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La permaculture, vous en vivez ?

Mon, 22 May 2017 08:22:09 +0000 - (source)

raisin blanc« En vivre »… La puissance contenue dans cette toute petite formule est de l'ordre de la fission nucléaire avec toute sa toxicité et sa morbidité. Cela nous ramène immédiatement et irrémédiablement à la sphère marchande comme entité totale et fondamentale pour juger de la « viabilité » d'une action dans le monde.

Ça y est la permaculture a le vent en poupe mais une immense erreur subsiste dans son application puisque le critère de « réussite » d'un « projet » en permaculture -comme dans tous les domaines de l'existence- consiste à le valider ou non en vérifiant si celui qui le met en œuvre « en vit ». Par un prodigieux tour de passe-passe, vivre est ici associé à l'idée de retirer d'une activité une substantielle somme d'argent qui nous fait soudain exister. Car si « on n'en vit pas », très logiquement, on est donc mort, absent, nul aux yeux des autres. Pourtant cette étrange association d'idée n'a pas toujours été évidente, elle est le résultat d'une lente instillation de poison, suite à notre immersion progressive dans  un bain de pratiques et de pensées vénéneuses.

 Je ne me souviens pas du jour où l'idée de raisin blanc a été associée magiquement, malgré le paradoxe des couleurs, à la grappe verte du raisin, comme une acceptation de l'absurde.

C'est une conversion du même ordre qui s'est produite avec l'idée d'en vivre, mais immensément plus fallacieuse et dangereuse puisqu'il est ici question de Vie et de Mort, d'existence et de néant social, et que notre soif de vie a ainsi été canalisée vers une réalisation de notre être par le travail et la marchandisation de nos faits, gestes et pensées. Nos pratiques quotidiennes, nos expérimentations, n'ont plus de crédit, d'existence, de substance, que si elles sont réduites grossièrement au concept de rentabilité. Même les mots bénéfice et profit ont été détournés par l'argent! Et on efface du même coup, dans cette définition amputée de la Vie, tout l'aspect joyeux, agréable et créatif de l'existence qui nous animait, enfants, avant le grand lessivage de cerveau. Je ne me souviens pas du moment où, petite, j'ai assimilé l'idée « d'en vivre » à l'idée d'avoir un métier, je ne me souviens pas du dernier coup de marteau qui a enfoncé cette fausse évidence dans mon être. L'évidence de vivre, pour chaque enfant c'est respirer, rencontrer, jouer et apprendre, la question en fait ne se pose pas. Quelles forces à l’œuvre pour réussir à détourner nos attentions de cette flagrance, et les canaliser vers un monde insipide, perverti!

Le jour où je vois un enfant qui demande à un autre s'il vit de ses châteaux de sable, je me dirai que la folie du monde est totalement consommée. Bien heureusement la Force Vive du Présent se renouvelle, s'actualise dans chaque petit être, et ravive nos chances de s'extraire des automatismes d'un monde trop fatigué et trop fatiguant. Il est toujours temps de réanimer nos cœurs endormis. En vivre, quelle étrangeté à le conceptualiser, ce serait gagner suffisamment d'argent pour être correctement inséré dans le fonctionnement routinier de notre système, ne pas sortir du cadre défini, quand bien même celui-ci fissure de toutes parts? On nous ramène sans cesse, à grand renfort de définitions frauduleuses, vers le centre d'un système de mort, on veut nous faire crever dans l’œuf. Pourtant à force de taper méthodiquement sur sa coquille le poussin s'en extrait. Allez, les poussins, picotons avec fougue sur ce qui nous entrave!!!

Dans le cas de la permaculture pour en revenir à la question initiale, on peut dire que plus on raisonne en terme d'argent, plus on s'éloigne de la Vie. Plus « en vivre » est associé à  l'aspect pécuniaire, moins on vit, bloqués que nous sommes à marchander pour ramener une petite ou grosse poignée de billets pour finir le mois, ou pour exister auprès du monde. Cette énergie massive à se débattre pour financièrement « garder la tête hors de l'eau » - alors qu'on s'enfonce toujours plus dans le bocal de la sphère marchande - nous prive de toutes les expérimentations concrètes qui constituent la Vie. On continue de fonctionner la tête à l'envers. Combien de maraîchers convaincus idéalement du bien-fondé de la permaculture, mais piégés par le productivisme et la rentabilisation de leur activité, mettent de côté leurs aspirations profondes et relèguent à un avenir incertain leur rêve d'expérimenter d'autres systèmes? En Vivent-ils ? Combien d'employés de bureau rêvent de devenir chevriers en Ardèche au-delà de la routine amère de leur quotidien ? En Vivent-ils, de leur travail ???

Il faudra bien se résoudre pourtant à comprendre et intégrer, et vivre profondément l'idée qu'« en vivre », ce n'est pas générer un revenu, et que toute activité humaine aujourd'hui qui s'enrôle dans la sphère marchande s'éloigne du principe de Vie. En vivre… être contraint à se lever chaque jour pour rentabiliser notre existence; rendre routinière, marchande, programmée, la permaculture, ou toute autre activité humaine, et finir ainsi par salir notre plaisir, notre désir initial d'expérimentation ?

Dans « en vivre », c'est le « en » qui est éminemment problématique et qui diffuse une masse incommensurable de merde et de concepts malades et dégénérés. On « en » vit pas. On vit.

Allez, permutons l'usage des mots pour changer nos pratiques ET permutons nos pratiques pour changer l'usage des mots !

Vivre, ce n'est pas se vendre !

Allez, extirpons-nous de la tête les idées reçues, les idées martelées; ET extirpons de nos pratiques les gestes qui leur sont associés!

Vivre alors, c'est quoi ? Même si un temps fût, je vous le rappelle, pour chacun d'entre nous, où la question ne se posait pas...

Déjà vivre de la permaculture est un gros pléonasme, puisque permaculture est synonyme de Vie, une philosophie à part entière, et la philosophie détachée de la pratique n'a pas de sens, et inversement... Faire l'apologie de la permaculture c'est faire l'apologie de la Vie. Et comment définir la Vie ? Comme une succession de rencontres et d'expériences dans la Force Vive du Présent, auréolées de Mystère, d'ordre et de chaos, de doutes et de certitude, de tâtonnements et de gestes plus assurés au fil du Temps. La Vie qui fait écho aux battements de mon cœur et de mes pratiques, est réseau de rencontres fortuites, gratuites, riches en enseignements réciproques, incluant toutes les formes de vie, la Vie c'est donner et recevoir, la vie est interdépendance, la vie est œuvre collective, et donc à l'antipode du système de mort des villes, de la marchandisation de notre être au détriment de tous y compris nous-mêmes. La spontanéité qui jaillit de la vie s'oppose radicalement à la monétisation  de la matière, des pratiques et des savoirs quels qu'ils soient . Les dogmes actuels de « réussir sa vie » sont illusion et tromperie et nous engluent dans des pratiques qui éteignent progressivement notre sève vitale, du « berceau jusqu'à la tombe » dixit Jules Ferry.

Vivre : écrire, ajuster, jardiner, penser, scier, rêver, converser, apprendre, cueillir, clouer, observer, hésiter, courir, dessiner, coudre, tomber, rencontrer, grignoter, pailler, grimper, soigner, échanger, affûter, câliner, dormir, semer, s'étirer, penser, modeler, façonner, raboter, réciter, inventer…

...

« La permaculture, est-ce que vous en vivez ? »

Je vis bien, merci, oui.


Ayla

Sun, 21 May 2017 22:17:27 +0000 - (source)


Le fameux kléroterion

Sun, 21 May 2017 20:55:51 +0000 - (source)


Le tirage au sort démocratique par CNRS

Mince !!! J'ai failli oublier que ce n'est pas intéressant comme truc car ILS AVAIENT DES ESCLAVES !!! On le sait par coeur qu'il ne faut jamais parler de la démocratie athénienne et qu'il n'y a rien d'intéressant dans la démocratie athénienne car ILS AVAIENT DES ESCLAVES !!! Donc, surtout n'allez pas penser que l'objet présenté dans cette vidéo puisse être ne serait-ce qu'un tout petit peu intéressant car ILS AVAIENT DES ESCLAVES !!!

Et puis, ne mangez pas de plantes sauvages, car IL Y A L'ECHINOCOCOSE. L'important est l'épouvantail de chaque chose, et non la Vie.


« Quand elle prend corps »

Mon, 15 May 2017 09:57:26 +0000 - (source)

 « Quand elle prend corps »

araignéeUn texte de Jean-Philippe sur le blog Éloge du détail. Que je veux associer au texte publié hier par Mathilde : Où est passée la spontanéité ?​ L'inconnu, l'imprévu, terrorise. Donc, le spontané terrorise. ​La spontanéité est l'araignée suprême qui se fait écraser à tous les coins de rue par les chaussures de l'homme de la masse et agent du respect de la conformité parfaite de l'ordre établi.
Qui êtes-vous ? Quelle association êtes-vous ? Que faites-vous ? Avez-vous une autorisation ? Demande l'agent (qui peut être un simple passant, un fonctionnaire, — ils sont si nombreux à répercuter l'horreur —), gorgé d'une émotion de terreur qu'il ne domine pas, toujours une chaussure dans la main.
Résultat : nos existences sociales publiques sont froides et mortes comme des portes de prison (normal, nous sommes dans une prison, celle des émotions).
Résultat : Je suis aujourd'hui celui que je n'ai pas pu rencontrer quand j'étais plus jeune. Je suis celui que ceux qui sont comme j'ai été ne peuvent pas non plus rencontrer. C'est par cette pathocratie qui ne dit jamais son nom, qu'on laisse moisir tous les jeunes gens de ce monde dans le tunnel sombre et immonde de la propagande, de zéro à 25 ans.

Voilà, je vous laisse avec le texte de mon frère.


Où est passée la spontanéité?

Sun, 14 May 2017 10:14:53 +0000 - (source)

Randonnee feu de la St Jean Long 46 Quoi faire ces huits prochains jours autour de chez vous? Vous avez le choix mesdames-messieurs!!!

Un atelier d'écriture sur le thème des fleurs et de la poésie, organisé par la bibliothèque de Chervons-les-Eaux.

Le conseil municipal de Fricotet-les-Muscardins approuve à l'unanimité l'organisation de la Fête des Voisins proposée par Daniel Puigon, le président de "Ensemble les p'tits Mumus" -avec un budget alloué de 73 euros, c'est la commune qui paie les consommations!  Une recommandation particulière tout de même sera notifiée dans le compte-rendu du conseil, en ces temps de morosité sociale: car les derniers sondages affirment que 68% des français dépriment. On précisera donc bien qu'on est là pour faire la fête, et pas de la politique! Grincheux et mécontents seront priés de rester courtois pour ne pas perturber les festivités, ou bien de rester chez eux...

L'association Bien-Vivre-en-Val-Gelon accepte pour cette septième édition de la Fête de la Nature la présence de citoyens bénévoles qui vont présenter à ceux qui ne le connaissent pas encore le fameux pesto à l'ail des ours! C'est une grande première car jusqu'ici seules des associations légalement déclarées en préfecture prenaient part à l'organisation de la fête! La fête sera populaire!!! Les bénévoles seront évidemment encadrés par le référent de l'association, qui remboursera l'huile d'olive avec les subventions accordées pour la fête!!!

Mais si vous préferez assister à un atelier peinture-et-hypnose, c'est le même jour à Joissu-les-Moineaux, c'est organisé par l'association Soporifik, qui a réservé la salle au tarif asso, et répercute les frais sur les droits d'entrée qui restent cependant raisonnables: 13,60 euros par personne avec une décoction de valériane offerte aux trois premiers inscrits. Les enfants sont tolérés.

Triste litanie de la programmation de ce qui peut, de ce qui va exister,  demain, près de chez vous. Tous les rassemblements de personnes sont aujourdh'ui institutionnalisés, sans exception, et marchandisés. Un rassemblement spontané dans "l'espace public" est illégal. Pas de débordements. La liberté est sous contrôle.

On sait aussi que si on arrive tranquillement à la fête de la Nature sous tutelle de l'Association phare du Val Gelon, qu'on installe un petit stand comme ça, pour ajouter une présence, tout naturellement, puisque c'est le thème de la fête, quelqu'un ne tardera pas à venir, les yeux ronds, étonnés, pour savoir ce qu'on fait là, qu'on n'est pas au programme et qu'on aurait du prendre contact avec le président de l'association. L'imprévu effraie.

Intuitivement, nous savons que si un petit groupe de personnes installe une table sur le "domaine public" pour manger, partager de la documentation ou causer avec d'autres, les ennuis ne tardent pas à arriver en uniforme pour rappeler, d'abord gentillement que ce rassemblement n'est pas autorisé; et si l'on insiste à vouloir vivre ce moment de rencontre et de partage, l'usage de la force et de la contrainte par les " gardiens de l'ordre" nous rappelle vite les règles du jeu.

Intuitivement, nous savons que si nous nous installons dans la bibliothèque "publique" de Fariboule-la-Noise, de la façon la plus simple qui soit, pour présenter spontanément un livre quelconque, qu'il soit polémique ou non, les ennuis ne tardent pas à arriver en robes à fleurs pour nous rappeler, que n'importe qui ne peut pas s'installer comme ça, sans être tamponné par l'institution, et parler à nos frères et soeurs en humanité!

On ne peut carrément pas entrer dans une école "publique", la parole officielle détient le monopole total et le moindre imprévu est rangé au rang de subversion. Et si on commence à vouloir exposer "publiquement" nos vues en matière de phytothérapie ou de jeûne dans le hall d'un hôpital "public"? A chacun d'imaginer la tournure que peut prendre l'opération, et tous les remparts prévus pour empêcher le dialogue, l'échange de connaissances nécessaires pour construire le fameux esprit critique dont les censeurs se targuent depuis leur vue étroite.

L'irruption de l'inattendu est insupportable pour celui qui est inséré dans la chaîne de hiérarchie inhérente au fonctionnement des "espaces publics". Car son rôle est de maintenir la routine de fonctionnement du lieu. Chacun des espaces dits publics fonctionne selon des principes rigides immuables, sinon par le consentement d'une poignée d'hommes de pouvoir qui du jour au lendemain peuvent donner une orientation nouvelle à un espace en fonction de données arbitraires que nul ne contrôle. Chacun d'entre nous finance aveuglément la mise en oeuvre et le fonctionnement des bâtiments et institutions publics quels qu'ils soient, mais chacun est délibérément écarté du processus de prise en charge et de gestion de ces espaces. Ce fait est tacitement admis par quasiment toute la population, par résignation, par ignorance ou par peur, et induit la nature de nos comportements au sein de l'espace public. Ainsi quand on fait irruption sans y être attendu dans une biliothèque, dans la rue, dans une école, un hôpital... pour simplement  partager publiquement un contenu quelconque, rencontrer et apprendre avec l'Autre, ce n'est finalement même pas le contenu de ce qui apparaît soudain qui gêne.

Ce qui déplait, c'est la remise en question d'un dogme, celui d'accepter d'être pris en charge par d'autres, d'accepter que l'on programme notre vie culturelle, politique et sociale sans notre consentement, sans notre implication. C'est le fait de considérer que les espaces publics sont de fait, aussi les nôtres, et d'y mettre en oeuvre d'autres usages que ceux qui y sont programmés. Cela fait soudain apparaître une idée que beaucoup ne peuvent même pas effleurer en pensée, car cela remet en question la totalité de leur fonction au sein de l'institution. Cette arrivée impromptue, là où on ne nous attend pas, pour imaginer, créer là où tout est déjà calibré, montre aux yeux de tous à quel point nous sommes devenus un peuple servile, docile, obéissant, soumis, résigné, qui a enfoui au plus profond la créativité au service de chacun et de tous.

Pourtant, il n'y pas si longtemps, chacun, petit ou grand, portait son bout de bois pour constituer un immense feu de joie le jour de la fête de la Saint-Jean. C'est ce qui donnait sens au feu et à la fête. Aujourd'hui le feu est derrière une rangée de barrières, elle-même  derrière le camion de pompier, et c'est l'employé communal qui a empilé les branches tout seul, enfin avec son tracteur...

Sur de grandes tables chacun portait un pain, un morceau de fromage, une tarte, une corbeille de fruits, une bonne bouteille... Le soir l'un contait une légende, l'autre jouait de la musique. Maintenant tout le monde fait la queue pour les saucisses de Mulhouse-frites en barquette plastique, au profit de l'association "Harmonie de Blouac-les-Choux", qui a défrayé des musiciens pour faire l'ambiance.

Forcément, l'arrivée de l'été est devenu bien fade et les fêtes populaires ne sont plus tellement celles du peuple, à l'image de tout ce qu'on appelle aujourd'hui bien commun...

Toutes les fêtes, tous les espaces du peuple ont leur référent, leur responsable, vassal de l'État qui s'assure que rien d'imprévu ne surgira importunément de la mise en scène initialement prévue. Toutes les fêtes, tous les espaces prétenduement publics ont leur tiroir-caisse, moteur du rassemblement, et leurs consommateurs. On a tué l'économie du don, l'égalité, et avec, la volonté de faire vivre une fête, une rencontre, une société. On a tué la spontanéité pour le règne de la résignation. Nous sommes les figurants d'un scénario quand nous pourrions tous ensemble l'écrire.

La spontanéité est devenue douteuse. Il serait temps d'y remédier et de faire irruption là où on ne nous attend pas, ou plus. Car la vie n'est pas loin de ces petites étincelles qui augurent un grand feu!

saint jean

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La Maîtresse : la Reine des Mamans

Fri, 12 May 2017 12:18:32 +0000 - (source)

reine de mamans

reine des meres


Projet et organisation d'un atelier constituant sur le foncier.

Fri, 12 May 2017 10:54:23 +0000 - (source)

 

pluNos lois actuelles et différents codes interdisent à chacun de bénéficier de ses droits naturels les plus élémenterres : accès à la terre, abri. Les gens parlent de plus en plus de PERMACULTURE sans jamais dire que la totalité des principes de permaculture sont en contradiction totale avec toutes nos lois sur le foncier et la propriété de la terre.

Par le jeu sordide des "PLU" et autres "cartes communales", nous sommes tous condamnés à la dette, à l'usure bancaire et aux travaux forcés pour simplement avoir le droit de vivre.

Plus qu'indigents et absurdes, le concept de « constructible » et tous les "zonages" sont de purs outils pour empêcher l'émancipation humaine.

Les codes et lois liés au foncier sont sans cesse brandis pour soi-disant faire barrage à ceux qui feraient n'importe quoi quand c'est exactement l'inverse qui se produit tous les jours. L'appareil législatif favorise constamment les affreux promoteur et rapaces en tous genres et condamne les justes qui veulent juste habiter dans une cabane.
Tous notre appareil de lois en matière de foncier est là pour favoriser les banques et les promoteurs et condamner chacun à l'usure et au travail pour les capitalistes et l'État.

Dans ce monde à l'envers où le sens des mots est toujours foutu, « constructible » signifie en fait : « destructible », il faut bien percuter !

Mais il n'est pas facile de savoir par quoi remplacer les lois actuelles dans le domaine du foncier et de la propriété de la terre, c'est pourquoi nous avons besoin du cerveau collectif.

Nous aimerions, avec Mathilde, organiser des ateliers constituants avec du monde sur ce sujet, mais en cette heure de censure et de dictature extrême, nous ne pouvons plus que formuler autour de nous ce souhait.

Censure, oui, permanente, omniprésente, totalisante.

Je pleure tous les jours l'horrible système de censure extrême dans lequel nous végétons et mourrons tous.

Étienne Chouard continue d'inviter à ce que nous fassions des ateliers constituants sans jamais évoquer la censure extrême actuelle qui s'y oppose radicalement. Non, on ne peut pas dire aux gens de faire les Ateliers constituants "à la maison" derrière les thuyas et les portails électriques. Ce qui est "constituant" ne peut se produire que dans l'espace du commun et pour ça, il faut faire de la lutte contre la censure la première des luttes. (Et pour ça pour il faut savoir la véritable définition de la censure).

Je pleure d'être le seul à ressentir actuellement la plus effroyable censure qui soit.

Cette censure, c'est la terreur émotionnelle du moindre agent de ce monde à se décaler de 1 millimètre du consensuel et du vide.

Cette censure, c'est d'oser croire qu'avec des associations loi 1901 et du youtube, on a de l'expression humaine et du vivre ensemble.

La censure, c'est le trait principal de ce monde.
Discrimination et censure, c'est le cœur même de nos vies. Et on te parle encore et toujours de liberté et de progrès...

Monde affreux affreux affreux affreux affreux affreux affreux. Crève sale monde !

Edit (ajout) :

Il y a un point hallucinant que j’ai oublié de mettre dans ce papier c’est le fait que le seul critère pour posséder des habitats, soit celui de l’argent et non le droit NATUREL d’habiter. Et ce point est particulièrement sidérant et concret dans le fait qu’on ne pose jamais la question du nombre de logements sur le plan législatif.

Tu as le droit d’avoir des milliers d’habitats si tu as tout l’argent nécessaire, mais si tu n’as rien du tout et que tu veux juste une seule habitation de type cabane ou petit chalet dans la nature, tu n’as pas le droit.

C’est là où on voit que le discours visant à dire que nos lois nous protègent des abus, c’est totalement faux, puisqu’il suffirait juste de limiter le droit à construire au droit pour chacun à habiter (= un seul habitat par personne) mais les rapaces et promoteurs seraient grave emmerdés.

Déjà, sur ce point, pourquoi on ne commencerait pas entre nous à mettre les pieds dans le plat ? Pourquoi en famille et dans les cercles d’amis, on ne pose pas plus souvent cette question SCANDALEUSE du nombre de logement ? Pourquoi on n’interroge jamais notre cousin, sur le fait qu’il dispose de deux maisons secondaires (à la plage et à la montagne) en plus de la sienne à Paris, en lui disant que la majorité n’a rien de tout ça ? Oui, tout simplement pourquoi certains ont TROIS maisons, et d’autres ZÉRO ??? Alors qu’on pourrait et qu’on devrait tous en avoir UNE, avoir DROIT à UNE.

Quel est le risque d’urbaniser sauvagement les campagnes, si on veille constitutionnellement/légalement à ce que chacun n’ait jamais plus d’1 maison ?
En fait, je dis « une maison », mais ce que je pense comme chiffre, c’est une limitation constitutionnelle de 20 mètres carrés habitables par citoyen. Ça veut dire que deux personnes sur un terrain auraient le droit de construire soit 2 modules de 20m², soit un seul de 40m².

Voici donc mes deux chiffres phares : le DROIT à 2 hectares de terre par personne et le DROIT à 20m² habitables par personne.


Un lien important vers www.partage-le.com

Thu, 11 May 2017 11:15:13 +0000 - (source)

Émission radio sur (pour) l'abstention

Wed, 10 May 2017 18:19:05 +0000 - (source)

Le 5 mai dernier nous avons fait une émission en direct sur Radio Grésivaudan (comme un jeudi sur deux), sur la nécessité de s'abstenir d'élire pour ces élections présidentielles (comme pour toutes).

Lien de l'émission sur Radio Grésivaudan ou lecteur ci-dessous

 


Appel du 8 mai 2017 : l'Hyper-Mouvement de la Dépression Généralisée !

Mon, 08 May 2017 23:19:32 +0000 - (source)

ours triste à creverNous vous proposons qu'on se rassemble tous, et massivement, pour avouer. Oui, qu'on se le dise enfin, qu'on assume, tous ensemble, entre quatre yeux et plus encore... Et de cette manière, il s'agira peut-être du plus grand rassemblement de l'Histoire. On aurait dû d'ailleurs y penser bien avant ! Il suffisait juste de s'avouer cette chose toute simple les uns aux autres dans un immense élan de soulagement. Un ras de marée d'aveux réciproques.

S'avouer ensemble qu'on déprime, qu'on n'en peut plus du tout, qu'on est au bord de l'abîme tout en ayant touché le fond depuis longtemps (et qu'on ne sait même plus d'ailleurs comment dire les choses), qu'on est crevé de désespoir, qu'on est patraque, oui, vraiment patraque, en vrac, qu'on en a notre claque,..., se le dire enfin, mais se le dire ensemble dans une grande allégresse béate mélangée de larmes, de rires nerveux et de spasmes en tout genre (et avec des rototos et des pets aussi pourquoi pas) ! Tous nous unir, nous, les burn-outés, les sous-cachetons, les mélancoliques, les couci-couça, les écœurés, les accablés, les H.S les KO, les sur-la-touche, les déclassés, les cancres, les rebelles, les rebuts, les illuminés, les hallucinés, les éliminés, les minés, les invisibles, les dégoûtés, les déboutés, les abstentionnistes, les empathiques, les finis, les vidés, les rêveurs (qui en ont marre de cauchemarder), les soi-disant idéalistes, les angoissés, les dépressifs (de courte ou de longue durée), les colériques, les nerfs-à-vifs ou les passablement énervés, les schizos, les paranos, les dédoublés, les bi-polaires, les ours polaires, les électro-sensibles, les orthoréxiques, les autistes, les suicidaires (débutants ou confirmés), les cyclothymiques, les amorphes, les résignés, les mortifiés, les fous-de-rage, les désespérés, les qu'en-peuvent-plus, les au-bout-du-bout-du-rouleau, [ICI met tes symptômes à toi] ... Sachant que la cause à tous ces symptômes et manifestations est la même : voir ce monde finir de s'auto-détruire sous nos yeux impuissants. Car on est trop sensibles. Oui, avouons-le aussi, nous sommes des « pauvres chéris ». Eh oui, bon, c'est comme ça, nous refusons la guerre de tous contre tous, et la destruction de tout ce qui est joli, nous sommes donc des tapettes, des mauviettes, des bons-à-rien, et des objecteurs de conscience (et de croissance !). Mais assumons-le maintenant.
Et parce que parfois c'est trop dur, on tempête, on fulmine, on enrage, et on gueule. Car, on le repète, on est trop sensible, et pour ça, nous sommes donc des fous, des destructurés, des inadaptés, des désaxés...

Enfin réunis, nous pourrons élégamment et tranquillement régurgiter toute l'amertume, la colère, la tristesse, la résignation, le désespoir, le ras-le bol, bref tout ce qu'on retient quotidiennement faute d'un espace sympathique, cosy et chaleureux pour déprimer enfin ensemble. N'ayons plus de honte à ne pas savoir nous adapter à ce monde. Ensemble, voguons fièrement sur un océan de vomi putride (issu d'une purge collective de ce qui nous accable). Alors notre équipage de bras-cassés pourra enfin valider que c'est ce monde le problème et pas nous, et que ça n'a jamais été nous. Assumons enfin la charge énorme de ce qui pèse en nous, par nous et sur nous, pour s'en délester en rejoignant ce club mondial qui va naître de cet appel. Des millions de déprimés qui s'assument tout d'un coup, ça doit bien pouvoir donner quelque-chose !! Car des millions de déprimés vont accourir de partout (et accourent déjà — mais à leur propre rythme —) !

Oh il doit y'en avoir beaucoup qui nous lisent et, encore hypnotisés qu'ils sont, ne se déclareront pas tout de suite avec nous, mais ils viendront tôt ou tard, oui, ils finiront par nous sauter dans les bras en hurlant leur mère dans pas très longtemps (car comment rester éternellement insensible au scénario macabre et eschatologique qui se déroule implacablement sous nos yeux). Car c'est le seul découpage qui soit vraiment certain : les hypnotisés insensibilisés (violés psychiquement) — qui continuent avec le sourire qui fait rentrer l'argent — et les sensibles déprimés (relativement plus immunisés contre le viol psychique). Alors rassemblons-nous ! Rassemblons-nous partout, quotidiennement, sur toutes les places, et dans toutes les rues juste pour déprimer ensemble que rien ne soit possible ici-bas, qu'on n'y arrive plus, qu'on jette l'éponge, que c'est la fin des haricots, vraiment la fin... Mes frères et soeurs ! Cessons de pleurer tout seul dans nos chaumières cachés dans nos chambres : pleurons ensemble à chaudes larmes, à coeur et à ciel ouvert (c'est à la fois le moins et le plus qu'on puisse faire). Pleurons sur notre sort de masse impuissante (comme toutes les masses). Osons enfin pleurer de concert les lois de la pesanteur qui nous écrasent. Et à force de pleurer ensemble, ça va nous faire marrer ! C'est la seule chose qui pourrait nous faire marrer en fait ! (Partager ses maux avec une seule personne nous suffit pour aller mieux, alors imaginez si on le faisait à millions en même temps !)

Alors, rejoignez tout de suite, l'Hyper-Mouvement de la Dépression Généralisée (HMDG). L'humanité déprime au dernier degré, mais elle le fait maintenant ensemble ! Unie dans la douleur ! Toute la différence est là ! D'aucuns, diront qu'il faut semer des graines et ne pas se lamenter sur le monde, mais nous savons désormais que rien ne germe sur le sol stérile d'un monde fait d'argent.
Nous prenons le parti de former au préalable un incommensurable tas de fumier né de nos fulminations et blessures, à épandre ensuite partout, pour confier à la Terre notre malheur, car elle seule saura le transformer en beauté.

Mais d'abord et avant tout, le pus ! Ces derniers mots forment notre noble bannière que nous brandirons fièrement !

Allez dans votre cuisine, trouvez l'éponge, emportez la et rejoignez-nous. On va la jeter ensemble ! Mais d'abord et avant tout, le pus !


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