, de destruction de bâtiments et de services publics, de violences en tout genre.

Le pays étant encore en grande partie capitaliste, l’oligarchie, les propriétaires, les possédants, organisent la guerre économique sur des produits ciblés, et font porter la responsabilité des difficultés structurelles, des pénuries et des queues interminables sur le gouvernement, qui n’est pas tout blanc, mais qui cherche, par la Constituante, une issue pacifique à la crise abyssale.

On peut, voire il faut, critiquer les erreurs du régime, mais n’oublions jamais que les chavistes et le peuple (même si une partie peut s’en éloigner) sont sous le feu permanent d’une véritable guerre menée par les Etats-Unis contre un pays aux énormes ressources pétrolières, et qui a osé résister à « l’Empire » pendant plus de quinze ans et chercher une autre voie que celle de l’inféodation, vers l’indépendance, la justice sociale, le socialisme. Qui a eu le culot, par la voix d’Hugo Chavez, de remettre les dirigeants des Etats-Unis (« ¡Váyanse pal carajo, yanquis de mierda ! ») à leur place.

N’est-il pas temps que la gauche dans son ensemble se ressaisisse et manifeste sa condamnation de l’ingérence étrangère dans un pays souverain, et affirme sa solidarité, fût-elle critique, voire conditionnelle (ni dans l’aveuglement, ni donneuse de leçon), avec la révolution bolivarienne ?

« La solidarité est la tendresse des peuples » disait Che Guevara. Il faut être aveugle, ou inconséquent, pour ne pas saisir ce qui est aujourd’hui en jeu au Venezuela.

Jean ORTIZ, Maître de conférences, université de Pau.

https://www.legrandsoir.info/venezuela-le-bain-de-sang-approche-que-fait-la-gauche-internationale.html

Source : Le Grand Soir

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Commentaires sur « RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer par Arthur COMPTONhttp://chouard.org/blog/?p=5523#comment-17942http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_155123_Commentaires_sur___REFORME___DES_IMPOTS___MACRON__PRESIDENT_DES_ULTRA_RICHES__ndash__Osons_causer_par_Arthur_COMPTONSat, 22 Jul 2017 13:51:23 +0000Et avec l’appréciation que le « Tirage au sort » est une réelle solution mais est : ou ignorée ou prise par-dessus la jambe, se remarque également un autre phénomène peut-être plus inquiétant encore. En effet, personne ne niera -- outre que réfléchir constitue déjà un premier pied dans l’arène des combats -- que faire montre d’esprit de sacrifices (sacrifices avec un « s ») est l’un des piliers centraux voire, est le principal pilier de toute forme de résistance. Or, en se posant et en prenant le temps de regarder et d’écouter les comportements ainsi que constructions labiales, intellectuelles et psychologiques de la société dans son ensemble, il apparaît que rare, très rare sont les individus qui admettent que le gain de telle victoire découle de l’acceptation de tels ou tels sacrifices. Petit exemple rapide et très simple pour mieux comprendre la portée de l’absence de cette notion dite des sacrifices.

Ne serait-ce qu’une fois par semaine, chacun de nous voit et vérifie le comportement très, très curieux d’un jeune couple « d’amoureux ». Oui, bien que victime de l’austérité et très probablement révolté contre celle-ci, il (le couple) attend un enfant ou en choie déjà un tout petit. Il y à là matière à réflexions et à études approfondies pour sortir la question suivante : « Quelles règles biologiques sociétales originelles ou insidieusement imposées conduisent deux personnes -- un homme et une femme -- à quand même : non seulement faire venir dans l’oppression et la barbarie un autre être. Mais en plus, à cette occasion, à s’enferrer lui-même (le couple) de sorte qu’il n’a d’autres choix que d’accepter les ignominies auxquelles les forcent déjà les puissants ? ».

Personnellement je serais du genre à parier que dans 60 ou 100 ans -- dans l’hypothèse que le bon sens l’aura emporté sur la flagrante bêtise humaine d’aujourd’hui -- que des ethnologues éditent des travaux nouveaux colossaux concluant, sur le comportement de l’homme du 20ème début 21ème siècle, que ce dernier ne se connaissait pas réellement et avait des attitudes et aspirations, chez les riches comme chez les pauvres, comparables aux animaux à savoir : réactions instinctives et déficience cognitive sévère associées. En d’autres termes, que l’humain que nous croyons évolué ne l’est peut-être pas tant qu’on le dit et a besoin de surcroît de construire, de développer et de renforcer dans sa psyché un « soi » spirituel en lien, non pas avec quelque déité, mais avec l’incontestable besoin d’équilibre ; fameuse chose qu’on nomme aussi « justice ».

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17941http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_140641_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneSat, 22 Jul 2017 12:06:41 +0000Les sentinelles de la démocratie

Raison d’Etat contre Etat de droit : où commence et où s’arrête la liberté en démocratie ? Comment résoudre la contradiction entre logique d’Etat et exigence démocratique ?

Ils sont traqués comme des grands criminels. Réfugié dans un sous-sol d’ambassade pour Julian Assange, fondateur de Wikileaks ; ou en exil à Moscou pour Edward Snowden, révélateur de la surveillance de masse opérée par les Etats-Unis sur le monde entier.

Le premier, a monté une plateforme permettant aux lanceurs d’alerte de divulguer des informations confidentielles de façon anonyme. Il plaide pour une transparence radicale et fournit la technologie pour publier des informations sensibles. Ce que les journalistes font de manière courante. Le second a révélé l’étendue tentaculaire de l’interception des communications personnelles par les services de sécurité américains. Les révélations de Snowden ébranlent l’opinion publique mondiale.

Au nom de la lutte antiterroriste

Depuis, les révélations sur la surveillance de masse par les grandes puissances se multiplient. L’ex président François Hollande et l’ancien ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, sont eux-mêmes obligés de reconnaître en 2015 l’existence en France d’une plateforme secrète d’interception massive des communications privées, le « Pôle national de cryptanalyse et de décryptement ». Ces interceptions sont illégales puisqu’elles dépassent de très loin le seul objectif de lutter contre le terrorisme.

Alors pourquoi tant de haine envers ceux qui ne font, après tout, que rappeler les Etats à leur mission et agissent comme les nécessaires vigies de la démocratie ?

Entretien avec Geoffroy de Lagasnerie, très intéressant :
https://www.franceinter.fr/emissions/lanceurs-d-alerte/lanceurs-d-alerte-22-juillet-2017

Source : France Inter


Je trouve Geoffroy de Lagasnerie passionnant. Il faudrait RETRANSCRIRE ici les quelques grandes idées soulignées par Geoffroy de Lagasnerie dans cet entretien avec Claire Nouvian.
Étienne

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17940http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170722_114250_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneSat, 22 Jul 2017 09:42:50 +0000Non, l’antisionisme n’est pas un antisémitisme réinventé, par Sylvain Cypel

« Nous ne céderons rien aux messages de haine, à l’antisionisme parce qu’il est la forme réinventée de l’antisémitisme ». On ne sait si, par ces mots, le président Emmanuel Macron a simplement espéré gagner opportunément les faveurs de Benyamin Nétanyahou, qu’il accueillait aux cérémonies de commémoration de la déportation des juifs parisiens en juillet 1942, ou s’il a énoncé une conviction plus profonde. Mais dans les deux cas, il a eu tort. Espérer séduire Nétanyahou en cédant à son verbe n’est qu’un leurre — demandez à Barack Obama ce qu’il en pense. Quant au fond, l’assimilation de l’antisionisme à une nouvelle mouture de l’antisémitisme est une erreur funeste. Cette assertion est l’une des clefs de voûte depuis des décennies de la hasbara, la communication israélienne. Et plus Israël s’enfonce dans la domination coloniale d’un autre peuple, les Palestiniens, plus l’assertion « antisionisme égal antisémitisme » est répétée pour stigmatiser quiconque critique cette domination.

En soi, la méthode consistant à délégitimer la critique en démonisant son auteur est vieille comme la politique. Ainsi Joseph Staline et ses émules assimilaient-ils toute critique du communisme soviétique à du « fascisme ». Si les fascistes étaient viscéralement anticommunistes, cela ne faisait pas de tous les contempteurs du régime soviétique des fascistes. Mais les staliniens continuaient à vilipender leurs adversaires, sans distinction, sous ce vocable infamant. Aujourd’hui, un Robert Mugabe, au Zimbabwe, qualifie régulièrement ses adversaires de « défenseurs de l’apartheid ». Que des racistes patentés figurent parmi les dénonciateurs de l’autocrate zimbabwéen est évident. Mais que tous soient des nostalgiques de la ségrégation raciale est une accusation délirante et dérisoire. On pourrait multiplier les exemples.

Il en va de même de l’idée selon laquelle l’antisionisme serait la version moderne de l’antisémitisme. D’abord parce que l’antisionisme n’est pas une idéologie très définie. Historiquement, il a consisté à récuser l’idée d’une solution nationaliste à la question juive. Aujourd’hui, il y a en Israël des gens qui se disent antisionistes par simple hostilité à une occupation des Palestiniens menée au nom même du sionisme. D’autres se disent « post-sionistes » parce qu’à leurs yeux, l’ambition du sionisme étant la constitution d’un État juif, son existence annule d’autorité la nécessité du sionisme. Je connais enfin des Israéliens tout à fait sionistes qui sont si révulsés par la politique de Nétanyahou qu’ils se disent honorés d’être traités d’ « antisionistes » par un gouvernement d’extrême droite raciste et colonialiste. Ces derniers remplissent par exemple les rangs d’une ONG comme Breaking the Silence, qui regroupe des soldats dénonçant les crimes commis par leur armée contre des Palestiniens et dont plusieurs des dirigeants sont des officiers et aussi des juifs pieux. Ils ne sont pas antisémites. Ils sont même l’honneur d’Israël. Quant à moi, je considère le sionisme comme une question philosophiquement désuète. En revanche, si le sionisme, comme le prône Nétanyahou, consiste à exiger la reconnaissance d’Israël pour mieux empêcher le droit des Palestiniens à l’autodétermination, alors je suis antisioniste. Serais-je donc antisémite ?

Bref, que l’on trouve parmi les antisionistes d’aujourd’hui des gens projetant sur Israël leur antisémitisme atavique ou récent ne fait aucun doute. Mais que l’antisionisme soit en tant que tel une idéologie antisémite est une idée infamante et erronée. Et puis, il y a plus grave. Il y a chez Nétanyahou non seulement cette utilisation abusive de l’accusation d’antisémitisme, mais aussi cette sidérante propension à s’entendre avec de vrais antisémites lorsque ça l’arrange. Au moment où vous-même, M. le Président, cautionniez sa thèse, le New York Times publiait un article d’opinion d’une journaliste et traductrice israélienne, Mairav Zonszein, accusant ouvertement son premier ministre de collusion avec celui de la Hongrie, Viktor Orban, un homme qui laisse proliférer l’antisémitisme parmi ses partisans.

Et de fait, de Paris, Nétanyahou a rejoint Budapest. Depuis des années, le gouvernement israélien raffermit ses relations avec les gouvernements les plus réactionnaires d’Europe centrale. Il a soutenu avec une grande compréhension l’attitude du régime hongrois dans la récente crise des réfugiés syriens. Nétanyahou soutient aussi la campagne lancée par Orban contre le financier américain George Soros, dont la fondation favorise les initiatives démocratiques. Cette campagne est menée à l’aide d’arguments fleurant l’antisémitisme : Orban accuse Soros d’user de « l’argent étranger » pour nuire à son pays. Quant aux graffitis hostiles qui prolifèrent en Hongrie contre le magnat américain, beaucoup sont sans équivoque antisémites.

Ce lien entre la droite coloniale israélienne que Nétanyahou incarne — même si désormais on trouve plus radical que lui en Israël — et des organisations exsudant un antisémitisme plus ou moins manifeste n’est pas neuf. Aux États-Unis, un polémiste d’extrême droite comme Glenn Beck, qui avait lui aussi insulté George Soros avec des relents antisémites, était venu se refaire une virginité en 2011 en visitant des colonies religieuses israéliennes extrémistes. Il y fut accueilli en héros (Beck est avant tout islamophobe). Quant à l’invité d’honneur du dernier diner de la Zionist Organisation of America (ZOA), une formation américaine qui regroupe les soutiens à la droite israélienne radicale, il se nommait Steve Bannon, proche conseiller de Donald Trump accusé entre autres par son ex-femme de propos antisémites. Le tollé fut tel dans la communauté juive américaine qu’il renonça à venir. Mais la ZOA afficha sa solidarité avec lui.

On assiste aujourd’hui à un phénomène ahurissant dans cette dérive israélienne. À double détente, l’accusation d’antisémitisme y est désormais soumise aux intérêts contingents. Un : les antisionistes sont tous des antisémites. Deux : les prosionistes sont tous bienvenus, y compris quand ils sont antisémites. Si vous défendez les droits humains en Palestine, vous êtes antisémite. Si vous êtes islamophobe, que vous soyez aussi antisémite revêt peu d’importance. Le prix à payer à l’avenir pour cette folie risque d’être très élevé. Et l’avaliser aura été, selon l’adage, plus qu’une erreur : une faute.

SYLVAIN CYPEL
Source : Orient XXI, Sylvain Cypel, 19-07-2017

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http://www.les-crises.fr/non-lantisionisme-nest-pas-un-antisemitisme-reinvente-par-sylvain-cypel/

Source : les-crises.fr, Olivier Berruyer

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par josshttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17939http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170721_104651_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_jossFri, 21 Jul 2017 08:46:51 +0000Goldman Sachs va conseiller la Grèce pour son retour sur les marchés

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030456891428-goldman-sachs-va-conseiller-la-grece-pour-son-retour-sur-les-marches-2103331.php#xtor=RSS37

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17938http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170720_182800_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_etienneThu, 20 Jul 2017 16:28:00 +0000Merci François.

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Commentaires sur Paul Craig Roberts : « WASHINGTON : SEIZE ANS DE GUERRE. POURQUOI ? Les États-Unis donnent à Israël chaque année suffisamment d’argent pour acheter notre gouvernement. Et Israël achète notre gouvernement. Le gouvernement américain est beaucoup plus redevable envers Israël qu’envers le peuple américain. » par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5539#comment-17937http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170720_175724_Commentaires_sur_Paul_Craig_Roberts_____WASHINGTON___SEIZE_ANS_DE_GUERRE._POURQUOI___Les_Etats-Unis_donnent_a_Israel_chaque_annee_suffisamment_d_rsquo_argent_pour_acheter_notre_gouvernement._Et_Israel_achete_notre_gouvernement._Le_gouvernement_americain_est_beaucoup_plus_redevable_envers_Israel_qu_rsquo_envers_le_peuple_americain.___par_etienneThu, 20 Jul 2017 15:57:24 +000017 janvier 1961 : Eisenhower met en garde contre le lobby militaro-industriel

//www.youtube.com/watch?v=bah8-Oy45mw

Retranscription de son discours :

Mises en garde d’Eisenhower, 1961
Discours d’adieu au peuple américain, 17 janvier 1961

http://reseaux.blog.lemonde.fr/2013/10/26/mises-en-garde-eisenhower-1961/

À la fin de son mandat présidentiel, juste avant de passer le témoin à son successeur John F. Kennedy, Dwight D. Eisenhower s’est adressé à ses concitoyens dans un message télévisé bref, mais qui reste important de nos jours. Notamment, il y mettait en garde contre les dangers de la structure militaro-industrielle mise en place lors des guerres alors récentes.
Je republie ce texte, court et intéressant en entier. De plus, pour les lecteurs pressés, mis en exergue les passages qui éclairent particulièrement notre actualité. DL

Bonsoir, chers concitoyens américains.

Tout d’abord, j’aimerais exprimer ma gratitude aux réseaux de radiodiffusion et de télévision pour m’avoir permis toutes ces années d’adresser messages et rapports à notre nation. Je les remercie tout spécialement de cette possibilité de m’adresser ce soir à vous.

Dans trois jours, après un demi siècle au service de notre pays, je quitterai mes responsabilités lorsque, lors de la cérémonie traditionnelle et solennelle, l’autorité de la Présidence investira mon successeur.

Ce soir je viens à vous avec un message de départ et d’adieu, et pour partager quelques pensées finales avec vous, mes chers compatriotes. Comme chaque citoyen, je souhaite que Dieu ait en sa garde le nouveau président, ainsi que tous ceux qui travailleront avec lui. Je prie pour que les années qui viennent soient celles de la paix et de la prospérité pour tous.

Notre peuple attend que le Président et le Congrès les accords fondamentaux en ce qui concerne les questions importantes, et que leurs sages résolutions qui amélioreront la construction du futur de la nation. Mes propres relations avec le Congrès, qui avaient débuté de façon distante et ténue, il y a bien longtemps, lorsqu’un un membre du Sénat me nomma à West Point, sont devenues plus étroites à l’époque de la guerre et l’après-guerre, pour aboutir à une interdépendance mutuelle pendant ces huit dernières années. Dans le cadre de cette dernière relation, le Congrès et l’Administration ont bien coopéré sur les questions essentielles afin de servir le bien de la nation, plutôt que seulement l’esprit partisan, et ainsi ont fait en sorte que les affaires de la nation puissent aller de l’avant. Aussi, mes rapports officiels avec le Congrès s’achèvent avec – pour ma part – un sentiment de gratitude pour tout ce que nous avons pu faire ensemble.

Nous vivons aujourd’hui dix ans après le milieu d’un siècle qui fut le témoin de quatre guerres majeures entre de grandes nations. Trois d’entre elles ont impliqué notre propre pays. En dépit de ces holocaustes l’Amérique est aujourd’hui, la nation la plus forte, la plus influente et la plus productive au monde. S’il est compréhensible que nous soyons fiers de cette prééminence, nous nous rendons pourtant compte que la première place et le prestige des USA ne dépendent pas simplement de notre progrès matériel inégalé, de notre richesse et de notre force militaire, mais aussi de la façon dont nous employons notre puissance dans l’intérêt de la paix dans le monde et de l’amélioration de la condition humaine.

Au travers de l’aventure d’un gouvernement dans la liberté pour l’Amérique, nos buts premiers ont été de préserver la paix, de stimuler les progrès de la réalisation humaine et de faire grandir la liberté, la dignité et l’intégrité parmi les peuples et les nations. Ne pas s’efforcer d’en faire autant serait indigne d’un peuple libre et religieux. Tout manquement dû à l’arrogance, au manque de compréhension ou de promptitude au sacrifice nous infligerait d’ailleurs un grave préjudice moral, ici comme à l’étranger.

La progression vers ces nobles buts est constamment menacée par le conflit qui s’empare actuellement du monde. Il commande notre attention entière et absorbe nos êtres mêmes. Nous faisons ici face à une idéologie globale hostile, athée dans son caractère, impitoyable dans ses buts et insidieuse dans ses méthodes. Malheureusement le danger qu’elle présente promet de durer longtemps. Pour y faire face avec succès, nous sont demandés, non pas tant les sacrifices passionnés et transitoires des temps de crise, que ceux qui nous rendront capables de porter sans faillir, sûrement et sans se plaindre le fardeau d’une longue et complexe lutte, dont le prix est la liberté. C’est seulement ainsi que nous resterons, en dépit des provocations, sur le chemin que nous nous sommes fixés vers une paix permanente et l’amélioration du genre humain.

Des crises, il continuera d’en survenir. En les affrontant, qu’elles soient intérieures ou à l’étranger, grandes ou petites, il y a une tentation répétée de penser que telle ou telle action spectaculaire et coûteuse pourrait devenir la solution miraculeuse à toutes les difficultés rencontrées. L’augmentation énorme des dernières nouveautés pour notre programme de défense ; le développement de programmes irréalistes pour traiter chaque maladie, dans l’agriculture ; l’expansion spectaculaire de la recherche fondamentale et appliquée – ces possibilités, et bien d’autres, chacune prometteuse en soi, pourrait être suggérée comme le seul chemin vers la voie que nous souhaitons suivre.

Or chaque proposition doit être pesée à la lumière d’une considération plus large : la nécessité de maintenir l’équilibre entre les différents programmes nationaux et à l’intérieur de chacun d’entre eux, de maintenir l’équilibre entre économie publique et économie privée, l’équilibre entre le coût et le gain espéré, le clairement nécessaire et le confortablement souhaitable, l’équilibre entre nos exigences essentielles en tant que nation et les devoirs imposés par la nation à l’individu, l’équilibre les action du présent et le bien-être national du futur. Le bon jugement recherche équilibre et progrès ; son contraire amènera déséquilibre et anéantissement. Le souvenir de nombreuses décennies est là comme preuve que notre peuple et son Gouvernement ont, dans l’ensemble, compris ces vérités et y ont bien répondu, face à l’effort et à la menace.

Mais des menaces, nouvelles de par leur nature ou leur degré, surgissent constamment. Je n’en mentionnerai que deux ici.

Un élément essentiel pour conserver la paix est notre système militaire. Nos bras doivent être puissants, prêt pour une action instantanée, de sorte qu’aucun agresseur potentiel ne puisse être tenté de risquer sa propre destruction. Notre organisation militaire est aujourd’hui sans rapport avec ce que connurent mes prédécesseurs en temps de paix, ou même les combattants de la Deuxième Guerre Mondiale ou de la Guerre de Corée.

Jusqu’au plus récent conflit mondial, les États-Unis n’avaient pas d’industrie d’armement. Les fabricants américains de socs de charrues pouvaient, avec du temps et sur commande, forger des épées. Mais désormais, nous ne pouvons plus risquer l’improvisation dans l’urgence en ce qui concerne notre défense nationale. Nous avons été obligés de créer une industrie d’armement permanente de grande échelle. De plus, trois millions et demi d’hommes et de femmes sont directement impliqués dans la défense en tant qu’institution. Nous dépensons chaque année, rien que pour la sécurité militaire, une somme supérieure au revenu net de la totalité des sociétés US.

Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’État, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain… tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société.

Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble.

De même la révolution technologique des décennies récentes fut en grande partie responsable des changements radicaux de notre position militaro-industrielle. Dans cette révolution, la recherche est devenue centrale, elle est également plus formalisée, plus complexe, et coûteuse. Une part toujours croissante en est conduite pour, par, ou sous la direction du Gouvernement fédéral.

Aujourd’hui, l’inventeur solitaire, bricolant au fond de sa boutique, a été dépassé par des troupes de choc formées de scientifiques dans les laboratoires et des centres d’essai. De la même manière, l’université libre, historiquement source d’idées et de découvertes scientifiques nées dans la liberté, a vécu une révolution dans la conduite de la recherche. En bonne partie à cause des coûts énormes impliqués, obtenir un contrat avec le gouvernement devient quasiment un substitut à la curiosité intellectuelle. Pour chaque vieux tableau noir il y a maintenant des centaines d’ordinateurs. La perspective d’une domination des spécialistes de notre nation par les emplois fédéraux, les budgets attribués aux projets et le pouvoir de l’argent, cette perspective est bien présente et doit être considérée avec gravité.

Cependant, tout en apportant à la recherche et scientifique le respect que nous leur devons, nous devons également être attentif à un danger à la fois aussi grave et opposé, à savoir que l’ordre public puisse devenir captif d’une élite scientifique et technologique. C’est la tâche de l’homme d’état que de mouler, équilibrer, intégrer toutes ces forces, anciennes et nouvelles, aux principes de notre système démocratique – en visant toujours à atteindre les buts suprêmes de notre société libre.

Un autre facteur de maintien de l’équilibre implique l’élément de temps. Alors que nous envisageons la société future, nous devons – vous et moi et notre gouvernement – éviter la tentation de vivre seulement pour le jour qui vient, pillant pour notre propre aisance, et à notre convenances les précieuses ressources de demain. Nous ne pouvons pas hypothéquer les actifs de nos petits-enfants sans risquer de dilapider également leur héritage politique et spirituel. Nous voulons que la démocratie survive pour les générations qui viennent, non pour devenir le fantôme insolvable de demain.

Sur ce long chemin de l’histoire qu’il reste à écrire, l’Amérique sait que notre monde, toujours plus petit, doit éviter de devenir une redoutable communauté de crainte et de haine, et, au contraire, tendre à être une confédération fière dans la confiance et le respect mutuels. Une telle confédération doit être composée d’égaux. Le plus faible doit pouvoir venir à la table de conférence avec la même confiance que nous, protégés que nous sommes par notre force morale, économique, et militaire. Cette table, même si elle porte les cicatrices de nombreuses frustrations du passé, ne peut pas être abandonnée pour l’atroce douleur qu’on rencontre à coup sûr sur le champ de bataille.

Le désarmement, dans l’honneur et la confiance mutuels, est un impératif permanent. Ensemble nous devons apprendre à composer avec nos différences, non pas avec les armes, mais avec l’intelligence et l’honnêteté des intentions.

Puisque cette nécessité est si cruciale et si évidente, je confesse que j’abandonne mes responsabilités officielles dans ce domaine avec beaucoup de déception. Pour être de ceux qui ont assisté à l’horreur et à la tristesse prolongée de la guerre, de ceux qui savent qu’une autre guerre pourrait totalement détruire une civilisation qui s’est si lentement et douloureusement construite pendant des milliers d’années, j’aurais voulu pouvoir dire ce soir qu’une paix durable est en vue.

Heureusement, je peux dire que la guerre a été évitée. Un progrès régulier vers notre but ultime a été accompli. Mais il reste tellement à faire. En tant que citoyen privé, je ne cesserai jamais de tout faire, aussi minime que cela soit, pour aider le monde à avancer le long de cette route.

Ainsi, dans ce dernier « Bonne nuit » que je vous adresse en tant que Président, je vous remercie des nombreuses chances que vous m’avez données de me consacrer au service public, dans la guerre comme dans la paix. J’espère que vous aurez trouvé quelques choses de valeur dans le service auquel je me suis consacré ; quant au reste, je sais que vous trouverez vous-même les moyens d’améliorer ces résultats dans le futur.

Vous et moi, mes chers concitoyens, avons besoin d’être forts dans notre croyance que toutes les nations, grâce à Dieu, atteignent ce but de paix avec justice. Puissions nous toujours rester fermes dans la dévotion à ces principes, confiants mais humbles dans le pouvoir, diligents dans la poursuite des grands buts de la nation.

À tous les peuples du monde, j’exprime une fois de plus le souhait et la prière de l’Amérique :

Nous prions pour que les peuples de toutes fois, de toutes races, de toutes nations, puissent voir leurs plus principaux besoins satisfaits. Pour que ceux qui actuellement n’ont pas cette occasion puissent l’apprécier un jour entièrement ; que tous ceux qui aspirent à la liberté puissent en éprouver ses bénédictions spirituelles ; que ceux qui possèdent la liberté comprennent les grandes responsabilités qu’elle engendre ; que tous ceux qui sont peu sensibles aux besoins des autres apprennent la charité ; que les fléaux de la pauvreté, de la maladie et de l’ignorance soient amenés à disparaître de la surface de la terre, et que, avec le temps, tous les peuples viennent à vivre ensemble dans une paix garantie par la force du respect et de l’amour mutuels qui les lient.

Maintenant, ce vendredi à midi, je vais devenir un simple citoyen. J’en suis fier. J’en ai hâte.

Merci et bonne nuit.

Dwight D. Eisenhower

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//www.youtube.com/watch?v=Ib_PjHHoo2o

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//www.youtube.com/watch?v=0NKUAtwtJiQ

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Commentaires sur « RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5523#comment-17934http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170720_134446_Commentaires_sur___REFORME___DES_IMPOTS___MACRON__PRESIDENT_DES_ULTRA_RICHES__ndash__Osons_causer_par_etienneThu, 20 Jul 2017 11:44:46 +0000Le bilan sanguinaire du règne Obama


http://www.investigaction.net/fr/le-bilan-sanguinaire-du-regne-obama/

La flamboyante élection et investiture de l’ancien présentateur de télé et homme d’affaires Donald Trump a soulevé une répulsion généralisée à l’échelle internationale. Au point que certains observateurs s’étonnent à juste titre du fait que cela serve à éclipser le bilan d’Obama. Dans ce débat, la position d’ Investig’Action consiste à dire qu’il n’y a pas de bons et de méchants, mais de forts intérêts économiques en jeu, au milieu desquels les peuples peuvent résister pour la défense de la vie et la lutte pour un monde meilleur. Cette tribune signée par une porte-parole de Codepink, organisation à la fois féministe et anti-guerre, est une analyse opportune qui contribue à ce débat autour des “bons” et des moins bons présidents de l’empire. (IGA)

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La plupart des Américains seraient probablement étonnés de réaliser que le président qui a été dépeint par les cadres de Washington comme plutôt opposé à l’intervention armée est en réalité un va-t’en-guerre. L’accord nucléaire iranien, aboutissement historique, et le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba sont hélas les seules réussites obtenues par la diplomatie, et non par la force.

Alors que le candidat Obama a accédé au pouvoir en plaidant la fin des guerres initiées par George W. Bush, il quitte ses fonctions de président en détenant le record de la période de guerre la plus longue de l’histoire américaine. Il est aussi le seul président à avoir effectué deux mandats complets en état de guerre permanent.

Le président Obama a réduit le nombre de soldats américains engagés en Afghanistan et en Irak, mais il a déployé de manière dramatique la guerre aérienne et l’utilisation des forces d’opérations spéciales dans le monde. En 2016, les forces spéciales étaient présentes dans 138 pays, soit 70% des nations, ce qui représente une augmentation impressionnante de 130% depuis l’administration Bush.

A l’heure du bilan du président Obama, Micah Zenko, du Conseil des Relations étrangères, a révélé les chiffres du Département de la Défense relatifs aux frappes aériennes, faisant une révélation édifiante : pour la seule année de 2016, l’administration Obama a largué au moins 26 171 bombes. Ce qui signifie que chaque jour de l’année, l’armée américaine a largué 72 bombes ciblant des soldats ou des civils de par le monde, soit 3 bombes par heure.

Si la plupart des bombardements ont eu lieu en Syrie et en Irak, les bombes américaines sont aussi tombées en Afghanistan, en Libye, au Yémen, en Somalie et au Pakistan. Il s’agit de 7 pays à majorité musulmane.

Une des techniques de bombardement favorisée par Obama fut celle des frappes de drones. En tant que commandant en chef, il a étendu l’usage des drones en-dehors des zones de combat déclarées d’Afghanistan et d’Irak, principalement au Pakistan et au Yémen. Obama a autorisé 10 fois plus de frappes de drones que George W. Bush, transformant automatiquement tous les hommes de ces régions en combattants, et faisant d’eux des proies à éliminer de manière télécommandée.

Le président Obama a affirmé que ces aventures militaires de par le monde étaient légales, se basant pour cela sur les autorisations datant de 2001 et de 2003 relatives à l’usage de la force militaire votées par le Congrès pour éliminer al-Qaida. Mais les guerres menées aujourd’hui n’ont pour ainsi dire plus rien à voir avec ceux qui ont attaqué les Etats-Unis le 11 septembre 2001.

Cette base juridique tordue que l’administration Obama a édifiée pour justifier ses interventions, plus particulièrement ses frappes extrajudiciaires par drones sans aucune restriction géographique, est désormais dans les mains de l’imprévisible Donald Trump.

Mais qu’a récolté l’administration, de ces 8 années de combats sur tant de fronts ? Le terrorisme a augmenté, aucune guerre n’a été « gagnée » et le Moyen Orient est ravagé par plus de chaos et de divisions qu’à l’époque où Obama déclarait son opposition à l’invasion en Iraq.

[…]

Lire la suite :
http://www.investigaction.net/fr/le-bilan-sanguinaire-du-regne-obama/

Source : Investig’Action, Michel Collon

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NESTLÉ ET LA FIN DE L’ÈRE BRABECK

«Trois phénomènes d’une considérable importance politique ont défini le XXème siècle : la progression de la démocratie, l’augmentation du pouvoir des entreprises et le déploiement massif de la propagande par les entreprises dans le but de maintenir leur pouvoir à l’abri de la démocratie.» (Alex Carey)

Le jeudi 6 avril, Peter Brabeck-Letmathe, 72 ans, a assisté pour la dernière fois à l’assemblée générale de Nestlé en tant que Président de son conseil d’administration. Il a travaillé 50 ans pour Nestlé, dont 20 ans en tant que Président du conseil d’administration. Il est indéniable que Brabeck est un homme intelligent et un brillant stratège, toujours prêt à défendre ses idées sur la place publique. Il a été si souvent vu dans des films et dans les médias en général qu’il est devenu une sorte de célébrité parmi les P.D.G. Il fait probablement partie des Autrichiens de notre époque les plus connus au monde, tout comme son compatriote Arnold Schwarzenegger, avec qui il a beaucoup en commun. Leurs opinions économiques et politiques semblent s’inspirer directement de celles de l’École autrichienne d’économie qui est née à Vienne à la fin du XIXème siècle. Selon l’économiste Michael Hudson, l’École autrichienne d’économie a fait brusquement son apparition comme « une manière de riposter aux réformes socialistes. En s’opposant aux règlementations publiques et aux nationalisations, l’École autrichienne d’économie a créé un univers parallèle dans lequel l’État apparaît seulement comme étant un fardeau (…). » (1)

L’un et l’autre, en leur qualité respective (Peter Brabeck en tant que P.D.G. de Nestlé et membre du Conseil d’administration de plusieurs autres sociétés ; Arnold Schwarzenegger en tant que gouverneur de Californie), ont fait tout leur possible pour protéger le monde contre ce fléau qu’est l’État-providence, défendre les sociétés privées contre les réglementations étatiques et traquer l’intérêt commun où qu’il puisse être, tout en prêchant l’évangile de la privatisation comme garantissant le relèvement de l’économie, si ce n’est de la civilisation même. Cependant, contrairement à Schwarzenegger, Peter Brabeck eut une influence plus grande et plus durable sur l’économie et la société de manière générale. Il est donc important d’examiner de plus près l’héritage qu’il a laissé.

L’une des principales réussites de Brabeck fut la création du Water Resources Group (WRG), une sorte de groupe de réflexion, de lobby, et d’organisation de développement ayant pour but de promouvoir les partenariats public-privé dans le secteur de l’eau. Il est Président du conseil d’administration de WRG et, jusqu’à présent, rien ne laisse à penser qu’il va également se retirer de cette fonction. Le WRG a été fondé par Nestlé, Coca-Cola, Pepsi Co et SAB Miller, les géants de l’industrie de l’eau en bouteilles. D’autres membres puissants et influents en font partie, qui ne sont pas directement liés à l’industrie de l’eau embouteillée, telle la Société financière internationale (SFI), organisation membre du Groupe de la Banque Mondiale et dont l’activité consiste à conseiller les sociétés du secteur privé dans leurs projets. Philippe Le Houérou, P.D.G. de la SFI, est vice-président du conseil d’administration du WRG. La Direction du développement et de la coopération (DDC) est également membre du WRG. Manuel Sager, le chef de la DDC, fait partie du Conseil des gouverneurs du WRG, tout comme les P.D.G. de Coca-Cola et PepsiCo.

Le WRG fournit à Peter Brabeck le cadre institutionnel idéal pour intensifier sa politique de privatisation de l’eau. Les entreprises d’embouteillage d’eau, dont Nestlé, ont évidemment beaucoup d’avantages à tirer de la privatisation de l’eau ainsi que du démantèlement des services publics de l’eau. Grâce à sa puissance économique et politique, le WRG peut user de son influence sur les gouvernements du monde entier. En plus de cela, on oublie souvent les relations importantes du WRG : en 2015, le géant de l’industrie brassicole AB Inbev a fait l’acquisition de SABMiller, qui est membre du WRG. AB Inbev appartient à l’Empire de l’helvético-brésilien Jorge Paulo Lemann, première fortune du Brésil et deuxième fortune de la Suisse d’après le magazine FORBES. L’Empire économique de Lemann s’étend jusqu’au cœur des États-Unis et de l’Amérique latine.

Autre réussite d’importance, les relations de travail étroites que Brabeck a noué entre Nestlé et l’armée. […]

Lire la suite:
http://www.investigaction.net/fr/nestle-et-la-fin-de-lere-brabeck/

Source : Investig’Action- Michel Collon

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//www.youtube.com/watch?v=WanTg7tQJZM

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COMMENT L’ALLEMAGNE A PROFITÉ DE LA CRISE GRECQUE

https://polony.tv/focus/comment-l-allemagne-a-profite-de-la-crise-grecque

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Visa veut interdire les paiements en liquide !!!

par Le vaillant petit économiste (Olivier Perrin) :

« Chère lectrice, cher lecteur,

Montez le son et regardez d’urgence cette vidéo sur la stratégie des cartes Visa pour interdire l’argent liquide et multiplier leur profits : »

https://www.le-vaillant-petit-economiste.com/2017/07/17/contre-disparition-de-largent-liquide/

=====

Extrait :

« Monsieur le Directeur général [de Visa],

Dans une réunion avec vos actionnaires, vous avez affirmé, Monsieur Kelly : « Notre objectif est de supprimer l’argent liquide ».

Vous comptez pour cela interdire à vos commerçants l’usage de l’argent liquide contre des rabais sur l’équipement de nouvelles technologies de paiement.

Visa émet les 2/3 des cartes de paiement en circulation en France : C’est une situation de quasi monopole.

En Inde, votre activité a bondi de 75% quand le gouvernement a retiré la presque totalité des billets de la circulation.

Il est certain que l’interdiction de l’argent liquide vous serait extrêmement profitable.

MAIS VOUS N’EN AVEZ AUCUN DROIT.

Les pièces et billets en euros ont « COURS LÉGAL » en France : un commerçant n’a pas le droit de refuser un paiement en espèces de moins de 1 000€. Et vous n’avez pas le droit de le lui interdire. »

[…]

Lire la suite : https://petitions.le-vaillant-petit-economiste.com/contre-disparition-de-largent-liquide/

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Commentaires sur « RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5523#comment-17929http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170720_113738_Commentaires_sur___REFORME___DES_IMPOTS___MACRON__PRESIDENT_DES_ULTRA_RICHES__ndash__Osons_causer_par_etienneThu, 20 Jul 2017 09:37:38 +0000Noam Chomsky : le néolibéralisme détruit notre démocratie

http://www.les-crises.fr/noam-chomsky-le-neoliberalisme-detruit-notre-democratie/

Source : les-crises.fr, Olivier Berruyer

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17925http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170719_233449_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_etienneWed, 19 Jul 2017 21:34:49 +0000[Passionnant] François Ruffin

//www.youtube.com/watch?v=6YrpAYquCac

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par josshttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17924http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170717_225820_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_jossMon, 17 Jul 2017 20:58:20 +0000Vous me direz : « encore une conférence sur la création monétaire », mais je trouve que celle-ci apporte des informations sur des concepts économiques majeurs :

Création monétaire mythes et réalités | Formation Attac Bruxelles 2
https://www.youtube.com/watch?v=zADsTFK03j0

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par josshttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17923http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170717_175721_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_jossMon, 17 Jul 2017 15:57:21 +0000JEAN LASSALLE s’y était mis aussi contre la loi MACRON avec son style bien à lui :
https://www.youtube.com/watch?v=OfzWYS7ZDSA

il avait vu juste.

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par èvehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17922http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170717_020629_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_eveMon, 17 Jul 2017 00:06:29 +0000S’organiser pour que les actions soient longues , répétitives , réécrire les lois pendant les piquets de grève au lieu de brûler des pneus , y inscrire les nouvelles ordonnances et kidnapper les matériaux pour les revendre aux patrons en vue de récupérer le montant du salaire perdu pendant les luttes !
Impossible action à mener dans les PME….! Bon courage
Penser à faire provision d’essence , d’eau et de forces
Mettre des chaussures de marche , des bonnes …..

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par Gérard P.http://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17921http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170716_155339_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_Gerard_P.Sun, 16 Jul 2017 13:53:39 +0000Merci pour cet article.
Le fait que Mme Ann Pettifor n’intègre pas la rémunération du travail salarié ou le prix du travail artisanal – travail salarié ou artisanal créateur de biens et services -- [le produit] dans la création monétaire ne constitue-t-il pas une erreur ?

Il me semble qu’au sujet de la création monétaire, nous devrions tous lire et relire le professeur de macro-économie monétaire Bernard Schmitt des universités de Dijon et Fribourg et ses collaborateurs ou élèves : Jean-Luc Bailly, Xavier Bradley, Olivier Briffaut, Alvaro Cencini, Claude Gnos, Curzio de Gottardi, Pierre Gueneau, Jonathan Massonnet, Nadia Piffaretti, Sergio Rossi, Elie Sadigh, Jean Tramuset et les autres.

Des livres de Bernard Schmitt peuvent être téléchargés sous forme de fichiers pdf sans reconnaissance de caractères sur le site suivant :
http://www.quantum-macroeconomics.info/bibliographie/?lang=fr

Cordialement.

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par josshttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17919http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170716_003044_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_jossSat, 15 Jul 2017 22:30:44 +0000Coup de gueule de FRANCOIS RUFFIN à l’A.N. :

//www.youtube.com/watch?v=1LH1U1eFYUQ

…ou David contre Goliath.

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par BACHAUDhttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17918http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170715_170552_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_BACHAUDSat, 15 Jul 2017 15:05:52 +0000Filoche est un « ennemi du peuple » il ne demande pas que les citoyens disposent du référendum d’intiative citoyenne en toutes matières qui permettrait d’abroger la loi travail avant sa promulgation SI la majorité des électeurs le souhaitaient bien sûr.

Il est comme les syndicats JC.MAILLY de FO par exemple que j’ai pu coincer en directe sur France inter
https://clic-ric.org/videos-du-clic/

J’espère pouvoir le faire un jour pour FILOCHE qui n’a jamais répondu à au moins 5 mails sur les dernière années.

C’est une calamité pour la défense des citoyens.

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17917http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170715_152540_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_etienneSat, 15 Jul 2017 13:25:40 +0000Très intéressant :

La véritable raison de l’inquiétude de Washington à propos de l’essai ICBM de la RPDC


http://lesakerfrancophone.fr/la-veritable-raison-de-linquietude-de-washington-a-propos-de-lessai-icbm-de-la-rpdc

Source : le SakerFrancophone.

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par josshttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17915http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170715_123313_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_jossSat, 15 Jul 2017 10:33:13 +0000Si nous quittons cette Union, nous serions plus proche de l’accès à notre souveraineté. Mais il ne faut pas se faire d’illusion, nous serions encore loin de l’atteindre même en quittant l’Union. Nous serions toujours dominés par les mêmes (je ne parle pas ici des laquais de politiciens, mais ceux qu’ils servent), ceux qui sont en lien avec l’Union, ceux pour qui l’Union a été érigée.
Tout reste encore à construire pour une vraie souveraineté citoyenne, pour que les citoyens soient maîtres de leur destin et non de simples spectateurs ignorants.

Notre société et les individus qui la composent doivent devenir autonome, ils doivent pouvoir décider en toute connaissance de cause de leur sort, de leur vie sociale (au sens de Castoriadis). Pour y parvenir, bien évidemment, il faudra adapter notre fonctionnement démocratique en modifiant nos institutions, notre constitution,…notre vie sociétale. Il faudra construire un système social qui évite toute forme d’échelle hiérarchique de dominance à tous les niveaux de la société (au sens de H. Laborit). SINON, IL SE FORMERA TOUJOURS UN PETIT GROUPE QUI DOMINERA LES AUTRES.

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Commentaires sur Dévastation en cours des protections juridiques pour 18 millions de Français, en traître, par ordonnances et pendant les vacances : Attention ! Gérard Filoche nous interpelle : par LFrancinehttp://chouard.org/blog/?p=5507#comment-17914http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170715_092935_Commentaires_sur_Devastation_en_cours_des_protections_juridiques_pour_18_millions_de_Fran_ais__en_traitre__par_ordonnances_et_pendant_les_vacances___Attention___Gerard_Filoche_nous_interpelle___par_LFrancineSat, 15 Jul 2017 07:29:35 +0000La seule solution est de sortir de l’Union Européenne! Les syndicats le savent pertinemment puisque qu’ils reçoivent eux aussi des subventions de l’UE. Manifester ne servira à rien. A rien d’autre que d’augmenter la répression et nous enlever un peu plus chaque jour nos libertés.
En sortant de de l’UE, nous retrouverions ainsi notre souveraineté sur notre politique, notre armée, nos finances, nos capitaux, nos industries, notre agriculture, nos acquis sociaux, notre santé, notre éducation, notre culture, etc.. Actuellement, nous sommes SOUMIS aux traités Européens qui imposent aux Etats membres une uniformisation et un nivellement par le bas pour le profit d’une minorité. Devinez laquelle!
Nous économiserions quelques 7 milliards d’€ puisque nous en donnons une bonne vingtaine et qu’il nous est reversé que 13 milliards et des poussières.
La différence allant au fonctionnement de l’UE et vers d’autres pays membres ou pas encore membre de l’UE.
La France rayonnait avant l’UE, nous avons voté NON en 2005 et regardez depuis l’évolution, c’est de pire en pire!
A ce rythme, bientôt nous ressemblerons à la Grèce!

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par Berbèrehttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17913http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170714_232638_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_BerbereFri, 14 Jul 2017 21:26:38 +0000[Vidéo] A voir : quand un criminologue nous explique en quoi la crise financière est de nature criminelle !
http://gregtabibian.com/video-a-voir-un-criminologue-nous-explique-en-quoi-la-crise-financiere-est-de-nature-criminelle/

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Commentaires sur Des mots, des mots… démocratie ? #DATAGUEULE_74 par BAhttp://chouard.org/blog/?p=5501#comment-17912http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170714_115050_Commentaires_sur_Des_mots__des_mots_hellip__democratie____DATAGUEULE_74_par_BAFri, 14 Jul 2017 09:50:50 +0000En France, quelle est la politique suivie ?

Réponse :

En France, la politique suivie est une politique de classe : les classes populaires et les classes moyennes s’appauvrissent, afin que la classe des riches puisse continuer à s’enrichir.

Les ménages les plus riches, grands gagnants des réformes annoncées par l’exécutif.

Selon les chiffres de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les réformes prévues par l’exécutif d’ici à 2022 seront extrêmement favorables aux ménages les plus aisés. Au coeur des mesures qui favoriseront les 10 % les plus riches, on trouve notamment la réforme de l’ISF ou encore la « flat tax » sur l’épargne, un statut et une pratique qui concernent principalement le dernier décile.

https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/030443375341-les-menages-les-plus-riches-grands-gagnants-des-reformes-annoncees-par-lexecutif-2101663.php

Dans l’Union européenne, quelle est la politique suivie ?

Réponse :

Dans l’Union européenne, la politique suivie est une politique de classe : les pays pauvres s’appauvrissent, afin que les pays riches puissent continuer à s’enrichir.

L’Allemagne a engrangé 1,34 milliard d’euros de profits sur la Grèce.

C’est un sujet qui sème la zizanie en Allemagne. En effet, la posture du gouvernement d’Angela Merkel sur le dossier grec soulève des critiques. Notamment de la part des Verts, qui regrettent un manque de solidarité avec Athènes. C’est à leur demande que le ministère des Finances a dû dévoiler les profits réalisés sur les prêts accordés à la Grèce. Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, les bénéfices s’élèvent à 1,34 milliard d’euros au total.

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030443643863-lallemagne-a-engrange-plus-dun-milliard-de-profits-sur-la-grece-2101705.php

Conclusion :

Le 26 novembre 2006, Warren Buffett, troisième fortune mondiale, déclare au journal New-York Times :

« There’s class warfare, all right, Mr. Buffett said, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning. »

Traduction :

« La guerre des classes existe, c’est d’accord, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

http://www.nytimes.com/2006/11/26/business/yourmoney/26every.html

Bon.

D’accord.

Mais la guerre des classes n’est pas finie.

La guerre continue.

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Commentaires sur Des mots, des mots… démocratie ? #DATAGUEULE_74 par Aquablue03http://chouard.org/blog/?p=5501#comment-17911http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170713_210244_Commentaires_sur_Des_mots__des_mots_hellip__democratie____DATAGUEULE_74_par_Aquablue03Thu, 13 Jul 2017 19:02:44 +0000Démo , des maux , démos cratos ! L’obstination est à son comble !
Le peuple regarde toujours les bisounours à la télé, et les tétos rejettent tout en bloc à l’assemblée !
J.L.Mélenchon pour sûr en perdra quelques cordes …vocales , mais rien ne changera ! Néanmoins , avec la force de conviction qui est la sienne , continuer de parler avec persuasion ( rêvons un peu ) peut faire basculer certains esprits vers nos bancs !

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Commentaires sur Des mots, des mots… démocratie ? #DATAGUEULE_74 par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5501#comment-17910http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170713_105434_Commentaires_sur_Des_mots__des_mots_hellip__democratie____DATAGUEULE_74_par_RonaldThu, 13 Jul 2017 08:54:34 +0000Le même message ressort des deux video. Lorsque l’on n’a aucun pouvoir à aucun niveau institutionnel, la seule issue pour agir est de répandre sa terminologie, ses idées, ses modes de pensée, ses discours. Quand un seuil critique est atteint, la discordance entre ce que les gens ont dans la tête et les structures officielles est tel que l’édifice est sur le point de craquer. Les Institutions étaient les mêmes sous Louis XIV et sous Louis XVI, mais en 1680, la société intellectuelle pensait comme Bossuet, alors qu’en 1780, elle pensait comme Voltaire.

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par La DETTE, une ancienne religion – La Tromperie du Code Justinienhttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17909http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_232114_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_La_DETTE__une_ancienne_religion__ndash__La_Tromperie_du_Code_JustinienWed, 12 Jul 2017 21:21:14 +0000[…] voici quand même un petit article, qui est inspiré d’un post super intéressant d’Etienne Chouard, donnant pas mal […]

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17908http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_225143_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_etienneWed, 12 Jul 2017 20:51:43 +0000LE SECRET DE LA MONNAIE EN 1 MINUTE CHRONO !

par l’excellent Gérard Foucher 🙂

//www.youtube.com/watch?v=JD4BlM9G-nQ

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17907http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_223513_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_etienneWed, 12 Jul 2017 20:35:13 +0000Merci Yann.

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17906http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_223438_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_etienneWed, 12 Jul 2017 20:34:38 +0000🙂

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Commentaires sur ATELIERS CONSTITUANTS : COMMENT RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (3/4) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5451#comment-17905http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_223427_Commentaires_sur_ATELIERS_CONSTITUANTS___COMMENT_REECRIRE_LA_CONSTITUTION____3_4__par_etienneWed, 12 Jul 2017 20:34:27 +0000Merci Tristan, je vais la mettre en valeur, vous avez raison.

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Commentaires sur Des mots, des mots… démocratie ? #DATAGUEULE_74 par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5501#comment-17904http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_223021_Commentaires_sur_Des_mots__des_mots_hellip__democratie____DATAGUEULE_74_par_etienneWed, 12 Jul 2017 20:30:21 +0000François Ruffin en commission parlementaire, remarquable : « notre priorité, c’est le bonheur »

//www.youtube.com/watch?v=G2SugVYAxRU

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17903http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_220654_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_etienneWed, 12 Jul 2017 20:06:54 +0000Jean-Luc Mélenchon en lutte contre la destruction du droit du travail :

//www.youtube.com/watch?v=0o584n5SvNY

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Commentaires sur ATELIERS CONSTITUANTS : COMMENT RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (3/4) par Tristanhttp://chouard.org/blog/?p=5451#comment-17902http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_130521_Commentaires_sur_ATELIERS_CONSTITUANTS___COMMENT_REECRIRE_LA_CONSTITUTION____3_4__par_TristanWed, 12 Jul 2017 11:05:21 +0000Bonjour mr Chouard
Si vous ne l’avez pas encore vue , cette vidéo de Datagueule devrait vous intéresser :

//www.youtube.com/watch?v=xM8asdR5ufY

😉

Bonne journée

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par Dom GDziDhttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17901http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170712_115632_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_Dom_GDziDWed, 12 Jul 2017 09:56:32 +0000Et encore un grand merci Étienne pour tout ce que tu fais, dans cette phase transitoire… 🙂

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17898http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170711_185038_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_etienneTue, 11 Jul 2017 16:50:38 +0000Je vous transmets la réaction (à cet article) de Marie-Louise Duboin, fille de l’immense Jacques Duboin :

«  »Bravo au réveil de Mediapart, de Ann Pettifor, de Lord Turner et de Stanislas !

Mais rendons à César… Remettre la création monétaire à une institution démocratique pour que cette création, qui est “capitale” (dans tous les sens du mot !!) parce qu’elle décide de l’économie, soit enfin au service de tous et non d’une minorité, il y bien longtemps que nous menons cette «croisade» !

Quand je dis “nous” c’est tout le mouvement créé par Jacques Duboin à la suite de la crise de 29, donc dès le début des années 1930 !

Et c’est dès mars 2007, soit juste avant la nouvelle “crise” financière mondiale née des subprimes que j’ai publié un livre en ce sens. Son titre est « Mais où va l’argent ! » aux éditions du sextant.

Je suis désolée d’en faire ici moi-même la pub, mais c’est parce que je pense que vous ne devriez pas hésiter à en parler, il est réputé facile à lire et à bien faire comprendre les mécanismes monétaires, même par ceux (et ils sont tellement nombreux!) que ce genre de sujet rebute !

Merci d’avoir pris 1 minute pour lire ce message !

Marie-Louise Duboin. »

http://www.editionsdusextant.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=7

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par Benoithttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17897http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170711_180742_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_BenoitTue, 11 Jul 2017 16:07:42 +0000Science 4 all (chaîne à explorer!) parle ici de cette vidéo, et développe la méthode et les corollaires de Bruce Bueno de Mesquita. https://www.youtube.com/watch?v=4dxwQkrUXpY

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par BAhttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17896http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170711_180432_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_BATue, 11 Jul 2017 16:04:32 +0000Le Royaume-Uni va quitter l’Union européenne.

A propos de ce Brexit, la Commission européenne a évalué à 60 milliards d’euros la somme que le Royaume-Uni devra payer à l’Union européenne.

La réponse du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson est claire : « ils peuvent toujours courir ! »

Mardi 11 juillet 2017 :

Brexit : l’UE peut « toujours courir » pour sa facture, selon Johnson.

Les responsables européens peuvent « toujours courir » pour que Londres paye la facture du Brexit, évaluée à plusieurs dizaines de milliards d’euros, a lancé mardi le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson devant le Parlement.

« Les sommes qu’ils (les responsables européens : NDLR) proposent de réclamer à ce pays me semblent exorbitantes, et je pense que « ils peuvent toujours courir » est une expression tout à fait appropriée », a ajouté Boris Johnson, héros de la campagne en faveur du Brexit.

Aucun chiffre officiel concernant le règlement financier des engagements de Londres envers l’Union européenne n’a été publié, mais un haut responsable européen avait indiqué à l’AFP en avril que la Commission européenne l’avait évalué entre 55 et 60 milliards d’euros.

https://www.romandie.com/news/Brexit-l-UE-peut-toujours-courir-pour-sa-facture-selon-Johnson_RP/813983.rom

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Commentaires sur [ESSENTIEL !] REPRENDRE LE CONTRÔLE DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR ÉCHAPPER À L’AUSTÉRITÉ, par Romaric Godin, sur Mediapart par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5471#comment-17892http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170711_145344_Commentaires_sur__ESSENTIEL____REPRENDRE_LE_CONTROLE_DE_LA_CREATION_MONETAIRE_POUR_ECHAPPER_A_L_rsquo_AUSTERITE__par_Romaric_Godin__sur_Mediapart_par_etienneTue, 11 Jul 2017 12:53:44 +0000La Réserve fédérale fait du sabotage – Et « les experts » sont inconscients

Par Brandon Smith – Le 28 juin 2017 – Source alt-market.com

J’ai écrit sur le sujet du sabotage volontaire par la Réserve fédérale de l’économie américaine plusieurs fois dans le passé. En fait, je me suis déjà référé à la Fed en tant que « kamikaze économique ». Je crois toujours que l’étiquette lui colle parfaitement, et les récentes actions de la Fed, je crois, confirment directement mes accusations.

En 2015, lorsque j’ai prédit que les banquiers centraux s’engageraient considérablement dans un programme de hausses constantes des taux d’intérêt et qu’ils commenceraient à réduire les mesures de relance pour le secteur financier américain et plus particulièrement sur les marchés boursiers, presque personne ne voulait l’entendre. L’esprit moutonnier à l’époque était que la Fed passerait inévitablement à des taux d’intérêt négatifs, et que la hausse des taux était tout simplement « impossible ».

De nombreux analystes, même dans le Mouvement de la Liberté, ont rapidement adopté cette théorie sans se poser plus de questions. Pourquoi ? En raison d’une hypothèse fondamentale qui est tout simplement fausse ; l’hypothèse selon laquelle l’objectif de la Réserve fédérale est de maintenir l’économie américaine à tout prix ou tout au moins de maintenir l’illusion que l’économie est stable. Ils supposent que l’économie américaine est indispensable aux globalistes et que le dollar américain est un outil inattaquable dans leur arsenal. Par conséquent, la Fed ne compromettrait jamais délibérément la structure financière américaine car, sans elle, « ils tuent leur poule aux œufs d’or ».

C’est évidemment une absurdité totale.

Depuis sa création initiale de 1913 à 1916, la Réserve fédérale a été responsable de la perte de 98% du pouvoir d’achat du dollar. Les analystes idiots des médias grand public soutiennent que cette statistique n’est pas aussi mauvaise que cela parce que « les gens ont accumulé des intérêts » sur leur trésorerie pendant que la valeur du dollar diminuait, ce qui, en quelque sorte, contrebalance ou même surpasse les pertes en pouvoir d’achat. Ces gars sont si stupides qu’ils ne réalisent même pas le trou noir sous-jacent de leur propre argument.

Si quelqu’un met son épargne sur un compte ou dans des obligations du Trésor et qu’il a gagné des intérêts dès le moment où la Fed a commencé rapidement à miner la valeur du dollar et ce, jusqu’en 1959, alors oui, il a pu compenser cette perte en recueillant des intérêts. Cependant, cet argument, de façon insensée, oublie de prendre en compte les millions de personnes qui sont nées longtemps après que la Fed a commencé son programme de dévaluation. Qu’en est-il des « épargnants » nés en 1980 ou en 1990 ? Ils n’ont pas eu la possibilité de percevoir des intérêts pour compenser les pertes déjà créées par la Fed. Ils sont nés dans une économie où la sauvegarde du pouvoir d’achat est intrinsèquement plus difficile parce qu’une personne doit travailler beaucoup plus fort pour économiser la même quantité de capital que ses parents, sans oublier d’acheter les mêmes objets dont jouissaient ses parents, comme une maison ou une voiture.

Au fil des décennies, la Fed a rendu presque impossible pour les ménages de soutenir une famille avec un seul salaire. Aujourd’hui, les hommes et les femmes qui devraient être en train d’amorcer leur carrière et de commencer leur vie de famille sont pour la première fois en 130 ans plus susceptibles de devoir vivre à la maison avec leurs parents que tout autre arrangement de vie.

Les gens sont plus susceptibles de vivre avec leurs parents maintenant qu’à l’époque où les jeunes voulaient rester proches d’eux pour s’en occuper. C’est-à-dire que la plupart des jeunes sont bloqués à la maison parce qu’ils ne peuvent pas se permettre de faire autre chose, non pas parce qu’ils veulent nécessairement être là.

Ceci est presque entièrement un symptôme de la dévaluation de la monnaie et de son potentiel d’achat par la banque centrale. La dégradation du niveau de salaire des Américains depuis que la planche à billet de la Fed a commencé à tuer le billet vert est aussi claire que le jour.

La Fed est également responsable de presque tous les principaux ralentissements économiques depuis sa création. Comme je l’ai noté dans le passé, Ben Bernanke a ouvertement admis que la Fed était la cause fondamentale du carnage économique prolongé pendant la Grande Dépression le 8 novembre 2002, dans un discours prononcé lors d’une conférence en l’honneur à Milton Friedman … à l’occasion de son 90e anniversaire : […]

Lire la suite :
http://lesakerfrancophone.fr/la-reserve-federale-fait-du-sabotage-et-les-experts-sont-inconscients

Source : le SakerFrancophone.

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17891http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170711_101320_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_etienneTue, 11 Jul 2017 08:13:20 +0000Les relations diplomatiques secrètes de Kissinger avec Moscou

Les principaux médias américains insinuent que les conseillers du président Trump sont des traîtres pour avoir parlé secrètement avec les Russes, mais ils ignorent l’histoire de Henry Kissinger faisant la même chose pour Richard Nixon, écrit Gareth Porter.

La fuite la semaine dernière, dans le Washington Post, d’un rapport des renseignements sur une rencontre entre le beau-fils du président Trump, Jared Kushner, avec l’ambassadeur de Russie Sergey Kislyak au début de décembre pour discuter d’une éventuelle relation secrète avec Moscou, semble représenter le point culminant de la campagne de fuites contre l’équipe Trump, au sujet des contacts entre les partisans de Trump et les Russes.


Le président Richard Nixon avec son conseiller à la sécurité nationale Henry Kissinger en 1972.

La fuite concernant Kushner est venue peu de temps après une autre histoire sensationnelle diffusée par CNN le 17 mai, selon laquelle les renseignements américains avaient intercepté des conversations entre responsables russes durant de la campagne présidentielle, dans lesquelles ils se vantaient d’avoir entretenu une relation avec le lieutenant général Michael Flynn et exprimaient la conviction qu’ils pourraient l’utiliser pour influencer Trump.

Ces deux fuites ont pris en sandwich le témoignage exceptionnel de l’ancien directeur de la CIA, John Brennan, devant le House Intelligence Committee le 23 mai, dans lequel il a déclaré qu’il était préoccupé par les « renseignements » concernant les efforts russes pour « suborner » certains Américains – ce qui signifie les inciter à commettre des actes illégaux. C’était peut-être une référence à la fuite sur l’interception des Russes se vantant de leur relation avec Flynn, qui venait juste d’être rendue publique.

« Cela a soulevé dans mon esprit la question de savoir si les efforts de la Russie avaient réussi », a déclaré M. Brennan.
Ensuite, Brennan s’est livré à un commentaire enflammé qui rappelle le maccarthysme. « Souvent, les gens qui parcourent le chemin de la trahison ne savent pas qu’ils sont sur ce chemin, jusqu’à ce qu’il ne soit trop tard », a déclaré Brennan.

D’anciens responsables non identifiés de la Sécurité nationale d’Obama ont immédiatement condamné la proposition de Kushner à Kislyak pour une relation secrète – qui s’est déroulée après l’élection de Trump mais avant son investiture – comme « non seulement très inappropriée, mais peut-être même illégale », a déclaré Politico.

Dans une interview avec PBS NewsHour, l’ancien directeur du National Intelligence James Clapper a suivi ce scénario, suggérant que la tentative de « masquer ce dialogue » avec la Russie rendait la proposition de Kushner intrinsèquement suspecte.

« Pourquoi toute cette clandestinité ? » s’est interrogé Claper. « On se demande s’il existe quelque chose de pire ou de plus néfaste que ça… »

Clapper a également soutenu que la proposition d’une relation était illégale parce que la réunion avait eu lieu avant que Trump ne devienne président. « Il y a une distinction entre entrer en contact, établir des lignes de communication, et interférer substantiellement avec la politique de l’administration actuelle », a-t-il déclaré.

Le précédent de Kissinger

Mais la ligne Brennan-Clapper insinuant que la demande de Kushner de contacts avec les Russes était une trahison potentielle s’effondre à la lumière de l’histoire bien documentée de la manière dont le conseiller à la Sécurité nationale du président élu Richard Nixon, Henry Kissinger, avait établi son propre canal personnel avec les dirigeants soviétiques en 1968, en utilisant un fonctionnaire du KGB bien connu, qu’il avait rencontré comme contact pendant des années.


Le général de corps d’armée des États-Unis à la retraite Michael Flynn lors d’un rassemblement de campagne pour Donald Trump au Phoenix Convention Center à Phoenix, en Arizona. 29 octobre 2016. (Flickr Gage Skidmore)

L’historien Richard A. Moss, du Collège de la Guerre Navale, a récemment publié une étude qui fait autorité, digne d’un livre, sur le canal secret de Kissinger, montrant que Kissinger avait commencé à installer ce canal avec des dirigeants du gouvernement soviétique, via son contact soviétique, dès décembre 1968, peu de temps après avoir été nommé par Nixon Conseiller à la sécurité nationale.

Et il est montré que Kissinger a utilisé, pour établir le lien diplomatique, le contact qu’il avait déjà avec le gouvernement soviétique. A savoir Boris Sedov, que Kissinger savait être un agent du KGB. Kissinger avait fait la connaissance de Sedov lors des visites de ce dernier à Harvard. Les deux ont continué leurs contacts après les élections de Nixon en 1968.

Le livre de Moss raconte comment Kissinger a utilisé le canal Sedov pour introduire le concept du « linkage (donnant-donnant) » dans les différentes questions politiques en négociation avec les Soviétiques. Sedov avait donné à Kissinger un document du gouvernement soviétique sur la politique au Moyen-Orient, selon le compte-rendu de Moss. Ce n’est qu’après l’investiture de Nixon que Kissinger et l’ambassadeur soviétique Anatoli Dobrynine sont tombés d’accord sur le fait que toute communication ultérieure passerait par Dobrynine.

Les canaux Kissinger-Sedov et Kissinger-Dobrynine ont été gardés secrets vis à vis du reste de l’appareil de sécurité nationale de l’administration Nixon, comme le raconte Moss. Nixon a accepté de mettre en place une ligne téléphonique sécurisée à la Maison-Blanche le reliant directement à Dobrynine. Les agences de renseignement des États-Unis, le personnel du Conseil de sécurité nationale et le Pentagone ont été tenus dans l’ignorance de ces conversations.

Et pour compléter ce parallèle entre l’épisode du lien diplomatique de Kissinger et les contacts de Flynn et Kushner avec les Russes, Moss révèle que Sedov s’est vanté plus tard à un libano-américain de ses contacts avec Kissinger – vantardise qui a été immédiatement interceptée par le FBI, qui surveillait Sedov.

De plus, Oleg Kalouguine, le chef de station du KGB à Washington, se vantait certainement à ses patrons du Kremlin d’avoir « forgé un lien étroit avec Henry Kissinger » – comme Kalouguine l’a écrit dans ses propres mémoires – lien qui serait utile pour influencer la politique de Nixon envers l’Union Soviétique.

Sedov s’est plus tard vanté à Kalouguine qu’il avait eu tant de succès en cultivant l’assistant de Kissinger, Richard Allen, qu’il voulait essayer de recruter comme agent, selon Kalouguine. Mais Kalouguine a rejeté la proposition (Allen est devenu le premier conseiller à la Sécurité nationale du président Ronald Reagan).

Cette histoire du lien secret de Kissinger avec les Soviétiques en 1968 montre combien l’alerte stupéfiante de Brennan au sujet des Russes « subornant » Flynn ou utilisant le canal secret pour manipuler Kushner, est indigne d’un professionnel sérieux des renseignements.

Rien dans le rapport Kislyak intercepté par les services secrets des États-Unis ne suggère que le désir de Kushner d’un canal secret était plus que de discuter de la façon d’accroître la coopération sur des questions d’intérêt commun. Deux sources non identifiées ont déclaré à ABC News que la réunion Kushner-Kislyak « était axée sur la réponse des États-Unis à la crise en Syrie et sur d’autres questions politiques ».

Besoin de secret

Et les raisons de l’équipe de transition de Trump de vouloir un canal privé de communication avec les Russes, qui ne serait pas visible par la bureaucratie de la Sécurité nationale des États-Unis, étaient exactement les mêmes que celles de Nixon et Kissinger. […]

Lire la suite :
http://www.les-crises.fr/les-relations-diplomatiques-secretes-de-kissinger-avec-moscou/#

Source : Olivier Berruyer, les-crises.fr

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17890http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170710_205744_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_RonaldMon, 10 Jul 2017 18:57:44 +0000Oui, c’est vrai, il faut parfois revenir en arrière pour bien tout comprendre. 🙂
Non à ma connaissance pas de traduction.

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17889http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170710_204859_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_etienneMon, 10 Jul 2017 18:48:59 +0000[travail en cours] Dictionnaire de la Novlangue :

https://medium.com/@obsNovlangue/dictionnaire-de-novlangue-d44cf1be2fe2

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17888http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170710_200044_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_etienneMon, 10 Jul 2017 18:00:44 +0000Merci Ronald, ton flair est remarquable, tu nous déniches souvent des perles 🙂

Remarque : on peut ralentir la vitesse de la vidéo à 75% de l’original, c’est plus confortable pour réfléchir 🙂

Sais-tu si ce livre existe en français ?

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17887http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170710_192838_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_etienneMon, 10 Jul 2017 17:28:38 +0000La présidence tournante de l’UE, un anachronisme

par Ludovic LAMANT :

Jean-Claude Juncker s’est emporté, à Strasbourg, face à l’absentéisme massif des eurodéputés, lors d’un discours de clôture de la présidence maltaise de l’UE. Mais il a oublié de dire l’essentiel : le rituel de la présidence tournante de l’UE, qui plus est quand elle est assurée par l’un des paradis fiscaux de l’Europe, n’a plus aucun sens. […]

Ce clash s’est produit en tout début de matinée, devant une trentaine d’élus, dans un Parlement composé de 751 eurodéputés. Le jeu politique bruxellois est depuis toujours marqué par une rivalité entre les institutions européennes, et leurs patrons respectifs. Le tandem « Merkozy », aux premières années de la crise des dettes souveraines à partir de 2010, marquait ainsi la suprématie du Conseil (les capitales) sur la Commission (l’exécutif européen, alors dirigé par José Manuel Barroso) et le Parlement de Strasbourg. Mais depuis le vote sur le Brexit en juin 2016, les Européens font attention à mettre en scène leur unité face aux Britanniques. Ils ont essayé de mettre en sourdine leurs égos. Jusqu’à l’accrochage Juncker-Tajani, ils y étaient plutôt parvenus.
Les deux hommes, Juncker et Tajani, appartiennent en théorie à la même famille politique, les conservateurs du PPE, qui détient une majorité de sièges à Strasbourg. Sauf que Juncker n’a jamais caché qu’il aurait préféré que son « ami » Martin Schulz rempile à la présidence du Parlement. Le social-démocrate allemand est parti défier Angela Merkel à l’approche des législatives allemandes de septembre.

Y a-t-il des enseignements politiques de fond à tirer du coup de sang de Juncker ? Le Luxembourgeois dénonce le manque de considération envers les « petits pays », qui se plaignent souvent d’être écrasés face au couple franco-allemand. À Bruxelles, c’est une vieille rengaine, en partie fondée. À une époque où Angela Merkel et Emmanuel Macron mettent en scène le retour du couple franco-allemand, les « petits pays » ont le sentiment d’être mis de côté d’un projet européen dont ils sont souvent les plus fervents soutiens. Dont acte.

Mais le duo Juncker-Muscat a-t-il les moyens de donner des leçons aux Européens ? Les deux dirigeants sont issus d’États minuscules (590 000 habitants pour le premier, 450 0000 pour le second). Surtout, ils comptent parmi les principaux paradis fiscaux de l’UE. Il suffit de se plonger dans les Lux Leaks d’un côté, et les Malta Files de l’autre (révélés par Mediapart) : ces États sont accusés de pratiques opaques et « non coopératives », menées à grande échelle, très loin des idéaux de l’Europe. Il faut donc une bonne dose de naïveté pour croire à ce plaidoyer de Juncker en défense des « petits pays ».

[…]

Lire la suite :
https://www.mediapart.fr/journal/international/080717/la-presidence-tournante-de-lue-un-anachronisme

//www.youtube.com/watch?v=aTMok5pWH4M

Source : Mediapart

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17886http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170710_180524_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_etienneMon, 10 Jul 2017 16:05:24 +0000Le Medef, aux sources de la réforme du code du travail

par Manuel JARDINAUD (Mediapart) :

« Le projet de loi d’habilitation pour réformer par ordonnances le code du travail comporte des mesures emblématiques, directement inspirées par celles que le Medef a longtemps proposées à la négociation avec les partenaires sociaux. Autrefois écartées, elles sont aujourd’hui repêchées par le gouvernement.

De quoi la réforme du code du travail porte-t-elle le nom ? Du Medef, assurent en cœur ses opposants. Il est évident que, en particulier par la voix de son président Pierre Gattaz, la principale organisation patronale soutient le projet de loi d’habilitation pour légiférer par ordonnances « pour le renforcement du dialogue social ».

Depuis plusieurs années, le Medef souhaite voir appliquer un certain nombre de mesures qui figurent effectivement dans le projet de loi. Malgré les appels à la vigilance dont fait preuve aujourd’hui l’organisation de l’avenue Bosquet, il est patent qu’en grande partie, elle a gagné la bataille idéologique et a réussi à ce que ses propositions soient, en dehors de tout cadre de négociation formelle avec les syndicats, reprises quasiment telles quelles par le gouvernement.

D’ailleurs, les propos de Pierre Gattaz et de Muriel Pénicaud sur la philosophie globale de la réforme se révèlent très similaires : « sécuriser » les entreprises et les salariés, enlever de la complexité pour mieux embaucher et rassurer les employeurs.

Pierre Gattaz et Muriel Pénicaud, des approches similaires sur l’esprit de la réforme du code du travail. © Mediapart
Pour documenter précisément cette proximité, Mediapart s’est plongé dans les déclarations et documents du Medef. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux « textes martyrs », ces bases de travail que l’organisation patronale soumet aux autres partenaires sociaux lors de négociations nationales, comme il est de tradition en France. Nous avons en particulier scruté les propositions faites par le Medef – et finalement non retenues – lors des négociations de 2012 sur la sécurisation de l’emploi, qui donneront in fine lieu à un accord national interprofessionnel (ANI du 11 janvier 2013) puis à la loi Sapin, et celles de 2014 sur « l’efficacité du dialogue social », laquelle échouera à faire consensus. » […]

Lire la suite :
https://www.mediapart.fr/journal/economie/090717/le-medef-aux-sources-de-la-reforme-du-code-du-travail

Source : Mediapart

//www.youtube.com/watch?v=CqzupRq1D5A

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par Berbèrehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17885http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170710_135152_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_BerbereMon, 10 Jul 2017 11:51:52 +0000la spéculation et ce qu’elle produit parfois…

Villages abandonnés en France : 7 histoires parmi d’autres
http://www.lecurionaute.fr/villages-abandonnes-france/

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Commentaires sur Magnifique Propos d’Alain ! Démocratie, anarchie, monarchie, oligarchie, constitution, abus de pouvoir par Démocratie, des mots par là – L'Immédiathttp://chouard.org/blog/?p=1587#comment-17884http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170710_015017_Commentaires_sur_Magnifique_Propos_d_rsquo_Alain___Democratie__anarchie__monarchie__oligarchie__constitution__abus_de_pouvoir_par_Democratie__des_mots_par_la__ndash__L_ImmediatSun, 09 Jul 2017 23:50:17 +0000[…] Propos d’Alain […]

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par majaxhttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17883http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170709_212712_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_majaxSun, 09 Jul 2017 19:27:12 +0000Autre pétition qui a plus de signataires :

http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par Ronaldhttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17882http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170709_204035_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_RonaldSun, 09 Jul 2017 18:40:35 +0000Vidéo bien faite … On ne peut pas être plus clair.

Je suis tombé récemment sur une video youtube qui modélise le comportement des gouvernants : The Rules for Rulers (avec sous-titres en français).

4 millions de vues même pour les USA c’est pas mal :

//www.youtube.com/watch?v=rStL7niR7gs

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Commentaires sur Christine Lazerges : le projet de loi antiterroriste est « une grave régression de l’Etat de droit », par Jérôme Hourdeaux (Mediapart) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5456#comment-17881http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170709_203445_Commentaires_sur_Christine_Lazerges___le_projet_de_loi_antiterroriste_est___une_grave_regression_de_l_rsquo_Etat_de_droit____par_Jerome_Hourdeaux__Mediapart__par_etienneSun, 09 Jul 2017 18:34:45 +0000« Y a-t-il des exemples de dérégulation du droit du travail ayant permis de réduire le chômage et la précarité des salariés ? »

https://www.facebook.com/MisterPropagande/videos/734062206776981/

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Commentaires sur ATELIERS CONSTITUANTS : COMMENT RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (3/4) par etiennehttp://chouard.org/blog/?p=5451#comment-17880http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/chouard.org_blog_comments/index.php?20170709_174017_Commentaires_sur_ATELIERS_CONSTITUANTS___COMMENT_REECRIRE_LA_CONSTITUTION____3_4__par_etienneSun, 09 Jul 2017 15:40:17 +0000