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Émission radio sur l'humusation : la déscolarisation des morts.

Wed, 26 Apr 2017 09:32:10 +0000 - (source)

humusationAvec Francis de https://www.humusation.org/ en direct au téléphone.

Lien de l'émission : http://www.radio-gresivaudan.org/Humusation.html

Même une fois mort, nous sommes encore pris en charge par des institutions. Pire que des vautours : des institutions, et des personnes en situation de conflit d'intérêts s'approchent avec avidité du cadavre. Ensuite, on paie un loyer pour le caveau, ou pour l'urne funéraire ou autres...  et cette hétéronomie post-mortem liée à la société capitaliste et à notre affreuse "République" n'apporte aucune paix, et surtout, comme toutes les hétéronomies, ça nous conduit à faire n'importe quoi, à mal faire : à polluer. On meurt aussi mal qu'on vit mal. Si on ne respecte pas les lois de la vie dans cette société pourrie, on ne respecte pas plus les lois de la vie qui concernent la mort.
Et c'est un comble qu'une société aussi pourrie ne respecte même pas la pourriture.
Même dans notre manière de disparaître dans l'éternité, nous sommes scolarisés, c'est à dire aliénés à des principes et autres institutions ou argent, qui nous amènent à totalement mal nous conduire.

Jules Ferry l'avait dit : La République doit prendre main le citoyen du berceau jusqu'à la tombe.

Un jour, tu rentres à l'école maternelle... Mais un jour vient où tu vas en maison de retraite jusqu'à ce que des salariés en costard, comme un Macron, viennent te chercher... Monde de merde, dans lequel même la merde n'est pas respectée. Monde de mort, dans lequel pourtant même la mort n'est pas respectée.

Voici une émission radio sur L'HUMUSATION pour aussi se déscolariser en matière de mort.

Site internet sur l'humusation : https://www.humusation.org/


TRIPLE A - Chanson

Wed, 26 Apr 2017 09:22:46 +0000 - (source)

Le tapis musical de notre émission radio « Le Monde Allant Vers » est en fait une chanson de Joris et Robin (Mulen et Faya) que voici (elle vient de sortir) :

macron


L'École totalitaire [1ère partie]

Sat, 15 Apr 2017 11:00:52 +0000 - (source)

maman enfant ecole 600Tu as 8 ans. Tout au fond de toi, et pas seulement au fond, tu n'aimes pas l'école. Et c'est bien normal car il y a rien d'aimable à l'école. Tu as beau être sur Terre depuis seulement 8 ans, tu sais déjà que l'école est la pire invention humaine depuis l'aube des temps. Et pourtant, là où le cisaillement déchire toute ton âme, c'est que tout et tout le monde est obnubilé par l'École. Tu vis dans une société où l'essentielle de la médiation entre toi et cette société est fondée sur l'École, est gorgée d'École jusqu'à la lie. C'est vivre en voulant sans arrêt parler d'autre chose sans que ça soit possible. C'est vivre avec des gens qui te parlent sans arrêt d'un truc qui ne t'intéresse pas. Tu es tombé dans une société obsessionnelle, obsédée par l'École. C'est le Dieu dans la société dans laquelle tu es tombé.

Ça commence alors que tu ne mesures que 3 millimètres : ta mère est enceinte de toi, elle vient de l'apprendre, et quand elle voit des amis à elle ou de la famille, certains demandent avec intensité : « Bon c'est pas encore le moment c'est sûr, mais ça vient vite tu sais, il ira où comme École quand ce sera le moment ? ». Ensuite, à l'âge de six mois à peu près (et ce, plusieurs fois par mois), si tu as des aînés ou des proches plus âgés (et il y en a forcément), on va t'expliquer que le petit gars de 4 ans et celui de 7 ans — ton cousin peut-être et le fils de l'ami de ta mère — avec leur cartable et leur choco-BN, ils doivent aller à l'École et que c'est très très important, et que toi aussi, un jour, bientôt, tu iras là-bas « pour apprendre pleeeeiiiinn de choses intéressaaaaantes et paaaaassionnantes ».
Ensuite, tu vas rentrer dans une période absolument sordide et folle entre l'âge de 1 an et 3 ans ; là, presque tous les jours pendant deux ans, tu entendras la même petite musique soporifique à tous les coins de rue : « Alors, il va bientôt aller à l'école !? Oh non, il ne va pas encore à l'école, mais c'est pour bientôt hein ! Tu vas voir, ça va être formidable, tu vas apprendre plein de choses et tu auras plein de copains ! ». Tu commences à comprendre que la médiation entre toi et la société des hommes, c'est ce machin d'École, que tout passe par elle, et que tout te ramène à elle, de façon inévacuable et obligatoire. Et en plus, il y a un point vraiment énorme qui complète et parachève l'analyse : ta mère, elle est professeur, elle « travaille » à ça, et ta grand-mère : pareil ! quand elle était moins vieille, c'était aussi ce qu'elle faisait. Alors là, y'a plus de doutes possibles : la vie c'est l'École et l'École c'est la vie, ou en tout cas, c'est la chose la plus importante du monde.

Arrive bien évidemment tes 3 ans avec le spectre approchant de ta première rentrée (terme divin lui-aussi — selon leur théogonie à eux). Là, il se passe encore un truc de dingue : les discours entendus à tous les coins de rue concernant l'école s'intensifient de façon extrême : on ne te parle plus que de ça, et tout le monde te parle de ça avec émotion, emphase, folie douce, car maintenant ils ont retiré le « Ha non, c'est pas pour tout de suite » au profit d'un « Alors, ÇA Y EST ! C'est maintenant ! C'est la rentrée, tu vas (enfin) aller à l'École ». Délirant, mais eux se croient sains d'esprit...
Arrive donc le mois de septembre. Tu observes avec stupéfaction tout le monde qui s'affaire qui se prépare intensément pour ce Grand Jour Saint (dans leur calendrier à eux). C'est un sacré cérémonial et un cérémonial sacré : on prévoit plein de choses longtemps à l'avance, des vêtements neufs, les fameuses fétiches transitionnelles « fournitures scolaires », passages chez le coiffeur, photographies, etc. etc. Et là aussi, tu vois bien que les plus âgés sont habitués, que toute cette passion est évidente et normale : c'est LA RENTRÉE ! Tu es pris dans une foule compacte et tout le monde marche dans la même direction : vers l'École. Seul un Titan aurait la force de répondre à tout ça : « bon moi je vous laisse à vos bêtises, je vais me promener dans la forêt », car personne ne te parle de la forêt et personne n'y va non plus. Arrive donc le jour J, où ta mère et ton père te réveillent (alors que tu voulais continuer de dormir) et t'emmènent à l'École, et, l'oeil hagard, tu découvres l'horreur de la chose, de cette chose adorée par tous et ce cisaillement décuple l'horreur à son paroxysme. Au jour 2, une force offerte par les Dieux (extrinsèque) mais aussi peut-être présente à la racine de ton être, t'amène à dire non, que tu ne veux pas de ce machin. Tu utilises les méthodes dont tu disposes à cet âge-là : tu pleures, pleures et pleures des litres de larmes. Tu hurles aussi : tu ne veux pas aller à l'École. Tu as trouvé la force de l'affirmer alors que tu n'as même pas 3 ans et que toute la société adore l'École. Te voilà, seul contre tous, à 3 ans. Tu as réussi l'exploit divin de te positionner avec tes ridicules moyens, de lutter contre l'impossible. Mais tu ne seras pas entendu (pourtant tu pleures en continu et tu hurles). Tu ne seras pas entendu car à côté de L'ÉCOLE, tu n'es rien. Elle est tout et tu n'es rien. Tu es bien quelque chose, voire quelqu'un, mais face à L'ÉCOLE, tu n'es plus rien : ta parole et tout ce qui t'anime de sincère au dernier degré n'existe pas. Dans les semaines qui suivent : toute ta famille et tous tes proches additionnés à l'ensemble de la société (médecin, boulanger, facteur, et toutes personnes rencontrées) vont se livrer à une intense et vile propagande dans ta direction. Tu as entamé sans le savoir à 3 ans ton oeuvre de dissidence et mécaniquement la société telle une horde sanguinaire bascule dans « la réaction». Il va falloir te faire plier, comme on tente toujours de faire plier le dissident aux quatre coins du monde depuis l'aube des temps (qu'il ait 3 ans ou 30 ou 60 ou 80). C'est le début d'une longue série d'étapes où tu diras non, et où tu feras face à chaque fois à « la réaction » de gens qui soi-disant t'aiment ou « veulent ton bien », car c'est la formule consacrée : « C'est pour ton bien » (Cf : Alice Miller).

Fin de la première partie - et je n'ai encore que 3 ans. Cette merde totalitaire a duré 20 ans ensuite.

P.S : j'adore cette photo, elle en dit long, très long je trouve.


Ma génération a tout raté comme celles d'avant.

Fri, 14 Apr 2017 11:14:38 +0000 - (source)

maman enfant ecole 600J'ai 36 ans et je n'ai toujours pas d'enfant de mon propre sang. Je pense donc que l'heure est venue, à cet âge, et sans enfant, de dire ce que je vois concernant ma génération.
En effet, j'ai plus que l'âge de faire des enfants, et donc, ceux de ma génération qui ont été précoces (qui en ont eu par exemple à 18-20 ans) ont déjà des enfants qui pourraient approcher la majorité. Donc, je suis témoin. Témoin de la débâcle et de l'horreur recommencée. Ça s'est reproduit...

Ô ma génération, tu as tout raté comme les autres avant toi ! Tu t'es reproduite mais surtout tu as reproduis sans intelligence : les violences et la trahison. Comment ai-je pu penser qu'elle ferait différemment ?
A chaque génération, une nouvelle occasion est donnée de rompre avec la reproduction de la violence, avec la trahison de sa progéniture au profit des lois de la Masse, en l'occurrence celle de l'État et du Capital. Mais ils (ceux de ma génération) le diront sûrement comme ça : « je n'ai pas eu le choix !! ». Mon cul, oui. Vous vous étiez bien aperçus que vos parents étaient tombés dans le panneau, vous vous étiez bien jurés de de faire différemment. Mais exactement comme une enfant de 10 ans qui dit qu'elle ne fumera jamais et qui se met à fumer à 14, vous avez couru au plus pressé : vous adapter à cette société affreuse pour avoir du fric, des plaisirs-à-la-con, et du faux-amour. Et de soumissions en soumissions, de soumissions qui demandent toujours davantage de soumissions, jamais vous n'avez tourné le volant pour rebrousser chemin. Vous finirez comme nos parents et grands-parents : aliénés à tout jamais, perdus à tout jamais dans les codes sociaux, votre être replié et racorni sous des tonnes et des tonnes d'immondices en provenance de la dictature capitaliste.
Quand j'en entends parler des Dieux du Capital et de l'État à leurs enfants, en exigeant la soumission de l'enfant à ces Dieux, ce qui me vient c'est l'envie de dire à ces personnes qui ont mon âge : est-ce bien vous ?!! Vous, qui étaient assis à côté de moi au collège !!? Est-ce bien vous qui avez souffert avec moi de la connerie des adultes ?! Nous sachions pourtant, vous et moi, d'un savoir d'or, que c'était des conneries... des énormes conneries à la source de toute la mort.

Ou bien peut-être, oui, c'est bien vous, car je vous voyais déjà tous bien soumis, bien grégaires, bien irrémédiablement attachés à vous adapter à tout prix, envers et contre vous-mêmes. Déjà des prostitués, c'est vrai, dès l'âge de cinq ans. La putasserie universelle (basée sur le chantage à l'amour) se comprend et s'intègre très très tôt. Oui, c'est vrai, je vous voyais déjà sucer la bite du prof, comme vous sucez aujourd'hui celle du maire ou de votre supérieur hiérarchique ou de toute personne qui pourrait vous promouvoir.

Ô ce père — qui, je n'en crois mes yeux, à mon âge —, qui parle « ORIENTATION » à son fils, avec à la suite, la flopée de Dieux de l'État mortifères : MÉTIER, DIVISION DU TRAVAIL, ARGENT, CRÉDIT, RETRAITES, PEUR DU LENDEMAIN etc ... Ce père qui est donc mon propre père hier, et le père de mon père hier aussi. Ce père qui est pourtant mon alter-ego générationnel, qui souffrait avec moi de ces adultes qui nous tenaient les mêmes discours, et qui recommence, là, sous mes yeux : incroyable mais vrai ! C'est le dégoût, l’effroyable dégoût dans la gorge et l'envie de hurler. L'envie de le secouer, de l'exorciser. Mais c'est sous-estimer les Dieux du Capital et de l'État que de penser que je vais pouvoir faire quelque-chose. J'en ai bien des Dieux à opposer à tout ça, mais nous sommes trop peu nombreux à les plébisciter et à les faire monter sur le ring.

Oh ça fait bien des années que je le dis : je les ai vu tomber les uns après les autres, tomber à genoux aux pieds de tous les Dieux du Capital et de l'État. Et maintenant à 36 ans, si je prends le clavier pour écrire tout ça, c'est que, ça y est c'est consommé : ils sont vraiment TOUS tombés, ils sont TOUS perdus. Ils sont TOUS devenus des esclaves, des prétentieux, des « je suis ça », des possédés du démon de l'ARGENT et de tous les démons de cette société. Ils sont TOUS devenus des peureux, des pourris, des prostitués, des hypocrites, des traîtres, des fourbes, des vaniteux, des menteurs. Ils sont tous devenus QUELQUE-CHOSE, croyant bêtement devenir quelqu'un. Ils sont tous aliénés jusqu'au cœur de leur cœur, ils sont foutus. Je les vois prendre plaisir à porter des costumes, des cravates, à être à l'heure au boulot, à agir EXACTEMENT comme agissaient leur père et leur grand-père : bref, foutus. Leur plaisir est celui de reproduire, bref, l'unique bestialité du sexe, mais qui s'étend pour eux jusqu'à la mort.
Car tout ça commence par cette animalité liée à la reproduction sexuée, mais pour eux, ça ne s'arrête pas au coït et à la procréation, non, pendant tout ce qui leur reste de vie ensuite : ils bombardent la génération suivante de mauvais ferments (comme ils ont été bombardés de mauvais traitements). L'enfant est là, tout neuf, tout prêt à tout changer (comme eux auraient dû le faire), mais ils vont s'employer à le broyer, à le formater (comme eux ont été broyés-formatés-conditionnés), pour que cette promesse de changement soit le plus vite possible anéantie, pour se venger d'avoir été broyés par leurs parents et la société. On m'a niqué, je vais te niquer aussi ! Voilà leur seul programme ! On m'a forcé à rentrer dans la boîte, je vais t'y coller aussi DE FORCE.
Ô ma génération, tu es de la merde comme celles d'avant. Comme celles d'avant, tu es sans imagination, sans invention. Tu es tombée dans tous les pièges de la Propagande. Ce qui t'intéresse, comme ce qui intéressait aussi tes parents et tes grands-parents, c'est prendre ton petit pouvoir ridicule d'adulte, jouir que ça soit enfin à ton tour de dominer, de punir, de violer, de torturer, de donner la mesure. Jouir d'être le pourvoyeur, et donc jouir de jouer avec le manque et la peine dans l'autre. Jouir d'être un adulte, en connivence bien-sûr avec les autres adultes selon un « Réseau de mafiosi des adultes » (L. Bergeron). Vous (ma génération) êtes devenus les merdes que vous dénonciez hier, oui, y'a pas longtemps du tout, juste hier (mais vous avez oublié — c'était nécessaire d'oublier —). Oui, vous êtes devenus les notaires de merde, les avocats de merde, les flics de merde, les profs de merde, les agriculteurs de merde, les médecins de merde, les journalistes de merde, les marchands de merde, les pharmaciens de merde, les scientifiques de merde, les ouvriers de merde, les architectes de merde etc. Mais aussi les propriétaires de merde, les automobilistes de merde, etc. Vos parents allaient au boulot ! Vous trouviez ça bizarre et vous, vous alliez à l'école... Et voilà, alors que la vie avait donné au monde une nouvelle chance, vous ne l'avez pas saisie, et il ne s'est rien produit de plus qu'un cran de roue supplémentaire : vous allez au boulot et vos enfants vont à l'école. Vous (ma génération) êtes des merdes. Des effroyables merdes. La vie vous avait tout donné pour être en mesure d'inventer, de bifurquer, de rompre le mauvais sort du monde et vous avez craché dessus en vous conformant jusqu'au moindre atome de votre être (et en cherchant à nouveau à conformer celui qui vient). Et vous êtes devenus tous les mêmes, des clones, qui osent se croire singulier en prime. On peut pourtant prévoir tout ce que vous allez dire à chaque seconde. Pareil pour savoir ce que vous allez dire à vos enfants, y'a juste à prendre le lexique des formules toutes faites, tiré d'un bouquin qui s'appelle « Éternels parents stupides qui ne savent rien faire d'autres que se reproduire et reproduire (la violence) ».
Quand je vois des pères de mon âge, j'ai envie de les appeler "Papa". Oui je me sens l'enfant que j'ai été, car il parle exactement comme mon père, et comme tous les connards de père d'aujourd'hui et d'hier. C'est tout de même incroyable d'imiter à ce point-là ses parents et tous les parents du monde sans se sentir appelé à un sursaut, à faire totalement différemment. C'est tout de même incroyable d'embrasser la connerie avec une telle totalité sans sentir qu'on rate une opportunité. Car à chaque génération, vient un Kairos, un temps profond qui rompt Chronos, pour offrir une opportunité, mais qui n'est jamais transformée... Le fleuve des Enfer, l'Enfer social, emporte tout et tout le monde. Ô misère, te voilà. C'est ça l'Idée de misère. La misère universelle.
Oh je sais bien qu'on cherchera à m'attaquer en retour, en me disant qu'en ne (me) reproduisant pas de cette façon pourrie, qu'en honorant pas la roue qui tourne connement, ou à me croire différent, je vis pas, je n'ai pas de vie. A ceux qui me diraient ça, je leur réponds : laissez-moi rire. Laissez-moi rire d'oser penser que celui qui est hors du troupeau n'a pas de vie, quand il est le plus vivant de tous. Je vais parfois dans vos sinistres parcs humains qu'on nomme villes, et c'est là, c'est objectif, c'est sous mes yeux : une marée de morts-vivants partout, avec des poussettes, des doudous, des écoles, des commerces, des activités, des loisirs, et des cabas. Une marée d'humains déjà morts (car identiques aux précédents). On peut donc voir déjà les squelettes et les pierres tombales avec des épitaphes à la con, une marée humaine vide, insipide, sans rien à dire, qui ne vit pas. Car (se) reproduire ce n'est pas vivre. La reproduction est un court instant possible de la vie. Un court moment de sexualité, de gestation, de procréation et de soins post-nataux, et c'est tout (et non, pas d'ÉDUCATION, ça, c'est un Dieu mauvais qui a pris possession des êtres de cette société pourrie). Dans toute la création, on n'a jamais vu personne d'autres que ce con d'humain pour poursuivre la logique de reproduction aussi loin, de façon aussi perverse et destructrice. Si les animaux procréent et soignent leurs petits, l'être humain, lui, il ÉDUQUE, pour que sa société ne change jamais.

L'homme disparaît, meurt, en se reproduisant (et en éduquant) pour la raison suivante : il est impuissant politiquement et sur sa vie (à cause de la dictature dans laquelle il vit), donc, il voit dans sa progéniture, sa seule occasion de régner. Et il meurt donc, comme un mauvais Roi, comme meurent tous les Rois de ce monde, fussent-ils Louis XVI ou Papa du petit Nathan.
Celui qui vit, le seul qui vit vraiment est toujours celui qui n'est Roi de rien ici bas, car son Royaume n'est pas de ce monde.

Sylvain, le 14 avril 2017


« L'école est une usine » [vidéo]

Thu, 13 Apr 2017 22:22:35 +0000 - (source)

Même si dans cette vidéo il y a une malsaine obsession du devenir et du réussir, au moins la définition de ce qu'est réussir est juste.


Frères de Taizé, vous vivez réellement de votre travail ?!!

Mon, 10 Apr 2017 10:21:07 +0000 - (source)

taizéA l'attention des frères de Taizé,

Je suis toujours surpris et blessé au plus profond de découvrir à quel point des chrétiens vénèrent continuellement les Dieux du Capital et de l'État.

Je peux lire sur le site internet de Taizé : « Les frères de la communauté de Taizé vivent de leur seul travail » — mention que j'ai d'ailleurs toujours entendue depuis que j'ai connu Taizé en 2005.

Premièrement qu'est-ce que « le travail » ? Et que signifie « vivre de son travail » ? N'est-ce pas 2 Dieux invoqués du Capital et de l'État ?

Iriez-vous aussi comme une majorité de Chrétien nous parler du Dieu des ÉLECTIONS ou du Dieu de L'ÉDUCATION NATIONALE sans plus de recul que ça ? Iriez-vous aussi à bénir des Smartphones ou des cartables d'écolier comme certains Chrétiens (prêtres) ? Vivre en Christ ou vivre dans le Capital et l'État me paraît radicalement opposé et je suis toujours surpris de comment une majorité de chrétien honorent beaucoup d'autres Dieux que Jésus Christ (pris au sein du Capital et de l'État).

Deuxièmement, il me semble que c'est faux, j'y vois une sorte de Mensonge pur et dur, vous ne vivez pas de votre seul travail, vous vivez en grande partie de L'ARGENT généré par ce travail. Par l'intermédiaire de « la boutique », vous êtes des marchands et d'ailleurs vous avez des esclaves (que l'on nomme : "employés" à cette époque). Je pense que quand un homme ou un groupe d'homme se met à avoir des esclaves à son service, un seuil spirituel gravissime a été franchi (qui contient une Némésis).

Je crois savoir que le travail de la poterie vous permet effectivement de manger dans votre propre vaisselle en terre cuite et que quelques frères cultivent la terre (+ d'autres sortes de travaux que j'oublie certainement, auto-construction et bois de chauffage peut-être). Pour cette catégorie de travaux uniquement, vous pouvez envisager de dire que vous vivez de ce vous faites. C'est-à-dire que — sur ces points uniquement — vous tirez vous-mêmes ce qui vous fait vivre de la terre ou vous tendez vers ça.

Pour le reste, vous vous en remettez au Dieu ARGENT (Mammon), vous êtes dépendant de lui et donc travaillez pour lui (et pourtant « nul ne peut servir deux maîtres »).

Ce qui me gène le plus dans tout ça, c'est que vous avez pris tel quel le concept frauduleux et mensonger de la société capitaliste en parlant de « vivre de son travail ». Pour cette société affreuse, injuste et mortifère (et donc apparemment pour vous également, frères de Taizé) : vit de son travail (est "autonome"), celui qui échange son travail contre de l'argent, suffisamment pour subvenir à ses besoins (besoins qui contiennent toujours le superflu que la Propagande nous fait mettre dans les besoins). [Cette vision fausse et faussée du « vivre de son travail » est la première chose qu'on apprend à l'École — dans le système de Propagande numéro un du système ]

Du point de vue la Bible, et non, du système capitaliste : vit de son travail (est réellement autonome), celui qui tire directement de la terre sa subsistance, sans faire peser sur d'autres ses besoins, ou sans s'en remettre à quelconque Système, à fortiori sans en passer par Mammon.

Si vous étiez juste vis à vis de la bible (et de vous mêmes et de nous), il vous faudrait nous donner les deux parts à partir de : « nous vivons de notre seul travail ». "Nous vivons de notre seul travail pour telle part, et nous dépendons encore du système (lié à Mammon) pour telle autre part". Et de cette façon, ça présente les choses de façon beaucoup plus dynamique, car ça permet ensuite d'être appelé à dire quel est l'effort et la direction prise pour augmenter la première part et faire diminuer la seconde (sinon c'est vraiment trop confortable et facile !). Et ce mouvement, je pense, est le seul qui soit réellement profitable en terme de solidarité humaine. Détruire peu à peu Mammon pour soi, est le meilleur moyen d'aider les autres, également aux prises avec Mammon. Car lorsque nous sommes tous aux prises avec Mammon, notre lien, donc notre religion (et nos relations), sont aussi en Mammon. Quand certains rompent le fil qui les lie à Mammon pour chercher Dieu, alors seulement le lien qui unit les hommes peut commencer d'exister en Dieu, Dieu peut se répandre, et gagner du terrain sur Mammon.
Alors plutôt que de chercher à aider des gens qui habitent à des milliers de kilomètres, plutôt que de prendre sans arrêt l'avion (pour polluer) et soi-disant aller aider les autres : je vous invite à cesser de penser que vous vivez de votre seul travail pour vous mettre en chemin pour vivre effectivement de votre travail, pour augmenter chaque jour la part réelle du « nous vivons de notre travail » mais pas au sens de l'argent récolté, mais au sens de ce que vous tirez vous-mêmes et transformez de votre environnement immédiat (en le respectant et en l'aggradant, il va de soi). Bref, faire diminuer chaque jour la part liée au système de mort (Mammon).
Et puis, surtout, à l'avenir être sincère avec tout ça, au lieu de balancer facilement une petite formule du système capitaliste pour vous en laver les mains à peu de frais, et pour passer pour des valeureux et des vertueux aux yeux de la majorité (qui est totalement rompue aux Dieux du Capital et de l'État — et perdue —).

Très bons sentiments par ailleurs,

Sylvain Rochex, 10 avril 2017


Sur le champ de bataille des Dieux (II) - émission radio du 06/04

Sun, 09 Apr 2017 07:03:50 +0000 - (source)

Le 6 avril dernier, sur Radio Grésivaudan, nous avons poursuivi avec le thème précédent, nous nous sommes encore placés sur le champ de bataille des Dieux grâce au livre « Signes Annonciateurs d'Orages » des Éditions Pontcerq. Écoutez cette nouvelle émission de 1h20 avec le player ci-dessous Nous démontons tous les Dieux de l'État pour aller vers les nouveaux Dieux antagoniques.

Si on vous conseille UN SEUL LIVRE ces derniers temps c'est celui-ci (S.A.O), (et nous lisons beaucoup de choses géniales et profondes tous les jours, mais quand ça sort du lot, ça sort, c'est comme ça) — nb : les éditions Pontcerq et l'ensemble de leurs publications sont également fortes étonnantes... Il semble y'avoir avec eux, le courage de la vérité et la philosophie politique anarchiste en acte façon « comité invisible — inculpés de Tarnac » mais additionnés à la transcendance, aux rêves, à la magie, à la poésie, aux Dieux et à la folie littéraire (une forme de surréalisme).

sao

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Mille arguments contre la laïcité, en voici un :

Sat, 08 Apr 2017 07:32:27 +0000 - (source)

zemmourMais il me faut d'abord passer sur l'argument de l'impossibilité de pouvoir objectivement savoir ce qui relève d'une croyance ou non et m'en tenir aux religions et croyances officiellement (et bêtement) désignées en tant que telles par la société. Cet argument — contre la laïcité — étant écarté, on arrive sur un os dont personne ne parle que je vais détailler ci-après.
Ce que je vais dire relève d'une évidence, mais dans un monde à l'envers, ce qui est évident ne l'est jamais.
Je vais prendre en premier exemple une des religions les plus attaquées de nos jours.

Ça tient finalement en peu de mot : si vous êtes POUR l'islam et les musulmans, soit que vous êtes musulmans ou soit que vous êtes sympathisants et que vous souhaitez vous exprimer publiquement en faveur de cette religion, ou même simplement de façon amicale et pour transmettre de la connaissance, on va vous objecter le principe de laïcité, en vous disant que tout ce qui vous anime n'a de place qu'en privé, et non en public.
Mais en revanche, si vous êtes CONTRE l'islam et les musulmans, et que vous souhaitez vous exprimer dans ce sens, le principe de la laïcité ne vous sera pas opposé, ou, disons, infiniment moins. Ben oui, car chier sur une religion fait de vous un potentiel athée revendiqué, ce qui est l'attendu du système (car c'est la meilleure façon d'être ensuite parfaitement disponible pour toutes les croyances et Dieux liés au capitalisme — que ce dernier s'échine à ne pas vous présenter en tant que tels). En photo ci-dessus, Éric Zemmour, un personnage médiatique très laïc !

Voilà donc une conséquence de la Laïcité dont personne ne parle : ce qui restera en public comme discours sur la religion ne sera plus que des discours de haine à l'endroit de chaque religion. Des anti-chrétiens pourront s'en donner à cœur joie, pendant que plus aucun chrétien ne pourra dire son amour pour telle ou telle partie du nouveau testament. Discourir avec amour sur le texte des béatitudes du Christ: c'est pas du tout laïc mais alors pas du tout ! mais chier sur les chrétiens et sur cette religion : c'est assez laïc ! Ça rentre facilement dans le cadre de la laïcité. Et ceci est valable pour toutes les religions : leur chier dessus sera toujours infiniment plus laïc que les promouvoir ou même simplement en parler amicalement. Ainsi : la laïcité ne peut que faire grandir la haine entre les religieux et in fine entre les gens (car contrairement à ce que dit Mélenchon : 100% de la population est religieuse, qu'elle le sache ou non). Avec la laïcité, toutes les expressions d'amour issues de croyances et religions disparaissent du champ du visible pour devenir invisibles, tandis que toutes les expressions de haines et de rejets provoqués par les religions deviennent, elles, visibles et peuvent se répandre. Mais à part ça, on ose vous dire que la laïcité est au service de la paix entre les religions et de la tolérance des croyances de chacun...
Avec la laïcité, c'est la ferveur d'amour qui est évincée en permanence au profit de la ferveur de haine. Le POUR est assassiné au profit du CONTRE. Personne ne pense à opposer la laïcité à quelqu'un qui chie sur les musulmans en public. Non, parce que cette personne apparaît comme non-religieuse. On critiquera peut-être (un peu) cette personne, mais pratiquement jamais on va lui opposer la laïcité ! Par contre, on oppose la laïcité à celui qui aime l'islam et qui veut le dire (idem pour les autres religions).

Bon, et puis je termine sur l'argument sur lequel je suis passé au début : on oppose bien-sûr jamais la laïcité aux apologues et dévots de toutes sortes des croyances et des religions du Capital et de l'État...

Donc, Laïcité = diffusion permanente de l'intolérance et de la haine à l'égard de la religion des autres — l'amour, lui, est renvoyé à l'espace privé (donc rendu invisible) —  et diffusion permanente du culte des religions du Capital et de l'État (Mammon — l'argent — en tête).

Sylvain Rochex - 7 avril 2017

Texte relayé par La TVNet Citoyenne


Le journal -Moins ! , sur l'habiter

Thu, 06 Apr 2017 08:04:38 +0000 - (source)

Le nouveau -Moins ! vient de paraître traitant d'un sujet phare que l'on aborde souvent ici (notre article sur l'habitat) :

moins

Je me doute fort que pour remettre de l'ordre dans ce problème, la source principale est, comme pour nous, Ivan Illich

-Moins ! : http://www.achetezmoins.ch/


Lettre n°95 de 'Éducation Authentique'

Wed, 05 Apr 2017 09:13:19 +0000 - (source)

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