Autoblog de descolarisation.orghttp://descolarisation.orghttp://descolarisation.org Émission radio sur l'humusation : la déscolarisation des morts.http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/19-radio/498-emission-radio-sur-l-humusation-la-descolarisation-des-mortshttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170426_113210_Emission_radio_sur_l_humusation___la_descolarisation_des_morts.Wed, 26 Apr 2017 09:32:10 +0000

humusationAvec Francis de https://www.humusation.org/ en direct au téléphone.

Lien de l'émission : http://www.radio-gresivaudan.org/Humusation.html

Même une fois mort, nous sommes encore pris en charge par des institutions. Pire que des vautours : des institutions, et des personnes en situation de conflit d'intérêts s'approchent avec avidité du cadavre. Ensuite, on paie un loyer pour le caveau, ou pour l'urne funéraire ou autres...  et cette hétéronomie post-mortem liée à la société capitaliste et à notre affreuse "République" n'apporte aucune paix, et surtout, comme toutes les hétéronomies, ça nous conduit à faire n'importe quoi, à mal faire : à polluer. On meurt aussi mal qu'on vit mal. Si on ne respecte pas les lois de la vie dans cette société pourrie, on ne respecte pas plus les lois de la vie qui concernent la mort.
Et c'est un comble qu'une société aussi pourrie ne respecte même pas la pourriture.
Même dans notre manière de disparaître dans l'éternité, nous sommes scolarisés, c'est à dire aliénés à des principes et autres institutions ou argent, qui nous amènent à totalement mal nous conduire.

Jules Ferry l'avait dit : La République doit prendre main le citoyen du berceau jusqu'à la tombe.

Un jour, tu rentres à l'école maternelle... Mais un jour vient où tu vas en maison de retraite jusqu'à ce que des salariés en costard, comme un Macron, viennent te chercher... Monde de merde, dans lequel même la merde n'est pas respectée. Monde de mort, dans lequel pourtant même la mort n'est pas respectée.

Voici une émission radio sur L'HUMUSATION pour aussi se déscolariser en matière de mort.

Site internet sur l'humusation : https://www.humusation.org/

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humusationAvec Francis de https://www.humusation.org/ en direct au téléphone.

Lien de l'émission : http://www.radio-gresivaudan.org/Humusation.html

Même une fois mort, nous sommes encore pris en charge par des institutions. Pire que des vautours : des institutions, et des personnes en situation de conflit d'intérêts s'approchent avec avidité du cadavre. Ensuite, on paie un loyer pour le caveau, ou pour l'urne funéraire ou autres...  et cette hétéronomie post-mortem liée à la société capitaliste et à notre affreuse "République" n'apporte aucune paix, et surtout, comme toutes les hétéronomies, ça nous conduit à faire n'importe quoi, à mal faire : à polluer. On meurt aussi mal qu'on vit mal. Si on ne respecte pas les lois de la vie dans cette société pourrie, on ne respecte pas plus les lois de la vie qui concernent la mort.
Et c'est un comble qu'une société aussi pourrie ne respecte même pas la pourriture.
Même dans notre manière de disparaître dans l'éternité, nous sommes scolarisés, c'est à dire aliénés à des principes et autres institutions ou argent, qui nous amènent à totalement mal nous conduire.

Jules Ferry l'avait dit : La République doit prendre main le citoyen du berceau jusqu'à la tombe.

Un jour, tu rentres à l'école maternelle... Mais un jour vient où tu vas en maison de retraite jusqu'à ce que des salariés en costard, comme un Macron, viennent te chercher... Monde de merde, dans lequel même la merde n'est pas respectée. Monde de mort, dans lequel pourtant même la mort n'est pas respectée.

Voici une émission radio sur L'HUMUSATION pour aussi se déscolariser en matière de mort.

Site internet sur l'humusation : https://www.humusation.org/

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TRIPLE A - Chansonhttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/19-radio/497-triple-a-chansonhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170426_112246_TRIPLE_A_-_ChansonWed, 26 Apr 2017 09:22:46 +0000

Le tapis musical de notre émission radio « Le Monde Allant Vers » est en fait une chanson de Joris et Robin (Mulen et Faya) que voici (elle vient de sortir) :

macron

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Le tapis musical de notre émission radio « Le Monde Allant Vers » est en fait une chanson de Joris et Robin (Mulen et Faya) que voici (elle vient de sortir) :

macron

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L'École totalitaire [1ère partie]http://descolarisation.org/index.php/accueil/critique-radicale-de-l-education-nationale/496-le-totalitarisme-de-l-ecolehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170415_130052_L_Ecole_totalitaire__1ere_partie_Sat, 15 Apr 2017 11:00:52 +0000

maman enfant ecole 600Tu as 8 ans. Tout au fond de toi, et pas seulement au fond, tu n'aimes pas l'école. Et c'est bien normal car il y a rien d'aimable à l'école. Tu as beau être sur Terre depuis seulement 8 ans, tu sais déjà que l'école est la pire invention humaine depuis l'aube des temps. Et pourtant, là où le cisaillement déchire toute ton âme, c'est que tout et tout le monde est obnubilé par l'École. Tu vis dans une société où l'essentielle de la médiation entre toi et cette société est fondée sur l'École, est gorgée d'École jusqu'à la lie. C'est vivre en voulant sans arrêt parler d'autre chose sans que ça soit possible. C'est vivre avec des gens qui te parlent sans arrêt d'un truc qui ne t'intéresse pas. Tu es tombé dans une société obsessionnelle, obsédée par l'École. C'est le Dieu dans la société dans laquelle tu es tombé.

Ça commence alors que tu ne mesures que 3 millimètres : ta mère est enceinte de toi, elle vient de l'apprendre, et quand elle voit des amis à elle ou de la famille, certains demandent avec intensité : « Bon c'est pas encore le moment c'est sûr, mais ça vient vite tu sais, il ira où comme École quand ce sera le moment ? ». Ensuite, à l'âge de six mois à peu près (et ce, plusieurs fois par mois), si tu as des aînés ou des proches plus âgés (et il y en a forcément), on va t'expliquer que le petit gars de 4 ans et celui de 7 ans — ton cousin peut-être et le fils de l'ami de ta mère — avec leur cartable et leur choco-BN, ils doivent aller à l'École et que c'est très très important, et que toi aussi, un jour, bientôt, tu iras là-bas « pour apprendre pleeeeiiiinn de choses intéressaaaaantes et paaaaassionnantes ».
Ensuite, tu vas rentrer dans une période absolument sordide et folle entre l'âge de 1 an et 3 ans ; là, presque tous les jours pendant deux ans, tu entendras la même petite musique soporifique à tous les coins de rue : « Alors, il va bientôt aller à l'école !? Oh non, il ne va pas encore à l'école, mais c'est pour bientôt hein ! Tu vas voir, ça va être formidable, tu vas apprendre plein de choses et tu auras plein de copains ! ». Tu commences à comprendre que la médiation entre toi et la société des hommes, c'est ce machin d'École, que tout passe par elle, et que tout te ramène à elle, de façon inévacuable et obligatoire. Et en plus, il y a un point vraiment énorme qui complète et parachève l'analyse : ta mère, elle est professeur, elle « travaille » à ça, et ta grand-mère : pareil ! quand elle était moins vieille, c'était aussi ce qu'elle faisait. Alors là, y'a plus de doutes possibles : la vie c'est l'École et l'École c'est la vie, ou en tout cas, c'est la chose la plus importante du monde.

Arrive bien évidemment tes 3 ans avec le spectre approchant de ta première rentrée (terme divin lui-aussi — selon leur théogonie à eux). Là, il se passe encore un truc de dingue : les discours entendus à tous les coins de rue concernant l'école s'intensifient de façon extrême : on ne te parle plus que de ça, et tout le monde te parle de ça avec émotion, emphase, folie douce, car maintenant ils ont retiré le « Ha non, c'est pas pour tout de suite » au profit d'un « Alors, ÇA Y EST ! C'est maintenant ! C'est la rentrée, tu vas (enfin) aller à l'École ». Délirant, mais eux se croient sains d'esprit...
Arrive donc le mois de septembre. Tu observes avec stupéfaction tout le monde qui s'affaire qui se prépare intensément pour ce Grand Jour Saint (dans leur calendrier à eux). C'est un sacré cérémonial et un cérémonial sacré : on prévoit plein de choses longtemps à l'avance, des vêtements neufs, les fameuses fétiches transitionnelles « fournitures scolaires », passages chez le coiffeur, photographies, etc. etc. Et là aussi, tu vois bien que les plus âgés sont habitués, que toute cette passion est évidente et normale : c'est LA RENTRÉE ! Tu es pris dans une foule compacte et tout le monde marche dans la même direction : vers l'École. Seul un Titan aurait la force de répondre à tout ça : « bon moi je vous laisse à vos bêtises, je vais me promener dans la forêt », car personne ne te parle de la forêt et personne n'y va non plus. Arrive donc le jour J, où ta mère et ton père te réveillent (alors que tu voulais continuer de dormir) et t'emmènent à l'École, et, l'oeil hagard, tu découvres l'horreur de la chose, de cette chose adorée par tous et ce cisaillement décuple l'horreur à son paroxysme. Au jour 2, une force offerte par les Dieux (extrinsèque) mais aussi peut-être présente à la racine de ton être, t'amène à dire non, que tu ne veux pas de ce machin. Tu utilises les méthodes dont tu disposes à cet âge-là : tu pleures, pleures et pleures des litres de larmes. Tu hurles aussi : tu ne veux pas aller à l'École. Tu as trouvé la force de l'affirmer alors que tu n'as même pas 3 ans et que toute la société adore l'École. Te voilà, seul contre tous, à 3 ans. Tu as réussi l'exploit divin de te positionner avec tes ridicules moyens, de lutter contre l'impossible. Mais tu ne seras pas entendu (pourtant tu pleures en continu et tu hurles). Tu ne seras pas entendu car à côté de L'ÉCOLE, tu n'es rien. Elle est tout et tu n'es rien. Tu es bien quelque chose, voire quelqu'un, mais face à L'ÉCOLE, tu n'es plus rien : ta parole et tout ce qui t'anime de sincère au dernier degré n'existe pas. Dans les semaines qui suivent : toute ta famille et tous tes proches additionnés à l'ensemble de la société (médecin, boulanger, facteur, et toutes personnes rencontrées) vont se livrer à une intense et vile propagande dans ta direction. Tu as entamé sans le savoir à 3 ans ton oeuvre de dissidence et mécaniquement la société telle une horde sanguinaire bascule dans « la réaction». Il va falloir te faire plier, comme on tente toujours de faire plier le dissident aux quatre coins du monde depuis l'aube des temps (qu'il ait 3 ans ou 30 ou 60 ou 80). C'est le début d'une longue série d'étapes où tu diras non, et où tu feras face à chaque fois à « la réaction » de gens qui soi-disant t'aiment ou « veulent ton bien », car c'est la formule consacrée : « C'est pour ton bien » (Cf : Alice Miller).

Fin de la première partie - et je n'ai encore que 3 ans. Cette merde totalitaire a duré 20 ans ensuite.

P.S : j'adore cette photo, elle en dit long, très long je trouve.

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maman enfant ecole 600Tu as 8 ans. Tout au fond de toi, et pas seulement au fond, tu n'aimes pas l'école. Et c'est bien normal car il y a rien d'aimable à l'école. Tu as beau être sur Terre depuis seulement 8 ans, tu sais déjà que l'école est la pire invention humaine depuis l'aube des temps. Et pourtant, là où le cisaillement déchire toute ton âme, c'est que tout et tout le monde est obnubilé par l'École. Tu vis dans une société où l'essentielle de la médiation entre toi et cette société est fondée sur l'École, est gorgée d'École jusqu'à la lie. C'est vivre en voulant sans arrêt parler d'autre chose sans que ça soit possible. C'est vivre avec des gens qui te parlent sans arrêt d'un truc qui ne t'intéresse pas. Tu es tombé dans une société obsessionnelle, obsédée par l'École. C'est le Dieu dans la société dans laquelle tu es tombé.

Ça commence alors que tu ne mesures que 3 millimètres : ta mère est enceinte de toi, elle vient de l'apprendre, et quand elle voit des amis à elle ou de la famille, certains demandent avec intensité : « Bon c'est pas encore le moment c'est sûr, mais ça vient vite tu sais, il ira où comme École quand ce sera le moment ? ». Ensuite, à l'âge de six mois à peu près (et ce, plusieurs fois par mois), si tu as des aînés ou des proches plus âgés (et il y en a forcément), on va t'expliquer que le petit gars de 4 ans et celui de 7 ans — ton cousin peut-être et le fils de l'ami de ta mère — avec leur cartable et leur choco-BN, ils doivent aller à l'École et que c'est très très important, et que toi aussi, un jour, bientôt, tu iras là-bas « pour apprendre pleeeeiiiinn de choses intéressaaaaantes et paaaaassionnantes ».
Ensuite, tu vas rentrer dans une période absolument sordide et folle entre l'âge de 1 an et 3 ans ; là, presque tous les jours pendant deux ans, tu entendras la même petite musique soporifique à tous les coins de rue : « Alors, il va bientôt aller à l'école !? Oh non, il ne va pas encore à l'école, mais c'est pour bientôt hein ! Tu vas voir, ça va être formidable, tu vas apprendre plein de choses et tu auras plein de copains ! ». Tu commences à comprendre que la médiation entre toi et la société des hommes, c'est ce machin d'École, que tout passe par elle, et que tout te ramène à elle, de façon inévacuable et obligatoire. Et en plus, il y a un point vraiment énorme qui complète et parachève l'analyse : ta mère, elle est professeur, elle « travaille » à ça, et ta grand-mère : pareil ! quand elle était moins vieille, c'était aussi ce qu'elle faisait. Alors là, y'a plus de doutes possibles : la vie c'est l'École et l'École c'est la vie, ou en tout cas, c'est la chose la plus importante du monde.

Arrive bien évidemment tes 3 ans avec le spectre approchant de ta première rentrée (terme divin lui-aussi — selon leur théogonie à eux). Là, il se passe encore un truc de dingue : les discours entendus à tous les coins de rue concernant l'école s'intensifient de façon extrême : on ne te parle plus que de ça, et tout le monde te parle de ça avec émotion, emphase, folie douce, car maintenant ils ont retiré le « Ha non, c'est pas pour tout de suite » au profit d'un « Alors, ÇA Y EST ! C'est maintenant ! C'est la rentrée, tu vas (enfin) aller à l'École ». Délirant, mais eux se croient sains d'esprit...
Arrive donc le mois de septembre. Tu observes avec stupéfaction tout le monde qui s'affaire qui se prépare intensément pour ce Grand Jour Saint (dans leur calendrier à eux). C'est un sacré cérémonial et un cérémonial sacré : on prévoit plein de choses longtemps à l'avance, des vêtements neufs, les fameuses fétiches transitionnelles « fournitures scolaires », passages chez le coiffeur, photographies, etc. etc. Et là aussi, tu vois bien que les plus âgés sont habitués, que toute cette passion est évidente et normale : c'est LA RENTRÉE ! Tu es pris dans une foule compacte et tout le monde marche dans la même direction : vers l'École. Seul un Titan aurait la force de répondre à tout ça : « bon moi je vous laisse à vos bêtises, je vais me promener dans la forêt », car personne ne te parle de la forêt et personne n'y va non plus. Arrive donc le jour J, où ta mère et ton père te réveillent (alors que tu voulais continuer de dormir) et t'emmènent à l'École, et, l'oeil hagard, tu découvres l'horreur de la chose, de cette chose adorée par tous et ce cisaillement décuple l'horreur à son paroxysme. Au jour 2, une force offerte par les Dieux (extrinsèque) mais aussi peut-être présente à la racine de ton être, t'amène à dire non, que tu ne veux pas de ce machin. Tu utilises les méthodes dont tu disposes à cet âge-là : tu pleures, pleures et pleures des litres de larmes. Tu hurles aussi : tu ne veux pas aller à l'École. Tu as trouvé la force de l'affirmer alors que tu n'as même pas 3 ans et que toute la société adore l'École. Te voilà, seul contre tous, à 3 ans. Tu as réussi l'exploit divin de te positionner avec tes ridicules moyens, de lutter contre l'impossible. Mais tu ne seras pas entendu (pourtant tu pleures en continu et tu hurles). Tu ne seras pas entendu car à côté de L'ÉCOLE, tu n'es rien. Elle est tout et tu n'es rien. Tu es bien quelque chose, voire quelqu'un, mais face à L'ÉCOLE, tu n'es plus rien : ta parole et tout ce qui t'anime de sincère au dernier degré n'existe pas. Dans les semaines qui suivent : toute ta famille et tous tes proches additionnés à l'ensemble de la société (médecin, boulanger, facteur, et toutes personnes rencontrées) vont se livrer à une intense et vile propagande dans ta direction. Tu as entamé sans le savoir à 3 ans ton oeuvre de dissidence et mécaniquement la société telle une horde sanguinaire bascule dans « la réaction». Il va falloir te faire plier, comme on tente toujours de faire plier le dissident aux quatre coins du monde depuis l'aube des temps (qu'il ait 3 ans ou 30 ou 60 ou 80). C'est le début d'une longue série d'étapes où tu diras non, et où tu feras face à chaque fois à « la réaction » de gens qui soi-disant t'aiment ou « veulent ton bien », car c'est la formule consacrée : « C'est pour ton bien » (Cf : Alice Miller).

Fin de la première partie - et je n'ai encore que 3 ans. Cette merde totalitaire a duré 20 ans ensuite.

P.S : j'adore cette photo, elle en dit long, très long je trouve.

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Ma génération a tout raté comme celles d'avant.http://descolarisation.org/index.php/accueil/domination-etat-adulte-enfant-autorite/495-ma-generation-a-tout-rate-comme-celles-d-avanthttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170414_131438_Ma_generation_a_tout_rate_comme_celles_d_avant.Fri, 14 Apr 2017 11:14:38 +0000

maman enfant ecole 600J'ai 36 ans et je n'ai toujours pas d'enfant de mon propre sang. Je pense donc que l'heure est venue, à cet âge, et sans enfant, de dire ce que je vois concernant ma génération.
En effet, j'ai plus que l'âge de faire des enfants, et donc, ceux de ma génération qui ont été précoces (qui en ont eu par exemple à 18-20 ans) ont déjà des enfants qui pourraient approcher la majorité. Donc, je suis témoin. Témoin de la débâcle et de l'horreur recommencée. Ça s'est reproduit...

Ô ma génération, tu as tout raté comme les autres avant toi ! Tu t'es reproduite mais surtout tu as reproduis sans intelligence : les violences et la trahison. Comment ai-je pu penser qu'elle ferait différemment ?
A chaque génération, une nouvelle occasion est donnée de rompre avec la reproduction de la violence, avec la trahison de sa progéniture au profit des lois de la Masse, en l'occurrence celle de l'État et du Capital. Mais ils (ceux de ma génération) le diront sûrement comme ça : « je n'ai pas eu le choix !! ». Mon cul, oui. Vous vous étiez bien aperçus que vos parents étaient tombés dans le panneau, vous vous étiez bien jurés de de faire différemment. Mais exactement comme une enfant de 10 ans qui dit qu'elle ne fumera jamais et qui se met à fumer à 14, vous avez couru au plus pressé : vous adapter à cette société affreuse pour avoir du fric, des plaisirs-à-la-con, et du faux-amour. Et de soumissions en soumissions, de soumissions qui demandent toujours davantage de soumissions, jamais vous n'avez tourné le volant pour rebrousser chemin. Vous finirez comme nos parents et grands-parents : aliénés à tout jamais, perdus à tout jamais dans les codes sociaux, votre être replié et racorni sous des tonnes et des tonnes d'immondices en provenance de la dictature capitaliste.
Quand j'en entends parler des Dieux du Capital et de l'État à leurs enfants, en exigeant la soumission de l'enfant à ces Dieux, ce qui me vient c'est l'envie de dire à ces personnes qui ont mon âge : est-ce bien vous ?!! Vous, qui étaient assis à côté de moi au collège !!? Est-ce bien vous qui avez souffert avec moi de la connerie des adultes ?! Nous sachions pourtant, vous et moi, d'un savoir d'or, que c'était des conneries... des énormes conneries à la source de toute la mort.

Ou bien peut-être, oui, c'est bien vous, car je vous voyais déjà tous bien soumis, bien grégaires, bien irrémédiablement attachés à vous adapter à tout prix, envers et contre vous-mêmes. Déjà des prostitués, c'est vrai, dès l'âge de cinq ans. La putasserie universelle (basée sur le chantage à l'amour) se comprend et s'intègre très très tôt. Oui, c'est vrai, je vous voyais déjà sucer la bite du prof, comme vous sucez aujourd'hui celle du maire ou de votre supérieur hiérarchique ou de toute personne qui pourrait vous promouvoir.

Ô ce père — qui, je n'en crois mes yeux, à mon âge —, qui parle « ORIENTATION » à son fils, avec à la suite, la flopée de Dieux de l'État mortifères : MÉTIER, DIVISION DU TRAVAIL, ARGENT, CRÉDIT, RETRAITES, PEUR DU LENDEMAIN etc ... Ce père qui est donc mon propre père hier, et le père de mon père hier aussi. Ce père qui est pourtant mon alter-ego générationnel, qui souffrait avec moi de ces adultes qui nous tenaient les mêmes discours, et qui recommence, là, sous mes yeux : incroyable mais vrai ! C'est le dégoût, l’effroyable dégoût dans la gorge et l'envie de hurler. L'envie de le secouer, de l'exorciser. Mais c'est sous-estimer les Dieux du Capital et de l'État que de penser que je vais pouvoir faire quelque-chose. J'en ai bien des Dieux à opposer à tout ça, mais nous sommes trop peu nombreux à les plébisciter et à les faire monter sur le ring.

Oh ça fait bien des années que je le dis : je les ai vu tomber les uns après les autres, tomber à genoux aux pieds de tous les Dieux du Capital et de l'État. Et maintenant à 36 ans, si je prends le clavier pour écrire tout ça, c'est que, ça y est c'est consommé : ils sont vraiment TOUS tombés, ils sont TOUS perdus. Ils sont TOUS devenus des esclaves, des prétentieux, des « je suis ça », des possédés du démon de l'ARGENT et de tous les démons de cette société. Ils sont TOUS devenus des peureux, des pourris, des prostitués, des hypocrites, des traîtres, des fourbes, des vaniteux, des menteurs. Ils sont tous devenus QUELQUE-CHOSE, croyant bêtement devenir quelqu'un. Ils sont tous aliénés jusqu'au cœur de leur cœur, ils sont foutus. Je les vois prendre plaisir à porter des costumes, des cravates, à être à l'heure au boulot, à agir EXACTEMENT comme agissaient leur père et leur grand-père : bref, foutus. Leur plaisir est celui de reproduire, bref, l'unique bestialité du sexe, mais qui s'étend pour eux jusqu'à la mort.
Car tout ça commence par cette animalité liée à la reproduction sexuée, mais pour eux, ça ne s'arrête pas au coït et à la procréation, non, pendant tout ce qui leur reste de vie ensuite : ils bombardent la génération suivante de mauvais ferments (comme ils ont été bombardés de mauvais traitements). L'enfant est là, tout neuf, tout prêt à tout changer (comme eux auraient dû le faire), mais ils vont s'employer à le broyer, à le formater (comme eux ont été broyés-formatés-conditionnés), pour que cette promesse de changement soit le plus vite possible anéantie, pour se venger d'avoir été broyés par leurs parents et la société. On m'a niqué, je vais te niquer aussi ! Voilà leur seul programme ! On m'a forcé à rentrer dans la boîte, je vais t'y coller aussi DE FORCE.
Ô ma génération, tu es de la merde comme celles d'avant. Comme celles d'avant, tu es sans imagination, sans invention. Tu es tombée dans tous les pièges de la Propagande. Ce qui t'intéresse, comme ce qui intéressait aussi tes parents et tes grands-parents, c'est prendre ton petit pouvoir ridicule d'adulte, jouir que ça soit enfin à ton tour de dominer, de punir, de violer, de torturer, de donner la mesure. Jouir d'être le pourvoyeur, et donc jouir de jouer avec le manque et la peine dans l'autre. Jouir d'être un adulte, en connivence bien-sûr avec les autres adultes selon un « Réseau de mafiosi des adultes » (L. Bergeron). Vous (ma génération) êtes devenus les merdes que vous dénonciez hier, oui, y'a pas longtemps du tout, juste hier (mais vous avez oublié — c'était nécessaire d'oublier —). Oui, vous êtes devenus les notaires de merde, les avocats de merde, les flics de merde, les profs de merde, les agriculteurs de merde, les médecins de merde, les journalistes de merde, les marchands de merde, les pharmaciens de merde, les scientifiques de merde, les ouvriers de merde, les architectes de merde etc. Mais aussi les propriétaires de merde, les automobilistes de merde, etc. Vos parents allaient au boulot ! Vous trouviez ça bizarre et vous, vous alliez à l'école... Et voilà, alors que la vie avait donné au monde une nouvelle chance, vous ne l'avez pas saisie, et il ne s'est rien produit de plus qu'un cran de roue supplémentaire : vous allez au boulot et vos enfants vont à l'école. Vous (ma génération) êtes des merdes. Des effroyables merdes. La vie vous avait tout donné pour être en mesure d'inventer, de bifurquer, de rompre le mauvais sort du monde et vous avez craché dessus en vous conformant jusqu'au moindre atome de votre être (et en cherchant à nouveau à conformer celui qui vient). Et vous êtes devenus tous les mêmes, des clones, qui osent se croire singulier en prime. On peut pourtant prévoir tout ce que vous allez dire à chaque seconde. Pareil pour savoir ce que vous allez dire à vos enfants, y'a juste à prendre le lexique des formules toutes faites, tiré d'un bouquin qui s'appelle « Éternels parents stupides qui ne savent rien faire d'autres que se reproduire et reproduire (la violence) ».
Quand je vois des pères de mon âge, j'ai envie de les appeler "Papa". Oui je me sens l'enfant que j'ai été, car il parle exactement comme mon père, et comme tous les connards de père d'aujourd'hui et d'hier. C'est tout de même incroyable d'imiter à ce point-là ses parents et tous les parents du monde sans se sentir appelé à un sursaut, à faire totalement différemment. C'est tout de même incroyable d'embrasser la connerie avec une telle totalité sans sentir qu'on rate une opportunité. Car à chaque génération, vient un Kairos, un temps profond qui rompt Chronos, pour offrir une opportunité, mais qui n'est jamais transformée... Le fleuve des Enfer, l'Enfer social, emporte tout et tout le monde. Ô misère, te voilà. C'est ça l'Idée de misère. La misère universelle.
Oh je sais bien qu'on cherchera à m'attaquer en retour, en me disant qu'en ne (me) reproduisant pas de cette façon pourrie, qu'en honorant pas la roue qui tourne connement, ou à me croire différent, je vis pas, je n'ai pas de vie. A ceux qui me diraient ça, je leur réponds : laissez-moi rire. Laissez-moi rire d'oser penser que celui qui est hors du troupeau n'a pas de vie, quand il est le plus vivant de tous. Je vais parfois dans vos sinistres parcs humains qu'on nomme villes, et c'est là, c'est objectif, c'est sous mes yeux : une marée de morts-vivants partout, avec des poussettes, des doudous, des écoles, des commerces, des activités, des loisirs, et des cabas. Une marée d'humains déjà morts (car identiques aux précédents). On peut donc voir déjà les squelettes et les pierres tombales avec des épitaphes à la con, une marée humaine vide, insipide, sans rien à dire, qui ne vit pas. Car (se) reproduire ce n'est pas vivre. La reproduction est un court instant possible de la vie. Un court moment de sexualité, de gestation, de procréation et de soins post-nataux, et c'est tout (et non, pas d'ÉDUCATION, ça, c'est un Dieu mauvais qui a pris possession des êtres de cette société pourrie). Dans toute la création, on n'a jamais vu personne d'autres que ce con d'humain pour poursuivre la logique de reproduction aussi loin, de façon aussi perverse et destructrice. Si les animaux procréent et soignent leurs petits, l'être humain, lui, il ÉDUQUE, pour que sa société ne change jamais.

L'homme disparaît, meurt, en se reproduisant (et en éduquant) pour la raison suivante : il est impuissant politiquement et sur sa vie (à cause de la dictature dans laquelle il vit), donc, il voit dans sa progéniture, sa seule occasion de régner. Et il meurt donc, comme un mauvais Roi, comme meurent tous les Rois de ce monde, fussent-ils Louis XVI ou Papa du petit Nathan.
Celui qui vit, le seul qui vit vraiment est toujours celui qui n'est Roi de rien ici bas, car son Royaume n'est pas de ce monde.

Sylvain, le 14 avril 2017

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maman enfant ecole 600J'ai 36 ans et je n'ai toujours pas d'enfant de mon propre sang. Je pense donc que l'heure est venue, à cet âge, et sans enfant, de dire ce que je vois concernant ma génération.
En effet, j'ai plus que l'âge de faire des enfants, et donc, ceux de ma génération qui ont été précoces (qui en ont eu par exemple à 18-20 ans) ont déjà des enfants qui pourraient approcher la majorité. Donc, je suis témoin. Témoin de la débâcle et de l'horreur recommencée. Ça s'est reproduit...

Ô ma génération, tu as tout raté comme les autres avant toi ! Tu t'es reproduite mais surtout tu as reproduis sans intelligence : les violences et la trahison. Comment ai-je pu penser qu'elle ferait différemment ?
A chaque génération, une nouvelle occasion est donnée de rompre avec la reproduction de la violence, avec la trahison de sa progéniture au profit des lois de la Masse, en l'occurrence celle de l'État et du Capital. Mais ils (ceux de ma génération) le diront sûrement comme ça : « je n'ai pas eu le choix !! ». Mon cul, oui. Vous vous étiez bien aperçus que vos parents étaient tombés dans le panneau, vous vous étiez bien jurés de de faire différemment. Mais exactement comme une enfant de 10 ans qui dit qu'elle ne fumera jamais et qui se met à fumer à 14, vous avez couru au plus pressé : vous adapter à cette société affreuse pour avoir du fric, des plaisirs-à-la-con, et du faux-amour. Et de soumissions en soumissions, de soumissions qui demandent toujours davantage de soumissions, jamais vous n'avez tourné le volant pour rebrousser chemin. Vous finirez comme nos parents et grands-parents : aliénés à tout jamais, perdus à tout jamais dans les codes sociaux, votre être replié et racorni sous des tonnes et des tonnes d'immondices en provenance de la dictature capitaliste.
Quand j'en entends parler des Dieux du Capital et de l'État à leurs enfants, en exigeant la soumission de l'enfant à ces Dieux, ce qui me vient c'est l'envie de dire à ces personnes qui ont mon âge : est-ce bien vous ?!! Vous, qui étaient assis à côté de moi au collège !!? Est-ce bien vous qui avez souffert avec moi de la connerie des adultes ?! Nous sachions pourtant, vous et moi, d'un savoir d'or, que c'était des conneries... des énormes conneries à la source de toute la mort.

Ou bien peut-être, oui, c'est bien vous, car je vous voyais déjà tous bien soumis, bien grégaires, bien irrémédiablement attachés à vous adapter à tout prix, envers et contre vous-mêmes. Déjà des prostitués, c'est vrai, dès l'âge de cinq ans. La putasserie universelle (basée sur le chantage à l'amour) se comprend et s'intègre très très tôt. Oui, c'est vrai, je vous voyais déjà sucer la bite du prof, comme vous sucez aujourd'hui celle du maire ou de votre supérieur hiérarchique ou de toute personne qui pourrait vous promouvoir.

Ô ce père — qui, je n'en crois mes yeux, à mon âge —, qui parle « ORIENTATION » à son fils, avec à la suite, la flopée de Dieux de l'État mortifères : MÉTIER, DIVISION DU TRAVAIL, ARGENT, CRÉDIT, RETRAITES, PEUR DU LENDEMAIN etc ... Ce père qui est donc mon propre père hier, et le père de mon père hier aussi. Ce père qui est pourtant mon alter-ego générationnel, qui souffrait avec moi de ces adultes qui nous tenaient les mêmes discours, et qui recommence, là, sous mes yeux : incroyable mais vrai ! C'est le dégoût, l’effroyable dégoût dans la gorge et l'envie de hurler. L'envie de le secouer, de l'exorciser. Mais c'est sous-estimer les Dieux du Capital et de l'État que de penser que je vais pouvoir faire quelque-chose. J'en ai bien des Dieux à opposer à tout ça, mais nous sommes trop peu nombreux à les plébisciter et à les faire monter sur le ring.

Oh ça fait bien des années que je le dis : je les ai vu tomber les uns après les autres, tomber à genoux aux pieds de tous les Dieux du Capital et de l'État. Et maintenant à 36 ans, si je prends le clavier pour écrire tout ça, c'est que, ça y est c'est consommé : ils sont vraiment TOUS tombés, ils sont TOUS perdus. Ils sont TOUS devenus des esclaves, des prétentieux, des « je suis ça », des possédés du démon de l'ARGENT et de tous les démons de cette société. Ils sont TOUS devenus des peureux, des pourris, des prostitués, des hypocrites, des traîtres, des fourbes, des vaniteux, des menteurs. Ils sont tous devenus QUELQUE-CHOSE, croyant bêtement devenir quelqu'un. Ils sont tous aliénés jusqu'au cœur de leur cœur, ils sont foutus. Je les vois prendre plaisir à porter des costumes, des cravates, à être à l'heure au boulot, à agir EXACTEMENT comme agissaient leur père et leur grand-père : bref, foutus. Leur plaisir est celui de reproduire, bref, l'unique bestialité du sexe, mais qui s'étend pour eux jusqu'à la mort.
Car tout ça commence par cette animalité liée à la reproduction sexuée, mais pour eux, ça ne s'arrête pas au coït et à la procréation, non, pendant tout ce qui leur reste de vie ensuite : ils bombardent la génération suivante de mauvais ferments (comme ils ont été bombardés de mauvais traitements). L'enfant est là, tout neuf, tout prêt à tout changer (comme eux auraient dû le faire), mais ils vont s'employer à le broyer, à le formater (comme eux ont été broyés-formatés-conditionnés), pour que cette promesse de changement soit le plus vite possible anéantie, pour se venger d'avoir été broyés par leurs parents et la société. On m'a niqué, je vais te niquer aussi ! Voilà leur seul programme ! On m'a forcé à rentrer dans la boîte, je vais t'y coller aussi DE FORCE.
Ô ma génération, tu es de la merde comme celles d'avant. Comme celles d'avant, tu es sans imagination, sans invention. Tu es tombée dans tous les pièges de la Propagande. Ce qui t'intéresse, comme ce qui intéressait aussi tes parents et tes grands-parents, c'est prendre ton petit pouvoir ridicule d'adulte, jouir que ça soit enfin à ton tour de dominer, de punir, de violer, de torturer, de donner la mesure. Jouir d'être le pourvoyeur, et donc jouir de jouer avec le manque et la peine dans l'autre. Jouir d'être un adulte, en connivence bien-sûr avec les autres adultes selon un « Réseau de mafiosi des adultes » (L. Bergeron). Vous (ma génération) êtes devenus les merdes que vous dénonciez hier, oui, y'a pas longtemps du tout, juste hier (mais vous avez oublié — c'était nécessaire d'oublier —). Oui, vous êtes devenus les notaires de merde, les avocats de merde, les flics de merde, les profs de merde, les agriculteurs de merde, les médecins de merde, les journalistes de merde, les marchands de merde, les pharmaciens de merde, les scientifiques de merde, les ouvriers de merde, les architectes de merde etc. Mais aussi les propriétaires de merde, les automobilistes de merde, etc. Vos parents allaient au boulot ! Vous trouviez ça bizarre et vous, vous alliez à l'école... Et voilà, alors que la vie avait donné au monde une nouvelle chance, vous ne l'avez pas saisie, et il ne s'est rien produit de plus qu'un cran de roue supplémentaire : vous allez au boulot et vos enfants vont à l'école. Vous (ma génération) êtes des merdes. Des effroyables merdes. La vie vous avait tout donné pour être en mesure d'inventer, de bifurquer, de rompre le mauvais sort du monde et vous avez craché dessus en vous conformant jusqu'au moindre atome de votre être (et en cherchant à nouveau à conformer celui qui vient). Et vous êtes devenus tous les mêmes, des clones, qui osent se croire singulier en prime. On peut pourtant prévoir tout ce que vous allez dire à chaque seconde. Pareil pour savoir ce que vous allez dire à vos enfants, y'a juste à prendre le lexique des formules toutes faites, tiré d'un bouquin qui s'appelle « Éternels parents stupides qui ne savent rien faire d'autres que se reproduire et reproduire (la violence) ».
Quand je vois des pères de mon âge, j'ai envie de les appeler "Papa". Oui je me sens l'enfant que j'ai été, car il parle exactement comme mon père, et comme tous les connards de père d'aujourd'hui et d'hier. C'est tout de même incroyable d'imiter à ce point-là ses parents et tous les parents du monde sans se sentir appelé à un sursaut, à faire totalement différemment. C'est tout de même incroyable d'embrasser la connerie avec une telle totalité sans sentir qu'on rate une opportunité. Car à chaque génération, vient un Kairos, un temps profond qui rompt Chronos, pour offrir une opportunité, mais qui n'est jamais transformée... Le fleuve des Enfer, l'Enfer social, emporte tout et tout le monde. Ô misère, te voilà. C'est ça l'Idée de misère. La misère universelle.
Oh je sais bien qu'on cherchera à m'attaquer en retour, en me disant qu'en ne (me) reproduisant pas de cette façon pourrie, qu'en honorant pas la roue qui tourne connement, ou à me croire différent, je vis pas, je n'ai pas de vie. A ceux qui me diraient ça, je leur réponds : laissez-moi rire. Laissez-moi rire d'oser penser que celui qui est hors du troupeau n'a pas de vie, quand il est le plus vivant de tous. Je vais parfois dans vos sinistres parcs humains qu'on nomme villes, et c'est là, c'est objectif, c'est sous mes yeux : une marée de morts-vivants partout, avec des poussettes, des doudous, des écoles, des commerces, des activités, des loisirs, et des cabas. Une marée d'humains déjà morts (car identiques aux précédents). On peut donc voir déjà les squelettes et les pierres tombales avec des épitaphes à la con, une marée humaine vide, insipide, sans rien à dire, qui ne vit pas. Car (se) reproduire ce n'est pas vivre. La reproduction est un court instant possible de la vie. Un court moment de sexualité, de gestation, de procréation et de soins post-nataux, et c'est tout (et non, pas d'ÉDUCATION, ça, c'est un Dieu mauvais qui a pris possession des êtres de cette société pourrie). Dans toute la création, on n'a jamais vu personne d'autres que ce con d'humain pour poursuivre la logique de reproduction aussi loin, de façon aussi perverse et destructrice. Si les animaux procréent et soignent leurs petits, l'être humain, lui, il ÉDUQUE, pour que sa société ne change jamais.

L'homme disparaît, meurt, en se reproduisant (et en éduquant) pour la raison suivante : il est impuissant politiquement et sur sa vie (à cause de la dictature dans laquelle il vit), donc, il voit dans sa progéniture, sa seule occasion de régner. Et il meurt donc, comme un mauvais Roi, comme meurent tous les Rois de ce monde, fussent-ils Louis XVI ou Papa du petit Nathan.
Celui qui vit, le seul qui vit vraiment est toujours celui qui n'est Roi de rien ici bas, car son Royaume n'est pas de ce monde.

Sylvain, le 14 avril 2017

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« L'école est une usine » [vidéo]http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/videos/494-l-ecole-est-une-usine-videohttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170414_002235___L_ecole_est_une_usine____video_Thu, 13 Apr 2017 22:22:35 +0000

Même si dans cette vidéo il y a une malsaine obsession du devenir et du réussir, au moins la définition de ce qu'est réussir est juste.

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Même si dans cette vidéo il y a une malsaine obsession du devenir et du réussir, au moins la définition de ce qu'est réussir est juste.

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Frères de Taizé, vous vivez réellement de votre travail ?!!http://descolarisation.org/index.php/accueil/autonomie-veritable/493-freres-de-taize-vous-vivez-reellement-de-votre-travailhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170410_122107_Freres_de_Taize__vous_vivez_reellement_de_votre_travail____Mon, 10 Apr 2017 10:21:07 +0000

taizéA l'attention des frères de Taizé,

Je suis toujours surpris et blessé au plus profond de découvrir à quel point des chrétiens vénèrent continuellement les Dieux du Capital et de l'État.

Je peux lire sur le site internet de Taizé : « Les frères de la communauté de Taizé vivent de leur seul travail » — mention que j'ai d'ailleurs toujours entendue depuis que j'ai connu Taizé en 2005.

Premièrement qu'est-ce que « le travail » ? Et que signifie « vivre de son travail » ? N'est-ce pas 2 Dieux invoqués du Capital et de l'État ?

Iriez-vous aussi comme une majorité de Chrétien nous parler du Dieu des ÉLECTIONS ou du Dieu de L'ÉDUCATION NATIONALE sans plus de recul que ça ? Iriez-vous aussi à bénir des Smartphones ou des cartables d'écolier comme certains Chrétiens (prêtres) ? Vivre en Christ ou vivre dans le Capital et l'État me paraît radicalement opposé et je suis toujours surpris de comment une majorité de chrétien honorent beaucoup d'autres Dieux que Jésus Christ (pris au sein du Capital et de l'État).

Deuxièmement, il me semble que c'est faux, j'y vois une sorte de Mensonge pur et dur, vous ne vivez pas de votre seul travail, vous vivez en grande partie de L'ARGENT généré par ce travail. Par l'intermédiaire de « la boutique », vous êtes des marchands et d'ailleurs vous avez des esclaves (que l'on nomme : "employés" à cette époque). Je pense que quand un homme ou un groupe d'homme se met à avoir des esclaves à son service, un seuil spirituel gravissime a été franchi (qui contient une Némésis).

Je crois savoir que le travail de la poterie vous permet effectivement de manger dans votre propre vaisselle en terre cuite et que quelques frères cultivent la terre (+ d'autres sortes de travaux que j'oublie certainement, auto-construction et bois de chauffage peut-être). Pour cette catégorie de travaux uniquement, vous pouvez envisager de dire que vous vivez de ce vous faites. C'est-à-dire que — sur ces points uniquement — vous tirez vous-mêmes ce qui vous fait vivre de la terre ou vous tendez vers ça.

Pour le reste, vous vous en remettez au Dieu ARGENT (Mammon), vous êtes dépendant de lui et donc travaillez pour lui (et pourtant « nul ne peut servir deux maîtres »).

Ce qui me gène le plus dans tout ça, c'est que vous avez pris tel quel le concept frauduleux et mensonger de la société capitaliste en parlant de « vivre de son travail ». Pour cette société affreuse, injuste et mortifère (et donc apparemment pour vous également, frères de Taizé) : vit de son travail (est "autonome"), celui qui échange son travail contre de l'argent, suffisamment pour subvenir à ses besoins (besoins qui contiennent toujours le superflu que la Propagande nous fait mettre dans les besoins). [Cette vision fausse et faussée du « vivre de son travail » est la première chose qu'on apprend à l'École — dans le système de Propagande numéro un du système ]

Du point de vue la Bible, et non, du système capitaliste : vit de son travail (est réellement autonome), celui qui tire directement de la terre sa subsistance, sans faire peser sur d'autres ses besoins, ou sans s'en remettre à quelconque Système, à fortiori sans en passer par Mammon.

Si vous étiez juste vis à vis de la bible (et de vous mêmes et de nous), il vous faudrait nous donner les deux parts à partir de : « nous vivons de notre seul travail ». "Nous vivons de notre seul travail pour telle part, et nous dépendons encore du système (lié à Mammon) pour telle autre part". Et de cette façon, ça présente les choses de façon beaucoup plus dynamique, car ça permet ensuite d'être appelé à dire quel est l'effort et la direction prise pour augmenter la première part et faire diminuer la seconde (sinon c'est vraiment trop confortable et facile !). Et ce mouvement, je pense, est le seul qui soit réellement profitable en terme de solidarité humaine. Détruire peu à peu Mammon pour soi, est le meilleur moyen d'aider les autres, également aux prises avec Mammon. Car lorsque nous sommes tous aux prises avec Mammon, notre lien, donc notre religion (et nos relations), sont aussi en Mammon. Quand certains rompent le fil qui les lie à Mammon pour chercher Dieu, alors seulement le lien qui unit les hommes peut commencer d'exister en Dieu, Dieu peut se répandre, et gagner du terrain sur Mammon.
Alors plutôt que de chercher à aider des gens qui habitent à des milliers de kilomètres, plutôt que de prendre sans arrêt l'avion (pour polluer) et soi-disant aller aider les autres : je vous invite à cesser de penser que vous vivez de votre seul travail pour vous mettre en chemin pour vivre effectivement de votre travail, pour augmenter chaque jour la part réelle du « nous vivons de notre travail » mais pas au sens de l'argent récolté, mais au sens de ce que vous tirez vous-mêmes et transformez de votre environnement immédiat (en le respectant et en l'aggradant, il va de soi). Bref, faire diminuer chaque jour la part liée au système de mort (Mammon).
Et puis, surtout, à l'avenir être sincère avec tout ça, au lieu de balancer facilement une petite formule du système capitaliste pour vous en laver les mains à peu de frais, et pour passer pour des valeureux et des vertueux aux yeux de la majorité (qui est totalement rompue aux Dieux du Capital et de l'État — et perdue —).

Très bons sentiments par ailleurs,

Sylvain Rochex, 10 avril 2017

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taizéA l'attention des frères de Taizé,

Je suis toujours surpris et blessé au plus profond de découvrir à quel point des chrétiens vénèrent continuellement les Dieux du Capital et de l'État.

Je peux lire sur le site internet de Taizé : « Les frères de la communauté de Taizé vivent de leur seul travail » — mention que j'ai d'ailleurs toujours entendue depuis que j'ai connu Taizé en 2005.

Premièrement qu'est-ce que « le travail » ? Et que signifie « vivre de son travail » ? N'est-ce pas 2 Dieux invoqués du Capital et de l'État ?

Iriez-vous aussi comme une majorité de Chrétien nous parler du Dieu des ÉLECTIONS ou du Dieu de L'ÉDUCATION NATIONALE sans plus de recul que ça ? Iriez-vous aussi à bénir des Smartphones ou des cartables d'écolier comme certains Chrétiens (prêtres) ? Vivre en Christ ou vivre dans le Capital et l'État me paraît radicalement opposé et je suis toujours surpris de comment une majorité de chrétien honorent beaucoup d'autres Dieux que Jésus Christ (pris au sein du Capital et de l'État).

Deuxièmement, il me semble que c'est faux, j'y vois une sorte de Mensonge pur et dur, vous ne vivez pas de votre seul travail, vous vivez en grande partie de L'ARGENT généré par ce travail. Par l'intermédiaire de « la boutique », vous êtes des marchands et d'ailleurs vous avez des esclaves (que l'on nomme : "employés" à cette époque). Je pense que quand un homme ou un groupe d'homme se met à avoir des esclaves à son service, un seuil spirituel gravissime a été franchi (qui contient une Némésis).

Je crois savoir que le travail de la poterie vous permet effectivement de manger dans votre propre vaisselle en terre cuite et que quelques frères cultivent la terre (+ d'autres sortes de travaux que j'oublie certainement, auto-construction et bois de chauffage peut-être). Pour cette catégorie de travaux uniquement, vous pouvez envisager de dire que vous vivez de ce vous faites. C'est-à-dire que — sur ces points uniquement — vous tirez vous-mêmes ce qui vous fait vivre de la terre ou vous tendez vers ça.

Pour le reste, vous vous en remettez au Dieu ARGENT (Mammon), vous êtes dépendant de lui et donc travaillez pour lui (et pourtant « nul ne peut servir deux maîtres »).

Ce qui me gène le plus dans tout ça, c'est que vous avez pris tel quel le concept frauduleux et mensonger de la société capitaliste en parlant de « vivre de son travail ». Pour cette société affreuse, injuste et mortifère (et donc apparemment pour vous également, frères de Taizé) : vit de son travail (est "autonome"), celui qui échange son travail contre de l'argent, suffisamment pour subvenir à ses besoins (besoins qui contiennent toujours le superflu que la Propagande nous fait mettre dans les besoins). [Cette vision fausse et faussée du « vivre de son travail » est la première chose qu'on apprend à l'École — dans le système de Propagande numéro un du système ]

Du point de vue la Bible, et non, du système capitaliste : vit de son travail (est réellement autonome), celui qui tire directement de la terre sa subsistance, sans faire peser sur d'autres ses besoins, ou sans s'en remettre à quelconque Système, à fortiori sans en passer par Mammon.

Si vous étiez juste vis à vis de la bible (et de vous mêmes et de nous), il vous faudrait nous donner les deux parts à partir de : « nous vivons de notre seul travail ». "Nous vivons de notre seul travail pour telle part, et nous dépendons encore du système (lié à Mammon) pour telle autre part". Et de cette façon, ça présente les choses de façon beaucoup plus dynamique, car ça permet ensuite d'être appelé à dire quel est l'effort et la direction prise pour augmenter la première part et faire diminuer la seconde (sinon c'est vraiment trop confortable et facile !). Et ce mouvement, je pense, est le seul qui soit réellement profitable en terme de solidarité humaine. Détruire peu à peu Mammon pour soi, est le meilleur moyen d'aider les autres, également aux prises avec Mammon. Car lorsque nous sommes tous aux prises avec Mammon, notre lien, donc notre religion (et nos relations), sont aussi en Mammon. Quand certains rompent le fil qui les lie à Mammon pour chercher Dieu, alors seulement le lien qui unit les hommes peut commencer d'exister en Dieu, Dieu peut se répandre, et gagner du terrain sur Mammon.
Alors plutôt que de chercher à aider des gens qui habitent à des milliers de kilomètres, plutôt que de prendre sans arrêt l'avion (pour polluer) et soi-disant aller aider les autres : je vous invite à cesser de penser que vous vivez de votre seul travail pour vous mettre en chemin pour vivre effectivement de votre travail, pour augmenter chaque jour la part réelle du « nous vivons de notre travail » mais pas au sens de l'argent récolté, mais au sens de ce que vous tirez vous-mêmes et transformez de votre environnement immédiat (en le respectant et en l'aggradant, il va de soi). Bref, faire diminuer chaque jour la part liée au système de mort (Mammon).
Et puis, surtout, à l'avenir être sincère avec tout ça, au lieu de balancer facilement une petite formule du système capitaliste pour vous en laver les mains à peu de frais, et pour passer pour des valeureux et des vertueux aux yeux de la majorité (qui est totalement rompue aux Dieux du Capital et de l'État — et perdue —).

Très bons sentiments par ailleurs,

Sylvain Rochex, 10 avril 2017

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Sur le champ de bataille des Dieux (II) - émission radio du 06/04http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/19-radio/492-sur-le-champ-de-bataille-des-dieux-ii-emission-radio-du-06-04http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170409_090350_Sur_le_champ_de_bataille_des_Dieux__II__-_emission_radio_du_06_04Sun, 09 Apr 2017 07:03:50 +0000

Le 6 avril dernier, sur Radio Grésivaudan, nous avons poursuivi avec le thème précédent, nous nous sommes encore placés sur le champ de bataille des Dieux grâce au livre « Signes Annonciateurs d'Orages » des Éditions Pontcerq. Écoutez cette nouvelle émission de 1h20 avec le player ci-dessous Nous démontons tous les Dieux de l'État pour aller vers les nouveaux Dieux antagoniques.

Si on vous conseille UN SEUL LIVRE ces derniers temps c'est celui-ci (S.A.O), (et nous lisons beaucoup de choses géniales et profondes tous les jours, mais quand ça sort du lot, ça sort, c'est comme ça) — nb : les éditions Pontcerq et l'ensemble de leurs publications sont également fortes étonnantes... Il semble y'avoir avec eux, le courage de la vérité et la philosophie politique anarchiste en acte façon « comité invisible — inculpés de Tarnac » mais additionnés à la transcendance, aux rêves, à la magie, à la poésie, aux Dieux et à la folie littéraire (une forme de surréalisme).

sao

POUR REJOINDRE NOS ANCIENNES ÉMISSIONS CLIQUEZ ICI

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Le 6 avril dernier, sur Radio Grésivaudan, nous avons poursuivi avec le thème précédent, nous nous sommes encore placés sur le champ de bataille des Dieux grâce au livre « Signes Annonciateurs d'Orages » des Éditions Pontcerq. Écoutez cette nouvelle émission de 1h20 avec le player ci-dessous Nous démontons tous les Dieux de l'État pour aller vers les nouveaux Dieux antagoniques.

Si on vous conseille UN SEUL LIVRE ces derniers temps c'est celui-ci (S.A.O), (et nous lisons beaucoup de choses géniales et profondes tous les jours, mais quand ça sort du lot, ça sort, c'est comme ça) — nb : les éditions Pontcerq et l'ensemble de leurs publications sont également fortes étonnantes... Il semble y'avoir avec eux, le courage de la vérité et la philosophie politique anarchiste en acte façon « comité invisible — inculpés de Tarnac » mais additionnés à la transcendance, aux rêves, à la magie, à la poésie, aux Dieux et à la folie littéraire (une forme de surréalisme).

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Mille arguments contre la laïcité, en voici un :http://descolarisation.org/index.php/accueil/propagande-nationale/491-mille-arguments-contre-la-laicite-en-voici-unhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170408_093227_Mille_arguments_contre_la_laicite__en_voici_un__Sat, 08 Apr 2017 07:32:27 +0000

zemmourMais il me faut d'abord passer sur l'argument de l'impossibilité de pouvoir objectivement savoir ce qui relève d'une croyance ou non et m'en tenir aux religions et croyances officiellement (et bêtement) désignées en tant que telles par la société. Cet argument — contre la laïcité — étant écarté, on arrive sur un os dont personne ne parle que je vais détailler ci-après.
Ce que je vais dire relève d'une évidence, mais dans un monde à l'envers, ce qui est évident ne l'est jamais.
Je vais prendre en premier exemple une des religions les plus attaquées de nos jours.

Ça tient finalement en peu de mot : si vous êtes POUR l'islam et les musulmans, soit que vous êtes musulmans ou soit que vous êtes sympathisants et que vous souhaitez vous exprimer publiquement en faveur de cette religion, ou même simplement de façon amicale et pour transmettre de la connaissance, on va vous objecter le principe de laïcité, en vous disant que tout ce qui vous anime n'a de place qu'en privé, et non en public.
Mais en revanche, si vous êtes CONTRE l'islam et les musulmans, et que vous souhaitez vous exprimer dans ce sens, le principe de la laïcité ne vous sera pas opposé, ou, disons, infiniment moins. Ben oui, car chier sur une religion fait de vous un potentiel athée revendiqué, ce qui est l'attendu du système (car c'est la meilleure façon d'être ensuite parfaitement disponible pour toutes les croyances et Dieux liés au capitalisme — que ce dernier s'échine à ne pas vous présenter en tant que tels). En photo ci-dessus, Éric Zemmour, un personnage médiatique très laïc !

Voilà donc une conséquence de la Laïcité dont personne ne parle : ce qui restera en public comme discours sur la religion ne sera plus que des discours de haine à l'endroit de chaque religion. Des anti-chrétiens pourront s'en donner à cœur joie, pendant que plus aucun chrétien ne pourra dire son amour pour telle ou telle partie du nouveau testament. Discourir avec amour sur le texte des béatitudes du Christ: c'est pas du tout laïc mais alors pas du tout ! mais chier sur les chrétiens et sur cette religion : c'est assez laïc ! Ça rentre facilement dans le cadre de la laïcité. Et ceci est valable pour toutes les religions : leur chier dessus sera toujours infiniment plus laïc que les promouvoir ou même simplement en parler amicalement. Ainsi : la laïcité ne peut que faire grandir la haine entre les religieux et in fine entre les gens (car contrairement à ce que dit Mélenchon : 100% de la population est religieuse, qu'elle le sache ou non). Avec la laïcité, toutes les expressions d'amour issues de croyances et religions disparaissent du champ du visible pour devenir invisibles, tandis que toutes les expressions de haines et de rejets provoqués par les religions deviennent, elles, visibles et peuvent se répandre. Mais à part ça, on ose vous dire que la laïcité est au service de la paix entre les religions et de la tolérance des croyances de chacun...
Avec la laïcité, c'est la ferveur d'amour qui est évincée en permanence au profit de la ferveur de haine. Le POUR est assassiné au profit du CONTRE. Personne ne pense à opposer la laïcité à quelqu'un qui chie sur les musulmans en public. Non, parce que cette personne apparaît comme non-religieuse. On critiquera peut-être (un peu) cette personne, mais pratiquement jamais on va lui opposer la laïcité ! Par contre, on oppose la laïcité à celui qui aime l'islam et qui veut le dire (idem pour les autres religions).

Bon, et puis je termine sur l'argument sur lequel je suis passé au début : on oppose bien-sûr jamais la laïcité aux apologues et dévots de toutes sortes des croyances et des religions du Capital et de l'État...

Donc, Laïcité = diffusion permanente de l'intolérance et de la haine à l'égard de la religion des autres — l'amour, lui, est renvoyé à l'espace privé (donc rendu invisible) —  et diffusion permanente du culte des religions du Capital et de l'État (Mammon — l'argent — en tête).

Sylvain Rochex - 7 avril 2017

Texte relayé par La TVNet Citoyenne

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zemmourMais il me faut d'abord passer sur l'argument de l'impossibilité de pouvoir objectivement savoir ce qui relève d'une croyance ou non et m'en tenir aux religions et croyances officiellement (et bêtement) désignées en tant que telles par la société. Cet argument — contre la laïcité — étant écarté, on arrive sur un os dont personne ne parle que je vais détailler ci-après.
Ce que je vais dire relève d'une évidence, mais dans un monde à l'envers, ce qui est évident ne l'est jamais.
Je vais prendre en premier exemple une des religions les plus attaquées de nos jours.

Ça tient finalement en peu de mot : si vous êtes POUR l'islam et les musulmans, soit que vous êtes musulmans ou soit que vous êtes sympathisants et que vous souhaitez vous exprimer publiquement en faveur de cette religion, ou même simplement de façon amicale et pour transmettre de la connaissance, on va vous objecter le principe de laïcité, en vous disant que tout ce qui vous anime n'a de place qu'en privé, et non en public.
Mais en revanche, si vous êtes CONTRE l'islam et les musulmans, et que vous souhaitez vous exprimer dans ce sens, le principe de la laïcité ne vous sera pas opposé, ou, disons, infiniment moins. Ben oui, car chier sur une religion fait de vous un potentiel athée revendiqué, ce qui est l'attendu du système (car c'est la meilleure façon d'être ensuite parfaitement disponible pour toutes les croyances et Dieux liés au capitalisme — que ce dernier s'échine à ne pas vous présenter en tant que tels). En photo ci-dessus, Éric Zemmour, un personnage médiatique très laïc !

Voilà donc une conséquence de la Laïcité dont personne ne parle : ce qui restera en public comme discours sur la religion ne sera plus que des discours de haine à l'endroit de chaque religion. Des anti-chrétiens pourront s'en donner à cœur joie, pendant que plus aucun chrétien ne pourra dire son amour pour telle ou telle partie du nouveau testament. Discourir avec amour sur le texte des béatitudes du Christ: c'est pas du tout laïc mais alors pas du tout ! mais chier sur les chrétiens et sur cette religion : c'est assez laïc ! Ça rentre facilement dans le cadre de la laïcité. Et ceci est valable pour toutes les religions : leur chier dessus sera toujours infiniment plus laïc que les promouvoir ou même simplement en parler amicalement. Ainsi : la laïcité ne peut que faire grandir la haine entre les religieux et in fine entre les gens (car contrairement à ce que dit Mélenchon : 100% de la population est religieuse, qu'elle le sache ou non). Avec la laïcité, toutes les expressions d'amour issues de croyances et religions disparaissent du champ du visible pour devenir invisibles, tandis que toutes les expressions de haines et de rejets provoqués par les religions deviennent, elles, visibles et peuvent se répandre. Mais à part ça, on ose vous dire que la laïcité est au service de la paix entre les religions et de la tolérance des croyances de chacun...
Avec la laïcité, c'est la ferveur d'amour qui est évincée en permanence au profit de la ferveur de haine. Le POUR est assassiné au profit du CONTRE. Personne ne pense à opposer la laïcité à quelqu'un qui chie sur les musulmans en public. Non, parce que cette personne apparaît comme non-religieuse. On critiquera peut-être (un peu) cette personne, mais pratiquement jamais on va lui opposer la laïcité ! Par contre, on oppose la laïcité à celui qui aime l'islam et qui veut le dire (idem pour les autres religions).

Bon, et puis je termine sur l'argument sur lequel je suis passé au début : on oppose bien-sûr jamais la laïcité aux apologues et dévots de toutes sortes des croyances et des religions du Capital et de l'État...

Donc, Laïcité = diffusion permanente de l'intolérance et de la haine à l'égard de la religion des autres — l'amour, lui, est renvoyé à l'espace privé (donc rendu invisible) —  et diffusion permanente du culte des religions du Capital et de l'État (Mammon — l'argent — en tête).

Sylvain Rochex - 7 avril 2017

Texte relayé par La TVNet Citoyenne

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Le journal -Moins ! , sur l'habiterhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/490-le-journal-moins-sur-l-habiterhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170406_100438_Le_journal_-Moins_____sur_l_habiterThu, 06 Apr 2017 08:04:38 +0000

Le nouveau -Moins ! vient de paraître traitant d'un sujet phare que l'on aborde souvent ici (notre article sur l'habitat) :

moins

Je me doute fort que pour remettre de l'ordre dans ce problème, la source principale est, comme pour nous, Ivan Illich

-Moins ! : http://www.achetezmoins.ch/

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Le nouveau -Moins ! vient de paraître traitant d'un sujet phare que l'on aborde souvent ici (notre article sur l'habitat) :

moins

Je me doute fort que pour remettre de l'ordre dans ce problème, la source principale est, comme pour nous, Ivan Illich

-Moins ! : http://www.achetezmoins.ch/

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Lettre n°95 de 'Éducation Authentique'http://descolarisation.org/index.php/accueil/domination-etat-adulte-enfant-autorite/489-lettre-n-95-de-education-authentiquehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170405_111319_Lettre_n_95_de__Education_Authentique_Wed, 05 Apr 2017 09:13:19 +0000

{pdf=http://www.education-authentique.org/uploads/PDF_LEA/LEA_95.pdf|900|600}

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La courgettehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/488-la-courgettehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170401_202630_La_courgetteSat, 01 Apr 2017 18:26:30 +0000

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L'été, de mars à novembre !http://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/487-l-ete-de-mars-a-novembrehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170331_093846_L_ete__de_mars_a_novembre__Fri, 31 Mar 2017 07:38:46 +0000

tulipe adreyC'est possible ! En faisant comme les oiseaux migrateurs ?! En allant vivre dans un « pays chaud» ? Non, simplement en vivant dans la nature et en cultivant la terre !

Depuis l'avènement de la société moderne urbanisée où les individus sont prolétarisés, de nouvelles définitions de l'été sont apparues. Il ne s'agit plus seulement des mois les plus chauds de l'année où les jours sont les plus longs. L'été est devenu un ensemble de sensations qui existent par opposition au reste de l'année, bref UNE ESTHÉTIQUE particulière, propre à l'été.
Tentons de la décrire un peu cette esthétique.
L'été, la sensation de liberté est plus grande pour beaucoup de raisons que je ne vais pas lister ici (vous pouvez les lister pour vous-même). L'été, le soleil frappe notre peau et nos yeux pour notre plus grand plaisir. L'été, notre contact avec les éléments naturels est plus élevé : avec la terre, l'eau, les végétaux, les minéraux, le feu. L'été, nous cueillons des plantes et des fruits, nous nous intéressons au vivant beaucoup plus que le reste de l'année. L'été, nous nous reposons dans des hamacs dans des environnements bucoliques. L'été, nous marchons pieds nus. L'été, nous nous retrouvons autour d'un feu de camp avec des amis à faire griller des brochettes. L'été, c'est les « les beaux jours », nous nous sentons mieux, avec plus d'énergie et d'optimisme. L'été, nous prenons plaisir à transpirer, à être peu vêtu. Tout ça, et mille et un autres détails de cette esthétique de « l'été » vécu par l'homme occidental prolétarisé.
« L'été », ça passe vite. A peine le temps d'entrevoir la queue d'un bout du cosmos, à peine le temps de se sentir vivant, que la roue tourne, que les choses changent. Rapidement, à peine le temps de faire trois tours pieds nus dans l'herbe grasse avec les grillons, et on entend déjà au loin les pas lourds et terrifiants du Dieu de LA RENTRÉE. Pour l'homme occidental prolétarisé « l'été » est exactement comme une éjaculation : intense, prodigieux, mais trop court, à peine le temps d'y penser, pas le temps d'y penser que c'est déjà fini. Ça passe comme un rêve.

Mais pour l'homme occidental qui réalise ce que certains nomment un « retour à la terre », cette esthétique de l'été, celle qu'il a connue pendant toute son enfance, seulement du 1er juillet au 31 août, se déploie soudainement et magistralement de mars à novembre (voire décembre pour l'année 2016).
Quelle abyssale surprise ! Aussi heureuse que révoltante et rageante tant elle renseigne sur un éventuel gâchis pour soi et pour les autres.

Être actif dehors permet d'élever suffisamment sa température corporelle pour que les 7 - 17 degrés Celsius printaniers ou automnaux soient l'équivalent de 25 - 30 degrés à l'ombre l'été dans un hamac. Deuxièmement, au contact continuel de la nature, on devient sensible à des milliards de détails, et la nature de mars ou de novembre devient aussi foisonnante qu'une nature en plein mois d'août pour un estivant-prolétaire. Magique !

Alors pour tous ceux qui hésitent encore à faire le pas de ce fameux « retour à la terre », n'est-ce pas là, une des idées les plus tentantes qui soient : optez pour « l'été, de mars à novembre ! » C'est possible !

Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, retrouvez vos amis pour des feux de camp réguliers avec musique, chants, danses, et grillades. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, marchez pieds-nus sur la terre ferme, et grimpez aux arbres. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, courrez en petite tenue dans la forêt et regardez les fleurs et les animaux. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, gorgez-vous de soleil chaque jour de beau temps, y compris sur la nuque, les mollets et les avants-bras. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, retrouvez la vie que vous viviez enfant : seulement "pendant les vacances d'été", libéré de la prison scolaire et des injonctions permanentes, au contact approfondi avec les éléments du cosmos. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, faites de toutes vos journées des équivalents de vos "après-midi à la campagne chez Mamie" quand vous étiez petit. Faites que ces échantillons de vraie vie entrevus pendant l'enfance deviennent votre quotidien jusqu'à la mort.

On vous a mis en boîte ! De temps en temps — entre le 1er juillet et le 31 août —, le maître soulève un peu le couvercle quelques instants, et c'est « l'été » !!
Il faut sortir de la boîte car c'est tout le temps l'été quand on sort de la boîte !

Ces quelques semaines de rêve quand vous étiez petit... : c'était aussi quelques semaines à rêver que la vie pourrait être toujours ainsi : de branches en branches, dans la nature, au soleil... ou sous la pluie à faire des courses d'escargots ! Eh bien, la vie peut être toujours ainsi, en quittant les villes, en se déscolarisant, en faisant « un retour à la terre ». On peut découvrir cette chose incroyable : L'ÉTÉ, TOUTE L'ANNÉE ! L'été de mars à novembre !
Parfois les choses se présentent bien même dès le mois de février et ça tire jusqu'en décembre (mois où l'on plante des arbres)... Faisant apparaître : un seul mois, — janvier — pour légitimement (dans le cas présent) se retirer, jeûner, attendre, se protéger, se réchauffer, se calfeutrer, hiberner... Et un seul mois comme ça, devient tout aussi merveilleux que tout le reste de l'année.

Sylvain Rochex — le 30 mars 2017 — l'été est déjà bien là.
C'est tout pour aujourd'hui, je file au jardin.

Photo ci-dessus : une tulipe le 30/03 chez moi à l'Adrey.

Texte relayé par Les Moutons Enragés.

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tulipe adreyC'est possible ! En faisant comme les oiseaux migrateurs ?! En allant vivre dans un « pays chaud» ? Non, simplement en vivant dans la nature et en cultivant la terre !

Depuis l'avènement de la société moderne urbanisée où les individus sont prolétarisés, de nouvelles définitions de l'été sont apparues. Il ne s'agit plus seulement des mois les plus chauds de l'année où les jours sont les plus longs. L'été est devenu un ensemble de sensations qui existent par opposition au reste de l'année, bref UNE ESTHÉTIQUE particulière, propre à l'été.
Tentons de la décrire un peu cette esthétique.
L'été, la sensation de liberté est plus grande pour beaucoup de raisons que je ne vais pas lister ici (vous pouvez les lister pour vous-même). L'été, le soleil frappe notre peau et nos yeux pour notre plus grand plaisir. L'été, notre contact avec les éléments naturels est plus élevé : avec la terre, l'eau, les végétaux, les minéraux, le feu. L'été, nous cueillons des plantes et des fruits, nous nous intéressons au vivant beaucoup plus que le reste de l'année. L'été, nous nous reposons dans des hamacs dans des environnements bucoliques. L'été, nous marchons pieds nus. L'été, nous nous retrouvons autour d'un feu de camp avec des amis à faire griller des brochettes. L'été, c'est les « les beaux jours », nous nous sentons mieux, avec plus d'énergie et d'optimisme. L'été, nous prenons plaisir à transpirer, à être peu vêtu. Tout ça, et mille et un autres détails de cette esthétique de « l'été » vécu par l'homme occidental prolétarisé.
« L'été », ça passe vite. A peine le temps d'entrevoir la queue d'un bout du cosmos, à peine le temps de se sentir vivant, que la roue tourne, que les choses changent. Rapidement, à peine le temps de faire trois tours pieds nus dans l'herbe grasse avec les grillons, et on entend déjà au loin les pas lourds et terrifiants du Dieu de LA RENTRÉE. Pour l'homme occidental prolétarisé « l'été » est exactement comme une éjaculation : intense, prodigieux, mais trop court, à peine le temps d'y penser, pas le temps d'y penser que c'est déjà fini. Ça passe comme un rêve.

Mais pour l'homme occidental qui réalise ce que certains nomment un « retour à la terre », cette esthétique de l'été, celle qu'il a connue pendant toute son enfance, seulement du 1er juillet au 31 août, se déploie soudainement et magistralement de mars à novembre (voire décembre pour l'année 2016).
Quelle abyssale surprise ! Aussi heureuse que révoltante et rageante tant elle renseigne sur un éventuel gâchis pour soi et pour les autres.

Être actif dehors permet d'élever suffisamment sa température corporelle pour que les 7 - 17 degrés Celsius printaniers ou automnaux soient l'équivalent de 25 - 30 degrés à l'ombre l'été dans un hamac. Deuxièmement, au contact continuel de la nature, on devient sensible à des milliards de détails, et la nature de mars ou de novembre devient aussi foisonnante qu'une nature en plein mois d'août pour un estivant-prolétaire. Magique !

Alors pour tous ceux qui hésitent encore à faire le pas de ce fameux « retour à la terre », n'est-ce pas là, une des idées les plus tentantes qui soient : optez pour « l'été, de mars à novembre ! » C'est possible !

Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, retrouvez vos amis pour des feux de camp réguliers avec musique, chants, danses, et grillades. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, marchez pieds-nus sur la terre ferme, et grimpez aux arbres. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, courrez en petite tenue dans la forêt et regardez les fleurs et les animaux. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, gorgez-vous de soleil chaque jour de beau temps, y compris sur la nuque, les mollets et les avants-bras. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, retrouvez la vie que vous viviez enfant : seulement "pendant les vacances d'été", libéré de la prison scolaire et des injonctions permanentes, au contact approfondi avec les éléments du cosmos. Dès le mois de mars et jusqu'en novembre, faites de toutes vos journées des équivalents de vos "après-midi à la campagne chez Mamie" quand vous étiez petit. Faites que ces échantillons de vraie vie entrevus pendant l'enfance deviennent votre quotidien jusqu'à la mort.

On vous a mis en boîte ! De temps en temps — entre le 1er juillet et le 31 août —, le maître soulève un peu le couvercle quelques instants, et c'est « l'été » !!
Il faut sortir de la boîte car c'est tout le temps l'été quand on sort de la boîte !

Ces quelques semaines de rêve quand vous étiez petit... : c'était aussi quelques semaines à rêver que la vie pourrait être toujours ainsi : de branches en branches, dans la nature, au soleil... ou sous la pluie à faire des courses d'escargots ! Eh bien, la vie peut être toujours ainsi, en quittant les villes, en se déscolarisant, en faisant « un retour à la terre ». On peut découvrir cette chose incroyable : L'ÉTÉ, TOUTE L'ANNÉE ! L'été de mars à novembre !
Parfois les choses se présentent bien même dès le mois de février et ça tire jusqu'en décembre (mois où l'on plante des arbres)... Faisant apparaître : un seul mois, — janvier — pour légitimement (dans le cas présent) se retirer, jeûner, attendre, se protéger, se réchauffer, se calfeutrer, hiberner... Et un seul mois comme ça, devient tout aussi merveilleux que tout le reste de l'année.

Sylvain Rochex — le 30 mars 2017 — l'été est déjà bien là.
C'est tout pour aujourd'hui, je file au jardin.

Photo ci-dessus : une tulipe le 30/03 chez moi à l'Adrey.

Texte relayé par Les Moutons Enragés.

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Trahisonhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/domination-etat-adulte-enfant-autorite/486-trahisonhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170330_110038_TrahisonThu, 30 Mar 2017 09:00:38 +0000

trahison

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trahison

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L'homme augmentéhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/autonomie-veritable/485-l-homme-augmentehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170329_120435_L_homme_augmenteWed, 29 Mar 2017 10:04:35 +0000

{xtypo_quote} Vous pouvez m'envoyer le titre de ce livre par texto sinon je ne vais jamais m'en souvenir. {/xtypo_quote}

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{xtypo_quote} Vous pouvez m'envoyer le titre de ce livre par texto sinon je ne vais jamais m'en souvenir. {/xtypo_quote}

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Sur le champ de bataille des Dieux - émission radio du 23/03http://descolarisation.org/index.php/2-non-categorise/484-sur-le-champ-de-bataille-des-dieux-emission-radio-du-23-03http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170325_092246_Sur_le_champ_de_bataille_des_Dieux_-_emission_radio_du_23_03Sat, 25 Mar 2017 08:22:46 +0000

sao

POUR REJOINDRE NOS ANCIENNES ÉMISSIONS CLIQUEZ ICI

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La liste des Dieux de l'État et du Capitalismehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/483-la-liste-des-dieux-de-l-etat-et-du-capitalismehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170324_105244_La_liste_des_Dieux_de_l_Etat_et_du_CapitalismeFri, 24 Mar 2017 09:52:44 +0000

totem[On fera des mises à jours pendant une période, l'article sera disponible dans le menu documents principaux]

L'ARGENTLA LAÏCITÉ, L'ÉTAT, LA FRANCE - LA NATION, LA DIVISION DU TRAVAIL- LE MÉTIER, LE TRAVAIL, TRAVAILLER, LE BUREAU, L'EMPLOI, LE STAGE, LA FORMATION, LE CALENDRIER GRÉGORIEN, LA VITESSE, LE FAIRE ET L'AGIR, LE SYNDICAT - L'ASSOCIATION - LE PARTI, GAGNER SA VIE, LE CONTRAT - L'ENGAGEMENT, LE COMMERCE, LA CONSOMMATION, LE CLIENT, 3 REPAS PAR JOUR, LES PRODUITS LAITIERS, LES PROTÉINES - LA VIANDE, L'ALCOOL, UN CAFÉ, LA PRISE EN CHARGE, LA JUSTICE - LES TRIBUNAUX - LE DROIT - LES JURISTES - LES CODES - LA LOI - LE JUGEMENT, LA PEINE - LA PUNITION - LE BLÂME - LA PRISON, LE JOURNAL DE 20H, LE CRIME - LE MEURTRE - LE TERRORISME - LA MAUVAISE NOUVELLE, LE PROJET, L'ÉCOLE - L'ÉDUCATION, L'ORIENTATION, LES ÉTUDES - L'ÉTUDIANT, LE DIPLÔME, LES ÉLECTIONS, LA DÉMOCRATIE, LES PARENTS - LA FAMILLE, LE LIVRE - L'ÉCRIT, L'IMAGE, LA VOITURE, LE CINÉMA, LE CHIEN LE CHAT, NOËL, LA DÉCO - LE DESIGN, LE LOOK - L'APPARENCE, L'ORDINATEUR, INTERNET, LA TÉLÉVISION, LE TÉLÉPHONE, LE SMARTPHONE, LE SEXE, LA ROUTE, LA TECHNOLOGIE, LE MACHINISME, L'AUTOMATISME, L'INGÉNIERIE, L'ÉLECTRICITÉ - LE NUCLÉAIRE, LE PAVILLON, LA PROPRETÉ - L'ASEPSIE, L'ENTRETIEN, LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, LA PAUVRETÉ, LA HIÉRARCHIE, LES VACANCES-LES CONGÉS, LA RECHERCHE - LA SCIENCE - LA MÉDECINE, LE WEEK-END, LA CROISSANCE, LA PRODUCTION, LE CADEAU, ENFANT, JEUNE - LA JEUNESSE - LA VIE ACTIVE, VIEUX, LE VOYAGE - LE TOURISME, LE SPORT, LE FOOTBALL, LA COMPÉTITION, L'ARCHITECTURE, L'ART, LE SPECTACLE, LES MÉDIAS, LE VÊTEMENT - LES MARQUES - LES VITRINES, LA VILLE, PARIS, LYON, GRENOBLE, BORDEAUX (...),

Sylvain et Mathilde

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L'ARGENTLA LAÏCITÉ, L'ÉTAT, LA FRANCE - LA NATION, LA DIVISION DU TRAVAIL- LE MÉTIER, LE TRAVAIL, TRAVAILLER, LE BUREAU, L'EMPLOI, LE STAGE, LA FORMATION, LE CALENDRIER GRÉGORIEN, LA VITESSE, LE FAIRE ET L'AGIR, LE SYNDICAT - L'ASSOCIATION - LE PARTI, GAGNER SA VIE, LE CONTRAT - L'ENGAGEMENT, LE COMMERCE, LA CONSOMMATION, LE CLIENT, 3 REPAS PAR JOUR, LES PRODUITS LAITIERS, LES PROTÉINES - LA VIANDE, L'ALCOOL, UN CAFÉ, LA PRISE EN CHARGE, LA JUSTICE - LES TRIBUNAUX - LE DROIT - LES JURISTES - LES CODES - LA LOI - LE JUGEMENT, LA PEINE - LA PUNITION - LE BLÂME - LA PRISON, LE JOURNAL DE 20H, LE CRIME - LE MEURTRE - LE TERRORISME - LA MAUVAISE NOUVELLE, LE PROJET, L'ÉCOLE - L'ÉDUCATION, L'ORIENTATION, LES ÉTUDES - L'ÉTUDIANT, LE DIPLÔME, LES ÉLECTIONS, LA DÉMOCRATIE, LES PARENTS - LA FAMILLE, LE LIVRE - L'ÉCRIT, L'IMAGE, LA VOITURE, LE CINÉMA, LE CHIEN LE CHAT, NOËL, LA DÉCO - LE DESIGN, LE LOOK - L'APPARENCE, L'ORDINATEUR, INTERNET, LA TÉLÉVISION, LE TÉLÉPHONE, LE SMARTPHONE, LE SEXE, LA ROUTE, LA TECHNOLOGIE, LE MACHINISME, L'AUTOMATISME, L'INGÉNIERIE, L'ÉLECTRICITÉ - LE NUCLÉAIRE, LE PAVILLON, LA PROPRETÉ - L'ASEPSIE, L'ENTRETIEN, LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, LA PAUVRETÉ, LA HIÉRARCHIE, LES VACANCES-LES CONGÉS, LA RECHERCHE - LA SCIENCE - LA MÉDECINE, LE WEEK-END, LA CROISSANCE, LA PRODUCTION, LE CADEAU, ENFANT, JEUNE - LA JEUNESSE - LA VIE ACTIVE, VIEUX, LE VOYAGE - LE TOURISME, LE SPORT, LE FOOTBALL, LA COMPÉTITION, L'ARCHITECTURE, L'ART, LE SPECTACLE, LES MÉDIAS, LE VÊTEMENT - LES MARQUES - LES VITRINES, LA VILLE, PARIS, LYON, GRENOBLE, BORDEAUX (...),

Sylvain et Mathilde

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Ce matin je vais à l'Écolehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/vers-une-skhole-libre/481-allons-tous-a-l-ecolehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170323_100121_Ce_matin_je_vais_a_l_EcoleThu, 23 Mar 2017 09:01:21 +0000

eliot et luna riveÉtymologiquement, le mot école découle de skholè, le temps libre que l'on se donne à soi-même quand on n'est pas harassé par la nécessité ou par un travail contraignant. Aujourd'hui, on voit bien à quel point le concept d'école a été rétréci au point de ne délimiter qu'un polygone de béton ceint d'un grillage, minuscule, ridicule, infime, en rapport à l'étendue de l'univers explorable. Dans le cœur de cette petite forteresse, un unique référent du savoir prétend délivrer la connaissance à un groupe de personnes plus jeunes. Or cette connaissance, loin d'être délivrée, est manifestement cloîtrée et sous contrôle rapproché. Le concept d'école, tel qu'on l'utilise aujourd'hui, associé à un mortel ennui et à l'enfermement, se rapproche malheureusement plus du SCHÉOL, le royaume des morts des Hébreux, «l'endroit où vivent d'une vie vague ou presque éteinte les morts immobiles» que de celui de la skholè originelle...

Si l'on pose la question à cent personnes : « qu'est-ce que l'école ??? », je gage fort que cette définition-là, celle d'un lieu clos postillonnant son savoir, s'échappe sans surprise de la plupart des bouches, avec une éloge plus marquée que la mienne, j'en conviens sans peine. 

Dans leur immense majorité, les enfants n'ont pas d'autre choix que de former leur conception de la vérité en fonction des connaissances parcellaires qui leur sont imposées, puisqu'ils sont privés de l'ensemble des sources du savoir auxquelles ils pourraient accéder librement au-delà des murs. Plus on admet que l'apprentissage provient de ce petit enclos gris, pourtant si morne face au terrain de jeux et de rencontres du dehors, plus  il en découle de grandes lacunes et une ablation progressive des facultés de s'intéresser à d'autres formes de connaissances. L'adhésion graduelle à ce modèle qui nous est infligé mutile simultanément notre faculté d'intelligence qui voudrait explorer mille chemins inédits.

« C'est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d'apprendre », disait Gaston Bachelard, qui aimait glaner la connaissance lors de longues promenades au fil de l'eau, ou de ses rêveries écloses de l'observation des nuages...

Je propose donc de procéder à une pirouette de l'esprit, un volte-face absolu, pour redonner une autre substance, au mot école. Une substance moins étiolée, plus dense, infiniment plus vaste.

Il apparaît alors de façon lumineuse que c'est une erreur de dire de quelqu'un qu'il a quitté très tôt l'école, tout comme c'est aussi une erreur de dire que les adultes ont fini leur cycle de formation et ne vont plus à l'école. Dès le réveil, chaque matin, et à tout âge, je peux créer une situation de skholè, aller, être à l'École. C'est à dire faire le choix de me rendre disponible à de nouvelles expériences, de nouveaux apprentissages. C'est avant tout une disposition de l'esprit, une quête, une ouverture sur le monde ; chaque jour peut être une nouvelle expérience fondatrice pour mon être si j'envisage la vie comme une immense leçon permanente et sans cesse renouvelée et pour peu que je me donne les moyens de « n'être pas harassé par la nécessite ou par un travail contraignant ».

« Apprendre est l'essence de la vie » disait Krishnamurti. Ainsi c'est une erreur de dire à un enfant de trois ans qu'il va bientôt aller à l'école pour apprendre pleins de choses. Il y est entré dès que son œil  posé un regard curieux sur le monde, même avant sa naissance.

La curiosité dérive du mot curie, le soin, l'attention que l'on porte, à l'Autre et au Monde.

De même, c'est bien sûr une colossale erreur de dire de certains enfants qu'ils ne vont pas à l'école. Au contraire, ils sont en permanence plongés en situation privilégiée d'apprentissage. Chaque moment de vie nous en apprend un peu plus qu'hier. Une rencontre, une promenade sur la plage ou dans une forêt, une musique, l'observation de la toilette du chat,  chaque moment que l'on s'accorde de temps libre, où notre esprit vaque tranquillement à l'observation et à la lecture du monde est un temps d'École. La gamme des apprentissages est infini, une fourmi peut devenir peut devenir un passionnant professeur-magré-elle le temps de l'observation attentive de son parcours du pot de confiture jusqu'au pied de la table.  Assister à un échange entre deux ou plusieurs personnes, dans des contextes très divers, avec le flot d'émotions et d'interactions, de subtilités et de nuances que chaque relation comporte, enrichit chaque fois notre connaissance de l'humain et de ses facultés sociales infinies. Un sentier, au fil des saisons, des années, délivre sa connaissance à l’œil chaque fois plus averti de celui qui l'explore, en quête d'un nouveau détail qui vient en préciser la connaissance. Cela est valable pour un lieu ; ou pour une personne ; ou pour un art , une science , le ciel,  ou que sais-je encore, le champ de l'exploration est infini, permanent. Il peut se focaliser sur un point singulier pour dessiner un apprentissage précis et minutieux comme de la dentelle, ou s'élargir vers des horizons sauvages et inexplorés.

Des expériences plus ou moins joyeuses, des rencontres plus ou moins fécondes, chaque temps de vie est un temps d'École, pour peu que l'on soit ouvert à la lecture et au décryptage des symboles écrits du monde, qui débordent infiniment des lignes des manuels des tristes écoliers d'aujourd'hui.

Quand l'étroite école, rétrécie, amoindrie, mutilée, perd son caractère minuscule pur devenir École, la différence est… capitale.

Photo: Eliot et Luna très concentrés à l'École, en situation d'intense apprentissage, de Skholé (et non de Schéol!), dans une intéressante zone frontière entre eau de mer et eau douce, avec une faune et une flore très spécifique et diversifiée -dont notamment la Salicorne.

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eliot et luna riveÉtymologiquement, le mot école découle de skholè, le temps libre que l'on se donne à soi-même quand on n'est pas harassé par la nécessité ou par un travail contraignant. Aujourd'hui, on voit bien à quel point le concept d'école a été rétréci au point de ne délimiter qu'un polygone de béton ceint d'un grillage, minuscule, ridicule, infime, en rapport à l'étendue de l'univers explorable. Dans le cœur de cette petite forteresse, un unique référent du savoir prétend délivrer la connaissance à un groupe de personnes plus jeunes. Or cette connaissance, loin d'être délivrée, est manifestement cloîtrée et sous contrôle rapproché. Le concept d'école, tel qu'on l'utilise aujourd'hui, associé à un mortel ennui et à l'enfermement, se rapproche malheureusement plus du SCHÉOL, le royaume des morts des Hébreux, «l'endroit où vivent d'une vie vague ou presque éteinte les morts immobiles» que de celui de la skholè originelle...

Si l'on pose la question à cent personnes : « qu'est-ce que l'école ??? », je gage fort que cette définition-là, celle d'un lieu clos postillonnant son savoir, s'échappe sans surprise de la plupart des bouches, avec une éloge plus marquée que la mienne, j'en conviens sans peine. 

Dans leur immense majorité, les enfants n'ont pas d'autre choix que de former leur conception de la vérité en fonction des connaissances parcellaires qui leur sont imposées, puisqu'ils sont privés de l'ensemble des sources du savoir auxquelles ils pourraient accéder librement au-delà des murs. Plus on admet que l'apprentissage provient de ce petit enclos gris, pourtant si morne face au terrain de jeux et de rencontres du dehors, plus  il en découle de grandes lacunes et une ablation progressive des facultés de s'intéresser à d'autres formes de connaissances. L'adhésion graduelle à ce modèle qui nous est infligé mutile simultanément notre faculté d'intelligence qui voudrait explorer mille chemins inédits.

« C'est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d'apprendre », disait Gaston Bachelard, qui aimait glaner la connaissance lors de longues promenades au fil de l'eau, ou de ses rêveries écloses de l'observation des nuages...

Je propose donc de procéder à une pirouette de l'esprit, un volte-face absolu, pour redonner une autre substance, au mot école. Une substance moins étiolée, plus dense, infiniment plus vaste.

Il apparaît alors de façon lumineuse que c'est une erreur de dire de quelqu'un qu'il a quitté très tôt l'école, tout comme c'est aussi une erreur de dire que les adultes ont fini leur cycle de formation et ne vont plus à l'école. Dès le réveil, chaque matin, et à tout âge, je peux créer une situation de skholè, aller, être à l'École. C'est à dire faire le choix de me rendre disponible à de nouvelles expériences, de nouveaux apprentissages. C'est avant tout une disposition de l'esprit, une quête, une ouverture sur le monde ; chaque jour peut être une nouvelle expérience fondatrice pour mon être si j'envisage la vie comme une immense leçon permanente et sans cesse renouvelée et pour peu que je me donne les moyens de « n'être pas harassé par la nécessite ou par un travail contraignant ».

« Apprendre est l'essence de la vie » disait Krishnamurti. Ainsi c'est une erreur de dire à un enfant de trois ans qu'il va bientôt aller à l'école pour apprendre pleins de choses. Il y est entré dès que son œil  posé un regard curieux sur le monde, même avant sa naissance.

La curiosité dérive du mot curie, le soin, l'attention que l'on porte, à l'Autre et au Monde.

De même, c'est bien sûr une colossale erreur de dire de certains enfants qu'ils ne vont pas à l'école. Au contraire, ils sont en permanence plongés en situation privilégiée d'apprentissage. Chaque moment de vie nous en apprend un peu plus qu'hier. Une rencontre, une promenade sur la plage ou dans une forêt, une musique, l'observation de la toilette du chat,  chaque moment que l'on s'accorde de temps libre, où notre esprit vaque tranquillement à l'observation et à la lecture du monde est un temps d'École. La gamme des apprentissages est infini, une fourmi peut devenir peut devenir un passionnant professeur-magré-elle le temps de l'observation attentive de son parcours du pot de confiture jusqu'au pied de la table.  Assister à un échange entre deux ou plusieurs personnes, dans des contextes très divers, avec le flot d'émotions et d'interactions, de subtilités et de nuances que chaque relation comporte, enrichit chaque fois notre connaissance de l'humain et de ses facultés sociales infinies. Un sentier, au fil des saisons, des années, délivre sa connaissance à l’œil chaque fois plus averti de celui qui l'explore, en quête d'un nouveau détail qui vient en préciser la connaissance. Cela est valable pour un lieu ; ou pour une personne ; ou pour un art , une science , le ciel,  ou que sais-je encore, le champ de l'exploration est infini, permanent. Il peut se focaliser sur un point singulier pour dessiner un apprentissage précis et minutieux comme de la dentelle, ou s'élargir vers des horizons sauvages et inexplorés.

Des expériences plus ou moins joyeuses, des rencontres plus ou moins fécondes, chaque temps de vie est un temps d'École, pour peu que l'on soit ouvert à la lecture et au décryptage des symboles écrits du monde, qui débordent infiniment des lignes des manuels des tristes écoliers d'aujourd'hui.

Quand l'étroite école, rétrécie, amoindrie, mutilée, perd son caractère minuscule pur devenir École, la différence est… capitale.

Photo: Eliot et Luna très concentrés à l'École, en situation d'intense apprentissage, de Skholé (et non de Schéol!), dans une intéressante zone frontière entre eau de mer et eau douce, avec une faune et une flore très spécifique et diversifiée -dont notamment la Salicorne.

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Schooling the world, le documentaire en VOSTFRhttp://descolarisation.org/index.php/documents/schooling-the-worldhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170322_202802_Schooling_the_world__le_documentaire_en_VOSTFRWed, 22 Mar 2017 19:28:02 +0000

Le docu : Schooling the world (dont nous parlons très souvent sur ce site), l'antithèse du film de propagande « Sur le chemin de l'école », est sur youtube dans sa version sous-titré en français. Bonne occasion pour le partager massivement autour de soi. (N.B : vous pouvez organiser une projection en téléchargant une version HD sur le site internet du documentaire, les ayants-droits sont okays et encouragent la chose).

 

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Le docu : Schooling the world (dont nous parlons très souvent sur ce site), l'antithèse du film de propagande « Sur le chemin de l'école », est sur youtube dans sa version sous-titré en français. Bonne occasion pour le partager massivement autour de soi. (N.B : vous pouvez organiser une projection en téléchargant une version HD sur le site internet du documentaire, les ayants-droits sont okays et encouragent la chose).

 

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Bibliothèque de combat !http://descolarisation.org/index.php/accueil/vers-une-skhole-libre/479-bibliotheque-de-combathttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170322_090753_Bibliotheque_de_combat__Wed, 22 Mar 2017 08:07:53 +0000

Une publication pour rappeller que nous disposons d'une bibliothèque faramineuse, une bibliothèque que nous avions baptisée : « La bibliothèque tapie dans l'ombre » en référence aux inculpés de Tarnac, qui est une bibliothèque de combat. Elle est peu visible puisque dans nos montagnes et loin de la ville et des institutions. Très très peu de visiteurs. Pourtant vous y trouveriez de véritables trésors de chez trésor. Elle est très fournie, très très variée. Elle n'est pas apparue par hasard (— comme apparaissent les bibliothèques institutionnelles sans âme —), elle est le magnifique fruit de longues années de recherches et d'études, elle a une âme, un souffle ouranosien. On fera un jour le listing de tous les ouvrages qu'elle contient. Nous avons un cahier d'emprunt. Cette bibliothèque déménagera sûrement à moyen terme de la bordure de la forêt au coeur de la forêt. Elle sera encore moins visible...

Je crois bien que c'est Emerson qui disait que si on dispose d'un jardin et d'une bibliothèque, on a tout ce qu'un homme peut souhaiter. Et c'est Emerson aussi qui disait : « Voici sa bibliothèque mais son bureau est en plein air ! ». Il y a en effet, un puissant équilibre, de nos jours, à vivre dans la forêt avec une forêt de livres. (Même si la critique apre et profonde de l'écrit et du logos doit être menée en parallèle).

biblio tapie dans l ombre

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Une publication pour rappeller que nous disposons d'une bibliothèque faramineuse, une bibliothèque que nous avions baptisée : « La bibliothèque tapie dans l'ombre » en référence aux inculpés de Tarnac, qui est une bibliothèque de combat. Elle est peu visible puisque dans nos montagnes et loin de la ville et des institutions. Très très peu de visiteurs. Pourtant vous y trouveriez de véritables trésors de chez trésor. Elle est très fournie, très très variée. Elle n'est pas apparue par hasard (— comme apparaissent les bibliothèques institutionnelles sans âme —), elle est le magnifique fruit de longues années de recherches et d'études, elle a une âme, un souffle ouranosien. On fera un jour le listing de tous les ouvrages qu'elle contient. Nous avons un cahier d'emprunt. Cette bibliothèque déménagera sûrement à moyen terme de la bordure de la forêt au coeur de la forêt. Elle sera encore moins visible...

Je crois bien que c'est Emerson qui disait que si on dispose d'un jardin et d'une bibliothèque, on a tout ce qu'un homme peut souhaiter. Et c'est Emerson aussi qui disait : « Voici sa bibliothèque mais son bureau est en plein air ! ». Il y a en effet, un puissant équilibre, de nos jours, à vivre dans la forêt avec une forêt de livres. (Même si la critique apre et profonde de l'écrit et du logos doit être menée en parallèle).

biblio tapie dans l ombre

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Livre de la plus haute importance : « Signes annonciateurs d'orages »http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/fiches-de-lecture/478-livre-de-la-plus-haute-importance-signes-annonciateurs-d-orageshttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170319_115818_Livre_de_la_plus_haute_importance_____Signes_annonciateurs_d_orages__Sun, 19 Mar 2017 10:58:18 +0000

sao

Échange de haute volée avec Olivier Chiran sur le site entre-là.net

Nous le faisions déjà mais ce livre va nous aider à nous sentir encore plus autorisés à se faire s'affronter les Dieux (qui est donc la seule vraie bataille). Ce livre nous place sur le bon terrain pour vaincre le capitalisme : celui des Dieux. Ce livre détaille le cisaillement des cisaillements : le capitalisme nous dit que les Dieux ne sont pas alors qu'il en est gorgé et nous qui n'avons plus de Dieux subissons leurs jougs (ceux du capitalisme) continuellement.

trait

Ce livre m'a été conseillé par Georges Lapierre (— lors d'une discussion concernant l'horreur de la laïcité —), l'auteur de « Être ouragans » qui était avec nous au micro de Radio Grésivaudan, jeudi 9 mars :

trait

A propos de livres, ça fait deux fois qu'une personne-mystère dépose chez nous (à notre bibliothèque) un livre extrêmement bien ciblé, crucial et puissant (« La lumière intérieure, source de vie : Apologie de la vraie théologie chrétienne telle qu'elle est professée et prêchée par ce peuple appelé par mépris les Quakers » de Barclay, et « La fleur au fusil » de George Oxley). Est-ce la même personne, je pense que oui. Il s'est écoulé au moins six mois entre les deux dépôts. Cette personne donne-t-elle de la viande a mon chien pour qu'il reste le plus silencieux possible quand elle s'approche ? Ça va nous mener où un dépot de livre tous les 6 mois quand bien même il s'agit de livres aussi importants que celui que je présente aujourd'hui ? Bon, dans tous les cas, je bénis cette personne.

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sao

Échange de haute volée avec Olivier Chiran sur le site entre-là.net

Nous le faisions déjà mais ce livre va nous aider à nous sentir encore plus autorisés à se faire s'affronter les Dieux (qui est donc la seule vraie bataille). Ce livre nous place sur le bon terrain pour vaincre le capitalisme : celui des Dieux. Ce livre détaille le cisaillement des cisaillements : le capitalisme nous dit que les Dieux ne sont pas alors qu'il en est gorgé et nous qui n'avons plus de Dieux subissons leurs jougs (ceux du capitalisme) continuellement.

trait

Ce livre m'a été conseillé par Georges Lapierre (— lors d'une discussion concernant l'horreur de la laïcité —), l'auteur de « Être ouragans » qui était avec nous au micro de Radio Grésivaudan, jeudi 9 mars :

trait

A propos de livres, ça fait deux fois qu'une personne-mystère dépose chez nous (à notre bibliothèque) un livre extrêmement bien ciblé, crucial et puissant (« La lumière intérieure, source de vie : Apologie de la vraie théologie chrétienne telle qu'elle est professée et prêchée par ce peuple appelé par mépris les Quakers » de Barclay, et « La fleur au fusil » de George Oxley). Est-ce la même personne, je pense que oui. Il s'est écoulé au moins six mois entre les deux dépôts. Cette personne donne-t-elle de la viande a mon chien pour qu'il reste le plus silencieux possible quand elle s'approche ? Ça va nous mener où un dépot de livre tous les 6 mois quand bien même il s'agit de livres aussi importants que celui que je présente aujourd'hui ? Bon, dans tous les cas, je bénis cette personne.

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Éloge des baieshttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/477-eloge-des-baieshttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170318_114917_Eloge_des_baiesSat, 18 Mar 2017 10:49:17 +0000

arbres aux faisansIls sont tellement plus impressionnants ! Ils sont tellement plus facile à compter ! Ils sont tellement plus facile à ranger dans des caisses (et à toute allure dans le véhicule utilitaire) ! Ils sont tellement plus facile à ordonner sur des étales ! Ils sont tellement plus costauds ! Ils se conservent tellement mieux ! Bref, ils sont tellement mieux adaptés à ce monde marchand, qui court, qui vole et qui flingue tout !!

Qui ça ? Nos fruits et nos légumes courants ! Et à concurrence de quoi ? Des baies ! Les baies, à contrario, sont ridicules ! Les baies sont faibles, les baies s'abîment en un clin d'oeil ! Les baies suintent dans tous les récipients ! Les baies n'admettent que les bouches comme seuls contenants ! Les baies ne s'exhibent pas (ou mal) sur des étales en plein soleil ! Les baies, une fois cueillies, meurent directement dans la bouche, ça, ou rien ! Si on cherche à en faire commerce, elles s'épuisent devant la tâche, et nous aussi ! Oui, les baies ne sont pas adaptées à ce monde marchand, elles sont adaptées à celui qui vit en harmonie avec le cosmos et c'est pas rien cet enseignement. Les baies sont adaptées à tous ces animaux qui ont du coeur, cueilleurs-sans-panier, qui cueillent pour se nourrir ici et maintenant sans peur de l'avenir, dans la jouissance d'un éternel présent. Les baies sont adaptées à celui qui vit avec elles pour les cueillir à mesure et avec mesure. Oui, les baies, à l'heure actuelle, sont révolutionnaires car la baie est sauvage. Alors, oui, nous les avons quelque-peu mises de côtés ces derniers siècles, grave erreur. L'Étymologie sanskrit pour le mot baie nous conduit directement à la nourriture et ça ne m'étonne pas, les baies ayant été la nourriture principale de l'homme depuis l'aube des temps. Nous sommes devenus des obsédés de la tomate, de la courge, du chou pommé, de la pomme, de l'aubergine et de tous les fruits et légumes qui ont, c'est vrai, un peu de tenue, qui sont certes attractifs, nutritifs et massifs mais qui sont surtout et avant tout adaptés au marché (et y compris au marché de la semence). La baie, elle, n'a aucune tenue ! Elle sait se tenir dans une petite main douce juste le temps qu'il faut à la petite fille pour en apporter à sa maman à quelques mètres de là, après c'est fini, le capitaliste n'a pas le temps de s'immiscer. Nous avons malheureusement cantonné ces derniers temps le sujet de la baie à une sortie myrtilles en montagne par an et à quelques mûres ramassées lors d'un week-end campagnard en août. La baie pour l'homme déchu (et déçu) du capitalisme, est secondaire, voire tertiaire ou inexistante. La baie n'est qu'une gourmandise rare pour l'homme moderne domestiqué, quand elle est nourriture totale, quotidienne, pour le sauvage ou l'émancipé de l'affreuse modernité. Il y a là une grande affaire d'esthétique entre deux images radicalement opposées. Je rappelle que l'étymologie du mot esthétique renvoie à la sensation. Nous avons bien d'un côté la sensation liée à celui qui achète une courge sur un étale, et de l'autre la sensation liée à celui qui cueille des petits fruits dans la forêt pour les mettre directement dans sa bouche. Voilà bien deux esthétiques, deux sensations, qui n'ont rien à voir et qui illustrent parfaitement deux cosmovisions opposées. Quand je parle des baies, je veux finalement parler de tous les petits fruits comestibles nombreux et insolites devenus forts méconnus à cause des lois du marché. Alors parlons-en ! Il y a en tellement (et je ne parlerai que de ceux adaptés à nos contrées - froides l'hiver). Citons pour commencer « la baie de mai » puisque son nom vernaculaire porte justement le joli mot de baie. La baie de mai, c'est le chèvrefeuille comestible (Lonicera Kamtschatica) qui fait des baies allongées couleur (et goût) myrtille, à ne pas confondre avec les baies du chèvrefeuille commun qui ne sont pas comestibles. Parlons de l'arbre aux faisans, leycesteria formosa (en photo ci-dessus) dont les feuilles et fleurs sont magnifiques et les baies, au goût unique de caramel fort, sont vraiment délicieuses. Parlons de l'argousier dont le fruit est une panacée en terme d'apport nutritionnel et notamment en vitamine C et de l'arbousier (différent d'une seule lettre, qui est un arbre pourtant complètement différent). Mais cette liste des arbres à petits fruits sauvages est très longue et tous sont géniaux et incroyables : Les Feijoa, les Asiminiers (oui ce n'est pas une baie mais il fait partie des fruits oubliés), les Canneberges, le Schisandra, le Cornouiller (et autres cornus), les Murier blancs et noirs, les Amélanchiers, l'Akébia Quinata, le Goji, l'Hovenia Dulcis (raisinier de chine), l'Aronia noire, le fraisier des bois, le sorbier, l'aubépine, les Sureaux, les Myrtilliers arbustifs, et bien-sûr les Framboisiers, Groseilliers, Cassissiers, Tayberry (muroise), Casseilles, l'Épine-vinette, les Groseilliers à maquereau, mais aussi le Goumi du Japon (Éléagnus Multiflora), ou le Chalef (Eléagnus Macrophylla) et le Ragouminier (Prunus), tous les Nashi (poirier du japon), les Néfliers du japon, et je pense aussi à la Passiflore (dont la variété incarnata donnera des fruits excellents par ici). Et si on ajoutait à cela un éloge des plantes sauvages comestibles et légumes feuilles sauvages qui se comptent, eux, par milliers, ainsi que les champignons, vous voyez bien que le jardin d'Éden est à nos portes.

Alors après ça, si vous osez penser que vous avez encore autre chose à faire dans votre vie que de devenir un être debout, bien enraciné, bien ancré, dont le pas est sûr au lieu de n'être continuellement pas sûr, si vous pensez que vous avez autre chose à faire que de vous déscolariser, donc de vous ré-ensauvager et de concevoir un lieu Édénique avec toutes ses merveilles citées (en ajoutant secondairement la tomate et l'aubergine si ça vous chante pour le plaisir), je me demande si nous sommes faits du même bois...

Article relayé par les Moutons Enragés.

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arbres aux faisansIls sont tellement plus impressionnants ! Ils sont tellement plus facile à compter ! Ils sont tellement plus facile à ranger dans des caisses (et à toute allure dans le véhicule utilitaire) ! Ils sont tellement plus facile à ordonner sur des étales ! Ils sont tellement plus costauds ! Ils se conservent tellement mieux ! Bref, ils sont tellement mieux adaptés à ce monde marchand, qui court, qui vole et qui flingue tout !!

Qui ça ? Nos fruits et nos légumes courants ! Et à concurrence de quoi ? Des baies ! Les baies, à contrario, sont ridicules ! Les baies sont faibles, les baies s'abîment en un clin d'oeil ! Les baies suintent dans tous les récipients ! Les baies n'admettent que les bouches comme seuls contenants ! Les baies ne s'exhibent pas (ou mal) sur des étales en plein soleil ! Les baies, une fois cueillies, meurent directement dans la bouche, ça, ou rien ! Si on cherche à en faire commerce, elles s'épuisent devant la tâche, et nous aussi ! Oui, les baies ne sont pas adaptées à ce monde marchand, elles sont adaptées à celui qui vit en harmonie avec le cosmos et c'est pas rien cet enseignement. Les baies sont adaptées à tous ces animaux qui ont du coeur, cueilleurs-sans-panier, qui cueillent pour se nourrir ici et maintenant sans peur de l'avenir, dans la jouissance d'un éternel présent. Les baies sont adaptées à celui qui vit avec elles pour les cueillir à mesure et avec mesure. Oui, les baies, à l'heure actuelle, sont révolutionnaires car la baie est sauvage. Alors, oui, nous les avons quelque-peu mises de côtés ces derniers siècles, grave erreur. L'Étymologie sanskrit pour le mot baie nous conduit directement à la nourriture et ça ne m'étonne pas, les baies ayant été la nourriture principale de l'homme depuis l'aube des temps. Nous sommes devenus des obsédés de la tomate, de la courge, du chou pommé, de la pomme, de l'aubergine et de tous les fruits et légumes qui ont, c'est vrai, un peu de tenue, qui sont certes attractifs, nutritifs et massifs mais qui sont surtout et avant tout adaptés au marché (et y compris au marché de la semence). La baie, elle, n'a aucune tenue ! Elle sait se tenir dans une petite main douce juste le temps qu'il faut à la petite fille pour en apporter à sa maman à quelques mètres de là, après c'est fini, le capitaliste n'a pas le temps de s'immiscer. Nous avons malheureusement cantonné ces derniers temps le sujet de la baie à une sortie myrtilles en montagne par an et à quelques mûres ramassées lors d'un week-end campagnard en août. La baie pour l'homme déchu (et déçu) du capitalisme, est secondaire, voire tertiaire ou inexistante. La baie n'est qu'une gourmandise rare pour l'homme moderne domestiqué, quand elle est nourriture totale, quotidienne, pour le sauvage ou l'émancipé de l'affreuse modernité. Il y a là une grande affaire d'esthétique entre deux images radicalement opposées. Je rappelle que l'étymologie du mot esthétique renvoie à la sensation. Nous avons bien d'un côté la sensation liée à celui qui achète une courge sur un étale, et de l'autre la sensation liée à celui qui cueille des petits fruits dans la forêt pour les mettre directement dans sa bouche. Voilà bien deux esthétiques, deux sensations, qui n'ont rien à voir et qui illustrent parfaitement deux cosmovisions opposées. Quand je parle des baies, je veux finalement parler de tous les petits fruits comestibles nombreux et insolites devenus forts méconnus à cause des lois du marché. Alors parlons-en ! Il y a en tellement (et je ne parlerai que de ceux adaptés à nos contrées - froides l'hiver). Citons pour commencer « la baie de mai » puisque son nom vernaculaire porte justement le joli mot de baie. La baie de mai, c'est le chèvrefeuille comestible (Lonicera Kamtschatica) qui fait des baies allongées couleur (et goût) myrtille, à ne pas confondre avec les baies du chèvrefeuille commun qui ne sont pas comestibles. Parlons de l'arbre aux faisans, leycesteria formosa (en photo ci-dessus) dont les feuilles et fleurs sont magnifiques et les baies, au goût unique de caramel fort, sont vraiment délicieuses. Parlons de l'argousier dont le fruit est une panacée en terme d'apport nutritionnel et notamment en vitamine C et de l'arbousier (différent d'une seule lettre, qui est un arbre pourtant complètement différent). Mais cette liste des arbres à petits fruits sauvages est très longue et tous sont géniaux et incroyables : Les Feijoa, les Asiminiers (oui ce n'est pas une baie mais il fait partie des fruits oubliés), les Canneberges, le Schisandra, le Cornouiller (et autres cornus), les Murier blancs et noirs, les Amélanchiers, l'Akébia Quinata, le Goji, l'Hovenia Dulcis (raisinier de chine), l'Aronia noire, le fraisier des bois, le sorbier, l'aubépine, les Sureaux, les Myrtilliers arbustifs, et bien-sûr les Framboisiers, Groseilliers, Cassissiers, Tayberry (muroise), Casseilles, l'Épine-vinette, les Groseilliers à maquereau, mais aussi le Goumi du Japon (Éléagnus Multiflora), ou le Chalef (Eléagnus Macrophylla) et le Ragouminier (Prunus), tous les Nashi (poirier du japon), les Néfliers du japon, et je pense aussi à la Passiflore (dont la variété incarnata donnera des fruits excellents par ici). Et si on ajoutait à cela un éloge des plantes sauvages comestibles et légumes feuilles sauvages qui se comptent, eux, par milliers, ainsi que les champignons, vous voyez bien que le jardin d'Éden est à nos portes.

Alors après ça, si vous osez penser que vous avez encore autre chose à faire dans votre vie que de devenir un être debout, bien enraciné, bien ancré, dont le pas est sûr au lieu de n'être continuellement pas sûr, si vous pensez que vous avez autre chose à faire que de vous déscolariser, donc de vous ré-ensauvager et de concevoir un lieu Édénique avec toutes ses merveilles citées (en ajoutant secondairement la tomate et l'aubergine si ça vous chante pour le plaisir), je me demande si nous sommes faits du même bois...

Article relayé par les Moutons Enragés.

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La ville est une prison totalehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/476-la-ville-est-une-prison-totalehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170318_103234_La_ville_est_une_prison_totaleSat, 18 Mar 2017 09:32:34 +0000

ville prisonLe dire haut et fort, le scander, le marteler. Le dire comme l'eau claire jaillit de la roche dans la face : la ville est une prison totale. On est incarcéré quand on vit dans les villes de l'homme occidental mondialisé, colonisé intégralement par l'esprit de la marchandise. Prison à ciel ouvert, prison sans mur apparent, mais prison totale. La ville, c'est l'asile de fous. Quand on vit en ville, on ne sait pas, on ne voit pas comment on pourrait réussir à s'échapper. On cultive des plantes sur son balcon, on écrit un poème écolo-bucolique sur son ordinateur, et on regarde des vidéos sur youtube sur la permaculture ou Pierre Rabhi... On s'évade pour les vacances dans je-ne-sais-quel divertissement-produit que l'on consomme et dans des drogues de toutes sortes... Mais comment faire pour vraiment retrouver le cosmos, les feux-de-camp entre frères sous les étoiles pas seulement pour le 15 août avec les merguez ? Où aller ? Dans quelle forêt ? Sur quel champ ? Dans quelle campagne ? Avec qui ? Les codétenus qui vivent avec moi n'en savent pas plus long que moi. Je sais bien que des gens vivent loin des villes, mais comment les rejoindre ? Lesquels rejoindre ? Comment me faire intégrer dans un de ces lieux de vie en pleine nature ? Comment acheter de la terre, où acheter de la terre ? Et pourquoi acheter de la terre sachant que j'ai peur de m'enraciner, que je préfère vivre dans l'éternel espoir d'une vie meilleure en écoutant des chansons qui parlent des landes nues, au lieu de vivre la vraie-vie-bonne tout de suite qui me demanderait de me confronter aux éléments et à une dose géante de concrétude... Et puis surtout : je n'ai pas d'argent pour acheter de la terre, j'ai de l'argent pour m'acheter des montagnes de merdes et de dépendances mais dire « je-n'ai-pas-d'argent » c'est plus un mode d'être pour moi, un rapport au monde, qu'une réalité économique, du moins si j'appartiens à la "classe moyenne" (N.B : 10 ans de forfait de téléphone portable = 1 hectare de terre).
La ville est une prison totale, au moins le savoir d'un savoir conscientisé et sûr, car c'est le seul espoir de s'évader un jour.

*****

Je me suis totalement évadé de l'agglomération chambérienne il y a deux ans seulement pour rejoindre la forêt et une dose substantielle de sauvage. En m'évadant, j'ai tout trouvé : la plénitude, la complétude, et l'être générique, c'est-à-dire l'être du cosmos. Dans les villes, nous sommes les êtres du chaos. J'ai tellement de compassion aujourd'hui pour ceux qui demeurent incarcérés dans les villes. Je veux simplement leur dire de ne jamais oublier de réussir un jour à s'évader aussi. Je veux simplement leur dire qu'on se trompe totalement sur la notion de confort si souvent brandie par les uns et les autres pour ne pas bouger. Oui, nos prisons sont confortables. Si vous pouviez m'entendre, si une seule personne pouvait m'entendre : on trouve tout en rejoignant les forêts, on trouve le vrai confort, le seul confort, la définition du confort. Le réflexe de certains, c'est de se dire qu'il n'y a pas de bus, d’hôpital, de centre sociaux, de gare, et de centre commerciaux dans les forêts, que les forêts c'est bien joli mais qu'il n'y a personne et surtout rien à faire... C'est que vous n'avez pas encore compris que tout est à l'envers ici bas et que tout est faux dans la société des hommes. C'est pourtant simple : là où vous pensez qu'il y a tout (la ville) il n'y a rien, et là où vous pensez que c'est vide (la forêt), il y a tout. Il y a tout car toute la richesse du monde vient uniquement de la terre et les villes sont sous la perfusion permanente de choses importées depuis les terres arables, les mers et les forêts.

S'évader de la ville, c'est (comme) se déscolariser. S'évader de la ville, c'est (comme) passer par-dessus le portail de l'école. C'est se soustraire du joug des pouvoirs qui nous vident et nous aliènent, c'est se soustraire des flux qui nous emportent loin de nous-même et loin de la vie, c'est se soustraire des rouages de la grande broyeuse, c'est se soustraire de l’œil de Big Brother, c'est se soustraire du contrôle, de ce parc conçu pour le contrôle. C'est se soustraire de la compétition sociale infinie et mortifère, c'est vraiment se désincarcérer comme on extrait un être d'une voiture gravement accidentée. C'est se soustraire de tous les faisceaux de dépendance qui nous lacèrent. S'évader de la ville pour les forêts, les prairies, l'eau pure, l'air pur, les papillons, c'est se trouver d'un coup d'un seul, c'est trouver le jouir parfait de quand l'essentiel est toujours satisfait.

L'Enfer Chambérien est désormais situé à 35 kilomètres de ma forêt, je le regarde depuis ma colline sacrée et grâce à l’œilleton chirurgical de la TVNet Citoyenne, le seul média véritablement au service des prisonniers, qui creuse le tunnel de la grande évasion reportages après reportages.

Chambériens, ne soyez plus chambériens ! Mais des chambé-plus-rien ! Laissez-la cette grande pute insipide qui pue la mort ! Imaginez que vous la laissiez là, en plan, vide de vous tous, cette hideuse Babylone ! Qu'est-ce qu'une prison sans détenu ? Plus rien ! Laissez-les en panique vos Élus geôliers et tous les agents de l'État, à errer hagards, dans une ville vidée de ses usagers usagés barrés ! Imaginez que vous la vidiez de son sang, que vous l'abandonniez pour en faire une ville fantôme, une épave ? N'est-ce pas tout ce qu'elle mérite cette matrice de mort, ce Titanic ? Car la Révolution qui vient sera un exode urbain massif et irrévocable de tous ceux qui veulent retrouver la terre, « les vraies richesses » disait Giono. Quand vous aurez quitté Chambéry-la-laide pour la beauté, vous ne direz plus jamais que cette ville fut belle. Certains osent le dire (uniquement parce qu'ils y vivent et meurent !!) : « Chambéry, c'est quand même une jolie ville hein ! ». Ils le disent pour s'autopersuader, pour ne pas trop déprimer. Alors qu'à Chambéry, comme dans toutes les villes : tout est laid, car tout est faux, tout est laid car tout est pourri par les pouvoirs et le régalien qui jamais nous régale en rien. Dans les villes, tout est tranchant, tout est coupant, tout est vrombissant assourdissant accablant. Dans les villes, tout est artificiel-artificieux, tout est toxique. Dans les villes, la vie s'étiole, la vie meurt, la vie lutte comme un ours polaire souffrant de la fonte de la banquise cherchant désespérément ses appuis.

« Quittez tout et vous trouverez tout » disait un être spirituel. Il parlait notamment aux habitants des villes qui croient tout avoir parce qu'ils ont des restos, des cinés, des magasins, du mouvement et des gens autour d'eux alors qu'ils n'ont rien et qu'ils meurent. Celui qui dit « Quittez tout et vous trouverez tout » s'adresse à tous les scolarisés-urbanisés, tous les étatisés, qui ont intégré au plus profond d'eux-mêmes la domination des structures, à tous les domestiqués qui ont accepté de plier sous le bâton et la carotte, à tous les adeptes du faux omniprésent qui fait illusion.

Je terminerais en rappelant que les forêts sont potentiellement comestibles en fruits et baies de paradis, qu'il suffit de pas grand chose pour bâtir de véritables jardins-d'Éden abondants et nourriciers.

Que ces mots puissent initier un mouvement d'exode urbain, un mouvement de mort des villes au profit des forêts comestibles et jardins-forêts collectifs !
Une vie de chemins, une vie pieds nus.
Une vie entière dans le sein de notre mère. C'est à portée de main et de regard, c'est parti ! Il suffit de s'évader de la ville-prison.

Sylvain
Article relayé par les Moutons Enragés.

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ville prisonLe dire haut et fort, le scander, le marteler. Le dire comme l'eau claire jaillit de la roche dans la face : la ville est une prison totale. On est incarcéré quand on vit dans les villes de l'homme occidental mondialisé, colonisé intégralement par l'esprit de la marchandise. Prison à ciel ouvert, prison sans mur apparent, mais prison totale. La ville, c'est l'asile de fous. Quand on vit en ville, on ne sait pas, on ne voit pas comment on pourrait réussir à s'échapper. On cultive des plantes sur son balcon, on écrit un poème écolo-bucolique sur son ordinateur, et on regarde des vidéos sur youtube sur la permaculture ou Pierre Rabhi... On s'évade pour les vacances dans je-ne-sais-quel divertissement-produit que l'on consomme et dans des drogues de toutes sortes... Mais comment faire pour vraiment retrouver le cosmos, les feux-de-camp entre frères sous les étoiles pas seulement pour le 15 août avec les merguez ? Où aller ? Dans quelle forêt ? Sur quel champ ? Dans quelle campagne ? Avec qui ? Les codétenus qui vivent avec moi n'en savent pas plus long que moi. Je sais bien que des gens vivent loin des villes, mais comment les rejoindre ? Lesquels rejoindre ? Comment me faire intégrer dans un de ces lieux de vie en pleine nature ? Comment acheter de la terre, où acheter de la terre ? Et pourquoi acheter de la terre sachant que j'ai peur de m'enraciner, que je préfère vivre dans l'éternel espoir d'une vie meilleure en écoutant des chansons qui parlent des landes nues, au lieu de vivre la vraie-vie-bonne tout de suite qui me demanderait de me confronter aux éléments et à une dose géante de concrétude... Et puis surtout : je n'ai pas d'argent pour acheter de la terre, j'ai de l'argent pour m'acheter des montagnes de merdes et de dépendances mais dire « je-n'ai-pas-d'argent » c'est plus un mode d'être pour moi, un rapport au monde, qu'une réalité économique, du moins si j'appartiens à la "classe moyenne" (N.B : 10 ans de forfait de téléphone portable = 1 hectare de terre).
La ville est une prison totale, au moins le savoir d'un savoir conscientisé et sûr, car c'est le seul espoir de s'évader un jour.

*****

Je me suis totalement évadé de l'agglomération chambérienne il y a deux ans seulement pour rejoindre la forêt et une dose substantielle de sauvage. En m'évadant, j'ai tout trouvé : la plénitude, la complétude, et l'être générique, c'est-à-dire l'être du cosmos. Dans les villes, nous sommes les êtres du chaos. J'ai tellement de compassion aujourd'hui pour ceux qui demeurent incarcérés dans les villes. Je veux simplement leur dire de ne jamais oublier de réussir un jour à s'évader aussi. Je veux simplement leur dire qu'on se trompe totalement sur la notion de confort si souvent brandie par les uns et les autres pour ne pas bouger. Oui, nos prisons sont confortables. Si vous pouviez m'entendre, si une seule personne pouvait m'entendre : on trouve tout en rejoignant les forêts, on trouve le vrai confort, le seul confort, la définition du confort. Le réflexe de certains, c'est de se dire qu'il n'y a pas de bus, d’hôpital, de centre sociaux, de gare, et de centre commerciaux dans les forêts, que les forêts c'est bien joli mais qu'il n'y a personne et surtout rien à faire... C'est que vous n'avez pas encore compris que tout est à l'envers ici bas et que tout est faux dans la société des hommes. C'est pourtant simple : là où vous pensez qu'il y a tout (la ville) il n'y a rien, et là où vous pensez que c'est vide (la forêt), il y a tout. Il y a tout car toute la richesse du monde vient uniquement de la terre et les villes sont sous la perfusion permanente de choses importées depuis les terres arables, les mers et les forêts.

S'évader de la ville, c'est (comme) se déscolariser. S'évader de la ville, c'est (comme) passer par-dessus le portail de l'école. C'est se soustraire du joug des pouvoirs qui nous vident et nous aliènent, c'est se soustraire des flux qui nous emportent loin de nous-même et loin de la vie, c'est se soustraire des rouages de la grande broyeuse, c'est se soustraire de l’œil de Big Brother, c'est se soustraire du contrôle, de ce parc conçu pour le contrôle. C'est se soustraire de la compétition sociale infinie et mortifère, c'est vraiment se désincarcérer comme on extrait un être d'une voiture gravement accidentée. C'est se soustraire de tous les faisceaux de dépendance qui nous lacèrent. S'évader de la ville pour les forêts, les prairies, l'eau pure, l'air pur, les papillons, c'est se trouver d'un coup d'un seul, c'est trouver le jouir parfait de quand l'essentiel est toujours satisfait.

L'Enfer Chambérien est désormais situé à 35 kilomètres de ma forêt, je le regarde depuis ma colline sacrée et grâce à l’œilleton chirurgical de la TVNet Citoyenne, le seul média véritablement au service des prisonniers, qui creuse le tunnel de la grande évasion reportages après reportages.

Chambériens, ne soyez plus chambériens ! Mais des chambé-plus-rien ! Laissez-la cette grande pute insipide qui pue la mort ! Imaginez que vous la laissiez là, en plan, vide de vous tous, cette hideuse Babylone ! Qu'est-ce qu'une prison sans détenu ? Plus rien ! Laissez-les en panique vos Élus geôliers et tous les agents de l'État, à errer hagards, dans une ville vidée de ses usagers usagés barrés ! Imaginez que vous la vidiez de son sang, que vous l'abandonniez pour en faire une ville fantôme, une épave ? N'est-ce pas tout ce qu'elle mérite cette matrice de mort, ce Titanic ? Car la Révolution qui vient sera un exode urbain massif et irrévocable de tous ceux qui veulent retrouver la terre, « les vraies richesses » disait Giono. Quand vous aurez quitté Chambéry-la-laide pour la beauté, vous ne direz plus jamais que cette ville fut belle. Certains osent le dire (uniquement parce qu'ils y vivent et meurent !!) : « Chambéry, c'est quand même une jolie ville hein ! ». Ils le disent pour s'autopersuader, pour ne pas trop déprimer. Alors qu'à Chambéry, comme dans toutes les villes : tout est laid, car tout est faux, tout est laid car tout est pourri par les pouvoirs et le régalien qui jamais nous régale en rien. Dans les villes, tout est tranchant, tout est coupant, tout est vrombissant assourdissant accablant. Dans les villes, tout est artificiel-artificieux, tout est toxique. Dans les villes, la vie s'étiole, la vie meurt, la vie lutte comme un ours polaire souffrant de la fonte de la banquise cherchant désespérément ses appuis.

« Quittez tout et vous trouverez tout » disait un être spirituel. Il parlait notamment aux habitants des villes qui croient tout avoir parce qu'ils ont des restos, des cinés, des magasins, du mouvement et des gens autour d'eux alors qu'ils n'ont rien et qu'ils meurent. Celui qui dit « Quittez tout et vous trouverez tout » s'adresse à tous les scolarisés-urbanisés, tous les étatisés, qui ont intégré au plus profond d'eux-mêmes la domination des structures, à tous les domestiqués qui ont accepté de plier sous le bâton et la carotte, à tous les adeptes du faux omniprésent qui fait illusion.

Je terminerais en rappelant que les forêts sont potentiellement comestibles en fruits et baies de paradis, qu'il suffit de pas grand chose pour bâtir de véritables jardins-d'Éden abondants et nourriciers.

Que ces mots puissent initier un mouvement d'exode urbain, un mouvement de mort des villes au profit des forêts comestibles et jardins-forêts collectifs !
Une vie de chemins, une vie pieds nus.
Une vie entière dans le sein de notre mère. C'est à portée de main et de regard, c'est parti ! Il suffit de s'évader de la ville-prison.

Sylvain
Article relayé par les Moutons Enragés.

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Sur « la division du travail » et ses causes psychologiques liées à la scolarisationhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/475-sur-la-division-du-travailhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170316_113949_Sur___la_division_du_travail___et_ses_causes_psychologiques_liees_a_la_scolarisationThu, 16 Mar 2017 10:39:49 +0000

etiennefrancisyoutubeSuite au magnifique dialogue filmé entre Étienne Chouard et Francis Cousin (voir ci-dessous), je ressens le besoin de poser quelques éléments concernant le sujet de « la division du travail » que nos deux amis abordent longuement de façon contradictoire.

On parle toujours de ce concept sur le plan économique ou politique et pas assez sur le plan de la psychologie je trouve, et je voudrais le faire.

Dans l'entretien entre F. Cousin et Étienne Chouard, Étienne est celui qui défend « la division du travail » et on ne peut que ressentir les implications psychologiques très puissantes chez lui au travers de son émotion : une peur panique de la polyvalence pour chacun (donc pour lui-même) à laquelle conduit inévitablement la fin de « la division du travail ». Et pour vivre cette peur, Étienne convoque volontiers des milliards d'autres gens qui, comme lui, seraient en panique totale de « devoir tout faire » ou de « devoir savoir tout faire » (Étienne dit en gros : moi je ne veux pas et je ne peux pas, et "les gens" ne voudront pas non plus et ne pourront pas non plus). Francis Cousin, quant à lui, est totalement serein avec l'idée d'en finir avec « la division du travail » pour trouver enfin une complétude de l'être (atteindre « l'être générique » selon ses termes si je me souviens bien.)

Cette peur panique d'Étienne Chouard, et à travers lui, des milliards d'autres personnes est vraiment une émotion-clé pour comprendre l'origine psychologique de la division du travail. En plus de cette peur, le deuxième élément de son discours qui permet de tout révéler sur ce problème de « la division du travail », ce sont les catégories qui lui viennent spontanément à l'esprit pour illustrer cette polyvalence-terreur, et surtout la première d'entre-elles,  qu'il répétera une bonne dizaine de fois au cours de l'entretien : le travail de la terre. « Mais moi je ne sais pas cultiver la terre !! »... « Mais moi je ne sais pas cultiver la terre !! »... Et ensuite, il en vient très logiquement à l'habitat (« Construire sa maison »), puis aux vêtements (il parlera du « savoir filer la laine etc.»). Si on le laissait continuer sur ce fil, il aurait ensuite parlé de la gestion de l'eau et de l'assainissement... Eh oui, les besoins fondamentaux seront toujours les mêmes. Il est édifiant de voir que la polyvalence-terreur chez ceux opposés à la fin de « la division du travail» est bien directement comprise de part les composantes de « l'être générique », c'est-à-dire l'être de la complétude et de la plénitude voulu justement par ceux, comme F. Cousin et moi-même, qui sont pour la fin de « la division du travail ».

Vers la fin du dialogue, Étienne, toujours parlant de cultiver la terre, donne l'exemple de quelqu'un qui a cultivé la terre pendant 3 heures, et là, d'un seul tenant, il lâche (en le répétant 2 fois !) : qui a sué SANG ET EAU pendant 3 heures, qui s'est donné du mal... On voit là encore cette même peur panique concernant les choses essentielles de l'homme... concernant le fait de chercher sa complétude et son humanité (donc son humilité - humus...) ... La manière dont Étienne parle de devoir « construire soi-même sa maison » (ou du sujet des vêtements) caractérise la même peur... La peur panique donc de retrouver son être générique, c'est-à-dire son humanité et de répondre à la question : qu'est-ce que l'homme ? C'est un animal social qui se nourrit principalement de végétaux, boit de l'eau, s'habille et s'abrite et ne fait pas caca directement sur ses salades... Comment ne pas voir que « la polyvalence » dont parle Étienne n'en est pas une, que ce qui lui fait peur véritablement ce n'est pas d'être polyvalent mais de devenir un homme ! Car cultiver la terre (ou cueillir des plantes sauvages), gérer son eau, s'habiller et s'abriter, etc. ce n'est pas de la polyvalence, c'est juste : être un homme.

Mais d'où ça vient cette peur-là ?! D'où vient cette peur d'apprendre à devenir le plus complet possible au niveau de l'essentiel ? Cette apologie de « la division du travail » et la peur de la recherche de la complétude vient de la scolarisation qui nous apprend très rapidement (dès l'âge de 5 ans) qu'il nous est plus profitable AFFECTIVEMENT-PARLANT de nous spécialiser, de répéter un truc qu'on sait faire, au lieu de diversifier continuellement son savoir (incluant les savoirs-faire manuels bien-sûr). Diversifier continuellement son savoir nous amène à vivre continuellement dans un jeu d'essais et erreurs. Diversifier son savoir nous amène à vivre continuellement dans l'inconnu et dans une instabilité. Cet inconnu, ces erreurs et cette instabilité ne sont pas trop gênants de soi à soi, mais ça le devient totalement dans le service à autui (le croit-on !!!). Donc, on découvre très tôt que tout cet inconnu, toutes ces erreurs, toutes ces tentatives et ces recherches, bref : TOUT CET APPRENTISSAGE CONSTANT, nous amène à régulièrement perdre l'amour de l'autre, car LE « SERVICE » apporté aux autres souffre forcément de la même instabilité/incertitude. Cet APPRENTISSAGE CONSTANT fait de nous l'inverse d'une marchandise. La spécialisation, on le comprend très tôt, nous libère de l'erreur (donc de l'apprendre), et du même coup de l'insatisfaction des autres, en nous transformant en objet, en marchandise. On découvre très tôt, que lorsqu'on sait faire quelque-chose qui plait aux autres, on peut le répéter à l'identique et à l'infini sans effort (jusqu'à celui de l'ennui abyssal mais qu'on est étrangement capable de supporter pour ne pas perdre l'amour de l'autre). On découvre très tôt qu'il suffit, en société, d'apprendre très peu, vraiment très peu, juste ce qu'il faut pour maîtriser deux-trois choses qui satisferont les autres, que l'on va répéter ensuite jusqu'à la mort. Ainsi, jusqu'à sa mort, nous sommes libéré du fardeau de l'apprendre qui est un fardeau car peu compatible avec le fait de contenter les autres autour de nous à court-terme. En devenant une marchandise, en devenant quelque-chose (de fixe, de stable et qui satisfait les autres), j'accède à une forme de sécurité affective permanente (et si on ajoute à ça les mécanismes psychologiques liés à la récompense en argent... le tableau est entièrement sombre...). En recherche de ma complétude, cette sécurité affective (et financière !) tombe. On retrouve donc toujours ce problème d'être obsédé par « l'amour » qu'on nous porte sans prendre conscience que l'autre nous veut marchandise pour sa propre satisfaction et ne souhaite pas notre complétude qui le satisfait forcément moins A COURT TERME.

Notre recherche de complétude oeuvre pour la venue du « royaume » et cette oeuvre est forcément radicalement opposée à la satisfaction courtermiste des individus en manque-de-tout (puisqu'incomplet et ne recherchant pas la complétude) qui nous entourent. C'est donc à nous, seul, de vouloir notre complétude (dans ce qu'elle apporte de complète jouissance à terme) en cessant d'être obnubilé par le fait de contenter les autres dans l'instant pour recueillir leur faux-amour.

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etiennefrancisyoutubeSuite au magnifique dialogue filmé entre Étienne Chouard et Francis Cousin (voir ci-dessous), je ressens le besoin de poser quelques éléments concernant le sujet de « la division du travail » que nos deux amis abordent longuement de façon contradictoire.

On parle toujours de ce concept sur le plan économique ou politique et pas assez sur le plan de la psychologie je trouve, et je voudrais le faire.

Dans l'entretien entre F. Cousin et Étienne Chouard, Étienne est celui qui défend « la division du travail » et on ne peut que ressentir les implications psychologiques très puissantes chez lui au travers de son émotion : une peur panique de la polyvalence pour chacun (donc pour lui-même) à laquelle conduit inévitablement la fin de « la division du travail ». Et pour vivre cette peur, Étienne convoque volontiers des milliards d'autres gens qui, comme lui, seraient en panique totale de « devoir tout faire » ou de « devoir savoir tout faire » (Étienne dit en gros : moi je ne veux pas et je ne peux pas, et "les gens" ne voudront pas non plus et ne pourront pas non plus). Francis Cousin, quant à lui, est totalement serein avec l'idée d'en finir avec « la division du travail » pour trouver enfin une complétude de l'être (atteindre « l'être générique » selon ses termes si je me souviens bien.)

Cette peur panique d'Étienne Chouard, et à travers lui, des milliards d'autres personnes est vraiment une émotion-clé pour comprendre l'origine psychologique de la division du travail. En plus de cette peur, le deuxième élément de son discours qui permet de tout révéler sur ce problème de « la division du travail », ce sont les catégories qui lui viennent spontanément à l'esprit pour illustrer cette polyvalence-terreur, et surtout la première d'entre-elles,  qu'il répétera une bonne dizaine de fois au cours de l'entretien : le travail de la terre. « Mais moi je ne sais pas cultiver la terre !! »... « Mais moi je ne sais pas cultiver la terre !! »... Et ensuite, il en vient très logiquement à l'habitat (« Construire sa maison »), puis aux vêtements (il parlera du « savoir filer la laine etc.»). Si on le laissait continuer sur ce fil, il aurait ensuite parlé de la gestion de l'eau et de l'assainissement... Eh oui, les besoins fondamentaux seront toujours les mêmes. Il est édifiant de voir que la polyvalence-terreur chez ceux opposés à la fin de « la division du travail» est bien directement comprise de part les composantes de « l'être générique », c'est-à-dire l'être de la complétude et de la plénitude voulu justement par ceux, comme F. Cousin et moi-même, qui sont pour la fin de « la division du travail ».

Vers la fin du dialogue, Étienne, toujours parlant de cultiver la terre, donne l'exemple de quelqu'un qui a cultivé la terre pendant 3 heures, et là, d'un seul tenant, il lâche (en le répétant 2 fois !) : qui a sué SANG ET EAU pendant 3 heures, qui s'est donné du mal... On voit là encore cette même peur panique concernant les choses essentielles de l'homme... concernant le fait de chercher sa complétude et son humanité (donc son humilité - humus...) ... La manière dont Étienne parle de devoir « construire soi-même sa maison » (ou du sujet des vêtements) caractérise la même peur... La peur panique donc de retrouver son être générique, c'est-à-dire son humanité et de répondre à la question : qu'est-ce que l'homme ? C'est un animal social qui se nourrit principalement de végétaux, boit de l'eau, s'habille et s'abrite et ne fait pas caca directement sur ses salades... Comment ne pas voir que « la polyvalence » dont parle Étienne n'en est pas une, que ce qui lui fait peur véritablement ce n'est pas d'être polyvalent mais de devenir un homme ! Car cultiver la terre (ou cueillir des plantes sauvages), gérer son eau, s'habiller et s'abriter, etc. ce n'est pas de la polyvalence, c'est juste : être un homme.

Mais d'où ça vient cette peur-là ?! D'où vient cette peur d'apprendre à devenir le plus complet possible au niveau de l'essentiel ? Cette apologie de « la division du travail » et la peur de la recherche de la complétude vient de la scolarisation qui nous apprend très rapidement (dès l'âge de 5 ans) qu'il nous est plus profitable AFFECTIVEMENT-PARLANT de nous spécialiser, de répéter un truc qu'on sait faire, au lieu de diversifier continuellement son savoir (incluant les savoirs-faire manuels bien-sûr). Diversifier continuellement son savoir nous amène à vivre continuellement dans un jeu d'essais et erreurs. Diversifier son savoir nous amène à vivre continuellement dans l'inconnu et dans une instabilité. Cet inconnu, ces erreurs et cette instabilité ne sont pas trop gênants de soi à soi, mais ça le devient totalement dans le service à autui (le croit-on !!!). Donc, on découvre très tôt que tout cet inconnu, toutes ces erreurs, toutes ces tentatives et ces recherches, bref : TOUT CET APPRENTISSAGE CONSTANT, nous amène à régulièrement perdre l'amour de l'autre, car LE « SERVICE » apporté aux autres souffre forcément de la même instabilité/incertitude. Cet APPRENTISSAGE CONSTANT fait de nous l'inverse d'une marchandise. La spécialisation, on le comprend très tôt, nous libère de l'erreur (donc de l'apprendre), et du même coup de l'insatisfaction des autres, en nous transformant en objet, en marchandise. On découvre très tôt, que lorsqu'on sait faire quelque-chose qui plait aux autres, on peut le répéter à l'identique et à l'infini sans effort (jusqu'à celui de l'ennui abyssal mais qu'on est étrangement capable de supporter pour ne pas perdre l'amour de l'autre). On découvre très tôt qu'il suffit, en société, d'apprendre très peu, vraiment très peu, juste ce qu'il faut pour maîtriser deux-trois choses qui satisferont les autres, que l'on va répéter ensuite jusqu'à la mort. Ainsi, jusqu'à sa mort, nous sommes libéré du fardeau de l'apprendre qui est un fardeau car peu compatible avec le fait de contenter les autres autour de nous à court-terme. En devenant une marchandise, en devenant quelque-chose (de fixe, de stable et qui satisfait les autres), j'accède à une forme de sécurité affective permanente (et si on ajoute à ça les mécanismes psychologiques liés à la récompense en argent... le tableau est entièrement sombre...). En recherche de ma complétude, cette sécurité affective (et financière !) tombe. On retrouve donc toujours ce problème d'être obsédé par « l'amour » qu'on nous porte sans prendre conscience que l'autre nous veut marchandise pour sa propre satisfaction et ne souhaite pas notre complétude qui le satisfait forcément moins A COURT TERME.

Notre recherche de complétude oeuvre pour la venue du « royaume » et cette oeuvre est forcément radicalement opposée à la satisfaction courtermiste des individus en manque-de-tout (puisqu'incomplet et ne recherchant pas la complétude) qui nous entourent. C'est donc à nous, seul, de vouloir notre complétude (dans ce qu'elle apporte de complète jouissance à terme) en cessant d'être obnubilé par le fait de contenter les autres dans l'instant pour recueillir leur faux-amour.

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Entretien entre Étienne Chouard et Francis Cousinhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/474-entretien-entre-etienne-chouard-et-francis-cousinhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170315_094931_Entretien_entre_Etienne_Chouard_et_Francis_CousinWed, 15 Mar 2017 08:49:31 +0000

Étienne,

J'ai l'impression que tu as eu avec F. Cousin, sur l'économie et la politique, la discussion que nous pourrions avoir sur l'École si on avait ce type d'entretien.

Pourquoi est-on incapable de mettre à la poubelle notre monde ?
Tout se passe chez chacun dans le système nerveux : on défend mordicus nos connexions synaptiques.

On peut prendre n'importe quel face du cristal de notre monde civilisé : les hommes se dressent, non pas pour mettre à mal ce monde, mais pour le défendre mordicus. Ici, on défend la monnaie, là, l'association, là, l'école, ici, la technologie, là, l'État, ici, l'Élection, là, le Droit, ici, la Laïcité, etc. etc.
Ici, on attaque l'Élection, mais on fustige celui qui se permet d'attaquer l'école... Ici, on attaque l'État, mais on fustige celui qui attaque la laïcité (par exemple). On n'arrive pas, individuellement et collectivement, à foutre à la poubelle notre monde, dans toutes ses facettes...

Je t'ai vu aussi dans une autre vidéo récente où je vois que tu as fait du chemin concernant l'école : tu parles enfin de domestication complète des êtres, tu te sens "presque coupable" (professorat) etc. Mais je suis sûr que si on avait un entretien, tu défendrais encore un peu l'école, comme tu défends la monnaie ou le Droit face à F. Cousin.
J'ai noté un passage équivoque, où tu défends l'échange face à F. Cousin et ton argument final c'est : je ne sais pas cultiver la terre. Ce n'est pas anodin, ça, comme remarque "finale". Un humain doit savoir tirer sa subsistance de la terre sinon il fait peser cela sur d'autres : n'est-ce pas une définition de la bourgeoisie et de la domination générique ? (Cf : TOLSTOÏ sur ces points).

L'enjeu est le même pour chacun de nous : être capable de lutter contre les connexions synaptiques qui nous sont chères (et contre nos peurs bourgeoises à mettre les mains dans la terre ;-) (rejoins ceux qui font de la permaculture de subsistance). Rejeter radicalement et totalement ce monde. Et convoquer les Dieux à mettre sur le ring en face des Dieux du capitalisme. (Lecture sur ce dernier point : « Signes annonciateurs d'orages »)

Affectueusement,

Sylvain

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Étienne,

J'ai l'impression que tu as eu avec F. Cousin, sur l'économie et la politique, la discussion que nous pourrions avoir sur l'École si on avait ce type d'entretien.

Pourquoi est-on incapable de mettre à la poubelle notre monde ?
Tout se passe chez chacun dans le système nerveux : on défend mordicus nos connexions synaptiques.

On peut prendre n'importe quel face du cristal de notre monde civilisé : les hommes se dressent, non pas pour mettre à mal ce monde, mais pour le défendre mordicus. Ici, on défend la monnaie, là, l'association, là, l'école, ici, la technologie, là, l'État, ici, l'Élection, là, le Droit, ici, la Laïcité, etc. etc.
Ici, on attaque l'Élection, mais on fustige celui qui se permet d'attaquer l'école... Ici, on attaque l'État, mais on fustige celui qui attaque la laïcité (par exemple). On n'arrive pas, individuellement et collectivement, à foutre à la poubelle notre monde, dans toutes ses facettes...

Je t'ai vu aussi dans une autre vidéo récente où je vois que tu as fait du chemin concernant l'école : tu parles enfin de domestication complète des êtres, tu te sens "presque coupable" (professorat) etc. Mais je suis sûr que si on avait un entretien, tu défendrais encore un peu l'école, comme tu défends la monnaie ou le Droit face à F. Cousin.
J'ai noté un passage équivoque, où tu défends l'échange face à F. Cousin et ton argument final c'est : je ne sais pas cultiver la terre. Ce n'est pas anodin, ça, comme remarque "finale". Un humain doit savoir tirer sa subsistance de la terre sinon il fait peser cela sur d'autres : n'est-ce pas une définition de la bourgeoisie et de la domination générique ? (Cf : TOLSTOÏ sur ces points).

L'enjeu est le même pour chacun de nous : être capable de lutter contre les connexions synaptiques qui nous sont chères (et contre nos peurs bourgeoises à mettre les mains dans la terre ;-) (rejoins ceux qui font de la permaculture de subsistance). Rejeter radicalement et totalement ce monde. Et convoquer les Dieux à mettre sur le ring en face des Dieux du capitalisme. (Lecture sur ce dernier point : « Signes annonciateurs d'orages »)

Affectueusement,

Sylvain

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[RAPPEL] Conditions techniques de l'Égalité politiquehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/vers-une-skhole-libre/473-rappel-conditions-techniques-de-l-egalite-politiquehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170313_105831__RAPPEL__Conditions_techniques_de_l_Egalite_politiqueMon, 13 Mar 2017 09:58:31 +0000

Je republie ce jour mon document « Conditions techniques de l'Égalité politique », sous-titré : « à l'attention de tous ceux qui veulent rassembler les gens ».

{pdf=http://www.descolarisation.org/phocadownload/pdf/conditions_techniques_de_l_egalité_politique_sylvain_rochex_2016_2017.pdf|900|500}

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Je republie ce jour mon document « Conditions techniques de l'Égalité politique », sous-titré : « à l'attention de tous ceux qui veulent rassembler les gens ».

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Un nouveau livre de Jean-Pierre Leprihttp://descolarisation.org/index.php/documents/bibliographie-descolarisation/472-un-nouveau-livre-de-jean-pierre-leprihttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170306_124920_Un_nouveau_livre_de_Jean-Pierre_LepriMon, 06 Mar 2017 11:49:20 +0000

Jean-Pierre Lepri, notre 'collègue', auteur du puissant et incontournable « Fin de l'Éducation, Commencements ? » vient de faire paraître un ouvrage qui rassemble plusieurs années de ses textes sur la non-éducation (= l' 'éducation' authentique). L'ensemble est réalisé par les éditions Myriadis (qui avait édité « la domination adulte » de Y. Bonnardel), avec des dessins, des notes, des citations, des annexes, des repères bibliographiques et tout et tout, un livre bien complet. Avec un texte de Raoul Vaneigem en ouverture et une lettre de Catherine Baker à la fin. Bref, un ouvrage très intéressant de plus dans la bibliothèque : DÉSCOLARISATION, pour mettre intensément en question la prison elle-même (l'éducation) et non plus la couleur des barreaux (sic).

{pdf=http://editions.myriadis.fr/wp-content/uploads/2017/01/EAP_PresentationA.pdf|800|500}

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Jean-Pierre Lepri, notre 'collègue', auteur du puissant et incontournable « Fin de l'Éducation, Commencements ? » vient de faire paraître un ouvrage qui rassemble plusieurs années de ses textes sur la non-éducation (= l' 'éducation' authentique). L'ensemble est réalisé par les éditions Myriadis (qui avait édité « la domination adulte » de Y. Bonnardel), avec des dessins, des notes, des citations, des annexes, des repères bibliographiques et tout et tout, un livre bien complet. Avec un texte de Raoul Vaneigem en ouverture et une lettre de Catherine Baker à la fin. Bref, un ouvrage très intéressant de plus dans la bibliothèque : DÉSCOLARISATION, pour mettre intensément en question la prison elle-même (l'éducation) et non plus la couleur des barreaux (sic).

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Ça a foiré... totalement...http://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/471-ca-a-foire-totalementhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170304_115310__a_a_foire..._totalement...Sat, 04 Mar 2017 10:53:10 +0000

container bâteau

déchets

{xtypo_quote} Nous faisons tous face à des choix. Nous pouvons avoir des calottes glaciaires et des ours polaires, ou nous pouvons avoir des automobiles. Nous pouvons avoir des barrages ou nous pouvons avoir des saumons. Nous pouvons avoir des vignes irriguées dans les comtés de Mendocino et Sonoma, ou nous pouvons avoir la rivière Eel et la rivière Russian. Nous pouvons avoir le pétrole du fond des océans, ou nous pouvons avoir des baleines. Nous pouvons avoir des boîtes en carton ou nous pouvons avoir des forêts vivantes. Nous pouvons avoir des ordinateurs et la myriade de cancers qui accompagne leur fabrication, ou nous pouvons n’avoir aucun des deux. Nous pouvons avoir l’électricité et un monde dévasté par l’exploitation minière, ou nous pouvons n’avoir aucun des deux (et ne venez pas me raconter de sottises à propos du solaire : vous aurez besoin de cuivre pour le câblage, de silicone pour le photovoltaïque, de métaux et de plastiques pour les dispositifs, qui ont besoin d’être fabriqués et puis transportés chez vous, et ainsi de suite. Même l’énergie électrique solaire n’est pas soutenable parce que l’électricité et tous ses attributs requièrent une infrastructure industrielle). Nous pouvons avoir des fruits, des légumes, et du café importés aux États-Unis depuis l’Amérique latine, ou nous pouvons avoir au moins quelques communautés humaines et non-humaines à peu près intactes à travers la région. […] Nous pouvons avoir du commerce international, inévitablement et par définition ainsi que par fonction dominé par d’immenses et distantes entités économiques/gouvernementales qui n’agissent pas (et ne peuvent pas agir) dans l’intérêt des communautés, ou nous pouvons avoir un contrôle local d’économies locales, ce qui ne peut advenir tant que des villes requièrent l’importation (lire : le vol) de ressources toujours plus distantes. Nous pouvons avoir la civilisation — trop souvent considérée comme la plus haute forme d’organisation sociale — qui se propage (qui métastase, dirais-je) sur toute la planète, ou nous pouvons avoir une multiplicité de cultures autonomes uniques car spécifiquement adaptées au territoire d’où elles émergent. Nous pouvons avoir des villes et tout ce qu’elles impliquent, ou nous pouvons avoir une planète habitable. Nous pouvons avoir le « progrès » et l’histoire, ou nous pouvons avoir la soutenabilité. Nous pouvons avoir la civilisation, ou nous pouvons au moins avoir la possibilité d’un mode de vie qui ne soit pas basé sur le vol violent de ressources.

Tout cela n’est absolument pas abstrait. C’est physique. Dans un monde fini, l’importation forcée et quotidienne de ressources est insoutenable. Hum.

Montrez-moi comment la culture de la voiture peut coexister avec la nature sauvage, et plus particulièrement, comment le réchauffement planétaire anthropique peut coexister avec les calottes glaciaires et les ours polaires. N’importe laquelle des soi-disant solutions du genre des voitures électriques solaires présenterait des problèmes au moins aussi sévères. L’électricité, par exemple, a toujours besoin d’être générée, les batteries sont extraordinairement toxiques, et, quoi qu’il en soit, la conduite n’est pas le principal facteur de pollution de la voiture : bien plus de pollution est émise au cours de sa fabrication qu’à travers son pot d’échappement. La même chose est vraie de tous les produits de la civilisation industrielle.

Nous ne pouvons pas tout avoir. Cette croyance selon laquelle nous le pouvons est une des choses qui nous ont précipités dans cet horrible endroit. Si la folie pouvait être définie comme la perte de connexion fonctionnelle avec la réalité physique, croire que nous pouvons tout avoir — croire que nous pouvons simultanément démanteler une planète et y vivre ; croire que nous pouvons perpétuellement utiliser plus d’énergie que ce que nous fournit le soleil ; croire que nous pouvons piller du monde plus que ce qu’il ne donne volontairement ; croire qu’un monde fini peut soutenir une croissance infinie, qui plus est une croissance économique infinie, qui consiste à convertir toujours plus d’êtres vivants en objets inertes (la production industrielle, en son cœur, est la conversion du vivant — des arbres ou des montagnes — en inerte — planches de bois et canettes de bière) — est incroyablement cinglé. Cette folie se manifeste en partie par un puissant irrespect pour les limites et la justice. Elle se manifeste au travers de la prétention selon laquelle il n’existe ni limites, ni justice. Prétendre que la civilisation peut exister sans détruire son propre territoire, ainsi que celui des autres et leurs cultures, c’est être complètement ignorant de l’histoire, de la biologie, de la thermodynamique, de la morale, et de l’instinct de conservation. & c’est n’avoir prêté absolument aucune attention aux six derniers millénaires. Derrick Jensen{/xtypo_quote}

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container bâteau

déchets

{xtypo_quote} Nous faisons tous face à des choix. Nous pouvons avoir des calottes glaciaires et des ours polaires, ou nous pouvons avoir des automobiles. Nous pouvons avoir des barrages ou nous pouvons avoir des saumons. Nous pouvons avoir des vignes irriguées dans les comtés de Mendocino et Sonoma, ou nous pouvons avoir la rivière Eel et la rivière Russian. Nous pouvons avoir le pétrole du fond des océans, ou nous pouvons avoir des baleines. Nous pouvons avoir des boîtes en carton ou nous pouvons avoir des forêts vivantes. Nous pouvons avoir des ordinateurs et la myriade de cancers qui accompagne leur fabrication, ou nous pouvons n’avoir aucun des deux. Nous pouvons avoir l’électricité et un monde dévasté par l’exploitation minière, ou nous pouvons n’avoir aucun des deux (et ne venez pas me raconter de sottises à propos du solaire : vous aurez besoin de cuivre pour le câblage, de silicone pour le photovoltaïque, de métaux et de plastiques pour les dispositifs, qui ont besoin d’être fabriqués et puis transportés chez vous, et ainsi de suite. Même l’énergie électrique solaire n’est pas soutenable parce que l’électricité et tous ses attributs requièrent une infrastructure industrielle). Nous pouvons avoir des fruits, des légumes, et du café importés aux États-Unis depuis l’Amérique latine, ou nous pouvons avoir au moins quelques communautés humaines et non-humaines à peu près intactes à travers la région. […] Nous pouvons avoir du commerce international, inévitablement et par définition ainsi que par fonction dominé par d’immenses et distantes entités économiques/gouvernementales qui n’agissent pas (et ne peuvent pas agir) dans l’intérêt des communautés, ou nous pouvons avoir un contrôle local d’économies locales, ce qui ne peut advenir tant que des villes requièrent l’importation (lire : le vol) de ressources toujours plus distantes. Nous pouvons avoir la civilisation — trop souvent considérée comme la plus haute forme d’organisation sociale — qui se propage (qui métastase, dirais-je) sur toute la planète, ou nous pouvons avoir une multiplicité de cultures autonomes uniques car spécifiquement adaptées au territoire d’où elles émergent. Nous pouvons avoir des villes et tout ce qu’elles impliquent, ou nous pouvons avoir une planète habitable. Nous pouvons avoir le « progrès » et l’histoire, ou nous pouvons avoir la soutenabilité. Nous pouvons avoir la civilisation, ou nous pouvons au moins avoir la possibilité d’un mode de vie qui ne soit pas basé sur le vol violent de ressources.

Tout cela n’est absolument pas abstrait. C’est physique. Dans un monde fini, l’importation forcée et quotidienne de ressources est insoutenable. Hum.

Montrez-moi comment la culture de la voiture peut coexister avec la nature sauvage, et plus particulièrement, comment le réchauffement planétaire anthropique peut coexister avec les calottes glaciaires et les ours polaires. N’importe laquelle des soi-disant solutions du genre des voitures électriques solaires présenterait des problèmes au moins aussi sévères. L’électricité, par exemple, a toujours besoin d’être générée, les batteries sont extraordinairement toxiques, et, quoi qu’il en soit, la conduite n’est pas le principal facteur de pollution de la voiture : bien plus de pollution est émise au cours de sa fabrication qu’à travers son pot d’échappement. La même chose est vraie de tous les produits de la civilisation industrielle.

Nous ne pouvons pas tout avoir. Cette croyance selon laquelle nous le pouvons est une des choses qui nous ont précipités dans cet horrible endroit. Si la folie pouvait être définie comme la perte de connexion fonctionnelle avec la réalité physique, croire que nous pouvons tout avoir — croire que nous pouvons simultanément démanteler une planète et y vivre ; croire que nous pouvons perpétuellement utiliser plus d’énergie que ce que nous fournit le soleil ; croire que nous pouvons piller du monde plus que ce qu’il ne donne volontairement ; croire qu’un monde fini peut soutenir une croissance infinie, qui plus est une croissance économique infinie, qui consiste à convertir toujours plus d’êtres vivants en objets inertes (la production industrielle, en son cœur, est la conversion du vivant — des arbres ou des montagnes — en inerte — planches de bois et canettes de bière) — est incroyablement cinglé. Cette folie se manifeste en partie par un puissant irrespect pour les limites et la justice. Elle se manifeste au travers de la prétention selon laquelle il n’existe ni limites, ni justice. Prétendre que la civilisation peut exister sans détruire son propre territoire, ainsi que celui des autres et leurs cultures, c’est être complètement ignorant de l’histoire, de la biologie, de la thermodynamique, de la morale, et de l’instinct de conservation. & c’est n’avoir prêté absolument aucune attention aux six derniers millénaires. Derrick Jensen{/xtypo_quote}

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Le sujet du « revenu de base » vu par Valentinhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/autonomie-veritable/470-le-revenu-de-base-avec-valentinhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170304_110448_Le_sujet_du___revenu_de_base___vu_par_ValentinSat, 04 Mar 2017 10:04:48 +0000

On est en 2017, tout le monde est taré et dans la perdition totale, sauf pas grand monde... dont Valentin, comme toujours.

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On est en 2017, tout le monde est taré et dans la perdition totale, sauf pas grand monde... dont Valentin, comme toujours.

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Extrait d'un livre sur Ellul et Charbonneauhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/469-extrait-d-un-livre-sur-ellul-et-charbonneauhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170302_103552_Extrait_d_un_livre_sur_Ellul_et_CharbonneauThu, 02 Mar 2017 09:35:52 +0000

ellulFin du livre de Jean Bernard-Maugiron sur Jacques Ellul et Bernard Charbonneau :

« Au terme d’une vie entière consacrée à la critique du système  technicien et à lutter contre la prédation et la dévastation de la nature, le constat est sans appel : malgré quelques petites victoires ici ou là, l’échec est général. «   Je dirais volontiers que j’ai échoué partout  et que je n’en retire aucune amertume   », confiait Ellul. Et encore, lui et Bernard Charbonneau n’ont-ils pas connu la «   révolution numérique   » et l’univers des technologies convergentes (biotechnologies,  nanotechnologies, informatique et sciences cognitives) qui est le  nôtre aujourd’hui. Celui des data centers, des clouds, des nanomatériaux, des thérapies géniques, des algorithmes auto-apprenants,  des puces RFID, des imprimantes  3D, des capteurs et interfaces  électroniques, des ciseaux génétiques, des implants cérébraux, des  neurones artificiels…
À ce milieu terrifiant l’homme connecté semble s’être parfaitement adapté  : il a troqué sa liberté contre le téléphone portable, l’Internet et les écrans hypnotiques, délégué sa souveraineté aux robots  intelligents. Il a reconnu son obsolescence et s’est abandonné corps et  âme à la technique, aimant enfin Big Brother, cet univers totalitaire de contrôle et de contrainte. Ainsi chaque jour l’humanisme cède un peu devant le transhumanisme et bientôt l’«   homme augmenté   »  ravalera l’homme ancien au rang de sous-espèce. On fabrique aujourd’hui déjà de nombreuses pièces – implants et prothèses – pour  le cyborg de demain, cette espèce hybride, mi-organique mi-cybernétique, cet homme-machine pour un monde-machine. 

charbonneauQui peut rêver d’un tel avenir  ? Les jeunes générations paraissent fascinées par ce futur, un futur sans passé puisque la transmission a été rompue, remplacée par une communication infligée jusqu’à saturation. La liberté, cette idée qui enflammait les adolescents, défiait la mort et faisait se lever les peuples est-elle devenue trop angoissante, trop exigeante pour ces esclaves modernes formatés par la propagande et dont l’ambition semble se limiter au choix de leur rôle social et des marchandises qui vont avec, de leurs préférences alimentaires ou de leurs orientations sexuelles, de leurs drogues légales ou illégales, de leur régime d’oppression politique ou religieuse   ?…  Assignation, sujétion, dépersonnalisation, aliénation, subordination… voilà ce que le libéralisme a fait de la liberté, cette liberté  qui «  n’existe pas en dehors du combat par lequel l’homme terrasse en lui-même l’être social   » comme l’affirmait Charbonneau, qui  vitupérait «   le moi, cette outre gonflée de vent qui prétend contenir  l’univers  », bien avant que ne triomphe le narcissisme.

Ce qu’il faut bien appeler une mutation anthropologique nécessite des moyens colossaux, qu’apportent aujourd’hui les géants de  la Silicon Valley. Mais combien de temps pourra encore durer cette fuite en avant, qui s’apparente à une course contre la montre ? Le carburant de la civilisation thermo-industrielle – les énergies fossiles – s’épuise, de même que les matières premières. La croissance est à bout de souffle, ce qui signe l’arrêt de mort d’un système économique basé sur la dette. Le réchauffement climatique, l’explosion démographique et la disparition de la biodiversité annoncent les ruptures des systèmes alimentaires, sociaux, commerciaux et sanitaires, c’est-à-dire des déplacements de populations, des conflits armés, des épidémies et des famines. Des seuils critiques ont été dépassés, des frontières franchies, des grands cycles irréversiblement détraqués, des écosystèmes détruits. Parvenue à ce stade de développement, la Grande Mue provoque une cascade d’effondrements, financiers, économiques, politiques, sociaux et culturels, dans cet ordre ou dans le désordre. Le chaos annoncé par Ellul et Charbonneau est bien là. La sixième extinction des espèces est en cours, et nous en faisons partie…  Notre destin est donc tout tracé si nous continuons à nous montrer incapables de fonder une nouvelle alliance avec la nature, pour affirmer notre liberté et en faire une force révolutionnaire. »

Première photo : jacques Ellul, et deuxième : Bernard Charbonneau.

NB : sur www.descolarisation.org, nous nous sentons très très proches de ces deux-là depuis fort longtemps maintenant, nous les citons souvent. Notamment Jacques Ellul sur la propagande, la technique et l'anarchisme chrétien, ou Charbonneau pour la critique du voyage, sur la destruction de la nature, sur l'horreur de la bagnole, sur la liberté... etc.

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ellulFin du livre de Jean Bernard-Maugiron sur Jacques Ellul et Bernard Charbonneau :

« Au terme d’une vie entière consacrée à la critique du système  technicien et à lutter contre la prédation et la dévastation de la nature, le constat est sans appel : malgré quelques petites victoires ici ou là, l’échec est général. «   Je dirais volontiers que j’ai échoué partout  et que je n’en retire aucune amertume   », confiait Ellul. Et encore, lui et Bernard Charbonneau n’ont-ils pas connu la «   révolution numérique   » et l’univers des technologies convergentes (biotechnologies,  nanotechnologies, informatique et sciences cognitives) qui est le  nôtre aujourd’hui. Celui des data centers, des clouds, des nanomatériaux, des thérapies géniques, des algorithmes auto-apprenants,  des puces RFID, des imprimantes  3D, des capteurs et interfaces  électroniques, des ciseaux génétiques, des implants cérébraux, des  neurones artificiels…
À ce milieu terrifiant l’homme connecté semble s’être parfaitement adapté  : il a troqué sa liberté contre le téléphone portable, l’Internet et les écrans hypnotiques, délégué sa souveraineté aux robots  intelligents. Il a reconnu son obsolescence et s’est abandonné corps et  âme à la technique, aimant enfin Big Brother, cet univers totalitaire de contrôle et de contrainte. Ainsi chaque jour l’humanisme cède un peu devant le transhumanisme et bientôt l’«   homme augmenté   »  ravalera l’homme ancien au rang de sous-espèce. On fabrique aujourd’hui déjà de nombreuses pièces – implants et prothèses – pour  le cyborg de demain, cette espèce hybride, mi-organique mi-cybernétique, cet homme-machine pour un monde-machine. 

charbonneauQui peut rêver d’un tel avenir  ? Les jeunes générations paraissent fascinées par ce futur, un futur sans passé puisque la transmission a été rompue, remplacée par une communication infligée jusqu’à saturation. La liberté, cette idée qui enflammait les adolescents, défiait la mort et faisait se lever les peuples est-elle devenue trop angoissante, trop exigeante pour ces esclaves modernes formatés par la propagande et dont l’ambition semble se limiter au choix de leur rôle social et des marchandises qui vont avec, de leurs préférences alimentaires ou de leurs orientations sexuelles, de leurs drogues légales ou illégales, de leur régime d’oppression politique ou religieuse   ?…  Assignation, sujétion, dépersonnalisation, aliénation, subordination… voilà ce que le libéralisme a fait de la liberté, cette liberté  qui «  n’existe pas en dehors du combat par lequel l’homme terrasse en lui-même l’être social   » comme l’affirmait Charbonneau, qui  vitupérait «   le moi, cette outre gonflée de vent qui prétend contenir  l’univers  », bien avant que ne triomphe le narcissisme.

Ce qu’il faut bien appeler une mutation anthropologique nécessite des moyens colossaux, qu’apportent aujourd’hui les géants de  la Silicon Valley. Mais combien de temps pourra encore durer cette fuite en avant, qui s’apparente à une course contre la montre ? Le carburant de la civilisation thermo-industrielle – les énergies fossiles – s’épuise, de même que les matières premières. La croissance est à bout de souffle, ce qui signe l’arrêt de mort d’un système économique basé sur la dette. Le réchauffement climatique, l’explosion démographique et la disparition de la biodiversité annoncent les ruptures des systèmes alimentaires, sociaux, commerciaux et sanitaires, c’est-à-dire des déplacements de populations, des conflits armés, des épidémies et des famines. Des seuils critiques ont été dépassés, des frontières franchies, des grands cycles irréversiblement détraqués, des écosystèmes détruits. Parvenue à ce stade de développement, la Grande Mue provoque une cascade d’effondrements, financiers, économiques, politiques, sociaux et culturels, dans cet ordre ou dans le désordre. Le chaos annoncé par Ellul et Charbonneau est bien là. La sixième extinction des espèces est en cours, et nous en faisons partie…  Notre destin est donc tout tracé si nous continuons à nous montrer incapables de fonder une nouvelle alliance avec la nature, pour affirmer notre liberté et en faire une force révolutionnaire. »

Première photo : jacques Ellul, et deuxième : Bernard Charbonneau.

NB : sur www.descolarisation.org, nous nous sentons très très proches de ces deux-là depuis fort longtemps maintenant, nous les citons souvent. Notamment Jacques Ellul sur la propagande, la technique et l'anarchisme chrétien, ou Charbonneau pour la critique du voyage, sur la destruction de la nature, sur l'horreur de la bagnole, sur la liberté... etc.

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Thierry Casasnovas fait l'apologie de l'argent, c'est très dommage !http://descolarisation.org/index.php/accueil/autonomie-veritable/468-thierry-casasnovas-fait-l-apologie-de-l-argent-c-est-tres-dommagehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170301_152740_Thierry_Casasnovas_fait_l_apologie_de_l_argent__c_est_tres_dommage__Wed, 01 Mar 2017 14:27:40 +0000

Dans sa dernière vidéo, Thierry Casasnovas fait un appel aux dons pour l'association Régènère. Ce procédé me dérange, mais je n'aurais pas publié cet article critique si Thierry ne s'était pas livré, en plus, à une apologie de l'argent et s'était contenté de rester neutre.

A 4'46 (voir vidéo ci-dessous), voici ce que dit Thierry : « Heu...  c'est surtout, ce que j'ai à coeur de dire c'est que... heu... l'argent y'en a qui le diabolise, y'en a qui l'adule, heu, je crois que c'est un formidable outil ; dans notre monde les échanges se font de façon monétaire, c'est un formidable outil, et, à l'association, on n'en a pas peur, on ne l'adule pas, mais on en a besoin. On en a besoin pour réaliser des choses encore plus belles, pour vous, parce que c'est le principe d'une association. Alors d'une certaine manière, comme on vote avec nos achats alimentaires avec notre caddie, eh ben là vous allez pouvoir voter avec la direction que vous donnerez à votre argent. Vous votez pour ces vidéos, vous votez pour ce message, vous votez pour cet enthousiasme, vous votez pour cette motivation, vous votez pour ce soutien, ou pas, c'est votre choix, mais en tout cas, nous, on remercie tous ceux qui vont choisir délibéremment de nous soutenir pour nous permettre d'aller plus loin, beaucoup plus loin... »

Pense-t-il à moi, quand il dit « y'en a qui le diabolise » ? Non, je ne le diabolise pas ! Pourquoi ? Car il est le diable. On ne peut pas diviniser Dieu ! Donc, on ne peut pas non plus diaboliser le diable. « Dans notre monde les échanges se font de façon monétaire... », oui, et donc pas de façon amicale (c'est-à-dire divine, c'est-à-dire gratuite). C'est l'un ou l'autre. Soit l'échange est fondé sur l'amour, la confiance et la foi, soit il est fondé sur la peur, donc sur un 'équivalent général' (l'argent) et sur la comptabilité. L'argent est l'outil numéro-un du diabolos (le diviseur) créateur de rareté et de destruction. C'est drôle car je dénonce souvent l'association comme faisant partie du top-ten des outils du diable et là, on a dans le même élan : l'argent et l'association (mais ce n'est pas un hasard : le diable change juste d'outil, de visage, mais il reste le même et il continue son oeuvre de division).

De plus ce qui me gène énormément, c'est le côté affreusement démagogique d'une apologie de l'argent. Thierry s'addresse à des dizaine de milliers de personnes qui ont forcément, toutes, un problème personnel, grave, vis à vis de l'argent. Avoir un problème personnel grave, avoir ce sentiment d'être appelé à progresser, vis à vis de l'argent, c'est bien le minimum que chacun se doit sur ce sujet. L'apologie de l'argent réalisée par quelqu'un de rassembleur et de très écouté va avoir la conséquence désastreuse que les gens se libèrent comme par magie de ce problème personnel, oui, les voilà tout à coup justifiés dans leur utilisation de l'argent ! Toutes celles qui avaient un doute, peuvent anéantir ce doute tranquillement... Et là on pourrait se dire : merci Thierry de nous retirer un poids supplémentaire ! Mais non, bon sang, ce poids, il est nécessaire de le supporter pour trouver la force d'anéantir l'argent.

L'argent n'est pas « un formidable outil », c'est le pire des outils. Le plus mortifère, le plus destructeur, le plus injuste, qui est à la fois cause et conséquence de la peur, d'un régime de peur dans l'humanité. On peut constater (avec tristesse) le phénomène de l'argent, et on peut croire en avoir besoin à court terme, mais il ne faut JAMAIS en faire l'apologie et il faut oeuvrer à sa disparition (donc réduire chaque jour qui passe : sa dépendance à l'argent).

Je termine en précisant que je me sens en amitié depuis le début avec Thierry, et en accord sur la très grande majorité de ses approches et vues (cet article ne vise aucunement le conflit). Il semble cependant y'avoir toujours deux points de désaccord majeurs entre nous : sur l'argent donc et sur l'égalité politique (sur « les conditions techniques de l'égalité politique » et la recherche de non-puissance). Voir ici notre vidéo de 2015 avec Thierry sur la déscolarisation de la société.

 

 

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Dans sa dernière vidéo, Thierry Casasnovas fait un appel aux dons pour l'association Régènère. Ce procédé me dérange, mais je n'aurais pas publié cet article critique si Thierry ne s'était pas livré, en plus, à une apologie de l'argent et s'était contenté de rester neutre.

A 4'46 (voir vidéo ci-dessous), voici ce que dit Thierry : « Heu...  c'est surtout, ce que j'ai à coeur de dire c'est que... heu... l'argent y'en a qui le diabolise, y'en a qui l'adule, heu, je crois que c'est un formidable outil ; dans notre monde les échanges se font de façon monétaire, c'est un formidable outil, et, à l'association, on n'en a pas peur, on ne l'adule pas, mais on en a besoin. On en a besoin pour réaliser des choses encore plus belles, pour vous, parce que c'est le principe d'une association. Alors d'une certaine manière, comme on vote avec nos achats alimentaires avec notre caddie, eh ben là vous allez pouvoir voter avec la direction que vous donnerez à votre argent. Vous votez pour ces vidéos, vous votez pour ce message, vous votez pour cet enthousiasme, vous votez pour cette motivation, vous votez pour ce soutien, ou pas, c'est votre choix, mais en tout cas, nous, on remercie tous ceux qui vont choisir délibéremment de nous soutenir pour nous permettre d'aller plus loin, beaucoup plus loin... »

Pense-t-il à moi, quand il dit « y'en a qui le diabolise » ? Non, je ne le diabolise pas ! Pourquoi ? Car il est le diable. On ne peut pas diviniser Dieu ! Donc, on ne peut pas non plus diaboliser le diable. « Dans notre monde les échanges se font de façon monétaire... », oui, et donc pas de façon amicale (c'est-à-dire divine, c'est-à-dire gratuite). C'est l'un ou l'autre. Soit l'échange est fondé sur l'amour, la confiance et la foi, soit il est fondé sur la peur, donc sur un 'équivalent général' (l'argent) et sur la comptabilité. L'argent est l'outil numéro-un du diabolos (le diviseur) créateur de rareté et de destruction. C'est drôle car je dénonce souvent l'association comme faisant partie du top-ten des outils du diable et là, on a dans le même élan : l'argent et l'association (mais ce n'est pas un hasard : le diable change juste d'outil, de visage, mais il reste le même et il continue son oeuvre de division).

De plus ce qui me gène énormément, c'est le côté affreusement démagogique d'une apologie de l'argent. Thierry s'addresse à des dizaine de milliers de personnes qui ont forcément, toutes, un problème personnel, grave, vis à vis de l'argent. Avoir un problème personnel grave, avoir ce sentiment d'être appelé à progresser, vis à vis de l'argent, c'est bien le minimum que chacun se doit sur ce sujet. L'apologie de l'argent réalisée par quelqu'un de rassembleur et de très écouté va avoir la conséquence désastreuse que les gens se libèrent comme par magie de ce problème personnel, oui, les voilà tout à coup justifiés dans leur utilisation de l'argent ! Toutes celles qui avaient un doute, peuvent anéantir ce doute tranquillement... Et là on pourrait se dire : merci Thierry de nous retirer un poids supplémentaire ! Mais non, bon sang, ce poids, il est nécessaire de le supporter pour trouver la force d'anéantir l'argent.

L'argent n'est pas « un formidable outil », c'est le pire des outils. Le plus mortifère, le plus destructeur, le plus injuste, qui est à la fois cause et conséquence de la peur, d'un régime de peur dans l'humanité. On peut constater (avec tristesse) le phénomène de l'argent, et on peut croire en avoir besoin à court terme, mais il ne faut JAMAIS en faire l'apologie et il faut oeuvrer à sa disparition (donc réduire chaque jour qui passe : sa dépendance à l'argent).

Je termine en précisant que je me sens en amitié depuis le début avec Thierry, et en accord sur la très grande majorité de ses approches et vues (cet article ne vise aucunement le conflit). Il semble cependant y'avoir toujours deux points de désaccord majeurs entre nous : sur l'argent donc et sur l'égalité politique (sur « les conditions techniques de l'égalité politique » et la recherche de non-puissance). Voir ici notre vidéo de 2015 avec Thierry sur la déscolarisation de la société.

 

 

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Qu'est-ce donc que le vrai et le seul amour ?http://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/467-qu-est-ce-donc-que-le-vrai-amourhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170225_120807_Qu_est-ce_donc_que_le_vrai_et_le_seul_amour__Sat, 25 Feb 2017 11:08:07 +0000

aimerVivre, c'est vouloir aimer, non vouloir être aimé.
Vivre, c'est chercher à aimer, non chercher à être aimé.
Vivre, c'est parvenir à s'aimer soi et à aimer les autres, et non réussir à être aimé des autres.
C'est la clé du mystère, car le chemin vers la vérité est à ce prix-là.
Tenter de vivre en voulant être aimé aura pour conséquence un chemin constant vers le mensonge.
Pourquoi ? Tout simplement car l'être humain est pêcheur, fragile, et tend malheureusement à vouloir être aimé plutôt qu'aimer.
Pourquoi tous chercher à être aimé par des gens qui ne veulent qu'une chose : être aimé des autres ? C'est absurde et DANGEREUX.
La première forme d' « amour » recherché par les gens est l'intégration sociale. C'est l'animalité pure liée à la survie. L'être humain est pourtant appelé à s'élever au dessus de son animalité.

L'être humain, faible, met en place constamment des techniques de chantage à l'amour pour avoir la sensation d'être aimé des autres.
Les principaux chantages à l'amour orchestrés concernent l'intégration sociale : la mise en conformité, la reproduction. C'est la principale occasion de chute des êtres humains.  Si tu ne te conformes pas, tu auras la sensation de recevoir moins d'amour ou plus du tout, c'est le principal chantage à l'amour dans lequel tombe la majorité des êtres humains. Pourtant ce mouvement, entropique (décomposition en éléments simples semblables), est opposé à la vie, qui est néguentropique (elle singularise, ordonne tout en complexifiant)

Mais tout ce soi-disant « amour », celui né de la volonté d'être aimé : n'est pas l'amour, mais son inverse. L'amour, c'est aimer soi et les autres, ce n'est JAMAIS ce machin sordide qui nous pousse à rechercher l'amour des autres, ce machin qui fait qu'on attend sans arrêt des manifestations de notre beauté et de notre importance, des compliments, et des marques d'affections (des « j'aime » et des « vues »). C'est l'inverse de l'amour, puisque c'est la preuve qu'on ne s'aime pas (suffisamment).

7 milliards de types qui recherchent l'amour des autres en même temps, ça donne l'apocalypse, c'est-à-dire la révélation de la vérité : vivre c'est aimer, non vouloir être aimé. 7 milliards de types qui regardent sans arrêt leur smartphone pour voir s'ils n'ont pas reçu un SMS qui leur révèle leur beauté, leur importance ou pour qu'ils se sentent « aimés », RASSURÉS (d'être aimé). 7 milliards de types qui envoient des SMS, de l'affection (« bisou ! »), des politesses, des gentillesses, ou des preuves de leur conformité sociale : non pour aimer, mais uniquement pour recevoir une sensation d' « amour » en retour. C'est incroyable de voir ce que 7 milliards de types sont capables de mettre en place pour recevoir des pouièmes de faux amour. 7 milliards de types qui avancent dans la vie en pensant continuellement en terme de DON/CONTRE DON... Ça donne, oui, l'apocalypse... L'impossibilité de vivre ensemble sur cette planète... L'impossibilité pour notre espèce de continuer... Ça donne la fin des temps où la vérité est révélée : vivre, c'est aimer, non vouloir être aimé.

Et il y a, entre ces deux formes opposées de l'amour, la même opposition radicale qu'il y a entre l'argent et l'amitié, entre le pouvoir et l'amitié, ou entre le pouvoir (vouloir être aimé) et la non-puissance (aimer les autres, s'aimer soi-même).

Tous les « méchants », notamment tous les gens de pouvoir, sont les plus blessés d'entre-nous. Ils sont le plus éloignés de chercher à aimer les autres : ils végètent dans les tréfonds de cette mendicité permanente de l'amour (qui me semble, à mes yeux faibles d'humain, souvent irrévocable, tant c'est un infini). Cet infini ne peut apparemment être comblé que par un infini : Dieu. Ces gens de pouvoir qui sont les champions des mécanismes de chantage à l'amour ! (Voir la section dans « l'école de la peur » sur la méchanceté radicale des profs).

Et moi qui écris ces mots, il me faut préciser que je n'ai point la prétention de réussir à aimer (m'aimer et aimer les autres), qu'en tant qu'être humain je suis faible aussi, parfois, et que je cherche un peu l'amour des autres, mais si peu, et de si peu de gens. J'ai la prétention, cependant, de ne pas passer ma vie à rechercher l'amour des autres contrairement à la majorité des moutons de cette planète, de savoir me faire haïr de beaucoup si cela est nécessaire au service de la vérité. La plupart du temps, je ne recherche point l'amour des autres. C'est la vérité que je cherche, et si cela passe par ne point me faire aimer ou me faire détester, je l'accepte. Je pense avoir cette qualité grâce à l'amour infini que j'ai reçu de ma mère à ma naissance. J'en suis même sûr, car je sens bien que cette capacité à ne point chercher l'amour des autres pour chercher la vérité repose totalement sur la certitude d'être déjà aimé et constamment aimé quoiqu'il arrive. Je pense donc que les gens ont soit besoin d'être aimés correctement à la naissance, soit besoin de Dieu (mais ils vivent dans une société qui a tué Dieu, et malheureusement ils s'en satisfont : ils vouent un culte à leur principale ennemie : la laïcité).

J'ai tellement, à la fois de compassion, mais aussi d'incompréhension, pour tous ces êtres autour de moi, qui passent leur vie dans le mensonge (mensonge qui les fait souffrir et, ce, de plus en plus, à mesure que s'avance l'apocalypse), parce qu'ils la passent à chercher l'amour des autres, et l'intégration sociale. Leur vie est une réponse permanente à ce qui est attendu par les autres, ce qui se traduit fatalement par une pente constante vers le mensonge, la division et la mort.

Vivre, c'est vouloir aimer, non vouloir être aimé.
Vivre, c'est chercher à aimer, non chercher à être aimé.
Vivre, c'est parvenir à s'aimer soi et à aimer les autres, et non réussir à être aimé des autres. Aimer ou vouloir être aimé, ce sont deux opposés. Les deux opposés.
C'est la clé du mystère, car le chemin vers la vérité est à ce prix-là.

Sylvain

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aimerVivre, c'est vouloir aimer, non vouloir être aimé.
Vivre, c'est chercher à aimer, non chercher à être aimé.
Vivre, c'est parvenir à s'aimer soi et à aimer les autres, et non réussir à être aimé des autres.
C'est la clé du mystère, car le chemin vers la vérité est à ce prix-là.
Tenter de vivre en voulant être aimé aura pour conséquence un chemin constant vers le mensonge.
Pourquoi ? Tout simplement car l'être humain est pêcheur, fragile, et tend malheureusement à vouloir être aimé plutôt qu'aimer.
Pourquoi tous chercher à être aimé par des gens qui ne veulent qu'une chose : être aimé des autres ? C'est absurde et DANGEREUX.
La première forme d' « amour » recherché par les gens est l'intégration sociale. C'est l'animalité pure liée à la survie. L'être humain est pourtant appelé à s'élever au dessus de son animalité.

L'être humain, faible, met en place constamment des techniques de chantage à l'amour pour avoir la sensation d'être aimé des autres.
Les principaux chantages à l'amour orchestrés concernent l'intégration sociale : la mise en conformité, la reproduction. C'est la principale occasion de chute des êtres humains.  Si tu ne te conformes pas, tu auras la sensation de recevoir moins d'amour ou plus du tout, c'est le principal chantage à l'amour dans lequel tombe la majorité des êtres humains. Pourtant ce mouvement, entropique (décomposition en éléments simples semblables), est opposé à la vie, qui est néguentropique (elle singularise, ordonne tout en complexifiant)

Mais tout ce soi-disant « amour », celui né de la volonté d'être aimé : n'est pas l'amour, mais son inverse. L'amour, c'est aimer soi et les autres, ce n'est JAMAIS ce machin sordide qui nous pousse à rechercher l'amour des autres, ce machin qui fait qu'on attend sans arrêt des manifestations de notre beauté et de notre importance, des compliments, et des marques d'affections (des « j'aime » et des « vues »). C'est l'inverse de l'amour, puisque c'est la preuve qu'on ne s'aime pas (suffisamment).

7 milliards de types qui recherchent l'amour des autres en même temps, ça donne l'apocalypse, c'est-à-dire la révélation de la vérité : vivre c'est aimer, non vouloir être aimé. 7 milliards de types qui regardent sans arrêt leur smartphone pour voir s'ils n'ont pas reçu un SMS qui leur révèle leur beauté, leur importance ou pour qu'ils se sentent « aimés », RASSURÉS (d'être aimé). 7 milliards de types qui envoient des SMS, de l'affection (« bisou ! »), des politesses, des gentillesses, ou des preuves de leur conformité sociale : non pour aimer, mais uniquement pour recevoir une sensation d' « amour » en retour. C'est incroyable de voir ce que 7 milliards de types sont capables de mettre en place pour recevoir des pouièmes de faux amour. 7 milliards de types qui avancent dans la vie en pensant continuellement en terme de DON/CONTRE DON... Ça donne, oui, l'apocalypse... L'impossibilité de vivre ensemble sur cette planète... L'impossibilité pour notre espèce de continuer... Ça donne la fin des temps où la vérité est révélée : vivre, c'est aimer, non vouloir être aimé.

Et il y a, entre ces deux formes opposées de l'amour, la même opposition radicale qu'il y a entre l'argent et l'amitié, entre le pouvoir et l'amitié, ou entre le pouvoir (vouloir être aimé) et la non-puissance (aimer les autres, s'aimer soi-même).

Tous les « méchants », notamment tous les gens de pouvoir, sont les plus blessés d'entre-nous. Ils sont le plus éloignés de chercher à aimer les autres : ils végètent dans les tréfonds de cette mendicité permanente de l'amour (qui me semble, à mes yeux faibles d'humain, souvent irrévocable, tant c'est un infini). Cet infini ne peut apparemment être comblé que par un infini : Dieu. Ces gens de pouvoir qui sont les champions des mécanismes de chantage à l'amour ! (Voir la section dans « l'école de la peur » sur la méchanceté radicale des profs).

Et moi qui écris ces mots, il me faut préciser que je n'ai point la prétention de réussir à aimer (m'aimer et aimer les autres), qu'en tant qu'être humain je suis faible aussi, parfois, et que je cherche un peu l'amour des autres, mais si peu, et de si peu de gens. J'ai la prétention, cependant, de ne pas passer ma vie à rechercher l'amour des autres contrairement à la majorité des moutons de cette planète, de savoir me faire haïr de beaucoup si cela est nécessaire au service de la vérité. La plupart du temps, je ne recherche point l'amour des autres. C'est la vérité que je cherche, et si cela passe par ne point me faire aimer ou me faire détester, je l'accepte. Je pense avoir cette qualité grâce à l'amour infini que j'ai reçu de ma mère à ma naissance. J'en suis même sûr, car je sens bien que cette capacité à ne point chercher l'amour des autres pour chercher la vérité repose totalement sur la certitude d'être déjà aimé et constamment aimé quoiqu'il arrive. Je pense donc que les gens ont soit besoin d'être aimés correctement à la naissance, soit besoin de Dieu (mais ils vivent dans une société qui a tué Dieu, et malheureusement ils s'en satisfont : ils vouent un culte à leur principale ennemie : la laïcité).

J'ai tellement, à la fois de compassion, mais aussi d'incompréhension, pour tous ces êtres autour de moi, qui passent leur vie dans le mensonge (mensonge qui les fait souffrir et, ce, de plus en plus, à mesure que s'avance l'apocalypse), parce qu'ils la passent à chercher l'amour des autres, et l'intégration sociale. Leur vie est une réponse permanente à ce qui est attendu par les autres, ce qui se traduit fatalement par une pente constante vers le mensonge, la division et la mort.

Vivre, c'est vouloir aimer, non vouloir être aimé.
Vivre, c'est chercher à aimer, non chercher à être aimé.
Vivre, c'est parvenir à s'aimer soi et à aimer les autres, et non réussir à être aimé des autres. Aimer ou vouloir être aimé, ce sont deux opposés. Les deux opposés.
C'est la clé du mystère, car le chemin vers la vérité est à ce prix-là.

Sylvain

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Acheter de la vie... ?http://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/466-acheter-de-la-viehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170222_110455_Acheter_de_la_vie...__Wed, 22 Feb 2017 10:04:55 +0000

coquelicot grainesLa puissance de vie qui règne sur cette planète est époustouflante, renversante (il n'y a pas de mots assez forts). Je veux parler en particulier de la puissance de procréation et de démultiplication dans le monde végétal et animal. C'est sidérant. Il y a juste à observer la quantité de semences produite par une seule fleur pour comprendre instantanément que le régime de rareté imposé par le capitalisme et notre système, est le crime des crimes des crimes... Et quand on pense en plus que l'homme peut ajouter à la création à l'infini : « Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction » (Giono, l'homme qui plantait des arbres). Un seul rameau de milliers d'espèces d'arbres peut être bouturé en dizaine d'autres arbres similaires (voir 'bouture à l'étouffée' pour le meilleur taux de réussite toute l'année), une racine de consoude divisée en dix te donne dix consoudes dans l'année (valable pour des milliers de plantes), et je ne parle même pas de la greffe... Dans le monde animal, idem, ça pullule de partout et constamment ! Oiseaux, mammifères, insectes et toute la micro-faune du sol, tout le monde s'en donne à coeur-joie ! Il suffit d'ensemencer, toujours ! Et UNE RÉACTION EN CHAÎNE OPÈRE ! « La création avait l'air, d'ailleurs, de s'opérer en chaînes. Il ne s'en souciait pas; il poursuivait obstinément sa tâche, très simple. Mais en redescendant par le village, je vis couler de l'eau dans des ruisseaux qui, de mémoire d'homme, avaient toujours été à sec. C'était la plus formidable opération de réaction qu'il m'ait été donné de voir. » (op. cit.).

Les paysans marchands de graines, de plantes (pépinières, semenciers) et d'animaux ne sont souvent pas les pires capitalistes qui soient, ça se voit au niveau du contact réellement chaleureux et de leur passion réelle pour le monde végétal et/ou animal, pourtant il y a bien un gigantesque et monstrueux problème à cet endroit. Pour prendre toute la mesure de ce problème, comme d'habitude, il faut se mettre à une distance de l'objet suffisante pour se détacher de la croûte et du poids de nos conditionnements. Bien-sûr, le réflexe, c'est de penser à tous les travaux réalisés par ces marchands... au lieu de vraiment prendre tout le recul nécessaire pour se demander comment est-ce possible, finalement, de mettre un bout de bois dans la terre, d'attendre que des racines et des feuilles se développent pour ensuite mettre une étiquette : figuier 'ronde de bordeaux' - 7,90 Euros le plant. Ou encore de récolter telle ou telle semence (la plupart sont super simples à récolter) pour les mettre dans un sachet avec une étiquette : Coquelicots - 3,90 Euros le sachet de graines (1g). Et je repense tout à coup à la menthe et à tout ce qui marcotte à l'infini : comment diable est-ce possible d'acheter continuellement des plants de menthe (ou de mélisse, ou de sauge, etc.) ??? Je commence à vous donner des exemples mais je ne devrais pas car ça concerne des milliers de plantes, la totalité du vivant en fait. Dans cette immonde société : le vivant est sans arrêt récolté puis conditionné et étiqueté pour être vendu : c'est une des plus énormes manifestations de Mammon dans la société des hommes, si ce n'est la plus monstrueuse ! Nous devrions tous donner notre temps et nos vies pour que la vie se répande le plus possible... Récolter les semences, les protéger, les semer, les donner. Bouturer sans arrêt et donner les boutures. Greffer sans arrêt et donner les scions d'un an. Si nous avons des animaux domestiques, nous devrions tous donner tous les petits (archi-sevrés) que nous ne pouvons pas garder, comment se fait-il qu'on doive encore acheter : des moutons, des chèvres, des poules, des canards, des oies, des lapins, des chiens, des chats, et toutes autres sortes d'animaux ??! Alors qu'il en jaillit torrentiellement du ventre de dame nature !
Si tu as malheureusement toujours un pied dans le système capitaliste : continue donc de vendre encore un peu tes lave-vaisselle, tes bonbons, tes DVD et tes écrans-plats, mais ne vends pas ta récolte de graines de capucines, ne vends pas la vie ! Arrête de vendre le vivant ! C'est tout bonnement incroyable que l'homme soit un tel handicapé du don ! Là, c'est la saison de l'eau de bouleau qui commence... Comment peut-on vendre de l'eau (car l'eau de bouleau, c'est de l'eau), volée à un arbre en faisant un trou avec une mèche ??? ... Et je vous renvoie tous aussi à cette idée cardinale : ROMPRE L'ENCHAÎNEMENT DES VENTES MUTUELLES ! Si tu en as marre d'acheter !! Commence par arrêter de vendre !!!

Pour se mettre au service de la vie, il ne faut pas vendre la vie.

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coquelicot grainesLa puissance de vie qui règne sur cette planète est époustouflante, renversante (il n'y a pas de mots assez forts). Je veux parler en particulier de la puissance de procréation et de démultiplication dans le monde végétal et animal. C'est sidérant. Il y a juste à observer la quantité de semences produite par une seule fleur pour comprendre instantanément que le régime de rareté imposé par le capitalisme et notre système, est le crime des crimes des crimes... Et quand on pense en plus que l'homme peut ajouter à la création à l'infini : « Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction » (Giono, l'homme qui plantait des arbres). Un seul rameau de milliers d'espèces d'arbres peut être bouturé en dizaine d'autres arbres similaires (voir 'bouture à l'étouffée' pour le meilleur taux de réussite toute l'année), une racine de consoude divisée en dix te donne dix consoudes dans l'année (valable pour des milliers de plantes), et je ne parle même pas de la greffe... Dans le monde animal, idem, ça pullule de partout et constamment ! Oiseaux, mammifères, insectes et toute la micro-faune du sol, tout le monde s'en donne à coeur-joie ! Il suffit d'ensemencer, toujours ! Et UNE RÉACTION EN CHAÎNE OPÈRE ! « La création avait l'air, d'ailleurs, de s'opérer en chaînes. Il ne s'en souciait pas; il poursuivait obstinément sa tâche, très simple. Mais en redescendant par le village, je vis couler de l'eau dans des ruisseaux qui, de mémoire d'homme, avaient toujours été à sec. C'était la plus formidable opération de réaction qu'il m'ait été donné de voir. » (op. cit.).

Les paysans marchands de graines, de plantes (pépinières, semenciers) et d'animaux ne sont souvent pas les pires capitalistes qui soient, ça se voit au niveau du contact réellement chaleureux et de leur passion réelle pour le monde végétal et/ou animal, pourtant il y a bien un gigantesque et monstrueux problème à cet endroit. Pour prendre toute la mesure de ce problème, comme d'habitude, il faut se mettre à une distance de l'objet suffisante pour se détacher de la croûte et du poids de nos conditionnements. Bien-sûr, le réflexe, c'est de penser à tous les travaux réalisés par ces marchands... au lieu de vraiment prendre tout le recul nécessaire pour se demander comment est-ce possible, finalement, de mettre un bout de bois dans la terre, d'attendre que des racines et des feuilles se développent pour ensuite mettre une étiquette : figuier 'ronde de bordeaux' - 7,90 Euros le plant. Ou encore de récolter telle ou telle semence (la plupart sont super simples à récolter) pour les mettre dans un sachet avec une étiquette : Coquelicots - 3,90 Euros le sachet de graines (1g). Et je repense tout à coup à la menthe et à tout ce qui marcotte à l'infini : comment diable est-ce possible d'acheter continuellement des plants de menthe (ou de mélisse, ou de sauge, etc.) ??? Je commence à vous donner des exemples mais je ne devrais pas car ça concerne des milliers de plantes, la totalité du vivant en fait. Dans cette immonde société : le vivant est sans arrêt récolté puis conditionné et étiqueté pour être vendu : c'est une des plus énormes manifestations de Mammon dans la société des hommes, si ce n'est la plus monstrueuse ! Nous devrions tous donner notre temps et nos vies pour que la vie se répande le plus possible... Récolter les semences, les protéger, les semer, les donner. Bouturer sans arrêt et donner les boutures. Greffer sans arrêt et donner les scions d'un an. Si nous avons des animaux domestiques, nous devrions tous donner tous les petits (archi-sevrés) que nous ne pouvons pas garder, comment se fait-il qu'on doive encore acheter : des moutons, des chèvres, des poules, des canards, des oies, des lapins, des chiens, des chats, et toutes autres sortes d'animaux ??! Alors qu'il en jaillit torrentiellement du ventre de dame nature !
Si tu as malheureusement toujours un pied dans le système capitaliste : continue donc de vendre encore un peu tes lave-vaisselle, tes bonbons, tes DVD et tes écrans-plats, mais ne vends pas ta récolte de graines de capucines, ne vends pas la vie ! Arrête de vendre le vivant ! C'est tout bonnement incroyable que l'homme soit un tel handicapé du don ! Là, c'est la saison de l'eau de bouleau qui commence... Comment peut-on vendre de l'eau (car l'eau de bouleau, c'est de l'eau), volée à un arbre en faisant un trou avec une mèche ??? ... Et je vous renvoie tous aussi à cette idée cardinale : ROMPRE L'ENCHAÎNEMENT DES VENTES MUTUELLES ! Si tu en as marre d'acheter !! Commence par arrêter de vendre !!!

Pour se mettre au service de la vie, il ne faut pas vendre la vie.

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Printemps Indienhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/464-printemps-indienhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170217_095704_Printemps_IndienFri, 17 Feb 2017 08:57:04 +0000

Depuis le temps qu'on en parlait ! Pour fêter le printemps, nous accueillons deux nouveaux amis : le fameux coureur indien chasseur de limaces super pondeuse (+ trop marrant trop mignons) ! Voici Diogène et Léda :

canardscoureursd

canardaillerdCliquez sur les images pour les agrandir dans un onglet

Car le printemps est bien là depuis quelques jours : ail des ours, eau de bouleau, châtons de saules et de noisetiers, forsythia dans les starting-block, et tous les autres bourgeonnement etc.

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Depuis le temps qu'on en parlait ! Pour fêter le printemps, nous accueillons deux nouveaux amis : le fameux coureur indien chasseur de limaces super pondeuse (+ trop marrant trop mignons) ! Voici Diogène et Léda :

canardscoureursd

canardaillerdCliquez sur les images pour les agrandir dans un onglet

Car le printemps est bien là depuis quelques jours : ail des ours, eau de bouleau, châtons de saules et de noisetiers, forsythia dans les starting-block, et tous les autres bourgeonnement etc.

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Prenez-moi comme je suis ! - Comment le pourrais-je ?!http://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/463-prenez-moi-comme-je-suis-comment-le-pourrais-jehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170216_123242_Prenez-moi_comme_je_suis___-_Comment_le_pourrais-je___Thu, 16 Feb 2017 11:32:42 +0000

tonnesLes gens continuent de scander : « Prenez-moi comme je suis ! »... Les prendre ? ... Comme ils sont ? Mais... comment le pourrais-je ! Ils pèsent, chacun, 500 000 tonnes !!! Je suis trop petit.

Et attention, rien à voir avec l'homme d'antan. Si on remonte le temps, l'homme pesait, oui, mais infiniment moins qu'aujourd'hui. C'est là qu'on retrouve tout de suite le concept de pharmakon et de pro-thèse. L'histoire de l'homme a consisté dans le développement de milliards de milliards de milliards d'outils et d'organes artificiels, cela s'appelle l'exosomatisation (ex : hors de ; et soma : le corps). L'histoire de l'homme est l'histoire de cette exosomatisation. Chaque élément matériel de cette exosomatisation ayant son pendant cérébral : ce sont aussi nos cerveaux qui pèsent le même poids équivalent. De plus le pharmakon et la pro-thèse, en tant que béquille, sont addictogènes. L'homme s'est peu à peu, en des milliers d'années d'involution (et non d'évolution !), rendu dépendant et accro à des milliards d'outils et organes artificiels. Tout droit vers l'apocalypse selon Saint Jean !!

On dit que Jésus a su porter la souffrance, et qu'il savait vivre « au milieu des ivrognes... » (en sachant changer l'eau en vin, ça se comprend !) Blague à part, de deux choses l'une : soit l'on pense à un Jésus historique et là on se dit qu'il devait « prendre sur lui » des hommes qui pesaient infiniment moins lourds que les hommes d'aujourd'hui ; soit l'on pense à un Jésus symbolique (allégorique), et « les ivrognes » dont nous parlons symbolisent l'homme pharmacologique porté à chuter avec un nombre incommensurable de pharmaka (pluriel de pharmakon). Ça ne m'empêche pas de penser que même le Jésus symbolique (ou allégorique) d'hier, a moins de travail que le Jésus symbolique d'aujourd'hui. Et j'avoue ma faiblesse présente : je n'arrive pas à vivre au milieu des ivrognes d'aujourd'hui, car ils pèsent vraiment trop lourds (si encore il n'y avait que l'alcool) ... 500 000 tonnes chacun au moins !!!

Une phrase que je scande fréquemment est que nous sommes (devenus) des tyrans les uns pour les autres. La cause de cette tyrannie réciproque est cette façon que nous avons de peser sur les autres et notamment, et surtout, avec nos prothèses et pharmaka. Je vous renvoie à mon article du 02/02 « Où est l'épure ? » où je formulais à quel point nous nous balançons en permanence à la tronche nos merdes pharmacologiques entropiques. Je pourrais prendre des milliards d'exemples. La pratique pharmacologique de l'homme a franchi un seuil catastrophique où l'on n'est plus en capacité de rejeter pour soi-même telle ou telle technologie. Ce que j'ai vécu avec les SMS en donne un exemple cardinal. Pendant 2 ans, je disais à tout le monde que je détestais cette technique et que je souhaitais en être épargné : rien n'y faisait, les gens continuaient de m'envoyer des SMS... Je me suis alors rendu compte que les téléphones mobiles ne permettaient absolument pas de retirer cette fonctionnalité. Ce sujet a pesé lourd dans mon abandon total du téléphone mobile. Je me suis rendu compte avec effroi que ne plus utiliser de téléphone mobile était la seule méthode pour ne plus souffrir de la technique SMS. Mais toute la société ayant embrassé cette technique (dans un baiser de la mort), il ne se passe pas une journée sans que j'y sois plus ou moins confronté : personnes qui m'invitent à leur envoyer un SMS ou qui me disent qu'ils vont m'en envoyer (avec un tel ton de l'évidence...) ; sites internet/services qui proposent constamment cet outil (et d'ailleurs on voit apparaître de plus en plus le champ "numéro de tél mobile" en obligatoire dans les formulaires web !! ).

J'écrit ce bref article simplement pour révéler aux gens que NON, on ne peut plus les prendre tels qu'ils sont et qu'ils ne peuvent plus dire en l'état : prenez-moi comme je suis ! non, c'est fini ce temps-là. J'écris cet article pour simplement leur dire d'aller d'abord faire un régime, de jeûner (à ce monde), d'aller déposer préalablement à « la déchetterie, (y compris les chiottes) » les centaines de milliers de tonnes de merdes qu'ils ont sur le dos, dans le ventre, dans les poches, dans leur maison, et dans la tête. Et puis, de revenir me voir, ainsi plus light, infiniment plus light et là, seulement là, je pourrais les prendre comme ils sont. Et je peux vous dire qu'ils seront toujours des hommes et que donc il pèseront malgré tout méchamment lourds, même comme ça. Oui, je peux vous dire qu'il me faudra quand même être le Christ pour arriver à les prendre comme ils sont. Même après avoir retiré 490 000 tonnes, il en restera encore 10 000 !! Vous me direz que le nouveau testament nous révèle que la foi permet de déplacer des montagnes (de déchets ?). Eh bien, je vous dirais que je conserve la foi que les gens finissent par avoir la foi de parvenir à déplacer leur montagne de merdes jusqu'à la déchetterie la plus proche.

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tonnesLes gens continuent de scander : « Prenez-moi comme je suis ! »... Les prendre ? ... Comme ils sont ? Mais... comment le pourrais-je ! Ils pèsent, chacun, 500 000 tonnes !!! Je suis trop petit.

Et attention, rien à voir avec l'homme d'antan. Si on remonte le temps, l'homme pesait, oui, mais infiniment moins qu'aujourd'hui. C'est là qu'on retrouve tout de suite le concept de pharmakon et de pro-thèse. L'histoire de l'homme a consisté dans le développement de milliards de milliards de milliards d'outils et d'organes artificiels, cela s'appelle l'exosomatisation (ex : hors de ; et soma : le corps). L'histoire de l'homme est l'histoire de cette exosomatisation. Chaque élément matériel de cette exosomatisation ayant son pendant cérébral : ce sont aussi nos cerveaux qui pèsent le même poids équivalent. De plus le pharmakon et la pro-thèse, en tant que béquille, sont addictogènes. L'homme s'est peu à peu, en des milliers d'années d'involution (et non d'évolution !), rendu dépendant et accro à des milliards d'outils et organes artificiels. Tout droit vers l'apocalypse selon Saint Jean !!

On dit que Jésus a su porter la souffrance, et qu'il savait vivre « au milieu des ivrognes... » (en sachant changer l'eau en vin, ça se comprend !) Blague à part, de deux choses l'une : soit l'on pense à un Jésus historique et là on se dit qu'il devait « prendre sur lui » des hommes qui pesaient infiniment moins lourds que les hommes d'aujourd'hui ; soit l'on pense à un Jésus symbolique (allégorique), et « les ivrognes » dont nous parlons symbolisent l'homme pharmacologique porté à chuter avec un nombre incommensurable de pharmaka (pluriel de pharmakon). Ça ne m'empêche pas de penser que même le Jésus symbolique (ou allégorique) d'hier, a moins de travail que le Jésus symbolique d'aujourd'hui. Et j'avoue ma faiblesse présente : je n'arrive pas à vivre au milieu des ivrognes d'aujourd'hui, car ils pèsent vraiment trop lourds (si encore il n'y avait que l'alcool) ... 500 000 tonnes chacun au moins !!!

Une phrase que je scande fréquemment est que nous sommes (devenus) des tyrans les uns pour les autres. La cause de cette tyrannie réciproque est cette façon que nous avons de peser sur les autres et notamment, et surtout, avec nos prothèses et pharmaka. Je vous renvoie à mon article du 02/02 « Où est l'épure ? » où je formulais à quel point nous nous balançons en permanence à la tronche nos merdes pharmacologiques entropiques. Je pourrais prendre des milliards d'exemples. La pratique pharmacologique de l'homme a franchi un seuil catastrophique où l'on n'est plus en capacité de rejeter pour soi-même telle ou telle technologie. Ce que j'ai vécu avec les SMS en donne un exemple cardinal. Pendant 2 ans, je disais à tout le monde que je détestais cette technique et que je souhaitais en être épargné : rien n'y faisait, les gens continuaient de m'envoyer des SMS... Je me suis alors rendu compte que les téléphones mobiles ne permettaient absolument pas de retirer cette fonctionnalité. Ce sujet a pesé lourd dans mon abandon total du téléphone mobile. Je me suis rendu compte avec effroi que ne plus utiliser de téléphone mobile était la seule méthode pour ne plus souffrir de la technique SMS. Mais toute la société ayant embrassé cette technique (dans un baiser de la mort), il ne se passe pas une journée sans que j'y sois plus ou moins confronté : personnes qui m'invitent à leur envoyer un SMS ou qui me disent qu'ils vont m'en envoyer (avec un tel ton de l'évidence...) ; sites internet/services qui proposent constamment cet outil (et d'ailleurs on voit apparaître de plus en plus le champ "numéro de tél mobile" en obligatoire dans les formulaires web !! ).

J'écrit ce bref article simplement pour révéler aux gens que NON, on ne peut plus les prendre tels qu'ils sont et qu'ils ne peuvent plus dire en l'état : prenez-moi comme je suis ! non, c'est fini ce temps-là. J'écris cet article pour simplement leur dire d'aller d'abord faire un régime, de jeûner (à ce monde), d'aller déposer préalablement à « la déchetterie, (y compris les chiottes) » les centaines de milliers de tonnes de merdes qu'ils ont sur le dos, dans le ventre, dans les poches, dans leur maison, et dans la tête. Et puis, de revenir me voir, ainsi plus light, infiniment plus light et là, seulement là, je pourrais les prendre comme ils sont. Et je peux vous dire qu'ils seront toujours des hommes et que donc il pèseront malgré tout méchamment lourds, même comme ça. Oui, je peux vous dire qu'il me faudra quand même être le Christ pour arriver à les prendre comme ils sont. Même après avoir retiré 490 000 tonnes, il en restera encore 10 000 !! Vous me direz que le nouveau testament nous révèle que la foi permet de déplacer des montagnes (de déchets ?). Eh bien, je vous dirais que je conserve la foi que les gens finissent par avoir la foi de parvenir à déplacer leur montagne de merdes jusqu'à la déchetterie la plus proche.

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Atelier miroir, le 18/02 à Aiguebellehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/domination-etat-adulte-enfant-autorite/465-atelier-miroir-le-18-02-a-aiguebellehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170216_111301_Atelier_miroir__le_18_02_a_AiguebelleThu, 16 Feb 2017 10:13:01 +0000

atelier miroir

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atelier miroir

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[RAPPEL] Supprimer le téléphone mobile pour revivrehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/462-supprimer-le-telephone-mobilehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170215_105048__RAPPEL__Supprimer_le_telephone_mobile_pour_revivreWed, 15 Feb 2017 09:50:48 +0000

tel

Je n'ai plus de téléphone mobile depuis décembre 2015.

Le principal avantage de la suppression du mobile est un phénomène intense de re-concentration de mes actes/gestes quotidiens, une régénération de mon attention et d'une dose substantielle de soin : le retour d'un engagement total de ma personne dans chacun de mes gestes et de mes choix. LE RETOUR en fanfare du vrai CHOIX.

Le mécanisme en est archi-simple : le téléphone mobile est ce pharmakon qui nous place en permanence TOUS dans un état de conscience où nous sommes constamment envahis par une énorme quantité d'autres éventualités - infinie en fait, puisque le mobile c'est aussi l'espoir secret que "Jésus", ou autres envoyés divins subjectifs, se décident enfin à nous contacter personnellement pour nous donner une promotion affective, financière, en terme de pouvoir et de "réussite" ou autres - . Nous faisons quelque-chose, mais le téléphone mobile contient la possibilité de faire des milliers d'autres choses. Nous voyons quelqu'un, mais le téléphone mobile contient la possibilité de voir des centaines d'autres personnes. Nous vivons, mais le téléphone mobile contient en permanence UNE AUTRE VIE - MEILLEURE ÉVIDEMMENT - EN POTENTIEL. Et donc, nous ne vivons pas la vie que l'on a, et je pense sincèrement que nous nous méprisons tous les uns les autres via cet outil : car nous en avons (presque) tous un, l'insulte est donc réciproque, c'est d'ailleurs peut-être pour ça qu'elle fonctionne.
Depuis l'avènement de cette invention de malheur, quel nouveau donné entre nous vraiment nauséabond ! : nous nous voyons cher ami, mais nous savons toi et moi que nous avons beaucoup d'autres chats à fouetter et que ceux-ci peuvent apparaître d'une seconde à l'autre. C'est LE POSTULAT RÉCIPROQUE du : j'ai toujours à faire ailleurs et avec d'autres que toi, ne m'en veux pas ! ...
Eh bien, il faudrait peut-être commencer à s'en vouloir un peu plus car ce n'est pas NORMAL cette histoire : c'est même vicieux et méchant au dernier degré !
D'ailleurs, je parle d'insulte réciproque (qui fonctionne grâce à sa réciprocité); c'est intéressant étant donné que maintenant en ce qui me concerne je n'en ai plus : je me consacre donc à 100% aux gens que je vois, mais eux, non ! Charmant ! ;-)

C'est en fait la très vieille problématique philosophique de : tous les choix conservés = aucun choix réel, qui se trouve portée à son extremum avec le pharmakon du téléphone mobile.

Et donc quel véritable bonheur, de se remettre à choisir telle ou telle activité/geste ou de voir telle ou telle personne, afin de s'y consacrer à 100% en éliminant pour cela toutes les autres potentialités ... Ce qui est normalement un des premiers piliers de la sagesse, voire même plutôt de LA VIE ! ... de tout ce qui est vivant, ... de la néguentropie !!! Imaginez tels ou tels éléments du cosmos qui essaieraient d'évoluer en conservant (plus ou moins "consciemment", matériellement), en stock, toutes les potentialités... Vous voyez bien que c'est le contraire radical de la vie.
Aucun Écureuil mâle de la forêt n'est arrêté dans sa chasse pour niquer sa comparse, par un SMS qui l'orienterait tout à coup dans un autre coin de forêt !!! Non, ce serait trop entropique (désordre) pour maintenir LA VIE. L'harmonie serait attaquée en son ADN. ...

Ce problème de l'absence de choix, on le trouve aussi dramatiquement de plus en plus depuis un demi-siècle concernant l'espace et l'habitat : on veut garder en potentiel le fait de pouvoir aller à la mer, à la ville, à la campagne, à la montagne, sur toute la terre et dans tous les pays, et donc, on ne parvient pas à s'implanter, à construire, et à prendre racines (et on se dessèche... dans les transports...).

En d'autres termes, le téléphone mobile pose le problème philosophique du désir. Ascétiquement, on sait que le désir est notre plus grand ennemi. Ne rien "désirer" est le cap de sagesse suprême. Eh bien, le téléphone mobile est ce qui maintient en permanence la puissance concomitante de tous les désirs (au sens de "ce qui pourrait être/ce qui devrait être").

Quand je pense aussi au désastre affectif que peut représenter cette toxicité du téléphone mobile, je suis pris d'effroi.
Nous avons basculé dans un monde où quand Sylvie est avec Mathieu, elle pense que Bruno pourrait lui téléphoner d'une seconde à l'autre, pendant que Mathieu pense qu'il va bientôt envoyer un SMS à Lydie (sachant que Bruno et Lydie, eux-aussi, sont dispersés et ainsi de suite). Nous avons basculé dans un monde où quand Hervé va voir sa mère, il consulte ses emails (et ses SMS, voire en envoie) pendant qu'il fait mine d'écouter sa mère et il pense à tous les coups de fils important qu'il pourrait recevoir ou qu'il pourrait donner (il dira à sa mère : "Attend, excuse-moi, c'est important !" voire ne dira rien du tout !! Il répondra !). Nous avons basculé dans un monde où un nombre substantiel de gens font l'amour tandis que les smartphones vibrent ou sonnent à cause de SMS envoyés par des amants ou prétendants... Nous avons basculé dans un monde où les jeunes sont joignables en permanence par leurs parents (et s'ils ne répondent pas ils se feront gronder : "pourquoi tu n'as pas répondu ?? il faut que tu répondes." Ça, et mille et une autres situations du même genre où LE SOIN, l'ATTENTION, la concentration, à l'autre ou à ce qu'on fait se sont étiolés, voire ont complètement disparu.

Je devrais introduire dans cette analyse les deux concepts de "fidélité" et d' "investissement", mais le sens de ces deux mots a tellement été tordu par d'autres voies et ils sont un peu difficiles à utiliser.

L'absence de soin, d'attention, de concentration, d'investissement et de fidélité : c'est ce qu'on appelle d'un seul mot : L'INCURIE, qui donne aussi incurieux.

Le téléphone mobile (à fortiori le smartphone) généralisé, c'est l'incurie généralisée.

Alors quelle joie de se consacrer corps et âme, EN ENTIER, à ce qu'on fait et/ou avec qui l'on se trouve. Quelle joie d'aimer ! D'être présent avec les présents. D'être des présents les uns pour les autres.
Sauf que l'autre que je vois demeure pour le moment armé de son téléphone ! Mais fort heureusement, c'est désarmant !

Ce discours sur le mobile étant fait, il apparaît qu'un téléphone mobile et un téléphone fixe sont des objets fondamentalement différents, voire selon cette analyse totalement opposés. Le téléphone fixe, placé à un endroit bien choisi de notre abri (chambre, maison), et branché quand on le décide, permet justement de corréler : retrait du monde et le retour potentiel de la multiplicité des choix concernant le monde. Il faut que ça soit uniquement le désoeuvrement, le vide, et l'absence totale de relation qui donnent son essence au téléphone et qui provoque son usage déterminé.  De cette manière, vous obtenez un juste équilibre (vital, sanitaire) entre action/inaction, relation/non-relation, intérieur/extérieur, relation avec untel = non relation avec tel autre.

C'est souvent lorsqu'on réalise une action en apparence ennuyeuse qu'on est tenté d'apprécier la béquille du téléphone, or la voie juste est celle donnée par Simone Weil dans la deuxième partie de la citation : « Croire qu'on s'élève parce qu'en gardant les mêmes bas penchants (exemple : désir de l'emporter sur autrui) on leur a donné des objets élevés. On s'élèverait au contraire en attachant à des objets bas des penchants élevés. »... Ce qui veut dire : intéresse-toi à la manière dont le joggeur qui passe devant toi s'est essuyé le front, plutôt que d'attraper ton téléphone mobile... Concentre-toi, prends-soin, considère (étymologiquement : porter son regard ensemble vers l'infini des étoiles), sois présent.

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Je n'ai plus de téléphone mobile depuis décembre 2015.

Le principal avantage de la suppression du mobile est un phénomène intense de re-concentration de mes actes/gestes quotidiens, une régénération de mon attention et d'une dose substantielle de soin : le retour d'un engagement total de ma personne dans chacun de mes gestes et de mes choix. LE RETOUR en fanfare du vrai CHOIX.

Le mécanisme en est archi-simple : le téléphone mobile est ce pharmakon qui nous place en permanence TOUS dans un état de conscience où nous sommes constamment envahis par une énorme quantité d'autres éventualités - infinie en fait, puisque le mobile c'est aussi l'espoir secret que "Jésus", ou autres envoyés divins subjectifs, se décident enfin à nous contacter personnellement pour nous donner une promotion affective, financière, en terme de pouvoir et de "réussite" ou autres - . Nous faisons quelque-chose, mais le téléphone mobile contient la possibilité de faire des milliers d'autres choses. Nous voyons quelqu'un, mais le téléphone mobile contient la possibilité de voir des centaines d'autres personnes. Nous vivons, mais le téléphone mobile contient en permanence UNE AUTRE VIE - MEILLEURE ÉVIDEMMENT - EN POTENTIEL. Et donc, nous ne vivons pas la vie que l'on a, et je pense sincèrement que nous nous méprisons tous les uns les autres via cet outil : car nous en avons (presque) tous un, l'insulte est donc réciproque, c'est d'ailleurs peut-être pour ça qu'elle fonctionne.
Depuis l'avènement de cette invention de malheur, quel nouveau donné entre nous vraiment nauséabond ! : nous nous voyons cher ami, mais nous savons toi et moi que nous avons beaucoup d'autres chats à fouetter et que ceux-ci peuvent apparaître d'une seconde à l'autre. C'est LE POSTULAT RÉCIPROQUE du : j'ai toujours à faire ailleurs et avec d'autres que toi, ne m'en veux pas ! ...
Eh bien, il faudrait peut-être commencer à s'en vouloir un peu plus car ce n'est pas NORMAL cette histoire : c'est même vicieux et méchant au dernier degré !
D'ailleurs, je parle d'insulte réciproque (qui fonctionne grâce à sa réciprocité); c'est intéressant étant donné que maintenant en ce qui me concerne je n'en ai plus : je me consacre donc à 100% aux gens que je vois, mais eux, non ! Charmant ! ;-)

C'est en fait la très vieille problématique philosophique de : tous les choix conservés = aucun choix réel, qui se trouve portée à son extremum avec le pharmakon du téléphone mobile.

Et donc quel véritable bonheur, de se remettre à choisir telle ou telle activité/geste ou de voir telle ou telle personne, afin de s'y consacrer à 100% en éliminant pour cela toutes les autres potentialités ... Ce qui est normalement un des premiers piliers de la sagesse, voire même plutôt de LA VIE ! ... de tout ce qui est vivant, ... de la néguentropie !!! Imaginez tels ou tels éléments du cosmos qui essaieraient d'évoluer en conservant (plus ou moins "consciemment", matériellement), en stock, toutes les potentialités... Vous voyez bien que c'est le contraire radical de la vie.
Aucun Écureuil mâle de la forêt n'est arrêté dans sa chasse pour niquer sa comparse, par un SMS qui l'orienterait tout à coup dans un autre coin de forêt !!! Non, ce serait trop entropique (désordre) pour maintenir LA VIE. L'harmonie serait attaquée en son ADN. ...

Ce problème de l'absence de choix, on le trouve aussi dramatiquement de plus en plus depuis un demi-siècle concernant l'espace et l'habitat : on veut garder en potentiel le fait de pouvoir aller à la mer, à la ville, à la campagne, à la montagne, sur toute la terre et dans tous les pays, et donc, on ne parvient pas à s'implanter, à construire, et à prendre racines (et on se dessèche... dans les transports...).

En d'autres termes, le téléphone mobile pose le problème philosophique du désir. Ascétiquement, on sait que le désir est notre plus grand ennemi. Ne rien "désirer" est le cap de sagesse suprême. Eh bien, le téléphone mobile est ce qui maintient en permanence la puissance concomitante de tous les désirs (au sens de "ce qui pourrait être/ce qui devrait être").

Quand je pense aussi au désastre affectif que peut représenter cette toxicité du téléphone mobile, je suis pris d'effroi.
Nous avons basculé dans un monde où quand Sylvie est avec Mathieu, elle pense que Bruno pourrait lui téléphoner d'une seconde à l'autre, pendant que Mathieu pense qu'il va bientôt envoyer un SMS à Lydie (sachant que Bruno et Lydie, eux-aussi, sont dispersés et ainsi de suite). Nous avons basculé dans un monde où quand Hervé va voir sa mère, il consulte ses emails (et ses SMS, voire en envoie) pendant qu'il fait mine d'écouter sa mère et il pense à tous les coups de fils important qu'il pourrait recevoir ou qu'il pourrait donner (il dira à sa mère : "Attend, excuse-moi, c'est important !" voire ne dira rien du tout !! Il répondra !). Nous avons basculé dans un monde où un nombre substantiel de gens font l'amour tandis que les smartphones vibrent ou sonnent à cause de SMS envoyés par des amants ou prétendants... Nous avons basculé dans un monde où les jeunes sont joignables en permanence par leurs parents (et s'ils ne répondent pas ils se feront gronder : "pourquoi tu n'as pas répondu ?? il faut que tu répondes." Ça, et mille et une autres situations du même genre où LE SOIN, l'ATTENTION, la concentration, à l'autre ou à ce qu'on fait se sont étiolés, voire ont complètement disparu.

Je devrais introduire dans cette analyse les deux concepts de "fidélité" et d' "investissement", mais le sens de ces deux mots a tellement été tordu par d'autres voies et ils sont un peu difficiles à utiliser.

L'absence de soin, d'attention, de concentration, d'investissement et de fidélité : c'est ce qu'on appelle d'un seul mot : L'INCURIE, qui donne aussi incurieux.

Le téléphone mobile (à fortiori le smartphone) généralisé, c'est l'incurie généralisée.

Alors quelle joie de se consacrer corps et âme, EN ENTIER, à ce qu'on fait et/ou avec qui l'on se trouve. Quelle joie d'aimer ! D'être présent avec les présents. D'être des présents les uns pour les autres.
Sauf que l'autre que je vois demeure pour le moment armé de son téléphone ! Mais fort heureusement, c'est désarmant !

Ce discours sur le mobile étant fait, il apparaît qu'un téléphone mobile et un téléphone fixe sont des objets fondamentalement différents, voire selon cette analyse totalement opposés. Le téléphone fixe, placé à un endroit bien choisi de notre abri (chambre, maison), et branché quand on le décide, permet justement de corréler : retrait du monde et le retour potentiel de la multiplicité des choix concernant le monde. Il faut que ça soit uniquement le désoeuvrement, le vide, et l'absence totale de relation qui donnent son essence au téléphone et qui provoque son usage déterminé.  De cette manière, vous obtenez un juste équilibre (vital, sanitaire) entre action/inaction, relation/non-relation, intérieur/extérieur, relation avec untel = non relation avec tel autre.

C'est souvent lorsqu'on réalise une action en apparence ennuyeuse qu'on est tenté d'apprécier la béquille du téléphone, or la voie juste est celle donnée par Simone Weil dans la deuxième partie de la citation : « Croire qu'on s'élève parce qu'en gardant les mêmes bas penchants (exemple : désir de l'emporter sur autrui) on leur a donné des objets élevés. On s'élèverait au contraire en attachant à des objets bas des penchants élevés. »... Ce qui veut dire : intéresse-toi à la manière dont le joggeur qui passe devant toi s'est essuyé le front, plutôt que d'attraper ton téléphone mobile... Concentre-toi, prends-soin, considère (étymologiquement : porter son regard ensemble vers l'infini des étoiles), sois présent.

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L'Accorderie en questionhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/vers-une-skhole-libre/461-l-accorderie-en-questionhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170214_130509_L_Accorderie_en_questionTue, 14 Feb 2017 12:05:09 +0000

accorderieL’Accorderie a ouvert ses portes à Pontcharra (38), et il paraît, selon certains, que c’est un bien ! Je pense que ce n’est ni un bien ni un mal puisqu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, avec cette Accorderie, au niveau des principes et modes de vie proposés (voir également l'article du 07 février : l'accorderie, nouvelle garderie ?).

Comme d’hab ! Une faction a décidé de se constituer en une structure de droit privé et d’apparaître dans l’espace public afin de retrouver un peu de pouvoir (partant de notre impuissance politique commune). Mais au lieu de lutter contre l'impuissance politique générale, cette faction lutte pour son propre pouvoir.

Cette faction a décidé toute seule (avec son réseau privé) qu’elle s’octroyait le droit et la prérogative de gérer les échanges, l’entraide et le partage entre les citoyens. Bref, ce que nous attendons tous (pour certains depuis des décennies), bref, ce qui nous manque le plus à tous, pour maintenir l’espoir individuellement et collectivement.

Oui, l’amitié entre citoyen, l’entraide, et le partage sont ce qui nous manque le plus à tous. Donc, ce n’est pas comme s’il y avait déjà des lieux pour cela. Si c’était le cas, l’Accorderie pourrait faire ses petites affaires à elle, avec ses visions du monde et ses façons de faire qui lui sont propre, sans que cela ne pose de problème à personne. Ceux qui se reconnaissent dans les principes de l’Accorderie seraient libres d’y aller ou pas. Mais là, nous sommes dans la situation où il n’y a de véritable « maison du peuple » nulle-part. Qui veut retrouver cette idée de partage citoyen est donc, d’une certaine manière, contraint et forcé de s’inscrire à l’Accorderie et d’adhérer à leur fonctionnement. Or, ce fonctionnement n’est pas démocratique. La charte, les règles et « les chefs », de l’Accorderie s’imposent littéralement aux citoyens. Une fois inscrit (une fois membre !), les gens peuvent faire des propositions qui passeront toutes par « les fourches caudines » d’une petite oligarchie (les personnes qui ont monté l’Accorderie et l’animatrice salariée). Comme d’habitude, on retombe comme partout ailleurs, dans le procédé, où un petit groupe de gens décident du bien et du mal, décident de ce qui mérite d’être mis avant et de ce qui doit être écarté ou mis sur la touche. Bref, on se situe toujours aux antipodes de ce que les Grecs nommaient l’égalité politique, c’est-à-dire l’équité de parole entre tous les citoyens.

 

L’Accorderie aurait pu faire le choix de gérer l’égalité politique, l’équité. Mais non, comme par une sorte de mouvement de pesanteur, on retombe toujours sur ce vice où les tenanciers d’une structure abusent de leur pouvoir de dire ce qui est bien et ce qui est mal. Je pense d’ailleurs, que c’est toujours le désir inconscient de ceux qui cherchent à augmenter leur puissance : avoir enfin le droit de dire ce qui est bien et ce qui est mal (le droit de juger en somme) en matière de contenu et en matière de mœurs (comportements). Pourquoi donc s’en priveraient-ils ? Pourquoi donc feraient-ils différemment de ce qu’ils ont appris à l’Éducation Nationale et de tout ce qui résulte de notre normalisation sociale ?

Effectivement, organiser l’égalité politique serait quelque-chose de neuf, la seule chose véritablement neuve en fait (et donc la seule chose à faire collectivement : avec le fait de planter des arbres fruitiers bien-sûr). Mais avec l’Accorderie, rien de nouveau sous le soleil, je vous le disais. Rien de nouveau aussi avec cette prédominance de la Peur comme ciment, qui conduit systématiquement à toujours niveler par le bas et à procrastiner (remettre à demain les questions de fond). Effectivement, oser l’égalité de parole et donc par ce moyen, libérer véritablement la parole, nous conduit inévitablement à traiter les questions de fond les plus brûlantes qui engendrent tout aussi inévitablement une dose substantielle de polémiques et d’émotions. Alors, là aussi, en vertu de la pesanteur, on retombe toujours sur le consensuel et le cucul la praline afin de ne choquer personne. Et puis c’est aussi là qu’on va retrouver les tenanciers de la structure qui se croient étrangement responsables de la parole des autres, et, s’étant mis là pour trouver de ce qu’ils croient être de l’amour (des potes et des compliments), ils ne veulent pas se voir reprocher quoique ce soit. De plus (toujours sur le sujet de la Peur), l’Accorderie, par son fonctionnement est complètement soumise au système (Institutions, Subventions et Grands groupes capitalistes), donc, là aussi, il faut évidemment faire attention avec la subversion de l’ordre établi (il faut même carrément s’y soumettre).

Une des techniques magistrales que les Accorderies utilisent pour dire ce qui est bien et ce qui est mal, c’est ce principe diabolique du « Pas de politique, pas de religion, (et pas d’occultisme) ». Ce n’est pas tant le problème de vouloir parler de politique et de religion, le problème c’est la subjectivité totale que recouvrent ces deux concepts (tout en recouvrant eux-mêmes la totalité des autres concepts). En effet, en fonction de vos idées, vous pourrez à loisir frapper avec l’un ou l’autre de ceux deux tampons (politique ou religion) n’importe quelle approche dans les sciences humaines ainsi que n’importe quelle idée, pensée ou cosmovision. De plus, n’importe-quelle approche un peu trop « passionnée » et enthousiaste (étymologiquement : possédé par Dieu) sera elle-aussi vivement réprimée par cette technique diabolique (et hystérique) du « pas de politique, pas de religion !!! ».
Donc, si vous avez le pouvoir et que vous aimez quelque-chose que vous voulez mettre en avant : ça ne sera ni de la politique, ni de la religion, mais en revanche si vous n’aimez pas (ou avez peur de) une approche, vous disposerez de cette merveilleuse technique pour dénoncer le caractère « religieux » ou « politique » de cette chose qui vous dérange. Cela tient au fait que la politique (au sens du vivre ensemble) et la religion (au sens de l’abstraction et de la métaphysique) sont l’essence de l’humanité (et son mode d’existence).  Donc, dire : on accepte tout, sauf « la politique » et « la religion », c’est dire : nous voulons partager ensemble le néant de l’homme (qui se traduira in fine par des soirées crêpes et du blabla).

Deuxième technique couplée à la première pour définitivement mettre la lampe sous le boisseau : le culte de la bienveillance (hystérique, elle-aussi.) En fait si le « pas de politique, pas de religion !!!!! » permet de peser à loisir sur les contenus et de censurer, la bienveillance dogmatique, elle, servira à contrôler les comportements. Là aussi, on est en pleine subjectivité qui nivelle tout par le bas. Mais je conserve une question pour l'Accorderie : censurer les gens, à distance, protégé derrière un écran en se permettant d'affirmer ce qui est bien et ce qui est mal, est-ce de la bienveillance ? (Je pense que c'est la quintessence de la malveillance !)

Les gens de l’Accorderie vous diront sûrement que ce qu’il y a de nouveau c’est la suppression de l’argent dans les échanges de services. Mais ont-il seulement réfléchi à ce qu’est l’argent ? A sa définition ? A son principe général ? A part le fait de relocaliser l’économie (qui est une bonne chose), ils ne retirent en rien le principe de l’argent qui est  un principe d’équivalence générale. Autre aspect au principe de l’argent : la comptabilité. Or cet équivalent général et cette comptabilité, ils les ont totalement conservés à l’Accorderie, avec le temps passé et au travers de « chèques de temps ».

Alors vous pourriez me répondre : « si l’Accorderie ne te plaît pas telle qu’elle est, laisse-les, ils sont libres (– de faire leur chose privative à eux – ), et va voir ailleurs ». Je suis d’accord avec vous, mais le problème c’est qu’il n’y a rien d’autre comme « maison du peuple » digne de ce nom, où on peut réellement, et égalitairement, avancer avec ses concitoyens.

Vous qui me lisez : si vous voulez manger des crêpes, jouer au tarot, et réparer votre machine à laver ou faire un site internet, je vous invite à aller vous inscrire à l’Accorderie (qui est une sorte de « garderie » pour adultes restés enfants). Mais n’oubliez pas que « le tarot… » c’est bien une branche de l’occultisme !! ^^… vous voyez que sans égalité on ne s’en sort jamais… (Pardon d’ailleurs d’avoir employé des expressions tirées de la Bible : « il n’y a rien de nouveau sous le soleil » et « mettre la lampe sous le boisseau » car c’est de « la religion !!!!!!!!! »)

Pour ceux qui souhaiteraient concrètement transformer la société de fonds en combles et avancer ensemble démocratiquement sur des questions de fond (et de combles!) pour l’avenir de la société, de nos enfants, et de la planète, je pense que c’est un autre type de lieu qu’il va falloir faire jaillir de terre le plus vite possible (dans chaque villes et villages du monde). Un lieu où l’on puisse faire vivre l’égalité politique et la vraie démocratie.

Amitié,

Sylvain Rochex

 

 

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accorderieL’Accorderie a ouvert ses portes à Pontcharra (38), et il paraît, selon certains, que c’est un bien ! Je pense que ce n’est ni un bien ni un mal puisqu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, avec cette Accorderie, au niveau des principes et modes de vie proposés (voir également l'article du 07 février : l'accorderie, nouvelle garderie ?).

Comme d’hab ! Une faction a décidé de se constituer en une structure de droit privé et d’apparaître dans l’espace public afin de retrouver un peu de pouvoir (partant de notre impuissance politique commune). Mais au lieu de lutter contre l'impuissance politique générale, cette faction lutte pour son propre pouvoir.

Cette faction a décidé toute seule (avec son réseau privé) qu’elle s’octroyait le droit et la prérogative de gérer les échanges, l’entraide et le partage entre les citoyens. Bref, ce que nous attendons tous (pour certains depuis des décennies), bref, ce qui nous manque le plus à tous, pour maintenir l’espoir individuellement et collectivement.

Oui, l’amitié entre citoyen, l’entraide, et le partage sont ce qui nous manque le plus à tous. Donc, ce n’est pas comme s’il y avait déjà des lieux pour cela. Si c’était le cas, l’Accorderie pourrait faire ses petites affaires à elle, avec ses visions du monde et ses façons de faire qui lui sont propre, sans que cela ne pose de problème à personne. Ceux qui se reconnaissent dans les principes de l’Accorderie seraient libres d’y aller ou pas. Mais là, nous sommes dans la situation où il n’y a de véritable « maison du peuple » nulle-part. Qui veut retrouver cette idée de partage citoyen est donc, d’une certaine manière, contraint et forcé de s’inscrire à l’Accorderie et d’adhérer à leur fonctionnement. Or, ce fonctionnement n’est pas démocratique. La charte, les règles et « les chefs », de l’Accorderie s’imposent littéralement aux citoyens. Une fois inscrit (une fois membre !), les gens peuvent faire des propositions qui passeront toutes par « les fourches caudines » d’une petite oligarchie (les personnes qui ont monté l’Accorderie et l’animatrice salariée). Comme d’habitude, on retombe comme partout ailleurs, dans le procédé, où un petit groupe de gens décident du bien et du mal, décident de ce qui mérite d’être mis avant et de ce qui doit être écarté ou mis sur la touche. Bref, on se situe toujours aux antipodes de ce que les Grecs nommaient l’égalité politique, c’est-à-dire l’équité de parole entre tous les citoyens.

 

L’Accorderie aurait pu faire le choix de gérer l’égalité politique, l’équité. Mais non, comme par une sorte de mouvement de pesanteur, on retombe toujours sur ce vice où les tenanciers d’une structure abusent de leur pouvoir de dire ce qui est bien et ce qui est mal. Je pense d’ailleurs, que c’est toujours le désir inconscient de ceux qui cherchent à augmenter leur puissance : avoir enfin le droit de dire ce qui est bien et ce qui est mal (le droit de juger en somme) en matière de contenu et en matière de mœurs (comportements). Pourquoi donc s’en priveraient-ils ? Pourquoi donc feraient-ils différemment de ce qu’ils ont appris à l’Éducation Nationale et de tout ce qui résulte de notre normalisation sociale ?

Effectivement, organiser l’égalité politique serait quelque-chose de neuf, la seule chose véritablement neuve en fait (et donc la seule chose à faire collectivement : avec le fait de planter des arbres fruitiers bien-sûr). Mais avec l’Accorderie, rien de nouveau sous le soleil, je vous le disais. Rien de nouveau aussi avec cette prédominance de la Peur comme ciment, qui conduit systématiquement à toujours niveler par le bas et à procrastiner (remettre à demain les questions de fond). Effectivement, oser l’égalité de parole et donc par ce moyen, libérer véritablement la parole, nous conduit inévitablement à traiter les questions de fond les plus brûlantes qui engendrent tout aussi inévitablement une dose substantielle de polémiques et d’émotions. Alors, là aussi, en vertu de la pesanteur, on retombe toujours sur le consensuel et le cucul la praline afin de ne choquer personne. Et puis c’est aussi là qu’on va retrouver les tenanciers de la structure qui se croient étrangement responsables de la parole des autres, et, s’étant mis là pour trouver de ce qu’ils croient être de l’amour (des potes et des compliments), ils ne veulent pas se voir reprocher quoique ce soit. De plus (toujours sur le sujet de la Peur), l’Accorderie, par son fonctionnement est complètement soumise au système (Institutions, Subventions et Grands groupes capitalistes), donc, là aussi, il faut évidemment faire attention avec la subversion de l’ordre établi (il faut même carrément s’y soumettre).

Une des techniques magistrales que les Accorderies utilisent pour dire ce qui est bien et ce qui est mal, c’est ce principe diabolique du « Pas de politique, pas de religion, (et pas d’occultisme) ». Ce n’est pas tant le problème de vouloir parler de politique et de religion, le problème c’est la subjectivité totale que recouvrent ces deux concepts (tout en recouvrant eux-mêmes la totalité des autres concepts). En effet, en fonction de vos idées, vous pourrez à loisir frapper avec l’un ou l’autre de ceux deux tampons (politique ou religion) n’importe quelle approche dans les sciences humaines ainsi que n’importe quelle idée, pensée ou cosmovision. De plus, n’importe-quelle approche un peu trop « passionnée » et enthousiaste (étymologiquement : possédé par Dieu) sera elle-aussi vivement réprimée par cette technique diabolique (et hystérique) du « pas de politique, pas de religion !!! ».
Donc, si vous avez le pouvoir et que vous aimez quelque-chose que vous voulez mettre en avant : ça ne sera ni de la politique, ni de la religion, mais en revanche si vous n’aimez pas (ou avez peur de) une approche, vous disposerez de cette merveilleuse technique pour dénoncer le caractère « religieux » ou « politique » de cette chose qui vous dérange. Cela tient au fait que la politique (au sens du vivre ensemble) et la religion (au sens de l’abstraction et de la métaphysique) sont l’essence de l’humanité (et son mode d’existence).  Donc, dire : on accepte tout, sauf « la politique » et « la religion », c’est dire : nous voulons partager ensemble le néant de l’homme (qui se traduira in fine par des soirées crêpes et du blabla).

Deuxième technique couplée à la première pour définitivement mettre la lampe sous le boisseau : le culte de la bienveillance (hystérique, elle-aussi.) En fait si le « pas de politique, pas de religion !!!!! » permet de peser à loisir sur les contenus et de censurer, la bienveillance dogmatique, elle, servira à contrôler les comportements. Là aussi, on est en pleine subjectivité qui nivelle tout par le bas. Mais je conserve une question pour l'Accorderie : censurer les gens, à distance, protégé derrière un écran en se permettant d'affirmer ce qui est bien et ce qui est mal, est-ce de la bienveillance ? (Je pense que c'est la quintessence de la malveillance !)

Les gens de l’Accorderie vous diront sûrement que ce qu’il y a de nouveau c’est la suppression de l’argent dans les échanges de services. Mais ont-il seulement réfléchi à ce qu’est l’argent ? A sa définition ? A son principe général ? A part le fait de relocaliser l’économie (qui est une bonne chose), ils ne retirent en rien le principe de l’argent qui est  un principe d’équivalence générale. Autre aspect au principe de l’argent : la comptabilité. Or cet équivalent général et cette comptabilité, ils les ont totalement conservés à l’Accorderie, avec le temps passé et au travers de « chèques de temps ».

Alors vous pourriez me répondre : « si l’Accorderie ne te plaît pas telle qu’elle est, laisse-les, ils sont libres (– de faire leur chose privative à eux – ), et va voir ailleurs ». Je suis d’accord avec vous, mais le problème c’est qu’il n’y a rien d’autre comme « maison du peuple » digne de ce nom, où on peut réellement, et égalitairement, avancer avec ses concitoyens.

Vous qui me lisez : si vous voulez manger des crêpes, jouer au tarot, et réparer votre machine à laver ou faire un site internet, je vous invite à aller vous inscrire à l’Accorderie (qui est une sorte de « garderie » pour adultes restés enfants). Mais n’oubliez pas que « le tarot… » c’est bien une branche de l’occultisme !! ^^… vous voyez que sans égalité on ne s’en sort jamais… (Pardon d’ailleurs d’avoir employé des expressions tirées de la Bible : « il n’y a rien de nouveau sous le soleil » et « mettre la lampe sous le boisseau » car c’est de « la religion !!!!!!!!! »)

Pour ceux qui souhaiteraient concrètement transformer la société de fonds en combles et avancer ensemble démocratiquement sur des questions de fond (et de combles!) pour l’avenir de la société, de nos enfants, et de la planète, je pense que c’est un autre type de lieu qu’il va falloir faire jaillir de terre le plus vite possible (dans chaque villes et villages du monde). Un lieu où l’on puisse faire vivre l’égalité politique et la vraie démocratie.

Amitié,

Sylvain Rochex

 

 

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Lettre « Éducation Authentique » n°94http://descolarisation.org/index.php/documents/460-lettre-education-authentique-n-94http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170209_163847_Lettre___Education_Authentique___n_94Thu, 09 Feb 2017 15:38:47 +0000

Je vous conseille en particulier le texte de Carol Black, p.4

{pdf=http://www.education-authentique.org/uploads/PDF_LEA/LEA_94.pdf|800|600}

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Je vous conseille en particulier le texte de Carol Black, p.4

{pdf=http://www.education-authentique.org/uploads/PDF_LEA/LEA_94.pdf|800|600}

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Oui, l'Enfer est pavé de bonnes intentions !http://descolarisation.org/index.php/accueil/domination-etat-adulte-enfant-autorite/459-enfer-intentionshttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170209_113700_Oui__l_Enfer_est_pave_de_bonnes_intentions__Thu, 09 Feb 2017 10:37:00 +0000

ritalineA l'intention des Élus, professeurs, éducateurs, parents, personnels médicaux, services sociaux (protection de l'enfance...), humanitaires, adultes, et de chacun d'entre nous, afin que l'on sonde correctement nos intentions réelles quand on propose (ou impose) notre aide à quelqu'un.

Quand Tolstoï dit : « Que chacun se souvienne de tous les moments pénibles de sa vie, de toutes les souffrances physiques et morales qu’il a endurées et qu’il endure, et qu’il se demande au nom de quoi il a enduré toutes ces calamités. (...) Que tout homme sincère se souvienne bien de toute sa vie et il s’apercevra que (...)  la majeure partie des malheurs de sa vie sont provenus uniquement de ce que, contrairement à son inclination, il a suivi la doctrine du monde qui l’attirait. » on pourrait facilement ajouter que cette « doctrine du monde» dont parle Tolstoï s'est toujours manifestée sur nous par l'action de certains personnages ayant la triple caractéristique : de l'autorité, d'être des agents d'intérêts soi-disant supérieurs, et présentant toujours de bonnes intentions dont celle d'aider. Ce prisme de l'aide (et de ces trois caractéristiques) permet vraiment de saisir une analogie entre tous les sordides personnages qui nous ont le plus faits souffrir, qui nous ont le plus détournés de nous-mêmes (de notre liberté et de notre bonheur), et qui, au final, nous ont donc LE MOINS AIDÉS !! Cette analogie doit donc pouvoir nous permettre de faire un gros paquet de l'ensemble de ces personnages, pour se défaire d'un seul coup de ce qui est peut-être la chose la plus nocive pour chacun de nous, c'est-à-dire, ce réseau de dépendances orchestrées par les « bonnes âmes ». Pensons aussi au passage à la principale technique de ces « bonnes âmes » qui doit nous alerter (et nous faire fuir ou combattre) systématiquement : le chantage à l'amour (qui pique notre angoisse originelle), dans des formes très variées et très subtiles. Et ne manquons pas également de voir l'analogie qui existe aussi entre les « bonnes âmes » et les médicaments (que certaines « bonnes âmes » prescrivent). Dans tous les cas : on nous met des béquilles à vie.

Oui, on le répétera jamais assez : l'Enfer est pavé de bonnes intentions, ne l'oublions jamais... et surtout à l'Éducation nationale, dans les hôpitaux (ou autres cabinets), dans l'assistance publique, dans l'humanitaire, et dans les cours de justice et outils régaliens...

Le texte, ci-dessous, est écrit par John Holt et est extrait de l'excellent livre «S'évader de l'enfance», il décortique magistralement ce problème profond de ces « bonnes âmes » qui nous tuent :

« Quelqu'un m'a dit quelque chose de très vrai à propos des bonnes âmes et de l'aide qu'elles apportent : La Bonne Âme a encore frappé !
Beaucoup de gens rient spontanément et approuvent cette expression. Puis, ils prennent du recul et se disent, attends, attends une minute…, quand même, au départ, aider ceux qui en ont besoin n'est pas critiquable !

Le Bon Samaritain qui a aidé le vagabond mal en point est l'une des figures théoriques de notre culture, pour de bonnes raisons. Et nous avons besoin de beaucoup de gens comme lui. Mais lorsque le vagabond a été guéri et remis d'aplomb, le Bon Samaritain l'a laissé poursuivre son chemin. Il ne lui a pas dit qu'il ne devait plus vagabonder parce que c'était trop dangereux et parce qu'il n'était pas capable de s'occuper de lui-même. Il ne s'est pas autoproclamé protecteur permanent du vagabond. Il n'a pas transformé la protection de tous les vagabonds en métier, en carrière ou en vocation. Il a apporté de l'aide parce que, devant ses yeux, à ce moment-là, il a pu voir quelqu'un qui avait besoin d'aide. Sinon, il avait ses autres occupations.

Il est important d'essayer de comprendre comment l'idée d'aider a été si largement corrompue et comment elle est devenue un type d'exploitation destructive ; comment l'aide humaine s'est progressivement transformée en un service, une industrie et un monopole. Je suis toujours troublé par ceux pour qui être la bonne âme et le protecteur d'autrui – généralement sans que personne leur ait rien demandé – est l’œuvre de leur vie. Le problème avec quelqu'un qui se définit lui-même comme une bonne âme c'est qu'à moins de prendre beaucoup de précautions, il est presque certain qu'il collera à ceux qu'il aide, l'étiquette : personnes ne pouvant pas s'en sortir sans mon aide. Il peut le leur dire, ou bien essayer très fort de les en persuader ; il peut aussi ne rien dire et garder cette idée pour lui ; ou il peut même ne pas en être conscient. Dans tous les cas, le résultat est vraisemblablement le même. Sa façon d'agir avec ceux qu'il aide, ce qu'il fait ou ce qu'il dit (ou refuse de dire) sur ce qu'il fait, tout cela finit par les convaincre de façon presque certaine qu'ils dépendent effectivement de son aide.

La personne qui a pour principale ambition d'aider les autres a, elle, besoin de ceux qui ont besoin de son aide. La bonne âme se nourrit et prospère sur l'incapacité, et elle crée l'incapacité dont elle a besoin. Le problème avec ces professions d'assistance – l'enseignement, la psychiatrie, la psychologie, le travail social – c'est qu'elles ont tendance à attirer des gens qui se prennent pour Dieu. Certains d'entre eux, peut-être bien la majorité, se prennent pour un Dieu gentil et désintéressé. Les autres, et peut-être bien sans même le savoir eux-mêmes, se veulent être un Dieu sévère et cruel et aiment passer leurs nerfs sur les autres comme un autre Dieu a pu le faire avant sur eux. Quel que soit le cas, l'effet est à peu près le même, car on ne peut se prendre pour Dieu qu'en réduisant les autres à l'état de marionnettes. Et comme le savent bien les premiers chrétiens, il ne faut pas grand-chose pour transformer Dieu en Diable.

Encore et toujours, on voit se répéter ce cycle. La bonne âme commence par dire à quelqu'un : « Laisse-moi faire ça pour toi, je sais mieux que toi et je le ferai mieux que toi ». Puis, rapidement, elle dit : « Ne fais pas ça, tu ne sauras pas le faire tout seul. » Et ensuite : « Tu n'es pas autorisé à faire ça tout seul, ni même à essayer, tu ferais une erreur, tu te ferais mal ou tu ferais mal à quelqu'un d'autre ». Et le rejet de cette aide par l'autre est alors perçu soit comme de l'ingratitutde, soit comme une erreur stupide et devient un péché et un crime.
Personne n'est plus totalement impuissant, n'est plus complètement une victime, que celui qui ne peut choisir ses protecteurs ni leur échapper.
(...)
Le cauchemar du futur, s'il advient, et il en en bonne voie d'advenir, sera avant tout une tyrannie des professionnels de l'assistance, qui auront un droit et un pouvoir illimités de nous faire ou de nous faire faire tout ce qu'ils considéreront devoir être fait pour notre propre bien.
(…)
Dans l'histoire du monde, parmi les gens qui ont exercé des contraintes sur autrui, qui ont menacé et blessé leurs semblables, très peu ont été assez honnêtes pour admettre et assez candides pour dire : « Je te fais ceci ou je te force à faire cela non pas pour ton bien, mais pour le mien. » La plupart des gens clament, généralement de bonne foi, qu'ils agissent au nom d'intérêts supérieurs. Même les Inquisiteurs qui menaient les gens au supplice croyaient qu'ils étaient en train de sauver leurs pauvres victimes de l'enfer. Forcément, cela justifiait entièrement toutes les souffrances qu'ils pouvaient leur infliger dans le présent. Quel que soit l'endroit ou se trouve les bourreaux, ils œuvrent pratiquement toujours au nom d'un intérêt supérieur.

On ne peut pas considérer, juste parce que quelqu'un dit : « Je fais cela pour t'aider », que ce qu'il fait est positif. Cela peut très bien être néfaste. La bonne intention n'est pas en elle-même l'excuse ou la justification d'une action. Une action d'assistance doit être jugée en et pour elle-même. La charge de la preuve doit toujours être du côté de celui qui apporte de l'aide et il doit démontrer qu'il est effectivement en train d'aider.

Et même cela n'est pas suffisant. Il n'y a aucun moyen d'être certain que ceux qui sont chargés d'apporter une aide institutionnelle seront aimables, compétents et désintéressés, ni que leur aide sera réellement efficace et ne se transformera pas en exploitation, en domination ou en dictature. La seule solution est de donner à chacun le droit de décider si, quand, par qui, pendant combien de temps et de quelle façon il choisit d'être aidé.

Tous ceux qui aident les autres ne sont pas des dictateurs potentiels, et c'est ce qui les rend dangereux. Ce sont juste des gens inquiets que d'autres fassent des erreurs. Ils parlent comme s'ils pensaient qu'avec assez d'expertise, les hommes pouvaient réellement trouver le moyen d'éviter que les autres n'en fassent. Ils considèrent que si nous avons un tel pouvoir, nous avons bien entendu le droit et même le devoir de l'exercer. On m'accuse parfois de penser que sans aide personne ne commettrait aucune erreur, ou alors de ne pas me soucier que l'on en fasse. Aucune de ces deux accusations n'est vraie. Tout le monde fera au cours de sa vie de multiples erreurs. Et j'insiste sur le droit qu'il en soit ainsi. Ce que je crois, c'est que, lorsque nous avons le choix entre des alternatives réelles, nous réussissons à gérer notre vie bien mieux que n'importe qui ne pourrait la gérer à notre place, aussi expert soit-il, et que, lorque nous faisons des erreurs, si nous ne sommes pas enfermés dedans, nous sommes les mieux placés pour les reconnaître et changer d'opinion au plus vite.

Nous devons prendre conscience – et c'est souvent très difficile dans le cas de personnes que l'on aime – que notre pouvoir sur la vie d'autrui est très limité et que, si nous essayons de l'étendre au-delà de cette limite étroite, nous ne le faisons alors qu'en lui ôtant sa capacité à maîtriser sa vie. La seule façon de protéger entièrement quelqu'un de ses propres erreurs et des aléas de la vie est d'en faire un esclave. Il sera alors sans défense face à nos lubies et à nos faiblesses. La plupart des gens préfèrent prendre le risque de se confronter au monde. Ils ont parfaitement le droit de faire ce choix.»

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ritalineA l'intention des Élus, professeurs, éducateurs, parents, personnels médicaux, services sociaux (protection de l'enfance...), humanitaires, adultes, et de chacun d'entre nous, afin que l'on sonde correctement nos intentions réelles quand on propose (ou impose) notre aide à quelqu'un.

Quand Tolstoï dit : « Que chacun se souvienne de tous les moments pénibles de sa vie, de toutes les souffrances physiques et morales qu’il a endurées et qu’il endure, et qu’il se demande au nom de quoi il a enduré toutes ces calamités. (...) Que tout homme sincère se souvienne bien de toute sa vie et il s’apercevra que (...)  la majeure partie des malheurs de sa vie sont provenus uniquement de ce que, contrairement à son inclination, il a suivi la doctrine du monde qui l’attirait. » on pourrait facilement ajouter que cette « doctrine du monde» dont parle Tolstoï s'est toujours manifestée sur nous par l'action de certains personnages ayant la triple caractéristique : de l'autorité, d'être des agents d'intérêts soi-disant supérieurs, et présentant toujours de bonnes intentions dont celle d'aider. Ce prisme de l'aide (et de ces trois caractéristiques) permet vraiment de saisir une analogie entre tous les sordides personnages qui nous ont le plus faits souffrir, qui nous ont le plus détournés de nous-mêmes (de notre liberté et de notre bonheur), et qui, au final, nous ont donc LE MOINS AIDÉS !! Cette analogie doit donc pouvoir nous permettre de faire un gros paquet de l'ensemble de ces personnages, pour se défaire d'un seul coup de ce qui est peut-être la chose la plus nocive pour chacun de nous, c'est-à-dire, ce réseau de dépendances orchestrées par les « bonnes âmes ». Pensons aussi au passage à la principale technique de ces « bonnes âmes » qui doit nous alerter (et nous faire fuir ou combattre) systématiquement : le chantage à l'amour (qui pique notre angoisse originelle), dans des formes très variées et très subtiles. Et ne manquons pas également de voir l'analogie qui existe aussi entre les « bonnes âmes » et les médicaments (que certaines « bonnes âmes » prescrivent). Dans tous les cas : on nous met des béquilles à vie.

Oui, on le répétera jamais assez : l'Enfer est pavé de bonnes intentions, ne l'oublions jamais... et surtout à l'Éducation nationale, dans les hôpitaux (ou autres cabinets), dans l'assistance publique, dans l'humanitaire, et dans les cours de justice et outils régaliens...

Le texte, ci-dessous, est écrit par John Holt et est extrait de l'excellent livre «S'évader de l'enfance», il décortique magistralement ce problème profond de ces « bonnes âmes » qui nous tuent :

« Quelqu'un m'a dit quelque chose de très vrai à propos des bonnes âmes et de l'aide qu'elles apportent : La Bonne Âme a encore frappé !
Beaucoup de gens rient spontanément et approuvent cette expression. Puis, ils prennent du recul et se disent, attends, attends une minute…, quand même, au départ, aider ceux qui en ont besoin n'est pas critiquable !

Le Bon Samaritain qui a aidé le vagabond mal en point est l'une des figures théoriques de notre culture, pour de bonnes raisons. Et nous avons besoin de beaucoup de gens comme lui. Mais lorsque le vagabond a été guéri et remis d'aplomb, le Bon Samaritain l'a laissé poursuivre son chemin. Il ne lui a pas dit qu'il ne devait plus vagabonder parce que c'était trop dangereux et parce qu'il n'était pas capable de s'occuper de lui-même. Il ne s'est pas autoproclamé protecteur permanent du vagabond. Il n'a pas transformé la protection de tous les vagabonds en métier, en carrière ou en vocation. Il a apporté de l'aide parce que, devant ses yeux, à ce moment-là, il a pu voir quelqu'un qui avait besoin d'aide. Sinon, il avait ses autres occupations.

Il est important d'essayer de comprendre comment l'idée d'aider a été si largement corrompue et comment elle est devenue un type d'exploitation destructive ; comment l'aide humaine s'est progressivement transformée en un service, une industrie et un monopole. Je suis toujours troublé par ceux pour qui être la bonne âme et le protecteur d'autrui – généralement sans que personne leur ait rien demandé – est l’œuvre de leur vie. Le problème avec quelqu'un qui se définit lui-même comme une bonne âme c'est qu'à moins de prendre beaucoup de précautions, il est presque certain qu'il collera à ceux qu'il aide, l'étiquette : personnes ne pouvant pas s'en sortir sans mon aide. Il peut le leur dire, ou bien essayer très fort de les en persuader ; il peut aussi ne rien dire et garder cette idée pour lui ; ou il peut même ne pas en être conscient. Dans tous les cas, le résultat est vraisemblablement le même. Sa façon d'agir avec ceux qu'il aide, ce qu'il fait ou ce qu'il dit (ou refuse de dire) sur ce qu'il fait, tout cela finit par les convaincre de façon presque certaine qu'ils dépendent effectivement de son aide.

La personne qui a pour principale ambition d'aider les autres a, elle, besoin de ceux qui ont besoin de son aide. La bonne âme se nourrit et prospère sur l'incapacité, et elle crée l'incapacité dont elle a besoin. Le problème avec ces professions d'assistance – l'enseignement, la psychiatrie, la psychologie, le travail social – c'est qu'elles ont tendance à attirer des gens qui se prennent pour Dieu. Certains d'entre eux, peut-être bien la majorité, se prennent pour un Dieu gentil et désintéressé. Les autres, et peut-être bien sans même le savoir eux-mêmes, se veulent être un Dieu sévère et cruel et aiment passer leurs nerfs sur les autres comme un autre Dieu a pu le faire avant sur eux. Quel que soit le cas, l'effet est à peu près le même, car on ne peut se prendre pour Dieu qu'en réduisant les autres à l'état de marionnettes. Et comme le savent bien les premiers chrétiens, il ne faut pas grand-chose pour transformer Dieu en Diable.

Encore et toujours, on voit se répéter ce cycle. La bonne âme commence par dire à quelqu'un : « Laisse-moi faire ça pour toi, je sais mieux que toi et je le ferai mieux que toi ». Puis, rapidement, elle dit : « Ne fais pas ça, tu ne sauras pas le faire tout seul. » Et ensuite : « Tu n'es pas autorisé à faire ça tout seul, ni même à essayer, tu ferais une erreur, tu te ferais mal ou tu ferais mal à quelqu'un d'autre ». Et le rejet de cette aide par l'autre est alors perçu soit comme de l'ingratitutde, soit comme une erreur stupide et devient un péché et un crime.
Personne n'est plus totalement impuissant, n'est plus complètement une victime, que celui qui ne peut choisir ses protecteurs ni leur échapper.
(...)
Le cauchemar du futur, s'il advient, et il en en bonne voie d'advenir, sera avant tout une tyrannie des professionnels de l'assistance, qui auront un droit et un pouvoir illimités de nous faire ou de nous faire faire tout ce qu'ils considéreront devoir être fait pour notre propre bien.
(…)
Dans l'histoire du monde, parmi les gens qui ont exercé des contraintes sur autrui, qui ont menacé et blessé leurs semblables, très peu ont été assez honnêtes pour admettre et assez candides pour dire : « Je te fais ceci ou je te force à faire cela non pas pour ton bien, mais pour le mien. » La plupart des gens clament, généralement de bonne foi, qu'ils agissent au nom d'intérêts supérieurs. Même les Inquisiteurs qui menaient les gens au supplice croyaient qu'ils étaient en train de sauver leurs pauvres victimes de l'enfer. Forcément, cela justifiait entièrement toutes les souffrances qu'ils pouvaient leur infliger dans le présent. Quel que soit l'endroit ou se trouve les bourreaux, ils œuvrent pratiquement toujours au nom d'un intérêt supérieur.

On ne peut pas considérer, juste parce que quelqu'un dit : « Je fais cela pour t'aider », que ce qu'il fait est positif. Cela peut très bien être néfaste. La bonne intention n'est pas en elle-même l'excuse ou la justification d'une action. Une action d'assistance doit être jugée en et pour elle-même. La charge de la preuve doit toujours être du côté de celui qui apporte de l'aide et il doit démontrer qu'il est effectivement en train d'aider.

Et même cela n'est pas suffisant. Il n'y a aucun moyen d'être certain que ceux qui sont chargés d'apporter une aide institutionnelle seront aimables, compétents et désintéressés, ni que leur aide sera réellement efficace et ne se transformera pas en exploitation, en domination ou en dictature. La seule solution est de donner à chacun le droit de décider si, quand, par qui, pendant combien de temps et de quelle façon il choisit d'être aidé.

Tous ceux qui aident les autres ne sont pas des dictateurs potentiels, et c'est ce qui les rend dangereux. Ce sont juste des gens inquiets que d'autres fassent des erreurs. Ils parlent comme s'ils pensaient qu'avec assez d'expertise, les hommes pouvaient réellement trouver le moyen d'éviter que les autres n'en fassent. Ils considèrent que si nous avons un tel pouvoir, nous avons bien entendu le droit et même le devoir de l'exercer. On m'accuse parfois de penser que sans aide personne ne commettrait aucune erreur, ou alors de ne pas me soucier que l'on en fasse. Aucune de ces deux accusations n'est vraie. Tout le monde fera au cours de sa vie de multiples erreurs. Et j'insiste sur le droit qu'il en soit ainsi. Ce que je crois, c'est que, lorsque nous avons le choix entre des alternatives réelles, nous réussissons à gérer notre vie bien mieux que n'importe qui ne pourrait la gérer à notre place, aussi expert soit-il, et que, lorque nous faisons des erreurs, si nous ne sommes pas enfermés dedans, nous sommes les mieux placés pour les reconnaître et changer d'opinion au plus vite.

Nous devons prendre conscience – et c'est souvent très difficile dans le cas de personnes que l'on aime – que notre pouvoir sur la vie d'autrui est très limité et que, si nous essayons de l'étendre au-delà de cette limite étroite, nous ne le faisons alors qu'en lui ôtant sa capacité à maîtriser sa vie. La seule façon de protéger entièrement quelqu'un de ses propres erreurs et des aléas de la vie est d'en faire un esclave. Il sera alors sans défense face à nos lubies et à nos faiblesses. La plupart des gens préfèrent prendre le risque de se confronter au monde. Ils ont parfaitement le droit de faire ce choix.»

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L'Évangile selon Jean Gionohttp://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/458-l-evangile-selon-jean-gionohttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170208_234417_L_Evangile_selon_Jean_GionoWed, 08 Feb 2017 22:44:17 +0000

Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais connaissez-vous l'Évangile selon Jean Giono ?

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Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais connaissez-vous l'Évangile selon Jean Giono ?

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L'accorderie, nouvelle garderie ?http://descolarisation.org/index.php/accueil/domination-etat-adulte-enfant-autorite/457-l-accorderie-nouvelle-garderiehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170207_104446_L_accorderie__nouvelle_garderie__Tue, 07 Feb 2017 09:44:46 +0000

Voici le tableau de mes offres à l'accorderie. Regardez (sur la capture d'écran ci-dessous) ce qui ne passe pas... Malgré la régularité de ce genre de chose, je suis toujours sidéré de la précision géométrique effroyable avec laquelle est évincé, à chaque fois, ce qui pourrait modifier une garderie en lieu de citoyenneté effective ! Il a noter que l'offre " « Changer de vie » et « sortir du système », devenir autonome véritablement" avait été approuvée par l'animatrice et vient de basculer en mode "En attente" suite aux deux nouvelles annonces concernant la démocratie et la déscolarisation. L'annonce « Moments Phytophilie » était nouvelle également mais a été approuvée (déposée en même temps que les deux suivantes). On peut facilement imaginer que l'animatrice est en train d'en référer à une hiérarchie au sein du système associatif de l'accorderie maison mère. On peut également anticiper que ma réaction sera "punie" d'une manière ou d'une autre (ça sera moi le méchant, le vilain petit canard qui refuse de bêler avec les autres... et ma réaction polémique servira à légitimer la censure, le rejet ou l'exclusion) et on peut évidemment anticiper aussi les arguments anti-philosophiques (toujours les mêmes) qui seront avancés pour légitimer la censure. Ô subtile dictature, qui sait règner intégralement sur la profondeur des âmes, Ô Esprit Scolaire ! (Edition : les annonces ont été finalement validées pendant 4 jours puis remises en attente aujourd'hui 10/02 : ILS SONT FOUS)

accorderieCliquez sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet

Je vous offre aussi la capture d'écran de l'email de l'accorderie pour le mois de Février, à mettre en parallèle (admirez le contenu des parenthèses, despotique par le ton et l'esthétique et la limitation exsangue du champ des possibles) ... bienvenue à la garderie, pardon, à l'Accorderie :

mail accorderie

Calendrier Février de la Garderie de Pontcharra : {pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/calendrier_fevrier.pdf|700|400}

L'histoire des accorderies est claire. Face à la montée en puissance dans les esprits des fonctionnements de type SEL (système d'échange local), il a fallu l'organisation de la réponse institutionnelle pour endiguer, par l'État, le phénomène (faire en sorte que tout ça reste bien à sa place de garderie ou de système de consommation).

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Voici le tableau de mes offres à l'accorderie. Regardez (sur la capture d'écran ci-dessous) ce qui ne passe pas... Malgré la régularité de ce genre de chose, je suis toujours sidéré de la précision géométrique effroyable avec laquelle est évincé, à chaque fois, ce qui pourrait modifier une garderie en lieu de citoyenneté effective ! Il a noter que l'offre " « Changer de vie » et « sortir du système », devenir autonome véritablement" avait été approuvée par l'animatrice et vient de basculer en mode "En attente" suite aux deux nouvelles annonces concernant la démocratie et la déscolarisation. L'annonce « Moments Phytophilie » était nouvelle également mais a été approuvée (déposée en même temps que les deux suivantes). On peut facilement imaginer que l'animatrice est en train d'en référer à une hiérarchie au sein du système associatif de l'accorderie maison mère. On peut également anticiper que ma réaction sera "punie" d'une manière ou d'une autre (ça sera moi le méchant, le vilain petit canard qui refuse de bêler avec les autres... et ma réaction polémique servira à légitimer la censure, le rejet ou l'exclusion) et on peut évidemment anticiper aussi les arguments anti-philosophiques (toujours les mêmes) qui seront avancés pour légitimer la censure. Ô subtile dictature, qui sait règner intégralement sur la profondeur des âmes, Ô Esprit Scolaire ! (Edition : les annonces ont été finalement validées pendant 4 jours puis remises en attente aujourd'hui 10/02 : ILS SONT FOUS)

accorderieCliquez sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet

Je vous offre aussi la capture d'écran de l'email de l'accorderie pour le mois de Février, à mettre en parallèle (admirez le contenu des parenthèses, despotique par le ton et l'esthétique et la limitation exsangue du champ des possibles) ... bienvenue à la garderie, pardon, à l'Accorderie :

mail accorderie

Calendrier Février de la Garderie de Pontcharra : {pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/calendrier_fevrier.pdf|700|400}

L'histoire des accorderies est claire. Face à la montée en puissance dans les esprits des fonctionnements de type SEL (système d'échange local), il a fallu l'organisation de la réponse institutionnelle pour endiguer, par l'État, le phénomène (faire en sorte que tout ça reste bien à sa place de garderie ou de système de consommation).

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Où est l'épure ?http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/54-humeurs/456-l-epurehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170202_141619_Ou_est_l_epure__Thu, 02 Feb 2017 13:16:19 +0000

bordelOù est l'épure ? Où est le vide qui, seul, permet à la grâce de venir ?

Le monde semble éternellement voué à n'être qu'un monstrueux et cataclysmique bordel rempli de merdes de milliards de milliards de sorte diffusées par chacun ! Nous sommes des tyrans les uns pour les autres et nous balançons à la gueule des autres nos merdes et nos pensées moisies et éculées (faisons-nous autre chose ?). Notre fumée de cigarette, nos alcools, nos outils technologiques, toutes nos drogues, nos folies, tous nos excès perpétuels... Tu n'en veux pas ? Ha mais j'en ai rien à foutre !! Tu prendras quand même dans la gueule tous mes vices, toutes mes déviances, toutes mes tentations, toutes mes prothèses, toutes mes productions, toutes mes drogues ! TOUTE CETTE CONFORMATION HIDEUSE DE MON CERVEAU SCOLARISÉ ! Tiens, prends ma bagnole dans ta tronche ! Prends ma sonnerie de téléphone ! Prends-moi en train de glisser mon doigt sur un écran ! Prends toutes mes poubelles ! Prends cette nouvelle invention et puis celle-ci et encore celle-ci ! Attends ! En voilà encore une ! Prends-la putain ! Mais surtout prends dans tes oreilles, toutes mes peurs, toute mon obsession de l'argent, toute ma résignation, toute mon absence de foi ! Tu ne veux pas tout ça ? Quoi ? Tu voudrais de l'épure ? De la sobriété ? Du vide ? De la grâce ? Tu rigoles ? Je suis l'inverse de ça ! Je ne suis que pesanteur ! Prends tout mes objets, tous mes doudous, tous mes gadgets, toutes mes collections, tous mes bibelots ! Tous mes vêtements ! Tous mes ACCESSOIRES ! Tous mes bijoux, tous mes trucs-à-la-con ! Tous mes trucs-marrants ! Tous mes trucs qui ont voyagé en conteneur aux quatre coins de la planète ! Et puis s'il te plaît (enfin, s'il ne te plaît pas c'est pareil !), viens consommer avec moi pour me justifier ! Viens au ciné, viens au restau, viens au magasin pour acheter ! Tiens prends tous mes emballages dans ta tronche ! Je suis bourré, j'ai trop bu ? Ben gère-moi ! Récupère-moi ! Ramène-moi chez moi et borde-moi. Je suis bourré, j'ai trop bu ? Eh bien, gère l'accident de la circulation et tous les morts ainsi provoqués ! Et puis au fait, prends aussi dans ta tronche tous mes médicaments, mes cachetons, mes additifs ! Ha mais j'ai pas fini, prends aussi tous mes petits crayons, tous les petits machins que je mâche, que je fume ou que je tripote ! Prends mon club-sandwish et son emballage sur le trottoir, prends mon Mc Do et mes cafés ! Prends mes bars, prends mes phrases toutes faites, prends mes lieux-communs ! Prends mon facebook, prends mes 4 545 789 456 habitudes indécrottables indéboulonnables dans ta putain de tronche, j'en ai rien à foutre. Prends tous mes désirs, toutes mes frustrations, prends tout mon mal-être, écoute-moi sans fin ! Regarde-moi déverser sur la tête de mes gosses des milliards de merdes en plastiques. Et puis, tiens, prends dans la tronche, la forteresse inviolable dans laquelle je vis (au sens propre et figuré), prends mon portail électrique, mes alarmes, mes écrans ! Prends-les je te dis !! Boufffe-les ! J'te dis ! Prends ce que je suis dans ta tronche ! De la peur ! Je ne suis que Peur, et je veux que tu la bouffes ! Je suis un petit animal craintif drogué et gorgés de prothèse ! Prends tout ça !

Putain, c'est beaucoup plus lourd qu'à l'époque de Jésus, non ?

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bordelOù est l'épure ? Où est le vide qui, seul, permet à la grâce de venir ?

Le monde semble éternellement voué à n'être qu'un monstrueux et cataclysmique bordel rempli de merdes de milliards de milliards de sorte diffusées par chacun ! Nous sommes des tyrans les uns pour les autres et nous balançons à la gueule des autres nos merdes et nos pensées moisies et éculées (faisons-nous autre chose ?). Notre fumée de cigarette, nos alcools, nos outils technologiques, toutes nos drogues, nos folies, tous nos excès perpétuels... Tu n'en veux pas ? Ha mais j'en ai rien à foutre !! Tu prendras quand même dans la gueule tous mes vices, toutes mes déviances, toutes mes tentations, toutes mes prothèses, toutes mes productions, toutes mes drogues ! TOUTE CETTE CONFORMATION HIDEUSE DE MON CERVEAU SCOLARISÉ ! Tiens, prends ma bagnole dans ta tronche ! Prends ma sonnerie de téléphone ! Prends-moi en train de glisser mon doigt sur un écran ! Prends toutes mes poubelles ! Prends cette nouvelle invention et puis celle-ci et encore celle-ci ! Attends ! En voilà encore une ! Prends-la putain ! Mais surtout prends dans tes oreilles, toutes mes peurs, toute mon obsession de l'argent, toute ma résignation, toute mon absence de foi ! Tu ne veux pas tout ça ? Quoi ? Tu voudrais de l'épure ? De la sobriété ? Du vide ? De la grâce ? Tu rigoles ? Je suis l'inverse de ça ! Je ne suis que pesanteur ! Prends tout mes objets, tous mes doudous, tous mes gadgets, toutes mes collections, tous mes bibelots ! Tous mes vêtements ! Tous mes ACCESSOIRES ! Tous mes bijoux, tous mes trucs-à-la-con ! Tous mes trucs-marrants ! Tous mes trucs qui ont voyagé en conteneur aux quatre coins de la planète ! Et puis s'il te plaît (enfin, s'il ne te plaît pas c'est pareil !), viens consommer avec moi pour me justifier ! Viens au ciné, viens au restau, viens au magasin pour acheter ! Tiens prends tous mes emballages dans ta tronche ! Je suis bourré, j'ai trop bu ? Ben gère-moi ! Récupère-moi ! Ramène-moi chez moi et borde-moi. Je suis bourré, j'ai trop bu ? Eh bien, gère l'accident de la circulation et tous les morts ainsi provoqués ! Et puis au fait, prends aussi dans ta tronche tous mes médicaments, mes cachetons, mes additifs ! Ha mais j'ai pas fini, prends aussi tous mes petits crayons, tous les petits machins que je mâche, que je fume ou que je tripote ! Prends mon club-sandwish et son emballage sur le trottoir, prends mon Mc Do et mes cafés ! Prends mes bars, prends mes phrases toutes faites, prends mes lieux-communs ! Prends mon facebook, prends mes 4 545 789 456 habitudes indécrottables indéboulonnables dans ta putain de tronche, j'en ai rien à foutre. Prends tous mes désirs, toutes mes frustrations, prends tout mon mal-être, écoute-moi sans fin ! Regarde-moi déverser sur la tête de mes gosses des milliards de merdes en plastiques. Et puis, tiens, prends dans la tronche, la forteresse inviolable dans laquelle je vis (au sens propre et figuré), prends mon portail électrique, mes alarmes, mes écrans ! Prends-les je te dis !! Boufffe-les ! J'te dis ! Prends ce que je suis dans ta tronche ! De la peur ! Je ne suis que Peur, et je veux que tu la bouffes ! Je suis un petit animal craintif drogué et gorgés de prothèse ! Prends tout ça !

Putain, c'est beaucoup plus lourd qu'à l'époque de Jésus, non ?

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Tous à l'Auberge ! Émission radio 26/01/2017http://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/455-tous-a-l-auberge-emission-radio-26-01-2017http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170128_210607_Tous_a_l_Auberge___Emission_radio_26_01_2017Sat, 28 Jan 2017 20:06:07 +0000

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Proposition de rachat collectif de terre ou de bâtiment à vocation citoyenne.http://descolarisation.org/index.php/accueil/architecture-conviviale-d-une-organisation-horizontale/44-espace-public-prive/454-proposition-de-rachat-collectif-de-terre-ou-de-batiment-a-vocation-citoyennehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170128_162519_Proposition_de_rachat_collectif_de_terre_ou_de_batiment_a_vocation_citoyenne.Sat, 28 Jan 2017 15:25:19 +0000

systèmeLes idées pour avancer et pour construire, nous les avons depuis belle lurette, et elles se précisent davantage chaque jour au fil de nos réflexions.

Pourtant…

Si nous continuons à évoquer les multiples solutions possibles pour sortir de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons, sans pouvoir réaliser, concrétiser le moindre petit rêve à dimension collective, nous risquons de perdre notre précieuse énergie et notre motivation à construire ensemble.

Si le seul lieu de rencontre réel dont nous disposons reste une salle communale gérée par les pouvoirs dits publics ou une quelconque association,  et si nous devons, toujours, demander  une autorisation ponctuelle et sans cesse renouvelable pour ce qui est une composante essentielle de la société humaine : la rencontre et le partage, nous ne pourrons malheureusement pas mettre en œuvre  tous les rêves au service du bien commun qui nous animent.

Nous avons le pouvoir de la parole, concédé le temps d'une rencontre, mais la parole reste creuse si elle n'est appuyée par un geste concret.  Or, le passage à l'acte reste lui aussi, en second lieu et de manière encore plus pénétrante, contrôlé et soumis à autorisation de l'oligarchie politique. Il n'existe aucun espace où les élans collectifs et citoyens puissent se déployer librement. Cette situation génère beaucoup de frustration, de renoncement et de résignation face à toutes les initiatives avortées avant même d'avoir pu germer. On se retourne vers la sphère privative, dans laquelle la composante sociale de notre être ne peut s'épanouir, et nous souffrons tous de cela.

Il manque donc désormais un support matériel pour déployer notre imaginaire et matérialiser nos aspirations communes.

Aujourd'hui, inutile d'attendre de la part des élus une quelconque coopération. Quand bien même la personne serait animée de la meilleure volonté qui soit,  sa fonction d'élu s'inscrit dans un système pyramidal que nous cherchons à voir évoluer vers un fonctionnement  horizontal. Les décisions, irrémédiablement, seront prises par un tout petit nombre qui n'est pas du tout représentatif de l'ensemble de la population, puisque la population ne s'exprime pas et n'a aucun pouvoir décisionnaire.

Nous n'avons  pas les moyens physiques de nous rassembler, de peser sur les choix politiques, de construire ensemble.

L'espace public étant privatisé, ne pourrait-on pas rendre public ce qui aujourd'hui est privé, pour commencer à bâtir ensemble une société plus égalitaire où l'intelligence collective puisse s'épanouir?

Cette conduite évite la confrontation avec les élus, l'éternelle attente de leur consentement, et permet une relative autonomie dans la réalisation d'une aspiration commune. La notion de responsabilité juridique partagée apparaît aussi. Il paraît impensable que dans une vie publique décidée par le plus grand nombre d'habitants d'une commune, la responsabilité d'une action repose sur les seules épaules d'un maire. Cette charge freine et empêche bien des initiatives également, par peur des lourdes sanctions qui peuvent apparaître injustement quand une personne supporte juridiquement le poids de la collectivité. Plus le nombre de propriétaires d'un lieu est important, plus la responsabilité est diluée, ce qui ne signifie en rien qu'elle s'efface mais qu'elle est supportée par tous.

PROPOSITION :

On pourrait racheter collectivement une terre ou un bâtiment, avec le plus grand nombre possible de propriétaires pour diluer la propriété au profit de l'espace public.

Nous sommes maintenant nombreux à connaître ce proverbe amérindien :

{xtypo_quote}Quand le dernier arbre aura été coupé, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été attrapé, seulement alors, l'Homme se rendra compte que l'argent ne se mange pas.{/xtypo_quote}

Avant d'en arriver là,  pourrait-on transformer de nouveau l'argent en terre, en arbre et en poisson, et inverser la prophétie ?

Les prochains axes de conversation doivent converger vers la réappropriation collective du foncier, et tout le reste viendra, dans un joyeux bazar enthousiaste. Un hectare de terre mis au service de tous, peut constituer le point zéro d'une vie citoyenne concrète. L'esprit sans la matière n'est pas complet…

A suivre très bientôt...

 (Illustration de notre ami Andrea Echorn)

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systèmeLes idées pour avancer et pour construire, nous les avons depuis belle lurette, et elles se précisent davantage chaque jour au fil de nos réflexions.

Pourtant…

Si nous continuons à évoquer les multiples solutions possibles pour sortir de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons, sans pouvoir réaliser, concrétiser le moindre petit rêve à dimension collective, nous risquons de perdre notre précieuse énergie et notre motivation à construire ensemble.

Si le seul lieu de rencontre réel dont nous disposons reste une salle communale gérée par les pouvoirs dits publics ou une quelconque association,  et si nous devons, toujours, demander  une autorisation ponctuelle et sans cesse renouvelable pour ce qui est une composante essentielle de la société humaine : la rencontre et le partage, nous ne pourrons malheureusement pas mettre en œuvre  tous les rêves au service du bien commun qui nous animent.

Nous avons le pouvoir de la parole, concédé le temps d'une rencontre, mais la parole reste creuse si elle n'est appuyée par un geste concret.  Or, le passage à l'acte reste lui aussi, en second lieu et de manière encore plus pénétrante, contrôlé et soumis à autorisation de l'oligarchie politique. Il n'existe aucun espace où les élans collectifs et citoyens puissent se déployer librement. Cette situation génère beaucoup de frustration, de renoncement et de résignation face à toutes les initiatives avortées avant même d'avoir pu germer. On se retourne vers la sphère privative, dans laquelle la composante sociale de notre être ne peut s'épanouir, et nous souffrons tous de cela.

Il manque donc désormais un support matériel pour déployer notre imaginaire et matérialiser nos aspirations communes.

Aujourd'hui, inutile d'attendre de la part des élus une quelconque coopération. Quand bien même la personne serait animée de la meilleure volonté qui soit,  sa fonction d'élu s'inscrit dans un système pyramidal que nous cherchons à voir évoluer vers un fonctionnement  horizontal. Les décisions, irrémédiablement, seront prises par un tout petit nombre qui n'est pas du tout représentatif de l'ensemble de la population, puisque la population ne s'exprime pas et n'a aucun pouvoir décisionnaire.

Nous n'avons  pas les moyens physiques de nous rassembler, de peser sur les choix politiques, de construire ensemble.

L'espace public étant privatisé, ne pourrait-on pas rendre public ce qui aujourd'hui est privé, pour commencer à bâtir ensemble une société plus égalitaire où l'intelligence collective puisse s'épanouir?

Cette conduite évite la confrontation avec les élus, l'éternelle attente de leur consentement, et permet une relative autonomie dans la réalisation d'une aspiration commune. La notion de responsabilité juridique partagée apparaît aussi. Il paraît impensable que dans une vie publique décidée par le plus grand nombre d'habitants d'une commune, la responsabilité d'une action repose sur les seules épaules d'un maire. Cette charge freine et empêche bien des initiatives également, par peur des lourdes sanctions qui peuvent apparaître injustement quand une personne supporte juridiquement le poids de la collectivité. Plus le nombre de propriétaires d'un lieu est important, plus la responsabilité est diluée, ce qui ne signifie en rien qu'elle s'efface mais qu'elle est supportée par tous.

PROPOSITION :

On pourrait racheter collectivement une terre ou un bâtiment, avec le plus grand nombre possible de propriétaires pour diluer la propriété au profit de l'espace public.

Nous sommes maintenant nombreux à connaître ce proverbe amérindien :

{xtypo_quote}Quand le dernier arbre aura été coupé, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été attrapé, seulement alors, l'Homme se rendra compte que l'argent ne se mange pas.{/xtypo_quote}

Avant d'en arriver là,  pourrait-on transformer de nouveau l'argent en terre, en arbre et en poisson, et inverser la prophétie ?

Les prochains axes de conversation doivent converger vers la réappropriation collective du foncier, et tout le reste viendra, dans un joyeux bazar enthousiaste. Un hectare de terre mis au service de tous, peut constituer le point zéro d'une vie citoyenne concrète. L'esprit sans la matière n'est pas complet…

A suivre très bientôt...

 (Illustration de notre ami Andrea Echorn)

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Une idée complètement tarée et débilehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/propagande-nationale/453-une-idee-completement-tareehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170124_144439_Une_idee_completement_taree_et_debileTue, 24 Jan 2017 13:44:39 +0000

ideefolle---> https://www.uneideefolle-lefilm.com/
Vive la Propagande !! Ce truc surpuissant, survolté en continu, qui sert à rassurer tout le monde en permanence. Votre conscience hurle contre vous-même, et de plus en plus fort et strident, la nuit aussi !! Alors, On (l'État et les industries culturelles) vous offre de quoi lui faire fermer sa gueule !

Pour les Propagandistes, c'est archi-simple : vous donner à entendre ce que vous voulez entendre. Et ce que vous voulez entendre c'est toujours la même chose, c'est : comment allons-nous changer sans changer ?! C'est ça que vous aimez entendre par dessus tout !

Madame ! Calmez-vous ! Écoutez-moi ! Je vais vous dire ce que vous voulez entendre : l'école va changer totalement ! Mais sans changer !

Madame !! Calmez-vous ! Écoutez-moi ! Je vais vous dire ce que vous voulez entendre : l'État et le système politique vont changer totalement ! Mais sans changer !

Madame !!! Calmez-vous ! Écoutez-moi ! Je vais vous dire ce que vous voulez entendre : l'argent et le système capitaliste vont changer totalement ! Mais sans changer ! Ouf ! Voici que tout à coup ça va un peu mieux ! Tout va changer ! Alors ma conscience se tait ! Tout va changer, mais sans changer ! Alors l'intégrité de ma conscience et la base de mon être sont préservés, RA-SSU-RÉS !! L'animal craintif mort de trouille qu'est l'espèce humaine n'a que ça en ligne de mire : se rassurer ! (et recolter des "J'aime" et des "tu es beau et important"). Rassurer principalement la base de son être.

La base de mon être, c'est l'école, c'est l'argent, c'est les gosses, c'est l'État et les institutions, c'est les papiers, c'est les gendarmes les experts et les boulangers, c'est le bureau de tabac la bière et le vin, c'est les hôpitaux, les tribunaux, c'est mes potes, c'est la propriété foncière, c'est mon crédit, c'est ma bagnole c'est mon smartphone et mon ordi, c'est les banques les assurances, c'est Noël, le ski, la télévision et le spectacle, c'est le cinéma, c'est la technologie... Oui, tout ça doit changer car notre monde c'est vraiment de la merde qui flingue tout ! ... Mais... Mais sans changer s'il vous plaîîît !!! Car je refuse que la lumière vienne sur les ténèbres des fondements de ma vie ! Changeons tout ! sauf mes fondements ! Donc changeons rien ! Ou plutôt, faisons, une fois de plus semblant de changer, pour s'offrir 30 ans de répit supplémentaires dans le seul but de refiler la patate chaude à ses enfants comme l'ont fait nos propres parents et grand-parents : oui ne jamais être la génération qui prend la responsabilité d'exécuter l'arrêt de la machine.

Alors la technique est la suivante : toujours garder l'Idée, l'Esprit, le code génétique ! Et on change quoi ? : L'esthétique ! qui se rapproche étymologiquement du concept de sensation ! Voilà, c'est ça : il faut changer notre perception, la sensation, que l'on éprouve vis-à-vis de la chose. On récuse l'école, mais on veut la garder pour ne pas bousculer les fondements de notre être, alors il suffit juste de modifier la sensation que l'on va ressentir vis-à-vis de l'école. Et ça se passe dans les mots surtout, tartiner avec des jolis mots : coopération, confiance, bienveillance ( mais qu'est ce qui nous casse les couilles celui-ci en ce moment ), autonomie, démocratie, égalité, ensemble, liberté, choisir etc. etc. Et puis évidemment, ça ne suffirait pas (quoique !), il faut aussi disséminer quelques objets : là, un compost, ici, une poule, là, un travail en équipe, ici, une assemblée délibérative (et pourquoi pas : là, un tirage au sort), pour que tous les esprits faibles sensibles aux illusions puissent s'en saisir pour rétorquer aux esprits lucides et objectifs : « ben tu vois bien que ça change, regarde, ils s'occupent d'un compost ! Et ils ramassent les oeufs de Violette la poupoule de l'école ! »

L'Idée, l'Esprit, le code génétique qui président à tout ça n'a pas été modifié même un tout petit peu, mais la sensation qu'on en a, oui ! Et à chaque fois, c'est ça qui compte pour repartir pour 30 ans ou plus !

La situation scolaire et scolarisante qui scolarise les individus et la société, est toujours là intacte, immaculée, avec tous les sordides personnages des professeurs, directeurs, experts et compagnie ; l'institutionnalisation des rapports, l'intégration en chacun de l'hétéronomie en toute matière, la propagande de masse, la toute-puissance et la légitimité de l'État, la diffusion de toutes les idéologies totalitaires dont l'idéologie de l'enfance, l'obsession du devenir, la spécialisation, l'argent. Tout cela est toujours à la base de l'école mais on n'a plus tout à fait la même SENSATION, c'est bien assez pour quelques lustres supplémentaires. L'école de Jules Ferry depus 1880 se reproduit toujours selon ce protocole. (Il y a aussi le sujet de « l'opposition contrôlée » : créer de vraies oppositions qui jouent le rôle d'opposant mais que l'État gère et organise de A à Z).

A la base des écoles (y compris les écoles de ce film) : il y a l'enfermement et la séparation d'avec la vie, l'inégalité et la peur de l'autre. Facile de le verrifier : prenez n'importe laquelle de ces 9 écoles présentées dans le film et demandez-vous ce qui se passerait si des dizaines de citoyens lambdas se proposaient d'intervenir dans l'école au même titre que les enseignants ? Aïe, aïe, aïe, la nouvelle école ne serait plus si nouvelle que ça... Car dans le code génétique de l'école de Jules Ferry, il y a toujours ce cristal : « dans la vie, il y a des gens PROFS et des PAS-PROFS et une institution extra-social non démocratique et puissante valide qui l'est et qui ne l'est pas.» Ça par exemple on n'y touche pas... parce que c'est un fondement.

Et puis bon sang, n'oublions JAMAIS que tous ces connards de profs sont rémunérés. Oui, ces abrutis, ces éternels-écoliers ineptes-inaptes suceurs de l'État et de tout ce qui est PUISSANT, au service du mensonge, sont payés pour (soi-disant) transmettre un savoir... Ils sont PROFS : dans leur intérêt personnel, pour aller s'acheter des voitures, des smartphones, des vacances au ski et des place de ciné. Voilà, un autre élément central de la génétique de l'école de Jules Ferry mais qu'on ne touchera pas non plus... pour conserver nos fondements : POUR CHANGER MAIS SANS CHANGER ! Sinon, on aurait vraiment trop trop peur !

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ideefolle---> https://www.uneideefolle-lefilm.com/
Vive la Propagande !! Ce truc surpuissant, survolté en continu, qui sert à rassurer tout le monde en permanence. Votre conscience hurle contre vous-même, et de plus en plus fort et strident, la nuit aussi !! Alors, On (l'État et les industries culturelles) vous offre de quoi lui faire fermer sa gueule !

Pour les Propagandistes, c'est archi-simple : vous donner à entendre ce que vous voulez entendre. Et ce que vous voulez entendre c'est toujours la même chose, c'est : comment allons-nous changer sans changer ?! C'est ça que vous aimez entendre par dessus tout !

Madame ! Calmez-vous ! Écoutez-moi ! Je vais vous dire ce que vous voulez entendre : l'école va changer totalement ! Mais sans changer !

Madame !! Calmez-vous ! Écoutez-moi ! Je vais vous dire ce que vous voulez entendre : l'État et le système politique vont changer totalement ! Mais sans changer !

Madame !!! Calmez-vous ! Écoutez-moi ! Je vais vous dire ce que vous voulez entendre : l'argent et le système capitaliste vont changer totalement ! Mais sans changer ! Ouf ! Voici que tout à coup ça va un peu mieux ! Tout va changer ! Alors ma conscience se tait ! Tout va changer, mais sans changer ! Alors l'intégrité de ma conscience et la base de mon être sont préservés, RA-SSU-RÉS !! L'animal craintif mort de trouille qu'est l'espèce humaine n'a que ça en ligne de mire : se rassurer ! (et recolter des "J'aime" et des "tu es beau et important"). Rassurer principalement la base de son être.

La base de mon être, c'est l'école, c'est l'argent, c'est les gosses, c'est l'État et les institutions, c'est les papiers, c'est les gendarmes les experts et les boulangers, c'est le bureau de tabac la bière et le vin, c'est les hôpitaux, les tribunaux, c'est mes potes, c'est la propriété foncière, c'est mon crédit, c'est ma bagnole c'est mon smartphone et mon ordi, c'est les banques les assurances, c'est Noël, le ski, la télévision et le spectacle, c'est le cinéma, c'est la technologie... Oui, tout ça doit changer car notre monde c'est vraiment de la merde qui flingue tout ! ... Mais... Mais sans changer s'il vous plaîîît !!! Car je refuse que la lumière vienne sur les ténèbres des fondements de ma vie ! Changeons tout ! sauf mes fondements ! Donc changeons rien ! Ou plutôt, faisons, une fois de plus semblant de changer, pour s'offrir 30 ans de répit supplémentaires dans le seul but de refiler la patate chaude à ses enfants comme l'ont fait nos propres parents et grand-parents : oui ne jamais être la génération qui prend la responsabilité d'exécuter l'arrêt de la machine.

Alors la technique est la suivante : toujours garder l'Idée, l'Esprit, le code génétique ! Et on change quoi ? : L'esthétique ! qui se rapproche étymologiquement du concept de sensation ! Voilà, c'est ça : il faut changer notre perception, la sensation, que l'on éprouve vis-à-vis de la chose. On récuse l'école, mais on veut la garder pour ne pas bousculer les fondements de notre être, alors il suffit juste de modifier la sensation que l'on va ressentir vis-à-vis de l'école. Et ça se passe dans les mots surtout, tartiner avec des jolis mots : coopération, confiance, bienveillance ( mais qu'est ce qui nous casse les couilles celui-ci en ce moment ), autonomie, démocratie, égalité, ensemble, liberté, choisir etc. etc. Et puis évidemment, ça ne suffirait pas (quoique !), il faut aussi disséminer quelques objets : là, un compost, ici, une poule, là, un travail en équipe, ici, une assemblée délibérative (et pourquoi pas : là, un tirage au sort), pour que tous les esprits faibles sensibles aux illusions puissent s'en saisir pour rétorquer aux esprits lucides et objectifs : « ben tu vois bien que ça change, regarde, ils s'occupent d'un compost ! Et ils ramassent les oeufs de Violette la poupoule de l'école ! »

L'Idée, l'Esprit, le code génétique qui président à tout ça n'a pas été modifié même un tout petit peu, mais la sensation qu'on en a, oui ! Et à chaque fois, c'est ça qui compte pour repartir pour 30 ans ou plus !

La situation scolaire et scolarisante qui scolarise les individus et la société, est toujours là intacte, immaculée, avec tous les sordides personnages des professeurs, directeurs, experts et compagnie ; l'institutionnalisation des rapports, l'intégration en chacun de l'hétéronomie en toute matière, la propagande de masse, la toute-puissance et la légitimité de l'État, la diffusion de toutes les idéologies totalitaires dont l'idéologie de l'enfance, l'obsession du devenir, la spécialisation, l'argent. Tout cela est toujours à la base de l'école mais on n'a plus tout à fait la même SENSATION, c'est bien assez pour quelques lustres supplémentaires. L'école de Jules Ferry depus 1880 se reproduit toujours selon ce protocole. (Il y a aussi le sujet de « l'opposition contrôlée » : créer de vraies oppositions qui jouent le rôle d'opposant mais que l'État gère et organise de A à Z).

A la base des écoles (y compris les écoles de ce film) : il y a l'enfermement et la séparation d'avec la vie, l'inégalité et la peur de l'autre. Facile de le verrifier : prenez n'importe laquelle de ces 9 écoles présentées dans le film et demandez-vous ce qui se passerait si des dizaines de citoyens lambdas se proposaient d'intervenir dans l'école au même titre que les enseignants ? Aïe, aïe, aïe, la nouvelle école ne serait plus si nouvelle que ça... Car dans le code génétique de l'école de Jules Ferry, il y a toujours ce cristal : « dans la vie, il y a des gens PROFS et des PAS-PROFS et une institution extra-social non démocratique et puissante valide qui l'est et qui ne l'est pas.» Ça par exemple on n'y touche pas... parce que c'est un fondement.

Et puis bon sang, n'oublions JAMAIS que tous ces connards de profs sont rémunérés. Oui, ces abrutis, ces éternels-écoliers ineptes-inaptes suceurs de l'État et de tout ce qui est PUISSANT, au service du mensonge, sont payés pour (soi-disant) transmettre un savoir... Ils sont PROFS : dans leur intérêt personnel, pour aller s'acheter des voitures, des smartphones, des vacances au ski et des place de ciné. Voilà, un autre élément central de la génétique de l'école de Jules Ferry mais qu'on ne touchera pas non plus... pour conserver nos fondements : POUR CHANGER MAIS SANS CHANGER ! Sinon, on aurait vraiment trop trop peur !

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Marchez pendant que vous avez la lumière - TOLSTOÏhttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/auteurs-personnages/31-leon-tolstoi/452-marchez-pendant-que-vous-avez-la-lumierehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170123_131337_Marchez_pendant_que_vous_avez_la_lumiere_-_TOLSTOIMon, 23 Jan 2017 12:13:37 +0000

marchezOu l'histoire d'un homme qui ne parvient pas à se déscolariser pendant les 3/4 de sa vie... (livre Lumineux !) L'histoire commence par une déscolarisation au sens propre, celle de Pamphilius qui met fin à ses études un an avant l'obtention du grade, et quitte son meilleur ami Julius, pour partir vivre dans une « Communauté Chrétienne ». Ça se passe 100 ans après la naissance de Jésus-Christ et le livre est sous-titré : récit du temps des premiers chrétiens.

Julius va se trouver emporté par ce que Tolstoï nomme partout ailleurs : la doctrine du monde (lien vers le Chap X du livre « Ma religion »). D'abord au sens de la débauche, de l'immoralité totale et de la prodigalité, puis ensuite de beaucoup d'autres façons: responsabilités, argent, vie publique, pouvoir etc. L'histoire est avant tout celle du dialogue entre Julius et Pamphilius, puisqu'à plusieurs reprises et parfois à de très nombreuses années d'intervalle, ils se croisent, et Pamphilius parvient à chaque fois à toucher le coeur de Julius (même si ce coeur est toujours plus dur). Julius, en proie avec la doctrine du monde finit plusieurs fois par décider de vraiment changer de vie et d'aller vivre avec Pamphilius mais Julius se retrouve à chaque fois confronté à un homme, un médecin (il n'est même pas malade), qui le replace dans « la doctrine du monde» avec force d'arguments. Et la vie passe ainsi... jusqu'à la repentance et... une déscolarisation en pleine lumière !

Le livre commence par un prologue qui présente des personnages contemporains de la fin du XIXe qui vivent un peu le même genre de questionnements que Pamphilius et Julius et tombent dans les mêmes ornières et justifications que Julius pour éviter de « Changer de vie ». Ce prologue est tout à fait applicable à aujourd'hui.

Voici le livre et un bouton pour le télécharger :

{pdf=http://www.descolarisation.org/phocadownload/pdf/Marchez_pendant_que_vous_avez__la_lumiere_Tolstoi.pdf|800|510}

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marchezOu l'histoire d'un homme qui ne parvient pas à se déscolariser pendant les 3/4 de sa vie... (livre Lumineux !) L'histoire commence par une déscolarisation au sens propre, celle de Pamphilius qui met fin à ses études un an avant l'obtention du grade, et quitte son meilleur ami Julius, pour partir vivre dans une « Communauté Chrétienne ». Ça se passe 100 ans après la naissance de Jésus-Christ et le livre est sous-titré : récit du temps des premiers chrétiens.

Julius va se trouver emporté par ce que Tolstoï nomme partout ailleurs : la doctrine du monde (lien vers le Chap X du livre « Ma religion »). D'abord au sens de la débauche, de l'immoralité totale et de la prodigalité, puis ensuite de beaucoup d'autres façons: responsabilités, argent, vie publique, pouvoir etc. L'histoire est avant tout celle du dialogue entre Julius et Pamphilius, puisqu'à plusieurs reprises et parfois à de très nombreuses années d'intervalle, ils se croisent, et Pamphilius parvient à chaque fois à toucher le coeur de Julius (même si ce coeur est toujours plus dur). Julius, en proie avec la doctrine du monde finit plusieurs fois par décider de vraiment changer de vie et d'aller vivre avec Pamphilius mais Julius se retrouve à chaque fois confronté à un homme, un médecin (il n'est même pas malade), qui le replace dans « la doctrine du monde» avec force d'arguments. Et la vie passe ainsi... jusqu'à la repentance et... une déscolarisation en pleine lumière !

Le livre commence par un prologue qui présente des personnages contemporains de la fin du XIXe qui vivent un peu le même genre de questionnements que Pamphilius et Julius et tombent dans les mêmes ornières et justifications que Julius pour éviter de « Changer de vie ». Ce prologue est tout à fait applicable à aujourd'hui.

Voici le livre et un bouton pour le télécharger :

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Sur l'habitat !http://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/451-sur-l-habitathttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170122_151727_Sur_l_habitat__Sun, 22 Jan 2017 14:17:27 +0000

cabaneNous n'habitons plus, nous sommes des logés (délogés !)
Je vous renvoie vers le magnifique livre de mon ami Ivan Illich : « L'art d'habiter », pour simplement constater avec Ivan que nous avons étrangement perdu en chemin ce trait caractéristique et fondamental de l'espèce humaine (...mais bon comme nous avons TOUT perdu...). C'est un des constats les plus puissants que j'ai fait ces dernières années : les gens n'habitent plus.
{xtypo_quote}Poser la question "où vivez-vous ?", c'est demander en quel lieu votre existence façonne le monde. Dis-moi comment tu habites et je te dirai qui tu es. Cette équation entre habiter et vivre remonte aux temps où le monde était encore habitable et où les humains l'habitaient. Habiter, c'était demeurer dans ses propres traces, laisser la vie quotidienne écrire les réseaux et les articulations de sa biographie dans le paysage. Ivan Illich.{/xtypo_quote}

Comme d'hab, c'est la totalité du livre d'Illich qui prend aux tripes : 

{xtypo_quote}[Quand on habite vraiment] Chaque être devient un parleur vernaculaire et un constructeur vernaculaire en grandissant, en passant d'une initiation à l'autre par un cheminement qui en fait un habitant masculin ou féminin. Par conséquent l'espace cartésien, tridimensionnel, homogène, dans lequel bâtit l'architecte, et l'espace vernaculaire que l'art d'habiter fait naître, constituent des classes différentes d'espace. Les architectes ne peuvent rien faire d'autres que construire. Les habitants vernaculaires engendrent les axiomes des espaces dans lesquels ils font leur demeure{/xtypo_quote}

(...) {xtypo_quote}Le logé a perdu énormément de son pouvoir d'habiter. Le logé vit dans un monde qui a été fabriqué. Il n'est pas plus libre de se frayer un chemin sur l'autoroute que de percer des trous dans ses murs. Il traverse l'existence sans y inscrire de trace. Les marques qu'il dépose sont considérées comme des signes d'usure. Ce qu'il laisse derrière lui, ce sont des détritus qu'enlèveront des bennes. (...) L'espace vernaculaire de la demeure est remplacé par l'espace homogène d'un garage humain.{/xtypo_quote} 

Non seulement, nous sommes des "logés" et pas des habitants, mais il y a aussi tout le problème de la dispersion que j'ai maintes fois abordé (notamment PDF là : http://www.descolarisation.org/pdf/la_dispersion_contre_la_democratie_sylvain_rochex.pdf ou émissions de radio là : http://www.radio-gresivaudan.org/Dispersion-acceleration-sociale.html

Concernant les expulsions politiques (et militaires !) de ceux qui cherchent à retrouver l'art d'habiter, Illich nous offre cette terrible analyse : {xtypo_quote} Ils seront tous expulsés, moins parce qu'ils causent du tort au propriétaire des lieux, ou parce qu'ils menacent la paix ou la salubrité du quartier, que parce qu'ils récusent l'axiome social qui définit le citoyen comme un élément nécessitant un casier de résidence standard.{/xtypo_quote} Autres phrases  : {xtypo_quote} Il ne peut y avoir d'art d'habiter en l'absence de communaux. (...) La guerre contre l'habitat vernaculaire est entrée dans sa phase ultime et on force les gens à chercher un logement - qui est un produit rare.  (...) presque partout dans le monde de puissants moyens ont été mis en œuvre pour violer l'art d'habiter des communautés locales et créer le sentiment de plus en plus aigu que l'espace vital est rare. Ce viol des communaux par le logement est aussi brutal que la pollution des eaux. (...) L'autoconstruction est considérée comme un simple violon d'Ingres. Le retour à la terre est jugée romantique.{/xtypo_quote}
{xtypo_quote} L'espace propre à porter les marques de la vie est aussi fondamental pour la survie que l'eau et l'air non pollués. Ce n'est pas le propre du genre humain que de se parquer dans des garages, si splendidement aménagés soient-ils, avec leurs douches et leurs économiseurs d'énergie.{/xtypo_quote}
C'est clair, nous n'habitons plus.
Or c'est aussi vital que l'air et l'eau purs.
Nous sommes des "logés" dans des casiers. Ce n'est pas insultant au dernier degré ça ?
Nous sommes tous insultés au dernier degré par le système de Mort, inhumain, dans lequel on vit. Et que fait-on ? ...
Le sujet de l'habitat, vraiment trop peu abordé est pourtant fondamental, en lui-même, mais aussi métaphoriquement. En effet, le vieux monde que nous voulons voir finir est comme un immense édifice (non vernaculaire donc, qui s'impose à nous), et nôtre tâche est de le faire disparaître sans le faire exploser directement sans quoi il nous tomberait dessus et nous tuerait. Cela consiste pour chacun de nous (et ensemble) à retirer brique après brique, patiemment mais sûrement. Les briques du vieux monde existent très logiquement les unes par rapport aux autres, et on est souvent obligé pour retirer telle ou telle d'en avoir préalablement retirées certaines autres.

Je donne parfois l'air d'en vouloir à certains. J'en veux uniquement à ceux qui n'ont pas commencé à démonter l'édifice du vieux monde (et encore, je leur pardonne).
Mais je comprends tout à fait que la déconstruction soit difficile pour chacun d'entre-nous.
Voyez-vous à quel point cette métaphore se superpose parfaitement à notre situation réelle en terme d'habitat ? Nous n'habitons pas, nous sommes des "logés", hétéronomes, dans des édifices, non respirant, malsains, pollués, non vernaculaires, qui nous enserrent, et nous font vivre une pression d'Enfer, insoutenable, INDIGNE.
Soit nous sommes "LOCATAIRES" avec la pression financière délirante du loyer à payer et avec cette relation si exquise, si DIABOLIQUE, avec "le propriétaire" ; tout ça, c'est UN ENFER.
Soit nous sommes PROPRIÉTAIRES et nous payons un loyer à la banque. La pression est la même. Nous sommes dans tous les cas en conséquence des esclaves du travail-des propriétaires et/ou des banques.
Et en plus, - et c'est bien le pire du pire qui devrait nous faire péter les plombs - , nous n'habitons pas (relire Illich ci-dessus).
De plus, ces mauvaises conditions initiales ne permettront pas une bonne articulation de l'individuel et du collectif, tout aussi fondamentale.
Et de cette situation initiale délétère découleront des mauvais rapports humains (des conflits perpétuels) qui ne devraient pas nous étonner - ils sont une conséquence, un symptôme, il faut traiter la cause, qui est le mode d'habitat - .

Tout ça me fait penser aussi à la description de Giono au début du texte « l'homme qui plantait des arbres » : {xtypo_quote} Ce sont des endroits où l'on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d'une rudesse excessive, aussi bien l'été que l'hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L'ambition irraisonnée s'y démesure, dans le désir continu de s'échapper de cet endroit. Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancœurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l'église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières. {/xtypo_quote}

Non, nous ne sommes pas "faits" pour vivre l'absence d'amitié et de vie collective saine à l'extérieur, puis pour ensuite, essayer de "vivre ensemble" en se réfugiant dans des "logements" à 4 ou 5 dans 50 mètres-carrés (et maintenant, depuis quelques années, tous derrière des écrans).
Notre vrai besoin à tous, CHACUN, c'est HA-BI-TER ! et habiter pour articuler l'individuel et le collectif et en articulant l'individuel et le collectif.
Et c'est d'avoir DE L'ESPACE ! DE L'AIR !!! Saint-Ex disait cette chose très vraie : « le vice n'est que puissance sans emploi ». J'ajouterais la paraphrase suivante : le vice est aussi puissance sans espace.

Je vous renvoie aussi à mes autres articles : « Tuer l'idéologie pavillonnaire et l'idéologie de la maison bourgeoise » et « Ce qu'il faut de terre à l'homme ».
A l'heure actuelle (l'heure de la barbarie intégrale), une solution viable et assez miraculeuse existe dans l'habitat à ossature-bois, mur en paille et mortier, sur terrain agricole, déclaré en abris de jardin. On a tous appris des quantités de choses complexes et inutiles à « L'Éducation Gouvernementale ». Construire une petite maison de ce type est simplissime, à côté d'une infinité d'autres choses que nous faisons et que nous avons appris à faire (en étant FORCÉ en plus et à contre cœur).
N'est-ce pas le plus beau des travaux, qui se fait exactement à l'inverse d'un contre cœur, que d'AUTOCONSTRUIRE SA PETITE MAISON ?
Pourquoi on nous bourre le mou avec l'idéologie du travail, si ce n'est même pas pour réaliser le premier des travaux de l'homme, depuis que l'homme est sur la terre: HA-BI-TER (et se nourrir par ses propres moyens ! Autre sujet, connexe).

Pourquoi ne pas habiter cette vie comme il se doit, comme le créateur la voulue ?
Pourquoi être esclave toute sa vie ?
Pourquoi continuer ces vies de dingues, où nous travaillons comme des dingues, simplement pour être logés dans des cages ?

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cabaneNous n'habitons plus, nous sommes des logés (délogés !)
Je vous renvoie vers le magnifique livre de mon ami Ivan Illich : « L'art d'habiter », pour simplement constater avec Ivan que nous avons étrangement perdu en chemin ce trait caractéristique et fondamental de l'espèce humaine (...mais bon comme nous avons TOUT perdu...). C'est un des constats les plus puissants que j'ai fait ces dernières années : les gens n'habitent plus.
{xtypo_quote}Poser la question "où vivez-vous ?", c'est demander en quel lieu votre existence façonne le monde. Dis-moi comment tu habites et je te dirai qui tu es. Cette équation entre habiter et vivre remonte aux temps où le monde était encore habitable et où les humains l'habitaient. Habiter, c'était demeurer dans ses propres traces, laisser la vie quotidienne écrire les réseaux et les articulations de sa biographie dans le paysage. Ivan Illich.{/xtypo_quote}

Comme d'hab, c'est la totalité du livre d'Illich qui prend aux tripes : 

{xtypo_quote}[Quand on habite vraiment] Chaque être devient un parleur vernaculaire et un constructeur vernaculaire en grandissant, en passant d'une initiation à l'autre par un cheminement qui en fait un habitant masculin ou féminin. Par conséquent l'espace cartésien, tridimensionnel, homogène, dans lequel bâtit l'architecte, et l'espace vernaculaire que l'art d'habiter fait naître, constituent des classes différentes d'espace. Les architectes ne peuvent rien faire d'autres que construire. Les habitants vernaculaires engendrent les axiomes des espaces dans lesquels ils font leur demeure{/xtypo_quote}

(...) {xtypo_quote}Le logé a perdu énormément de son pouvoir d'habiter. Le logé vit dans un monde qui a été fabriqué. Il n'est pas plus libre de se frayer un chemin sur l'autoroute que de percer des trous dans ses murs. Il traverse l'existence sans y inscrire de trace. Les marques qu'il dépose sont considérées comme des signes d'usure. Ce qu'il laisse derrière lui, ce sont des détritus qu'enlèveront des bennes. (...) L'espace vernaculaire de la demeure est remplacé par l'espace homogène d'un garage humain.{/xtypo_quote} 

Non seulement, nous sommes des "logés" et pas des habitants, mais il y a aussi tout le problème de la dispersion que j'ai maintes fois abordé (notamment PDF là : http://www.descolarisation.org/pdf/la_dispersion_contre_la_democratie_sylvain_rochex.pdf ou émissions de radio là : http://www.radio-gresivaudan.org/Dispersion-acceleration-sociale.html

Concernant les expulsions politiques (et militaires !) de ceux qui cherchent à retrouver l'art d'habiter, Illich nous offre cette terrible analyse : {xtypo_quote} Ils seront tous expulsés, moins parce qu'ils causent du tort au propriétaire des lieux, ou parce qu'ils menacent la paix ou la salubrité du quartier, que parce qu'ils récusent l'axiome social qui définit le citoyen comme un élément nécessitant un casier de résidence standard.{/xtypo_quote} Autres phrases  : {xtypo_quote} Il ne peut y avoir d'art d'habiter en l'absence de communaux. (...) La guerre contre l'habitat vernaculaire est entrée dans sa phase ultime et on force les gens à chercher un logement - qui est un produit rare.  (...) presque partout dans le monde de puissants moyens ont été mis en œuvre pour violer l'art d'habiter des communautés locales et créer le sentiment de plus en plus aigu que l'espace vital est rare. Ce viol des communaux par le logement est aussi brutal que la pollution des eaux. (...) L'autoconstruction est considérée comme un simple violon d'Ingres. Le retour à la terre est jugée romantique.{/xtypo_quote}
{xtypo_quote} L'espace propre à porter les marques de la vie est aussi fondamental pour la survie que l'eau et l'air non pollués. Ce n'est pas le propre du genre humain que de se parquer dans des garages, si splendidement aménagés soient-ils, avec leurs douches et leurs économiseurs d'énergie.{/xtypo_quote}
C'est clair, nous n'habitons plus.
Or c'est aussi vital que l'air et l'eau purs.
Nous sommes des "logés" dans des casiers. Ce n'est pas insultant au dernier degré ça ?
Nous sommes tous insultés au dernier degré par le système de Mort, inhumain, dans lequel on vit. Et que fait-on ? ...
Le sujet de l'habitat, vraiment trop peu abordé est pourtant fondamental, en lui-même, mais aussi métaphoriquement. En effet, le vieux monde que nous voulons voir finir est comme un immense édifice (non vernaculaire donc, qui s'impose à nous), et nôtre tâche est de le faire disparaître sans le faire exploser directement sans quoi il nous tomberait dessus et nous tuerait. Cela consiste pour chacun de nous (et ensemble) à retirer brique après brique, patiemment mais sûrement. Les briques du vieux monde existent très logiquement les unes par rapport aux autres, et on est souvent obligé pour retirer telle ou telle d'en avoir préalablement retirées certaines autres.

Je donne parfois l'air d'en vouloir à certains. J'en veux uniquement à ceux qui n'ont pas commencé à démonter l'édifice du vieux monde (et encore, je leur pardonne).
Mais je comprends tout à fait que la déconstruction soit difficile pour chacun d'entre-nous.
Voyez-vous à quel point cette métaphore se superpose parfaitement à notre situation réelle en terme d'habitat ? Nous n'habitons pas, nous sommes des "logés", hétéronomes, dans des édifices, non respirant, malsains, pollués, non vernaculaires, qui nous enserrent, et nous font vivre une pression d'Enfer, insoutenable, INDIGNE.
Soit nous sommes "LOCATAIRES" avec la pression financière délirante du loyer à payer et avec cette relation si exquise, si DIABOLIQUE, avec "le propriétaire" ; tout ça, c'est UN ENFER.
Soit nous sommes PROPRIÉTAIRES et nous payons un loyer à la banque. La pression est la même. Nous sommes dans tous les cas en conséquence des esclaves du travail-des propriétaires et/ou des banques.
Et en plus, - et c'est bien le pire du pire qui devrait nous faire péter les plombs - , nous n'habitons pas (relire Illich ci-dessus).
De plus, ces mauvaises conditions initiales ne permettront pas une bonne articulation de l'individuel et du collectif, tout aussi fondamentale.
Et de cette situation initiale délétère découleront des mauvais rapports humains (des conflits perpétuels) qui ne devraient pas nous étonner - ils sont une conséquence, un symptôme, il faut traiter la cause, qui est le mode d'habitat - .

Tout ça me fait penser aussi à la description de Giono au début du texte « l'homme qui plantait des arbres » : {xtypo_quote} Ce sont des endroits où l'on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d'une rudesse excessive, aussi bien l'été que l'hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L'ambition irraisonnée s'y démesure, dans le désir continu de s'échapper de cet endroit. Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancœurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l'église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières. {/xtypo_quote}

Non, nous ne sommes pas "faits" pour vivre l'absence d'amitié et de vie collective saine à l'extérieur, puis pour ensuite, essayer de "vivre ensemble" en se réfugiant dans des "logements" à 4 ou 5 dans 50 mètres-carrés (et maintenant, depuis quelques années, tous derrière des écrans).
Notre vrai besoin à tous, CHACUN, c'est HA-BI-TER ! et habiter pour articuler l'individuel et le collectif et en articulant l'individuel et le collectif.
Et c'est d'avoir DE L'ESPACE ! DE L'AIR !!! Saint-Ex disait cette chose très vraie : « le vice n'est que puissance sans emploi ». J'ajouterais la paraphrase suivante : le vice est aussi puissance sans espace.

Je vous renvoie aussi à mes autres articles : « Tuer l'idéologie pavillonnaire et l'idéologie de la maison bourgeoise » et « Ce qu'il faut de terre à l'homme ».
A l'heure actuelle (l'heure de la barbarie intégrale), une solution viable et assez miraculeuse existe dans l'habitat à ossature-bois, mur en paille et mortier, sur terrain agricole, déclaré en abris de jardin. On a tous appris des quantités de choses complexes et inutiles à « L'Éducation Gouvernementale ». Construire une petite maison de ce type est simplissime, à côté d'une infinité d'autres choses que nous faisons et que nous avons appris à faire (en étant FORCÉ en plus et à contre cœur).
N'est-ce pas le plus beau des travaux, qui se fait exactement à l'inverse d'un contre cœur, que d'AUTOCONSTRUIRE SA PETITE MAISON ?
Pourquoi on nous bourre le mou avec l'idéologie du travail, si ce n'est même pas pour réaliser le premier des travaux de l'homme, depuis que l'homme est sur la terre: HA-BI-TER (et se nourrir par ses propres moyens ! Autre sujet, connexe).

Pourquoi ne pas habiter cette vie comme il se doit, comme le créateur la voulue ?
Pourquoi être esclave toute sa vie ?
Pourquoi continuer ces vies de dingues, où nous travaillons comme des dingues, simplement pour être logés dans des cages ?

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Cher Étienne (mail à Étienne Chouard), ce jourhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/vraie-democratie/450-cher-etienne-mail-a-etienne-chouard-ce-jourhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170120_150535_Cher_Etienne__mail_a_Etienne_Chouard___ce_jourFri, 20 Jan 2017 14:05:35 +0000

theatreCher Étienne,

Un mot amical pour te dire que j'ai toujours la sensation que tu attaques le régime (Procès de l'élection, dénonciation d'une fausse démocratie) et non la cause des causes de ce régime, qui est la matrice des consciences individuelles et la matrice de l'individu-collectif que nous sommes.
Cette matrice c'est l'école (principalement). C'est l'école qui fabrique cet individu qui N'EST PAS CONSTITUANT ! Tu t'exaspères parfois que les citoyens ne soient pas constituants et qu'ils devraient l'être, alors qu'il y a pourtant UNE CAUSE au fait qu'ils ne le soient PAS, et ne peuvent pas le devenir.

- Attaquer le régime (dénoncer le mensonge), c'est nécessaire, et je le fais comme toi, tu le sais (et tu m'as grandement aidé là-dessus à partir de 2011).
- Tenter de nous transformer en devenant constituant, c'est un point central oui, aussi.

Mais s'il s'agit de chercher la cause des causes, il faut donc aller jusqu'à la matrice du régime. Ça m'étonne toujours que tu finisses toujours par reléguer l'école en sous-sujet (ou que tu sois un peu critique à mon égard : « inutilement brutal et injuste » [le 4/12/2015]). Dans tes approches, tu mets pourtant constamment en question le comportement des individus (l'éthos) : ne pas interroger constamment la manière dont ils ont TOUS été éduqués, (selon le principe d'une propagande de masse), c'est manquer le principal.
Ne pas interroger l'origine de leur comportement, c'est pas être un peu court ?

« Une dépossession politique » ? Une « infantilisation » ?
Le fait que mes frères humains (ma génération ou bien celles avant et après) soient des enfants politiques, c'est à cause de ce qui s'est passé après la Révolution Française ??
Je crois moi que c'est surtout fonction de la nature de la domestication qu'ils ont pris dans la tronche entre l'âge de 3 ans et l'âge de 20 ans via une propagande de masse.
Le fait de produire en masse des enfants politiques et non des hommes politiques (au sens athénien), c'est un mécanisme structurel de nos institutions (via l'éducation, educere, conduire hors de).
La maison intérieure de nos contemporains est toute mal fichue. Nous avons tous été mal charpentés politiquement (et pas seulement) par l'école, par cette SCOLARISATION DES ESPRITS, qui déresponsabilise chacun profondément, qui fait intégrer profondément l'hétéronomie en toute matière, et qui fait intégrer notre dépendance aux institutions (et à l'argent !). Et il y a un schisme énorme en nous tous, entre nos aspirations profondes et ce que le régime nous a obligé de faire.

Chaque personne qui atteint l'âge de 18-20 ans, alors qu'il devrait être en pleine possession de ses moyens se situe sûrement au point le plus bas de sa vie : PERDU, PAUMÉ.
On va à l'école de 3 à 18 ans et une fois, soi-disant adulte, on ne sait pas prendre la parole en public, on n'est pas devenu adulte, on est irresponsable, on ne sait pas faire sa maison, ni se nourrir par ses propres moyens, on est juste devenu de la chair à capitalisme, esclave-consommateur, mouton parmi les moutons prêt à servir les riches (et tu voudrais qu'on soit CONSTITUANTS ?!). Mais il ne faudrait jamais parler de ces milliers et milliers d'heures d'ennui à écouter des sornettes qu'on nous fait rentrer à coup de butoirs (en jouant sur un chantage à l'amour, un chantage à l'inclusion, avec des carottes et des bâtons) ? Il ne faudrait jamais parler de ce système DE CASSAGE DES INDIVIDUS pour les faire tous rentrer dans la même petite boîte (en les terrorisant) ?

Les capitalistes, les riches, ont DEUX OUTILS/INSTRUMENTS (pas UN, mais DEUX) : le gouvernement représentatif ET le système de propagande (principalement l'école) qui va AVEC !!! (qui se nourrissent l'un l'autre).

Bien-sûr, il n'y a pas que l'Éducation Nationale, la scolarisation est plus large que ça. La matrice est ce système global de normalisation sociale par un système de propagande de masse constitué de : 1. L'éducation Nationale - 2. Les industries culturelles (médias de masse, radio, cinéma, télévision, et ministère de la culture) - et 3. la gouvernementalité algorithmique (la nouvelle propagande).
Et tout ce système repose bien-sûr sur le mouvement intrinsèque de la masse à avoir peur et à s'auto-contrôler, à répercuter à l'infini la norme sociale en rejetant celui qui n'est pas conforme.

Mais l'ossature de l'ensemble (pour chacun et pour la société) est bien fournie par l'Éducation Nationale (c'est pour ça que les oligarques disent souvent que l'école est « leur bien le plus précieux » - ça te titille pas l'oreille ça ?! - car ils ne disent même pas la même chose de l'élection... ça devrait t'interpeller !
C'est la société toute entière qui est scolarisée (dans la mesure où chacun l'est et qu'il s'agit bien d'un mode d'être social global). C'est pourquoi, je pense depuis 3 ans que pour vraiment s'attaquer à la cause des causes de tous nos problèmes, il faut déscolariser la société.
Et pour déscolariser la société, il faut auto-instituer partout des écoles pour tous (je parle donc plutôt de skholè) villageoises, communales, gratuites, conviviales, libres et égalitaires, débarrassées de l'État, où chacun peut être tour à tour, librement, égalitairement, élèves et profs. N.B : pour devenir tour à tour : gouvernés et gouvernants selon le bon mot d'Aristote, il faut impérativement être tous, tour à tour : élèves et professeurs ! C'est totalement LIÉ !!!! Il y a analogie totale entre l'élève et l'électeur, et, le prof et l'élu.

Tu continues de faire le procès de l'Élection quand tous les jours, tes collègues profs enseignent dans toute la France rigoureusement le contraire (va au moins lire les manuels par exemple). 12 millions d'enfants continuent TOUS LES JOURS de manger les mêmes bêtises (parfois en pire) qu'on m'a fait manger et qu'on a aussi données à mes parents et grand-parents.
C'est quand que tu vas ENFIN t'en prendre régulièrement, intensément et avec sérieux, à ce système de propagande ultra-puissant et massif qui enseigne à tout le pays, exactement le contraire de ce que toi tu racontes dans tes conférences depuis plus de dix ans ?

Amicalement,

Sylvain

Cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir dans un onglet.

elec3ed

Et un autre extrait de cours de classe de 3ème :

propagandenatpetit

Pour visualiser cette image en plus grand, cliquer dessus.

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theatreCher Étienne,

Un mot amical pour te dire que j'ai toujours la sensation que tu attaques le régime (Procès de l'élection, dénonciation d'une fausse démocratie) et non la cause des causes de ce régime, qui est la matrice des consciences individuelles et la matrice de l'individu-collectif que nous sommes.
Cette matrice c'est l'école (principalement). C'est l'école qui fabrique cet individu qui N'EST PAS CONSTITUANT ! Tu t'exaspères parfois que les citoyens ne soient pas constituants et qu'ils devraient l'être, alors qu'il y a pourtant UNE CAUSE au fait qu'ils ne le soient PAS, et ne peuvent pas le devenir.

- Attaquer le régime (dénoncer le mensonge), c'est nécessaire, et je le fais comme toi, tu le sais (et tu m'as grandement aidé là-dessus à partir de 2011).
- Tenter de nous transformer en devenant constituant, c'est un point central oui, aussi.

Mais s'il s'agit de chercher la cause des causes, il faut donc aller jusqu'à la matrice du régime. Ça m'étonne toujours que tu finisses toujours par reléguer l'école en sous-sujet (ou que tu sois un peu critique à mon égard : « inutilement brutal et injuste » [le 4/12/2015]). Dans tes approches, tu mets pourtant constamment en question le comportement des individus (l'éthos) : ne pas interroger constamment la manière dont ils ont TOUS été éduqués, (selon le principe d'une propagande de masse), c'est manquer le principal.
Ne pas interroger l'origine de leur comportement, c'est pas être un peu court ?

« Une dépossession politique » ? Une « infantilisation » ?
Le fait que mes frères humains (ma génération ou bien celles avant et après) soient des enfants politiques, c'est à cause de ce qui s'est passé après la Révolution Française ??
Je crois moi que c'est surtout fonction de la nature de la domestication qu'ils ont pris dans la tronche entre l'âge de 3 ans et l'âge de 20 ans via une propagande de masse.
Le fait de produire en masse des enfants politiques et non des hommes politiques (au sens athénien), c'est un mécanisme structurel de nos institutions (via l'éducation, educere, conduire hors de).
La maison intérieure de nos contemporains est toute mal fichue. Nous avons tous été mal charpentés politiquement (et pas seulement) par l'école, par cette SCOLARISATION DES ESPRITS, qui déresponsabilise chacun profondément, qui fait intégrer profondément l'hétéronomie en toute matière, et qui fait intégrer notre dépendance aux institutions (et à l'argent !). Et il y a un schisme énorme en nous tous, entre nos aspirations profondes et ce que le régime nous a obligé de faire.

Chaque personne qui atteint l'âge de 18-20 ans, alors qu'il devrait être en pleine possession de ses moyens se situe sûrement au point le plus bas de sa vie : PERDU, PAUMÉ.
On va à l'école de 3 à 18 ans et une fois, soi-disant adulte, on ne sait pas prendre la parole en public, on n'est pas devenu adulte, on est irresponsable, on ne sait pas faire sa maison, ni se nourrir par ses propres moyens, on est juste devenu de la chair à capitalisme, esclave-consommateur, mouton parmi les moutons prêt à servir les riches (et tu voudrais qu'on soit CONSTITUANTS ?!). Mais il ne faudrait jamais parler de ces milliers et milliers d'heures d'ennui à écouter des sornettes qu'on nous fait rentrer à coup de butoirs (en jouant sur un chantage à l'amour, un chantage à l'inclusion, avec des carottes et des bâtons) ? Il ne faudrait jamais parler de ce système DE CASSAGE DES INDIVIDUS pour les faire tous rentrer dans la même petite boîte (en les terrorisant) ?

Les capitalistes, les riches, ont DEUX OUTILS/INSTRUMENTS (pas UN, mais DEUX) : le gouvernement représentatif ET le système de propagande (principalement l'école) qui va AVEC !!! (qui se nourrissent l'un l'autre).

Bien-sûr, il n'y a pas que l'Éducation Nationale, la scolarisation est plus large que ça. La matrice est ce système global de normalisation sociale par un système de propagande de masse constitué de : 1. L'éducation Nationale - 2. Les industries culturelles (médias de masse, radio, cinéma, télévision, et ministère de la culture) - et 3. la gouvernementalité algorithmique (la nouvelle propagande).
Et tout ce système repose bien-sûr sur le mouvement intrinsèque de la masse à avoir peur et à s'auto-contrôler, à répercuter à l'infini la norme sociale en rejetant celui qui n'est pas conforme.

Mais l'ossature de l'ensemble (pour chacun et pour la société) est bien fournie par l'Éducation Nationale (c'est pour ça que les oligarques disent souvent que l'école est « leur bien le plus précieux » - ça te titille pas l'oreille ça ?! - car ils ne disent même pas la même chose de l'élection... ça devrait t'interpeller !
C'est la société toute entière qui est scolarisée (dans la mesure où chacun l'est et qu'il s'agit bien d'un mode d'être social global). C'est pourquoi, je pense depuis 3 ans que pour vraiment s'attaquer à la cause des causes de tous nos problèmes, il faut déscolariser la société.
Et pour déscolariser la société, il faut auto-instituer partout des écoles pour tous (je parle donc plutôt de skholè) villageoises, communales, gratuites, conviviales, libres et égalitaires, débarrassées de l'État, où chacun peut être tour à tour, librement, égalitairement, élèves et profs. N.B : pour devenir tour à tour : gouvernés et gouvernants selon le bon mot d'Aristote, il faut impérativement être tous, tour à tour : élèves et professeurs ! C'est totalement LIÉ !!!! Il y a analogie totale entre l'élève et l'électeur, et, le prof et l'élu.

Tu continues de faire le procès de l'Élection quand tous les jours, tes collègues profs enseignent dans toute la France rigoureusement le contraire (va au moins lire les manuels par exemple). 12 millions d'enfants continuent TOUS LES JOURS de manger les mêmes bêtises (parfois en pire) qu'on m'a fait manger et qu'on a aussi données à mes parents et grand-parents.
C'est quand que tu vas ENFIN t'en prendre régulièrement, intensément et avec sérieux, à ce système de propagande ultra-puissant et massif qui enseigne à tout le pays, exactement le contraire de ce que toi tu racontes dans tes conférences depuis plus de dix ans ?

Amicalement,

Sylvain

Cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir dans un onglet.

elec3ed

Et un autre extrait de cours de classe de 3ème :

propagandenatpetit

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Que les ivrognes rendent la terre à ceux qui veulent manger !http://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/449-que-les-ivrognes-rendent-la-terre-a-ceux-qui-veulent-mangerhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170117_134532_Que_les_ivrognes_rendent_la_terre_a_ceux_qui_veulent_manger__Tue, 17 Jan 2017 12:45:32 +0000

Dans un article du jour sur Reporterre.net, on peut lire en chapeau :
{xtypo_quote} Dans ce village de Côte-d’Or, un groupe animé par l’envie de reconnecter l’agriculture au territoire fait grandir un projet autant agricole que culturel, mêlant vignoble bio, culture du houblon, élevage de poules, mais aussi café associatif, habitat participatif ou encore université populaire.{/xtypo_quote}

vignesNous avons donc en premier : « Vignoble bio ». Est-ce pour produire du raisin qu'on mange ? Je ne pense pas (ou si peu). S'agit-il des « cépages interdits », les seuls ayant du sens en permaculture ? Je ne crois pas. Ensuite, deuxièmement : « Culture du Houblon ». Est-ce pour le manger en salade ?! Je ne crois pas. Est-ce pour en faire un certain levain (je vois qu'on peut faire ça avec le houblon) ? Je ne crois pas.

Le vignoble, c'est évidemment pour faire du vin, et le houblon, évidemment, bande d'alcooliques, pour en faire de la bière. Il s'agit donc de cultures d'ivrognes quoi et un site écologiste (pourtant brillant) s'en fait le relais. Si on regarde la suite du programme, ils se nourriront donc avec des œufs de poule (mais vu le type de production, ça doit bien être pour les vendre - et donc pour une fois de plus manger de l'argent au lieu de se nourrir !).

Quand on voyage en France ou un peu partout en train, on peut voir défiler à toute allure les paysages et notamment les champs... et combien de millions et de millions d'hectares pour ivrognes défilent sous nos yeux... ! Pourquoi personne ne le dit ?! : l'agriculture mondiale est pourrie, dévastée, polluée, accaparée par les alcooliques et autres drogués, par tous ces gens qui ont besoin d' « étouffer la voix de leur conscience (Tolstoï sur Alcool et Tabac) ». Tous ces gens qui boivent donc pour oublier qu'on pourrait faire pousser des milliards de milliards de plaqueminiers, d'actinidias, de pommiers, de cerisiers, de noyers, de châtaigniers, de poiriers, de pruniers, de figuiers, de grenadiers, d'abricotiers, d'asiminiers et de toutes les milliers d'espèces fruitières merveilleuses pour nourrir tout le monde (et je ne parle même pas des cultures annuelles)... (tiens mon correcteur orthographique ne reconnaît même pas asiminiers, et il me propose magasinier à la place !!! le salaud !). Donc, en fait, c'est connu, les alcooliques boivent pour oublier qu'ils boivent (... pour oublier qu'ils pourraient manger des fruits à la place si la terre n'était pas accaparée par eux-mêmes et leur vice...). Et je n'ai même pas encore parlé des champs de tabac et des autres drogues.

Tous ces hectares de vignes alignées comme des majorettes et torturées avec du fil de fer, raccourcies comme pour produire du Bonsaï, taillées, traitées, juste pour que les gens puissent se droguer, alors que la vigne est originellement une composante merveilleuse de jardins-forêts, qu'elle doit pouvoir se développer sur 10 à 15 mètres de hauteur à la manière des actinidias et de toutes les autres lianes, sur d'autres arbres compagnons ; alors que la vigne est avant tout là pour nous donner des grappes de raisins qu'on mange sur place (pour se nourrir !!!!) ; alors que la vigne est normalement beaucoup plus vigoureuse et résistante naturellement aux maladies.

De plus, puisque je parle de la vigne, il faut savoir que les meilleurs cépages (pour la permaculture) sont justement les fameux prohibés !!!! Mais tous ceux qui discutent de cette interdiction ne disent jamais que tout a été pensé par rapport au vin et qu'en fait c'est surtout là que se situe le scandale de cette interdiction. C'est-à-dire que même si les arguments pour interdire sont bidons, il faut voir qu'en plus ils ont concerné intégralement la production de vin. Nous avons vraiment un monde d'alcooliques ! qui en vient à oublier que le raisin, bien avant d'en faire une drogue, est simplement un fruit qui se mange comme la framboise ou la pomme... (et le raisin entier, consommé avec ses pépins, est une panacée pour le corps). [N.B : mais ça vient de très très loin tout ça, puisque le nom latin de la vigne européenne intègre carrément la production de vin : Vitis Vinifera]

bucard sur les cépages prohibés

Note concernant l'image ci-contre : une autre version de ce buvard a d'abord circulé avec une troisième mention en dessous de "ils donnent du mauvais vin" qui était : « Ils ne sont plus à la mode, ce sont des reliques du passé », mais cette mention a fait scandale et elle a donc été retirée.

*****

J'aimerais bien ce chiffre, mais il est difficile à trouver : le nombre d'hectares de terre en France et dans le monde dévolu à la production de drogues... Il doit faire vraiment très mal, je pense.

Que les drogués rendent la terre à ceux qui veulent se nourrir !
Qu'ils la rendent à ceux qui ont faim !

Et renseignez vous, pour votre jardin (pour manger du raisin), sur les « cépages interdits » : Noah, Baco, Isabelle, Clinton, Othello, Jacquez, Herbemont.

N.B : Ce propos du jour vient à point nommé après celui d'hier : « On boit un coup ! »

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Dans un article du jour sur Reporterre.net, on peut lire en chapeau :
{xtypo_quote} Dans ce village de Côte-d’Or, un groupe animé par l’envie de reconnecter l’agriculture au territoire fait grandir un projet autant agricole que culturel, mêlant vignoble bio, culture du houblon, élevage de poules, mais aussi café associatif, habitat participatif ou encore université populaire.{/xtypo_quote}

vignesNous avons donc en premier : « Vignoble bio ». Est-ce pour produire du raisin qu'on mange ? Je ne pense pas (ou si peu). S'agit-il des « cépages interdits », les seuls ayant du sens en permaculture ? Je ne crois pas. Ensuite, deuxièmement : « Culture du Houblon ». Est-ce pour le manger en salade ?! Je ne crois pas. Est-ce pour en faire un certain levain (je vois qu'on peut faire ça avec le houblon) ? Je ne crois pas.

Le vignoble, c'est évidemment pour faire du vin, et le houblon, évidemment, bande d'alcooliques, pour en faire de la bière. Il s'agit donc de cultures d'ivrognes quoi et un site écologiste (pourtant brillant) s'en fait le relais. Si on regarde la suite du programme, ils se nourriront donc avec des œufs de poule (mais vu le type de production, ça doit bien être pour les vendre - et donc pour une fois de plus manger de l'argent au lieu de se nourrir !).

Quand on voyage en France ou un peu partout en train, on peut voir défiler à toute allure les paysages et notamment les champs... et combien de millions et de millions d'hectares pour ivrognes défilent sous nos yeux... ! Pourquoi personne ne le dit ?! : l'agriculture mondiale est pourrie, dévastée, polluée, accaparée par les alcooliques et autres drogués, par tous ces gens qui ont besoin d' « étouffer la voix de leur conscience (Tolstoï sur Alcool et Tabac) ». Tous ces gens qui boivent donc pour oublier qu'on pourrait faire pousser des milliards de milliards de plaqueminiers, d'actinidias, de pommiers, de cerisiers, de noyers, de châtaigniers, de poiriers, de pruniers, de figuiers, de grenadiers, d'abricotiers, d'asiminiers et de toutes les milliers d'espèces fruitières merveilleuses pour nourrir tout le monde (et je ne parle même pas des cultures annuelles)... (tiens mon correcteur orthographique ne reconnaît même pas asiminiers, et il me propose magasinier à la place !!! le salaud !). Donc, en fait, c'est connu, les alcooliques boivent pour oublier qu'ils boivent (... pour oublier qu'ils pourraient manger des fruits à la place si la terre n'était pas accaparée par eux-mêmes et leur vice...). Et je n'ai même pas encore parlé des champs de tabac et des autres drogues.

Tous ces hectares de vignes alignées comme des majorettes et torturées avec du fil de fer, raccourcies comme pour produire du Bonsaï, taillées, traitées, juste pour que les gens puissent se droguer, alors que la vigne est originellement une composante merveilleuse de jardins-forêts, qu'elle doit pouvoir se développer sur 10 à 15 mètres de hauteur à la manière des actinidias et de toutes les autres lianes, sur d'autres arbres compagnons ; alors que la vigne est avant tout là pour nous donner des grappes de raisins qu'on mange sur place (pour se nourrir !!!!) ; alors que la vigne est normalement beaucoup plus vigoureuse et résistante naturellement aux maladies.

De plus, puisque je parle de la vigne, il faut savoir que les meilleurs cépages (pour la permaculture) sont justement les fameux prohibés !!!! Mais tous ceux qui discutent de cette interdiction ne disent jamais que tout a été pensé par rapport au vin et qu'en fait c'est surtout là que se situe le scandale de cette interdiction. C'est-à-dire que même si les arguments pour interdire sont bidons, il faut voir qu'en plus ils ont concerné intégralement la production de vin. Nous avons vraiment un monde d'alcooliques ! qui en vient à oublier que le raisin, bien avant d'en faire une drogue, est simplement un fruit qui se mange comme la framboise ou la pomme... (et le raisin entier, consommé avec ses pépins, est une panacée pour le corps). [N.B : mais ça vient de très très loin tout ça, puisque le nom latin de la vigne européenne intègre carrément la production de vin : Vitis Vinifera]

bucard sur les cépages prohibés

Note concernant l'image ci-contre : une autre version de ce buvard a d'abord circulé avec une troisième mention en dessous de "ils donnent du mauvais vin" qui était : « Ils ne sont plus à la mode, ce sont des reliques du passé », mais cette mention a fait scandale et elle a donc été retirée.

*****

J'aimerais bien ce chiffre, mais il est difficile à trouver : le nombre d'hectares de terre en France et dans le monde dévolu à la production de drogues... Il doit faire vraiment très mal, je pense.

Que les drogués rendent la terre à ceux qui veulent se nourrir !
Qu'ils la rendent à ceux qui ont faim !

Et renseignez vous, pour votre jardin (pour manger du raisin), sur les « cépages interdits » : Noah, Baco, Isabelle, Clinton, Othello, Jacquez, Herbemont.

N.B : Ce propos du jour vient à point nommé après celui d'hier : « On boit un coup ! »

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On boit un coup ?!http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/54-humeurs/448-on-boit-un-couphttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170116_161357_On_boit_un_coup___Mon, 16 Jan 2017 15:13:57 +0000

on boit un coupOn refait le monde encore une fois ?

Une tisane ? Un café ? Du vin ? Et puis on mange ? Et puis on bavarde ? Ben oui, mais en fait, se demande-t-on seulement ce qu'on peut faire d'autres ensemble ??! Oups pardon ! C'est vrai, on pourrait aller consommer ensemble : restau, ciné, boutiques, théâtre, expos, oui, incorporer ensemble la position passive du consommateur de produits du système calibrés et inoffensifs (industries culturelles au service de la Propagande). Enfin, oui, on peut aussi aller se promener ensemble c'est vrai, ramasser des champignons ou autres (ça c'est sûrement le meilleur qu'on peut faire ensemble)... Mais aller !! Là, c'est l'hiver en plus, alors ? On boit un coup près du chauffage ? Et puis un autre !! Et encore un autre jusqu'à la fin, pour combler le vide de notre impuissance collective. Autour de la table ! Les enfants jouent dehors, ou en haut (oups pardons, ils sont sur la tablette ou l'ordi), et puis nous, on boit un coup et on bavarde... Et puis, nous buvons de l'alcool et éventuellement nous fumons (du tabac ou de l'herbe), pour « étouffer la voix de notre conscience » (Cf : Tolstoï sur l'alcool et le tabac), c'est plus pratique de pouvoir moins penser ou disons de penser dans la brume pour percevoir moins nettement l'horreur de notre situation. Partout ailleurs, des gens se retrouvent aussi (ou pas !!!), soit au bistro pour boire un verre et bavarder, soit chez eux pour... boire un verre et bavarder... Mais c'est quand que y'en a un qui va se lever de cette foule compacte qui ne peut rien faire d'autre que « boire un coup », pour au moins constater : qu'on ne peut rien faire d'autres que « boire un coup » ? (et démarrer évidement le raisonnement ad hoc : comment ça se fait qu'on ne peut jamais rien faire de RÉELLEMENT constructif et pérenne ensemble ???!).
Je rappelle au passage que « boire des coups » avec les autres, c'est bien le maximum, puisque ce qui prédomine dans cette non-société, ça reste la solitude derrière écran ou accompagnée d'autres drogues.

En fait, il y a d'un côté l'action individuelle et individualiste qui peut être parfois créatrice (mais toujours sous la forme de « ma petite entreprise » à moi moi moi moi moi). Mais comme on ne supporte pas la solitude et qu'en plus on a des besoins affectifs et sexuels, on se force quand même à mettre sur pied un individu-collectif bizarroïde en la personne du couple, le couple devenant pour chacun une sorte de compromis suprême pour tenter de régler à minima - mais ça marche pas - notre cruel dilemme entre société et solitude. Je rappelle qu'en mécanique un couple est constitué de « deux forces égales, parallèles et de direction opposée, agissant en sens inverse ». Alors ça semble efficace au départ, mais c'est jamais très diversifié comme application pour répondre à la densité de problèmes que pose la vie (le collectif est plus adapté) et le couple c'est toujours douloureux (parce que ça sclérose et s'entre-choque toujours) et c'est finalement infertile pour tout le monde. On fait des couples et on boit des coups avec des amis de passage, c'est en fait tout ce qu'on a le droit de faire dans cette non-société... (Quand la révolution cosmique prolétarienne arrivera-t-elle ??!!). Je rappelle que l'étymologie de "prolétaire" : c'est celui qui n'est bon qu'à faire des enfants et à bosser...de la chair à État quoi (Ce que nous sommes tous dans ce régime dictatorial).
De l'autre côté, il y a le collectif ("les autres", "tout le monde", "la communauté", "le village", "le pays", etc.), mais là, il n'est pas là, il n'ex-siste pas, et la seule chose qu'on peut faire avec « les autres » c'est de consommer « ensemble » notre impuissance politique en consommant des boissons ou autres consommations (« Des consommateurs consommaient des consommations »).
Ha oui, on a également le droit d'étendre son petit couple à une faction au service de ses petits intérêts (y compris les idées), qu'on appelle l'Association. Là, le concept va loin : il s'agit bien pourtant de ce que la philosophie politique nomme depuis le début : "faction", c'est-à-dire, normalement, la volonté claire et assumée de se séparer des autres, et de séparer, de marquer sa différence et des frontières, mais de nos jours la faction-association pour exister doit mentir en permanence sur son essence en faisant croire qu'elle est LE COLLECTIF manquant, tant désiré. C'est d'ailleurs vendu de cette manière : vous souffrez de vos scléroses individuelles ?! Et si vous vous mettiez au COLLECTIF en rejoignant une "ASSOCIATION" ??!
Dans la liste de tout ce que le diabolos (le diviseur, le diable) a inventé, l'association est largement dans le top ten (oui, le numéro un c'est l'argent).

Alors qu'est-ce qu'on peut faire ensemble ? Ben rien ! On le sait bien, mais on n'ose se l'avouer et encore moins le dire. Mais pourquoi on ne peut rien faire ensemble ? Là aussi, on n'ose point se l'avouer et encore moins le dire. On ne peut rien faire car la notion d'ensemble est déjà prise, elle n'est pas disponible. Elle est prise par l'État. Notre « ensemble » s'il devait naître, il détruirait l'État (pour naître, il doit détruire l'État). Et l'État, ce n'est pas l'Élysée, Matignon, la Tour Eiffel et tout ça, non l'État, c'est ce Pouvoir liquide (ou même gazeux) qui inonde le pays de part en part à travers tout ce qu'on pourra qualifier d' «institutionnel », d' « officiel » et d'administratif ou régalien, c'est également tous les FLUX. L'État, c'est aussi le Conseil Municipal de votre commune et de toutes les communes (qui n'en sont pas ! [des "communes"]). L'État c'est votre Maire. Alors, on sait tous très bien, inconsciemment ou pas, que si on fait croître le collectif, l'État se dresse toujours (pour nous dresser) de diverses manières en nous disant simplement (mais avec la plus crue des violences symboliques) - ou avec la plus extrême violence selon là où nous en sommes - « Mais que faites-vous ???! Vous vous croyez où ??! Le collectif c'est l'État ! Désolé, la place est prise, il ne peut y'avoir deux collectifs ». Ensuite, l'État-Papa nous dit à peu près toujours la même chose : 1. D'aller boire un coup ! 2. De rentrer chez nous 3. De monter une association 4. De faire un site Internet ... (« Mais si vous voulez vous exprimer Monsieur Rochex, pourquoi vous n'ouvrez pas un blog » m'avait dit une fois un policier).

Et nous obtempérons. Nous continuons de consommer notre impuissance à travers nos consommations... et de recommencer sans fin.
Aujourd'hui, 16 janvier 2017, et surtout ce soir (ben oui car les esclaves bossent), des gens vont se voir (car nous restons des animaux sociaux), et que vont-ils pouvoir construire, transformer ?!!? Ben rien du tout, et ils le savent, alors environ 5 minutes après le franchissement du paillasson : y'en a un qui va dire : « ON BOIT UN COUP ?! Qu'est-ce tu veux Bruno ? Et toi, Magalie ? » et puis, ils vont bavarder, à propos de tout ce qu'il faudrait changer dans ce monde et dans cette société. Ils parleront d'ailleurs de tout, oui, de tout !! Le lendemain, au taf, ils diront : « hier, on a encore refait le monde avec Bruno et Magalie ! » Eh oui, tous les soirs, le monde est refait en imagination, partout, par des millions de gens, mais JAMAIS en vrai (Quand, la Révolution cosmique prolétarienne ???!). Avec Bruno et Magalie, ils ont parlé de tout, et de toutes les solutions, même de l'écriture d'une nouvelle constitution, de la propriété foncière, de l'agriculture, de la santé, du transport, des outils techniques, de l'habitat, de l'eau, etc. etc. Ils ont eu des idées formidables, géniales, et ils ont fait montre d'un cerveau collectif des plus puissants ! Mais ils n'ont pas pu dépasser le fait de boire un coup et de bavarder car leur impuissance politique est inscrite au génome de la non-société dans laquelle ils vivent (ils ont conclu qu'ils se reverraient bientôt pour... boire encore un coup et.... et qu'ils feraient... un site Internet... pour présenter leurs idées, et ils étudieraient le fait de... de... monter une association !).
C'est une impuissance de régime, qu'ils consomment interminablement à coup de bière, de tisane, de vin, de kéfir, de cidre, de jus de fruit, de chocolat, de sirop, de liqueur, de laits, etc. (c'est en fait pour ça que nous sommes tellement ingénieux en matière de boissons).
Alors qu'est-ce que tu fais ce soir ? On boit un coup ? On refait le monde ? Qu'est-ce tu prends Didier ! Une p'tite association Loi 1901 ? Un site web ? Et toi Delphine ? Tu reprendras un peu du Festoche comme samedi dernier ? Bernard, tu veux un peu de ciné dans ton verre ? Non ? Carrément un cognac ? Lydie ? Un p'tit concert et un p'tit restau ? Avec de la glace ? Ha, ça,... c'est pas ce qui manque, la glace...

 

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on boit un coupOn refait le monde encore une fois ?

Une tisane ? Un café ? Du vin ? Et puis on mange ? Et puis on bavarde ? Ben oui, mais en fait, se demande-t-on seulement ce qu'on peut faire d'autres ensemble ??! Oups pardon ! C'est vrai, on pourrait aller consommer ensemble : restau, ciné, boutiques, théâtre, expos, oui, incorporer ensemble la position passive du consommateur de produits du système calibrés et inoffensifs (industries culturelles au service de la Propagande). Enfin, oui, on peut aussi aller se promener ensemble c'est vrai, ramasser des champignons ou autres (ça c'est sûrement le meilleur qu'on peut faire ensemble)... Mais aller !! Là, c'est l'hiver en plus, alors ? On boit un coup près du chauffage ? Et puis un autre !! Et encore un autre jusqu'à la fin, pour combler le vide de notre impuissance collective. Autour de la table ! Les enfants jouent dehors, ou en haut (oups pardons, ils sont sur la tablette ou l'ordi), et puis nous, on boit un coup et on bavarde... Et puis, nous buvons de l'alcool et éventuellement nous fumons (du tabac ou de l'herbe), pour « étouffer la voix de notre conscience » (Cf : Tolstoï sur l'alcool et le tabac), c'est plus pratique de pouvoir moins penser ou disons de penser dans la brume pour percevoir moins nettement l'horreur de notre situation. Partout ailleurs, des gens se retrouvent aussi (ou pas !!!), soit au bistro pour boire un verre et bavarder, soit chez eux pour... boire un verre et bavarder... Mais c'est quand que y'en a un qui va se lever de cette foule compacte qui ne peut rien faire d'autre que « boire un coup », pour au moins constater : qu'on ne peut rien faire d'autres que « boire un coup » ? (et démarrer évidement le raisonnement ad hoc : comment ça se fait qu'on ne peut jamais rien faire de RÉELLEMENT constructif et pérenne ensemble ???!).
Je rappelle au passage que « boire des coups » avec les autres, c'est bien le maximum, puisque ce qui prédomine dans cette non-société, ça reste la solitude derrière écran ou accompagnée d'autres drogues.

En fait, il y a d'un côté l'action individuelle et individualiste qui peut être parfois créatrice (mais toujours sous la forme de « ma petite entreprise » à moi moi moi moi moi). Mais comme on ne supporte pas la solitude et qu'en plus on a des besoins affectifs et sexuels, on se force quand même à mettre sur pied un individu-collectif bizarroïde en la personne du couple, le couple devenant pour chacun une sorte de compromis suprême pour tenter de régler à minima - mais ça marche pas - notre cruel dilemme entre société et solitude. Je rappelle qu'en mécanique un couple est constitué de « deux forces égales, parallèles et de direction opposée, agissant en sens inverse ». Alors ça semble efficace au départ, mais c'est jamais très diversifié comme application pour répondre à la densité de problèmes que pose la vie (le collectif est plus adapté) et le couple c'est toujours douloureux (parce que ça sclérose et s'entre-choque toujours) et c'est finalement infertile pour tout le monde. On fait des couples et on boit des coups avec des amis de passage, c'est en fait tout ce qu'on a le droit de faire dans cette non-société... (Quand la révolution cosmique prolétarienne arrivera-t-elle ??!!). Je rappelle que l'étymologie de "prolétaire" : c'est celui qui n'est bon qu'à faire des enfants et à bosser...de la chair à État quoi (Ce que nous sommes tous dans ce régime dictatorial).
De l'autre côté, il y a le collectif ("les autres", "tout le monde", "la communauté", "le village", "le pays", etc.), mais là, il n'est pas là, il n'ex-siste pas, et la seule chose qu'on peut faire avec « les autres » c'est de consommer « ensemble » notre impuissance politique en consommant des boissons ou autres consommations (« Des consommateurs consommaient des consommations »).
Ha oui, on a également le droit d'étendre son petit couple à une faction au service de ses petits intérêts (y compris les idées), qu'on appelle l'Association. Là, le concept va loin : il s'agit bien pourtant de ce que la philosophie politique nomme depuis le début : "faction", c'est-à-dire, normalement, la volonté claire et assumée de se séparer des autres, et de séparer, de marquer sa différence et des frontières, mais de nos jours la faction-association pour exister doit mentir en permanence sur son essence en faisant croire qu'elle est LE COLLECTIF manquant, tant désiré. C'est d'ailleurs vendu de cette manière : vous souffrez de vos scléroses individuelles ?! Et si vous vous mettiez au COLLECTIF en rejoignant une "ASSOCIATION" ??!
Dans la liste de tout ce que le diabolos (le diviseur, le diable) a inventé, l'association est largement dans le top ten (oui, le numéro un c'est l'argent).

Alors qu'est-ce qu'on peut faire ensemble ? Ben rien ! On le sait bien, mais on n'ose se l'avouer et encore moins le dire. Mais pourquoi on ne peut rien faire ensemble ? Là aussi, on n'ose point se l'avouer et encore moins le dire. On ne peut rien faire car la notion d'ensemble est déjà prise, elle n'est pas disponible. Elle est prise par l'État. Notre « ensemble » s'il devait naître, il détruirait l'État (pour naître, il doit détruire l'État). Et l'État, ce n'est pas l'Élysée, Matignon, la Tour Eiffel et tout ça, non l'État, c'est ce Pouvoir liquide (ou même gazeux) qui inonde le pays de part en part à travers tout ce qu'on pourra qualifier d' «institutionnel », d' « officiel » et d'administratif ou régalien, c'est également tous les FLUX. L'État, c'est aussi le Conseil Municipal de votre commune et de toutes les communes (qui n'en sont pas ! [des "communes"]). L'État c'est votre Maire. Alors, on sait tous très bien, inconsciemment ou pas, que si on fait croître le collectif, l'État se dresse toujours (pour nous dresser) de diverses manières en nous disant simplement (mais avec la plus crue des violences symboliques) - ou avec la plus extrême violence selon là où nous en sommes - « Mais que faites-vous ???! Vous vous croyez où ??! Le collectif c'est l'État ! Désolé, la place est prise, il ne peut y'avoir deux collectifs ». Ensuite, l'État-Papa nous dit à peu près toujours la même chose : 1. D'aller boire un coup ! 2. De rentrer chez nous 3. De monter une association 4. De faire un site Internet ... (« Mais si vous voulez vous exprimer Monsieur Rochex, pourquoi vous n'ouvrez pas un blog » m'avait dit une fois un policier).

Et nous obtempérons. Nous continuons de consommer notre impuissance à travers nos consommations... et de recommencer sans fin.
Aujourd'hui, 16 janvier 2017, et surtout ce soir (ben oui car les esclaves bossent), des gens vont se voir (car nous restons des animaux sociaux), et que vont-ils pouvoir construire, transformer ?!!? Ben rien du tout, et ils le savent, alors environ 5 minutes après le franchissement du paillasson : y'en a un qui va dire : « ON BOIT UN COUP ?! Qu'est-ce tu veux Bruno ? Et toi, Magalie ? » et puis, ils vont bavarder, à propos de tout ce qu'il faudrait changer dans ce monde et dans cette société. Ils parleront d'ailleurs de tout, oui, de tout !! Le lendemain, au taf, ils diront : « hier, on a encore refait le monde avec Bruno et Magalie ! » Eh oui, tous les soirs, le monde est refait en imagination, partout, par des millions de gens, mais JAMAIS en vrai (Quand, la Révolution cosmique prolétarienne ???!). Avec Bruno et Magalie, ils ont parlé de tout, et de toutes les solutions, même de l'écriture d'une nouvelle constitution, de la propriété foncière, de l'agriculture, de la santé, du transport, des outils techniques, de l'habitat, de l'eau, etc. etc. Ils ont eu des idées formidables, géniales, et ils ont fait montre d'un cerveau collectif des plus puissants ! Mais ils n'ont pas pu dépasser le fait de boire un coup et de bavarder car leur impuissance politique est inscrite au génome de la non-société dans laquelle ils vivent (ils ont conclu qu'ils se reverraient bientôt pour... boire encore un coup et.... et qu'ils feraient... un site Internet... pour présenter leurs idées, et ils étudieraient le fait de... de... monter une association !).
C'est une impuissance de régime, qu'ils consomment interminablement à coup de bière, de tisane, de vin, de kéfir, de cidre, de jus de fruit, de chocolat, de sirop, de liqueur, de laits, etc. (c'est en fait pour ça que nous sommes tellement ingénieux en matière de boissons).
Alors qu'est-ce que tu fais ce soir ? On boit un coup ? On refait le monde ? Qu'est-ce tu prends Didier ! Une p'tite association Loi 1901 ? Un site web ? Et toi Delphine ? Tu reprendras un peu du Festoche comme samedi dernier ? Bernard, tu veux un peu de ciné dans ton verre ? Non ? Carrément un cognac ? Lydie ? Un p'tit concert et un p'tit restau ? Avec de la glace ? Ha, ça,... c'est pas ce qui manque, la glace...

 

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L'école de la peur (texte complet)http://descolarisation.org/index.php/documents/geometrie-scolairehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170110_164406_L_ecole_de_la_peur__texte_complet_Tue, 10 Jan 2017 15:44:06 +0000

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/l_ecole_de_la_peur_sylvain_sylvain_rochex_2015_2017.pdf|800|600}

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« Sinon j'aurai fait tout ça pour rien ! »http://descolarisation.org/index.php/accueil/critique-radicale-de-l-education-nationale/443-sinon-j-aurai-fait-tout-ca-pour-rienhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170108_174106___Sinon_j_aurai_fait_tout__a_pour_rien____Sun, 08 Jan 2017 16:41:06 +0000

montagneVoilà donc donné en une hideuse expression (le titre de l'article) un des outils principaux d'aliénation et d'emprisonnement des êtres par l'Institution Scolaire.

La scolarisation est non seulement une capitalisation (oui il y a un lien direct avec le capitalisme), mais c'est une capitalisation qui repose sur des franchissements de seuils et des droits d'accès. Sur ce site Internet, nous avons déjà beaucoup parlé du problème d'un savoir par capitalisation mais moins de ce problème de franchissement de seuil qui emprisonnent totalement les êtres.

Et globalement, on peut dire que c'est le temps qui passe, autant que les diplômes, qui conduit à franchir les seuils. Pour franchir une classe, il faut patienter une année scolaire ; pour franchir le bac, il faut attendre d'atteindre l'âge de 17-18 ans. Ils sont sans arrêt des millions à attendre... au lieu de vivre. Ils attendent de vivre et ils ne savent pas que s'ils continuent dans cette voie, ils ne vivront jamais : ils attendront toute leur vie. Combien sont-ils à dire « si je m'arrête de travailler à 55 ans, je vais avoir une retraite minable, et j'aurai fait tout ça pour rien, il vaut mieux que je continue, après ça ira.» (N'est-ce donc pas le même schéma qui dure depuis l'école ?)

Ce concept de seuil, d'étape, de niveau, (et donc de capitalisation), est énormément exploité par les jeux-vidéos depuis le début de cette industrie. Les fabricants de jeux-vidéos savent combien la psychologie humaine aime avoir la sensation de réussir à franchir des étapes, avec cette sensation que, avant le seuil : on peut encore TOUT perdre, et après le seuil, l'étape est définitivement « gagnée » (acquise), pour toujours !! ... (Alors que les Dieux se demandent depuis l'aube des temps ce que l'homme a gagné quand il dit justement avoir gagné.... ) Ça doit sûrement avoir avec l'adrénaline ou des choses comme ça. Les inventeurs de jeux-vidéos travaillent dur pour concevoir des jeux où les franchissements de seuil sont correctement étudiés et ajustés pour que le déplaisir ne l'emporte jamais sur le plaisir du défi et de la quête.

Dans les Institutions Scolaires (et puis après dans le "monde du travail"), on met au point des parcours qui repose sur la même recherche. Des parcours pour que chaque individu pris séparément puisse dire à tout moment : « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour RIEN.» ou bien encore  « Je continue car l'étape d'après est tellement énorme par rapport à celle que je viens de franchir ! Si jamais je réussis à la franchir, je serais tellement heureux ! »

C'est là où un machin comme le baccalauréat exerce une puissance hallucinante sur les êtres, puisque le commencement du jeu a été enregistré dans les consciences vers l'âge de 3 ans. Ainsi (seuil du Brevet des collèges mis à part), pour un élève de classe de seconde, âge qui correspond non seulement à des envies de rébellion mais aussi à la fin de l'obligation de scolarité (16 ans), s'il envisage d'arrêter, il aura la sensation très douloureuse d'arrêter un jeu qu'il a commencé à l'âge de 3 ans dont il a franchi des étapes intermédiaires (les classes) mais dont il n'a pas encore franchi le seuil suprême instituant la fin d'un Acte initié à l'âge de 3 ans ! (avec, on le rappelle, toute sa famille et toute la société qui lui en parlaient dès l'âge de 1 an, voire même quand il était encore dans le ventre de sa mère).

Mais comment donc ne pas voir que cette situation dans laquelle on nous place et qui nous conduit à penser : « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» n'est pas saine du tout (litote) et se trouve diamétralement opposée à l'amour ? Comment ne pas admettre qu'il s'agit d'une des violences psychologiques les plus subtiles et les plus perverses qui soient ? Comment ne pas finir par comprendre que nous amener à penser de cette manière, ça n'est jamais dans notre intérêt, mais dans l'intérêt d'autres personnes et dans celui d'un système oppressif et violent (de "violence organisée").

Mais voilà donc une pensée-clé et des phrases-clés qui doivent tous nous alerter : « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» ou « Je continue car l'étape d'après est tellement énorme par rapport à celle que je viens de franchir ! » pour se rendre compte qu'on est en train de se faire totalement avoir par un système, surtout dans la mesure où ce n'est jamais nous qui fixons les seuils. Ô bien-sûr, ils sont suffisamment forts pour nous faire croire que nous sommes nos propres bourreaux. Leur puissance est d'être totalitaire : en dehors de ce système où nous disons « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.», il y a bien souvent effectivement ... rien.

Mais quand on se bat 4 jours et 4 nuits pour un marlin (Cf : Le vieil homme et la mer de Hemingway), n'est-ce pas toujours pour constater qu'il attire ensuite les requins ?

Quand on aime la vie, c'est le sentier de la vie qu'on aime, peu importe qu'il passe par un sommet ou dans un fond de vallée.

Alors, se dépasser, oui, mais avec chaque pas qu'on fait, et non à partir d'un parcours artificiels à étapes MACHIAVELIQUEMENT imposé et pensé par d'autres dans leur intérêt ou celui d'un système.

Ne jamais oublier que l'intérêt d'une journée de classe, c'est uniquement celui du prof à travers son salaire et que l'élève, lui, en se rapprochant d'une étape dans son parcours scolaire, s'éloigne toujours plus de lui-même. Un seuil dans le parcours scolaire c'est donc uniquement un mur de plus qui nous sépare de nous-même, un qui monte jusqu'au ciel, une étape définitive, c'est vrai, pour la plupart.

On retrouve le sujet de l'école de la peur, souvent abordé dans ce site. Vivre en pensant « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» c'est vivre dans la peur, et c'est se mettre en chemin pour la reproduire sur d'autres. Combien sont ceux qui échafaudent en permanence pour les autres des parcours de peur une fois qu'ils ont acquis une place dans le système ! Et malheureusement pour nous tous, la vie n'est pas comme un jeu-vidéo, la cruauté est bien réelle.

Sylvain

P.S : d'ailleurs vous constaterez que toutes les fois où dans votre vie vous avez fonctionné avec le « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» et que vous avez finalement franchi les seuils (croyant remporter votre mise !), eh bien, dix ans ou trente ans plus tard, ces périodes correspondent systématiquement à ce que vous regrettez le plus dans votre vie. Il s'agit en fait de toutes ces périodes où vous vous êtes laissés emporter par la doctrine du monde (Cf : le texte de Tolstoï ci-dessous) : {xtypo_quote} la majeure partie des malheurs de sa vie sont provenus uniquement de ce que, contrairement à son inclination, il a suivi la doctrine du monde qui l’attirait. Tolstoï {/xtypo_quote}
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montagneVoilà donc donné en une hideuse expression (le titre de l'article) un des outils principaux d'aliénation et d'emprisonnement des êtres par l'Institution Scolaire.

La scolarisation est non seulement une capitalisation (oui il y a un lien direct avec le capitalisme), mais c'est une capitalisation qui repose sur des franchissements de seuils et des droits d'accès. Sur ce site Internet, nous avons déjà beaucoup parlé du problème d'un savoir par capitalisation mais moins de ce problème de franchissement de seuil qui emprisonnent totalement les êtres.

Et globalement, on peut dire que c'est le temps qui passe, autant que les diplômes, qui conduit à franchir les seuils. Pour franchir une classe, il faut patienter une année scolaire ; pour franchir le bac, il faut attendre d'atteindre l'âge de 17-18 ans. Ils sont sans arrêt des millions à attendre... au lieu de vivre. Ils attendent de vivre et ils ne savent pas que s'ils continuent dans cette voie, ils ne vivront jamais : ils attendront toute leur vie. Combien sont-ils à dire « si je m'arrête de travailler à 55 ans, je vais avoir une retraite minable, et j'aurai fait tout ça pour rien, il vaut mieux que je continue, après ça ira.» (N'est-ce donc pas le même schéma qui dure depuis l'école ?)

Ce concept de seuil, d'étape, de niveau, (et donc de capitalisation), est énormément exploité par les jeux-vidéos depuis le début de cette industrie. Les fabricants de jeux-vidéos savent combien la psychologie humaine aime avoir la sensation de réussir à franchir des étapes, avec cette sensation que, avant le seuil : on peut encore TOUT perdre, et après le seuil, l'étape est définitivement « gagnée » (acquise), pour toujours !! ... (Alors que les Dieux se demandent depuis l'aube des temps ce que l'homme a gagné quand il dit justement avoir gagné.... ) Ça doit sûrement avoir avec l'adrénaline ou des choses comme ça. Les inventeurs de jeux-vidéos travaillent dur pour concevoir des jeux où les franchissements de seuil sont correctement étudiés et ajustés pour que le déplaisir ne l'emporte jamais sur le plaisir du défi et de la quête.

Dans les Institutions Scolaires (et puis après dans le "monde du travail"), on met au point des parcours qui repose sur la même recherche. Des parcours pour que chaque individu pris séparément puisse dire à tout moment : « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour RIEN.» ou bien encore  « Je continue car l'étape d'après est tellement énorme par rapport à celle que je viens de franchir ! Si jamais je réussis à la franchir, je serais tellement heureux ! »

C'est là où un machin comme le baccalauréat exerce une puissance hallucinante sur les êtres, puisque le commencement du jeu a été enregistré dans les consciences vers l'âge de 3 ans. Ainsi (seuil du Brevet des collèges mis à part), pour un élève de classe de seconde, âge qui correspond non seulement à des envies de rébellion mais aussi à la fin de l'obligation de scolarité (16 ans), s'il envisage d'arrêter, il aura la sensation très douloureuse d'arrêter un jeu qu'il a commencé à l'âge de 3 ans dont il a franchi des étapes intermédiaires (les classes) mais dont il n'a pas encore franchi le seuil suprême instituant la fin d'un Acte initié à l'âge de 3 ans ! (avec, on le rappelle, toute sa famille et toute la société qui lui en parlaient dès l'âge de 1 an, voire même quand il était encore dans le ventre de sa mère).

Mais comment donc ne pas voir que cette situation dans laquelle on nous place et qui nous conduit à penser : « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» n'est pas saine du tout (litote) et se trouve diamétralement opposée à l'amour ? Comment ne pas admettre qu'il s'agit d'une des violences psychologiques les plus subtiles et les plus perverses qui soient ? Comment ne pas finir par comprendre que nous amener à penser de cette manière, ça n'est jamais dans notre intérêt, mais dans l'intérêt d'autres personnes et dans celui d'un système oppressif et violent (de "violence organisée").

Mais voilà donc une pensée-clé et des phrases-clés qui doivent tous nous alerter : « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» ou « Je continue car l'étape d'après est tellement énorme par rapport à celle que je viens de franchir ! » pour se rendre compte qu'on est en train de se faire totalement avoir par un système, surtout dans la mesure où ce n'est jamais nous qui fixons les seuils. Ô bien-sûr, ils sont suffisamment forts pour nous faire croire que nous sommes nos propres bourreaux. Leur puissance est d'être totalitaire : en dehors de ce système où nous disons « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.», il y a bien souvent effectivement ... rien.

Mais quand on se bat 4 jours et 4 nuits pour un marlin (Cf : Le vieil homme et la mer de Hemingway), n'est-ce pas toujours pour constater qu'il attire ensuite les requins ?

Quand on aime la vie, c'est le sentier de la vie qu'on aime, peu importe qu'il passe par un sommet ou dans un fond de vallée.

Alors, se dépasser, oui, mais avec chaque pas qu'on fait, et non à partir d'un parcours artificiels à étapes MACHIAVELIQUEMENT imposé et pensé par d'autres dans leur intérêt ou celui d'un système.

Ne jamais oublier que l'intérêt d'une journée de classe, c'est uniquement celui du prof à travers son salaire et que l'élève, lui, en se rapprochant d'une étape dans son parcours scolaire, s'éloigne toujours plus de lui-même. Un seuil dans le parcours scolaire c'est donc uniquement un mur de plus qui nous sépare de nous-même, un qui monte jusqu'au ciel, une étape définitive, c'est vrai, pour la plupart.

On retrouve le sujet de l'école de la peur, souvent abordé dans ce site. Vivre en pensant « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» c'est vivre dans la peur, et c'est se mettre en chemin pour la reproduire sur d'autres. Combien sont ceux qui échafaudent en permanence pour les autres des parcours de peur une fois qu'ils ont acquis une place dans le système ! Et malheureusement pour nous tous, la vie n'est pas comme un jeu-vidéo, la cruauté est bien réelle.

Sylvain

P.S : d'ailleurs vous constaterez que toutes les fois où dans votre vie vous avez fonctionné avec le « Je continue car sinon j'aurai fait tout ça pour rien.» et que vous avez finalement franchi les seuils (croyant remporter votre mise !), eh bien, dix ans ou trente ans plus tard, ces périodes correspondent systématiquement à ce que vous regrettez le plus dans votre vie. Il s'agit en fait de toutes ces périodes où vous vous êtes laissés emporter par la doctrine du monde (Cf : le texte de Tolstoï ci-dessous) : {xtypo_quote} la majeure partie des malheurs de sa vie sont provenus uniquement de ce que, contrairement à son inclination, il a suivi la doctrine du monde qui l’attirait. Tolstoï {/xtypo_quote}
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La propagande au kilomètrehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/propagande-nationale/438-la-propagande-au-kilometrehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170107_101915_La_propagande_au_kilometreSat, 07 Jan 2017 09:19:15 +0000

primaire

J'espère que vous avez bien en tête que nous ne disposons pas des moyens pour dénoncer chaque maillon d'une propagande pro-école qui se déroule en continu et au kilomètre dans cette société.

Au rayon cinéma, le plus célèbre maillon (récent) de cette propagande est le film "Sur le chemin de l'école" (2012). Ici, on vous propose plutôt son antithèse : Schooling the World.

schooling the world

Pour contrer la propagande, vous pouvez essayer d'organiser des projections de Schooling the world (les réalisateurs sont ok), mais dans l'espace "public", il faudra franchir la barrière des élus de la lumière intersidérale (qui sont souvent les premiers défenseurs de l'école d'état). Nous vivons en dictature.

N.B : à ceux qui pensent qu'il s'agirait aussi de Propagande de diffuser "schooling the world," je les renvoie au chapitre sur la Puissance dans le livre de Jacques Ellul "Propagandes". Un élément caractéristique et premier de la Propagande est son incroyable Puissance de feu qui n'a rien à voir avec l'échelle humaine ou villageoise.

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primaire

J'espère que vous avez bien en tête que nous ne disposons pas des moyens pour dénoncer chaque maillon d'une propagande pro-école qui se déroule en continu et au kilomètre dans cette société.

Au rayon cinéma, le plus célèbre maillon (récent) de cette propagande est le film "Sur le chemin de l'école" (2012). Ici, on vous propose plutôt son antithèse : Schooling the World.

schooling the world

Pour contrer la propagande, vous pouvez essayer d'organiser des projections de Schooling the world (les réalisateurs sont ok), mais dans l'espace "public", il faudra franchir la barrière des élus de la lumière intersidérale (qui sont souvent les premiers défenseurs de l'école d'état). Nous vivons en dictature.

N.B : à ceux qui pensent qu'il s'agirait aussi de Propagande de diffuser "schooling the world," je les renvoie au chapitre sur la Puissance dans le livre de Jacques Ellul "Propagandes". Un élément caractéristique et premier de la Propagande est son incroyable Puissance de feu qui n'a rien à voir avec l'échelle humaine ou villageoise.

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L'École de la peurhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/critique-radicale-de-l-education-nationale/434-l-ecole-de-la-peurhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20170106_124221_L_Ecole_de_la_peurFri, 06 Jan 2017 11:42:21 +0000

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Toutes les spiritualités et philosophies du monde ont toujours fort justement opposé le concept d'Amour à celui de Peur. Or le milieu dans lequel nous nous développons et luttons pour croître est un milieu intégralement constitué par la peur. Nous vivons dans une société basée sur la peur : la peur de l'autre, la peur de l'avenir, la peur d'être malade, la peur d'être exclu, la peur de manquer. Cette société a pour matrice principale l'école qui est bien une école de la peur.

{xtypo_quote} Face   aux   attentes   de   mes   éducateurs,   j’apprends   la   crainte   de   les décevoir, de ne pas en être reconnu, aimé, valorisé... Quotidiennement et plusieurs fois par jour, j’apprends ainsi la peur La peur est apprise, en effet. Même si elle se colporte et se répand dans l’humanité depuis des millénaires, elle n’est pas, pour autant, une fatalité, une donnée naturelle. Le mécanisme de la peur est simple : un danger ou une menace (réelle ou supposée) et des ressources propres qui sont (ou que j’estime) insuffisantes pour affronter ce danger. Il est aisé, à partir de ce principe, de générer et d’entretenir la peur, et d’en tirer profit – et l’éducation y recourt fréquemment, sciemment et, de toutes manières, intrinsèquement. JP. Lepri {/xtypo_quote}

peur mur

Dans cet article, nous allons aborder 7 points : 1) l'Enfermement, 2) La Surveillance, 3) La laideur et la dureté, 4) La compétition, 5) L'immobilité, 6) L'ennui, 7) La méchanceté des profs, 8) La peur totale : celle de mourir.

Commençons tout d'abord par évoquer le contenant et l'atmosphère générale de l'école.  Les élèves d'hier et d'aujourd'hui (d'ici et d'ailleurs) sont des "individus disciplinaires" selon la formule et le concept de Foucault, et rien d'autre.

1) L'Enfermement

{xtypo_quote} Les quatre murs de la classe constituent une contrainte incompressible, résistants aux efforts successifs de « renouveaux pédagogiques ». Ils limitent aussi bien le déploiement de l'art de l'enseignant que les aspirations exploratoires des élèves. Au-delà des réformes et des discours d'ouverture, la classe demeure un espace qui dresse un mur entre l'enfant et son milieu familial, son environnement naturel, son réseau social, et qui le prive des multiples occasions éducatives émergeant d'un milieu diversifié et non contrôlé. Thierry Pardo {/xtypo_quote}

Le contenant est une véritable prison, et ce n'est aucunement une image, c'est réalistement une prison, un bocal hermétique, un sanctuaire inviolable officiellement protégé par l'armée (on l'oublierait !), avec des portails à pics, et bien souvent de nos jours : de la vidéosurveillance. C'est en fait assez évident qu'il en soit ainsi puisque face à l'horreur et à la nocivité de la situation scolaire, la nature nous hurle intimement de nous échapper (même si, rapidement, nous apprenons tous à reprimer ce hurlement afin de ne plus jamais l'entendre). Vivre-dans-la-peur, l'être humain semble malheureusement être en capacité de s'y habituer, c'est "la peur coutumière" (qui s'installe pour toute la vie) dont nous parle Catherine Baker :

{xtypo_quote} En réalité, Marie, avant de concevoir toutes les bonnes raisons qu'on a de ne pas mettre les enfants à l'école, j'ai agi spontanément, comme d'instinct, pour t'éviter de vivre toute ton enfance dans la peur. À l'école, on a peur. (...) À la mère dont le petiot hurle au premier jour de la maternelle, on dit: « Il va s'habituer ! » C'est effectivement ce qui se passe. On s'habitue. La plupart oublient même qu'ils ont eu peur, qu'ils s'y sont accoutumés. Le pli est pris. Ils ont peur toute leur vie, ne savent plus de quoi. C'est là que réside l'atrocité de la souffrance obscure. (...) j'ai essayé d'éviter ce qu'il était en mon pouvoir, d'écarter de ton enfance: la sombre cochonnerie de l'institutionnalisation des rapports de peur entre adultes et enfants. Car cela n'était en rien nécessaire. (...) pourquoi aurais-je permis que tu vives la peur pour la peur, pour le pur apprentissage de la peur coutumière ? {/xtypo_quote}

L'enfermement, qui permet à la peur de proliférer, est à la base (au génome) de la situation scolaire.

{xtypo_quote} Je m'installe dans un coin de la classe et j'observe. Quel spectacle désolant ! Tous ces enfants assis, muets et inattentifs, emmurés, appelés chacun à son tour à ânonner, obéissants et éteints. Quelle tristesse ! La seule qui semble prendre plaisir à cet exercice, c'est l'enseignante qui exerce son petit pouvoir dans l'inconscience totale. A la récréation où les pauvres prisonniers vont hurler leurs frustrations dehors, l'enseignante, au lieu de venir me parler, à moi cet intrus dans son petit monde fermé, va prendre un café rapide et s'emmure dans des corrections. Pauvres enfants abandonnés de leurs parents, condamnés à cet asile d'aliénés qu'est devenue l'école ! Ma fille ne sera pas abandonnée. Je voudrais bien libérer tous les autres en même temps...  Léandre Bergeron {/xtypo_quote}

Pour empêcher la nature, la situation spatiale est celle d'une prison au milieu d'un désert car si nous nous échappons, ce ne pourra être qu'à la manière du colosse Indien à la fin du film "Vol au dessus d'un nid de coucou" autant dire que c'est quasi impossible. De nos jour, le futur déscolarisé, qui doit donc avoir la chance d'être de type "colosse Indien", qui défonce les barreaux de la fenêtre avec le bloc de douche (Cf : la scène finale du film susnommé) retrouve la campagne originelle et la solitude car l'école est totalitaire, elle recouvre tout. Notre "mouvement de déscolarisation de la société" (qui est un mouvement dans le sens littéral du mot mouvement et non un parti), voudrait d'ailleurs changer ça. « La société est fatale, et la solitude impraticable » nous dit fort justement Emerson. Nous voudrions donc lutter de toutes nos forces contre ce dilemme insupportable qui consiste pour l'homme moderne à devoir choisir entre mourir, dégénérer, se suicider (physiquement et intellectuellement) en société ou bien souffrir la solitude et le vide.

Cet enfermement physique est l'expression matérielle de la fermeture du savoir : « L’enseignement scolaire n’est pas réellement conçu pour ouvrir à autre chose, mais est essentiellement fermé. » nous dit Charlotte Nordmann. Nous avons donc affaire, en terme purement physique, à un milieu fermé à tout point de vue. Il s'agit donc aussi d'un espace fini et défini, limité, au service de la rareté et du manque (condition de tout asservissement).

2) Surveillance intégrale

Le maître-mot d'une prison, sa réalité quotidienne, est la surveillance intégrale. Ainsi les lieux scolaires ont été conçus dans ce but. Anne Querrien, dans son livre "L'école mutuelle, une pédagagie trop efficace ? " résume bien la situation :

{xtypo_quote} Rien ne doit être laissé au hasard, nous dit F.Buisson dans son Dictionnaire pédagogique qui était , sous la IIIè République, la bible de l'enseignement primaire : " Les emplacement de l'estrade du maître, des tableaux, des modèles, des appareils de chauffage ne doivent pas être laissés au hasard... " " La classe doit avoir la forme d'un rectangle, toute forme polygonale ou circulaire est proscrite. " Tout a été mis en oeuvre pour produire des écoles comme des petits pains : la classe est un moule unique, reproductible en autant d'exemplaires que possible. {/xtypo_quote}

{xtypo_quote} L'espace scolaire est d'abord conçu pour que le maître puisse voir en permanence tous les élèves dont il a la charge. Le pouvoir est donné au maître de saisir l'ensemble des élèves d'un coup d'œil : c'est la première base matérielle de son pouvoir, pouvoir bien plus sûr que celui d'un maître qui frappe et qui ne voit pas pendant ce temps ce qui se passe derrière son dos. Toute une structure mentale s'est peu à peu élaborée à travers ces espaces rectangulaires et tristes, et y demeure maintenant attachée.{/xtypo_quote}

{xtypo_quote} Non seulement les enfants doivent rester sans cesse sous les regards conjoints des autorités qui en ont la charge, mais ils doivent sans cesse garder le regard fixé sur le maître, et ne le porter par ailleurs que sur des objets, des lignes strictement contrôlées, propres à leur représenter l'autorité dont ils émanent. Le regard que l'enfant porte sur son école doit lui inspirer le sentiment de cette présence du pouvoir.{xtypo_quote}

Catherine Baker, dans "insoumission à l'école obligatoire", cite Michel Foucault concernant cet atroce "principe de visibilité obligatoire":

{xtypo_quote} La plupart des gens ont oublié leur enfance. Sinon, jamais ils ne pourraient se conduire envers les mômes avec un sadisme aussi bête. L'enfant vit en famille dans une menace vague qu'il peut d'autant moins circonscrire qu'elle se noie dans l'affection. A l'école, les sources les plus profondes de l'insécurité permanente, la peur de faire de la peine à ses parents, celle d'être séparé de ses amis, celle, bien enfouie, de jouer là tout son avenir, celle de devoir se reconnaître stupide, etc. ne se prêtent pas aux conversations entre mômes. Michel Foucault dans "Surveiller et punir" a des réflexions parfaitement appropriées à l'institution scolaire sur le "principe de visibilité obligatoire" : « C'est le fait d'être vu sans cesse, de pouvoir toujours être vu, qui maintient dans son assujettissement l'individu disciplinaire. » Le pouvoir peut braquer le projecteur sur n'importe quel enfant, à n'importe quel moment : "Que faites-vous ? "{/xtypo_quote}

3) La laideur et la dureté

Certains réformateurs de l'éducation nationale voudraient peut-être changer le contenu et garder le contenant. Malheureusement pour eux, même les murs, les matériaux, et les objets sont atroces. On ne pourrait même pas conserver les murs et le matériel pour en faire autre chose. Ces lieux sont laids, anti-vie, et ils incarnent la laideur or, ce qui nous motive tous pour faire un nouveau monde, n'est-ce pas la beauté ? Les "permaculteurs" ont sans arrêt comme modèle la forêt et n'y a-t-il rien de plus opposé à une forêt qu'une école ou une usine ? Et le modèle des écoles, n'est-ce pas justement la prison et l'usine ?

Cette laideur n'est point un détail subsidiaire, c'est une intention première, c'est un choix politique calculé en lien direct avec les buts de ces bâtiments. Les matériaux employés sont de type industriels et artificieux : plastique, polymères, métal et toxique. Evidemment, rien de naturel, rien de "chaleureux", rien de "convivial", rien de rond, à fortiori rien non plus de "doux". Le bois, la pierre, la terre, le végétal, le tissu, tout ce qui "réchauffe" - le corps et l'âme avec - est évidemment proscrit et rigoureusement absent, l'objectif étant la laideur et l'agressivité des lignes - en harmonie avec les arrêts de bus JC Decaux - .

{xtypo_quote} Le regard que l'enfant porte sur son école doit lui inspirer le sentiment de cette présence du pouvoir.{/xtypo_quote}

nous dit encore Anne Querrien. Donc, ce sera rectiligne, tranchant même, froid, dur, gris, fixe, sans odeur ni saveur, artificiel, industriel, moulé sur gabarit, l'opposé du vernaculaire... les bâtiments scolaires sont faits pour lacérer les corps et surtout les âmes. C'est un lieu où l'on doit se cogner, qui doit nous cogner et où l'on doit se faire cogner. C'est un lieu qui doit désespérer, qui doit nous faire oublier la beauté, la chaleur et la rondeur du cosmos et des seins de notre mère.

Sur cette laideur citons également Christiane Rochefort :

{xtypo_quote} Les bâtiments scolaires sont destinés aux enfants. Or, les anciens manifestent une pensée carcérale. Les nouveaux ressemblent à des cages. Tous sont parmi les plus laids et tristes édifices jamais plantés. Leur dessein architectural paraît de, ayant retiré le monde divers aux enfants, ne leur donner plus rien à voir. C'est une drôle de façon de penser aux enfants.{/xtypo_quote}

et Catherine Baker :

{xtypo_quote} Avec la publicité, l'école est la plus magistrale entreprise d'imbécilisation. L'imbécilisation consiste à ôter à l'enfant tout envie d'entrer dans la compréhension du monde. Je ne dirais jamais assez les profonds ravages causés par le simple aspect sinistre des salles de classes (aussi bien les "modernes" que les "anciennes"). Un rapport américain avait fait quelque bruit. C'était une étude approfondie des écoles publiques aux États-Unis demandée par la Fondation Carnegie au Dr Charles Silberman, un homme tout à fait modéré. L'auteur du rapport soulignait qu'il fallait vraiment considérer l'école comme "allant de soi" pour ne pas s'apercevoir que tout dans l'aspect extérieur de l'école comme dans les relations entre maîtres et élèves "menait immanquablement à la stérilisation des esprits". {/xtypo_quote}

Krishnamurti :

{xtypo_quote} La vie est authentiquement belle, sans rapport avec ce que nous en avons fait — une chose affreuse ; et vous ne pouvez en apprécier la richesse, la profondeur, l'extraordinaire beauté que si vous vous révoltez contre tout — contre la religion organisée, contre la tradition, contre cette société pourrie d'aujourd'hui — afin de découvrir par vous-même, en tant qu'être humain, ce qui est vrai. Ne pas imiter, mais découvrir. Il est très facile de vous conformer aux injonctions de votre société, de vos parents ou de vos professeurs. C'est un mode d'existence sans risques ni problèmes, mais qui n'est pas la vie, car il porte en germe la peur, la décrépitude et la mort. Vivre, c'est découvrir par soi-même le vrai, et cela n'est possible que lorsque la liberté est là, lorsqu'il y a en vous, au plus profond de vous, une révolution permanente. {/xtypo_quote}

Raoul Vaneigem :

{xtypo_quote} Aucun enfant ne franchit le seuil dʼune école sans s'exposer au risque de se perdre ; je veux dire de perdre cette vie exubérante, avide de connaissances et dʼémerveillements, quʼil serait si exaltant de nourrir, au lieu de la stériliser et de la désespérer sous lʼennuyeux travail du savoir abstrait. Quel terrible constat que ces regards brillants soudain ternis ! Voilà quatre murs. Lʼassentiment général convient quʼon y sera, avec dʼhypocrites égards, emprisonné, contraint, culpabilisé, jugé, honoré, châtié, humilié, étiqueté, manipulé, choyé, violé, consolé, traité en avorton quémandant aide et assistance. (...) pourquoi les jeunes gens sʼaccommoderaient-ils plus longtemps dʼune société sans joie et sans avenir, que les adultes nʼont plus que la résignation de supporter avec une aigreur et un malaise croissants ? {/xtypo_quote}

Et Léandre Bergeron :

{xtypo_quote} Comment oser dire que les enfants qui ne fréquentent pas l’école ne vont développer leur sociabilité ? C’est tout le contraire que je constate. Car la socialisation forcée des écoles ressemble à la socialisation des prisons plutôt qu’à l’épanouissement des relations humaines chaleureuses.{/xtypo_quote}

4) Compétition

Les évaluations fondent également le circuit fermé du monde, les retirer créerait un trou d'air dans la cuirasse. Ce qui m'apparaît liberté et espoir semble être un vide effrayant pour ceux à qui je présente la fin de l'évaluation : "Mais comment on fait alors, si on n'évalue pas ? Il faut bien évaluer ". C'est quand même terrible de ne pas être capable d'imaginer l'appel d'air salutaire de ce vide qui n'est que momentané, et de demeurer à ce point-là terrorisé par le vide. Les profs étant avant tout payés pour évaluer (et cela leur donne en prime le sentiment d'exister et une légitimation), ce n'est peut-être pas demain que nos criminels de profs vont arrêter ce massacre quotidien.

La situation scolaire est totalement dénuée d'amour. Un professeur qui note n'aime pas. C'est un criminel. C'est le premier artisan de cette société affreuse, c'est le promoteur des guerres et de la lutte de tous contre tous. L'Éducation Nationale est un lieu totalement vide d'amour, pas une seule goutte, dans aucun recoin. C'est la forme de l'objet et ses outils de haine permanente, qui rend l'amour totalement impossible. Le but de l'école est la guerre entre les hommes. Celui qui dit diffuser de l'amour au sein de l'école est un grand hypocrite. Je te mets 9/20, et à toi 12/20, mais c'est avec amour bien-sûr ! Je vous viole l'âme avec amour, bien-sûr. J'introduis en vous l'ambition, la compétition, l'obsession du devenir, la corruption, l'obéissance, le conformisme, la tradition, l'individualisme, l'idée de réussite et d'échec, de développement vertical de votre personne, mais c'est avec amour bien-sûr ! Et au service de la fraternité, bien-sûr ! Je cautionne cette société pourrie de compétition et de lutte des places, mais c'est avec amour, bien-sûr ! Il y a l'école : l'acte quotidien contre l'amour, cette religion scolaire au service de la religion du fric, de l'égo, de l'avidité, et de l'ambition.

Collèges, Lycées, Universités, sont dans leur bulle, c'est effrayant. Le pire des entre-sois qui soit ! Les collèges et lycées fonctionnent en parfaite autocratie en la personne du proviseur. Les listes d'agrément de l'éducation nationale permettent d'assurer l'étanchéité parfaite. Les campus ont été installés en dehors des villes-centre. L'étudiant est souvent un expatrié qui ne peut se sentir citoyen d'aucune façon. La menace des sectes et de certains groupes d'influence est sans cesse brandie pour justifier cette sanctuarisation et cette surprotection nocive qui empêchent les jeunes de développer leurs propres anti-corps.

{xtypo_quote} L'école a fidèlement évolué, ou muté, en harmonie profonde avec les besoins de l'Industrie et de ses services. En dépit de résistances internes elle est sa pépinière de matériel humain adéquat. Elle est calquée sur ses structures, et les transmet : soumission, compétition, ségrégation, hiérarchisation, et ennui mortel de l'âme. Christiane Rochefort {/xtypo_quote}

Le principe horrible de l'Institution scolaire est si limpide : nous forcer à tous avancer sur un fil tendu au dessus du vide pendant si longtemps, de façon si harassante, que nous finissons tous par tomber, d'une manière ou d'une autre, à moment donné. Ainsi, on obtient une société de gens cassés, de gens qui ont pour toujours une vision mineure de leur être par rapport à l'ordre établi. De plus, deuxième partie du principe, ce fil, est une direction unique imposée qui aliène, pas à pas, chacun d'entre-nous pour nous mettre au service d'un système qui n'a rien à voir avec nos élans de vie initiaux (et exciter ce qu'il y a de plus vil en nous, non la vertu). Par quel moyen est-ce qu'on nous force : par un chantage affectif permanent, par notre besoin de socialisation, puis par un chantage à la survie qui vient s'ajouter.

5) Immobilité

Sur l'immobilité mortifère attendue de l'élève citons Christiane Rochefort :

{xtypo_quote} Expropriation du corps. Bouclé là à six ans, après l'exercice préliminaire de la Maternelle - ambiguë, compliquée, importante, de plus en plus tôt la Maternelle. On tombe sur des chaises dures, et on écoute des mots pendant des heures. Est-ce par hasard que cette jeune créature croissante, cette boule d'énergie neuve, cet explorateur aventureux, est tenu immobile, pétrifié, confiné, réduit par grand soleil à la contemplation de murs, et à la rétention angoissée de la vessie voire du ventre, 6 heures par jour à temps fixe sauf récrés à minutes fixes et vacances à dates fixes, durant 7 années ou plus ? Comment apprendre mieux à s'écraser? Ça rentre par les muscles, les sens, les viscères, les nerfs, les neurones. C'est une leçon totalitaire, la plus impérieuse n'étant pas celle du prof. La position assise est reconnue néfaste pour la charpente les vaisseaux les canaux, et voilà comment votre Occidental a la colonne soudée, les tubes engorgés les poumons rétrécis des hémorroïdes et la fesse plate. Ça fait un siècle qu'on les voit les enfants gratter les pieds se tortiller, sauter comme des ressorts quand L'HEURE sonne (sans parler de 20 % de scoliotiques). Ces manifestations sont mises au compte de leur turbulence, pas de l'immobilité insupportable qu'on leur impose : le tort sur la victime. Non ce n'est pas un hasard. C'est un dessein, si obscur qu'il soit à ceux qui l'accomplissent. Il s'agit de casser. Casser physiquement la fantastique machine à désirer et à jouir. Que nous sommes, fûmes, avons été, tous, requiem. Tu ne vivras pas, tu n'es pas venu au monde pour ça. La machine est solide et résiste longtemps. Etre enfant c'est de l'héroïsme. Cette déclaration fera ricaner ceux qui ont oublié qu'ils ont été des enfants, qui ainsi se trahiront. {xtypo_quote}

6) L'ennui

Sur l'ennui, citons Christiane Rochefort et Edmond Gilliard :

C. Rochefort qualifie les écoles ainsi : « les temples de l'ennui pré-industriel»

Edmond Gilliard oppose superbement l'ennui dans les école à l'amour ("le diable, c'est l'ennui" disait aussi le dramaturge Peter Brook) :

{xtypo_quote} Ce que l'enfant sait, c'est qu'il s'ennuie. C'est là sa science de la chose ; c'est là le fait réel de son «savoir actuel». C'est là l'objet immédiat de sa conscience ; c'est cela, l'évidence... Hélas ! il y a ennui dès qu'il n'y a plus amour. L'amour vrai crée l'irrésistible évidence du plaisir. Celui qui ne « devine » pas l'ennui ne communiquera jamais le savoir. L'amour cesse d'être légitime dès qu'il devient ennuyeux. (...) Répandre l'ennui, c'est, je crois, — c'est, certainement, — encore pire que d'exercer la violence ou de pratiquer l'injustice. L'ennui est plus nuisible, plus immoral que tout. Il ruine toute éducation en débilitant la nature, il énerve toute discipline, il anémie toute doctrine, il dessale toute nourriture, il ôte toute saveur à la conscience, il délave, lime. — L'injustice peut révolter, la violence peut stimuler la résistance. L'ennui, profondément, écoeure. L'ennui rend lâche. Une vigoureuse adversité fouette le sang, l'ennui instille sa torpeur dans les lymphes. {/xtypo_quote}

A ce stade du discours, voulez-vous reprendre un petit bain de l'idée de "NEUTRALITÉ DE L'ÉDUCATION NATIONALE..." ?

7) La méchanceté des profs

il est clair que tout homme de pouvoir est porté à en abuser et que le pouvoir corrompt toujours. Thucydide disait : « Par une nécessité de nature, chacun commande partout où il en a le pouvoir. » ; Alain disait que tout pouvoir ira toujours à fermer toutes les portes... Depuis la nuit des temps, des hommes réfléchissent sans cesse sur comment se protéger des abus de pouvoir, c'est là l'essentiel de la philosophie politique, mais ces découvertes et ces techniques, sont régulièrement ettouffées, écartées,...

Je voudrais ci-dessous redéfinir la méchanceté et l'abus de pouvoir et prouver par là que le groupe des profs est radicalement méchant, dans le sens où ses membres se trouvent simplement dans une occurrence où ils peuvent faire mal, et comme ils le peuvent, ils FONT mal en permanence (voir la fin de cet article sur la non-puissance). Nous devons donc en finir avec l'antimanichéisme primaire et nous remettre à dénoncer les abus des hommes de pouvoir pour ensuite mettre fin aux prérogatives et aux symbolismes/mysticismes qui provoquent les abus de pouvoir et l'absence de consentement mutuel et de philia.

Cet article veut aussi exprimer qu'en matière de méchanceté, il n'y a pas de différence fondamentale entre les profs d'hier et les profs d'aujourd'hui contrairement à ce qu'on essaie constamment de nous raconter. Ça fait partie de la stratégie de l'Éducation Nationale de toujours faire semblant de changer et notamment en matière de traitement des élèves. La baguette faisait mal aux doigts certes, mais qu'est-ce qui faisait beaucoup plus mal encore et qui fait toujours aussi mal aujourd'hui ? : La situation. Ce rapport (inhumain). Cette ambiance. Cette domination. Cette compétition. Cette peur de l'adulte, cette peur de déplaire et d'être jugé par la négative, et ça, voyez-vous de Jules Ferry à aujourd'hui, rien n'a changé d'un iota. Les fondements de la méchanceté (et donc in fine les fondements de l'obéissance et de l'aliénation) n'ont jamais été retirés. La méchanceté ne s'exprime par exactement pareil qu'au début du XXème siècle, mais son essence, sa puissance, son effectivité, son efficience, ses causes, sont toujours là, intacts.

Les profs font mal et font le mal en permanence, car ils poursuivent tranquillement la seule chose qui nous fait du mal à tous depuis notre naissance : la mise sous dépendance et le chantage à l'amour. Cette chose nous fait mal à la fois sur le moment comme une brûlure vive et dans le long terme, car c'est la cause première de notre propre aliénation puisque nous allons diriger toute notre vie par rapport à ça, au lieu de nous développer dans l'autonomie. Les profs prennent le relai des parents sur ce point (ou disons, oeuvrent de concert) et nous préparent ensuite pour être définitivement mûrs pour les prochains hommes de pouvoir qui vont venir : Patrons, Directeurs, Élus et compagnie. Les parents, puis les profs, préparent le terrain nécessaire pour qu'on vive la vie comme eux l'ont vécue, c'est-à-dire comme « un troc permanent de la gloire ou du mépris où chacun reçoit une supériorité en échange de l'infériorité qu'il confesse » (Jacques Rancière). A chaque nouvelle génération, on espère autre chose mais les profs sont là pour empêcher tous les nouveaux mondes possibles : « La tâche du pédagogue : fonctionnaire timide, il inculque à ses élèves le respect et la docilité qui les pousseront toujours à faire "comme les autres". Et, ainsi, il rend encore plus incertain l'avenir meilleur vers lequel s'élancent les cœurs nouveaux. » (Henri Roorda)

Nous sommes tous pareillement faibles sur ce point : nous marchons toujours dans les chantages à l'amour, car nous recherchons tous l'amour de l'autre et le plaisir qui est associé. Le gentil, celui qui nous aime vraiment, sera celui qui nous aime en continu et oeuvre pour notre autonomie. Le méchant sera celui qui crée notre dépendance et un chantage à l'amour : un amour qui varie sans cesse, surtout en fonction de notre comportement ; un amour qui disparaît si nous nous émancipons complètement. Le méchant est notamment celui qui nous donne de l'amour quand nous nous soumettons, quand nous obéissons, quand nous correspondons à ce qu'il attend. Très tôt nous nous faisons berner là-dessus puisque le méchant in fine, après que nous ayons obéi, nous donne effectivement de l'amour, il devient gentil, il devient source de plaisirs et nous voilà complètement pommé. Le méchant veut notre soumission uniquement et il est donc contre notre développement, contre notre liberté. Il est contre le fait de nous rencontrer et de trouver un rapport mutuel, puisque la rencontre suppose l'égalité et ce n'est pas ce qu'il cherche. Louise Michel disait que le pouvoir est maudit ; je dirais que de la même façon  : le Professorat est maudit.

Sur le chantage à l'amour, lisons Gérard Mendel, c'est lumineux :

{xtypo_quote} Si le sujet ne se soumet pas, exprime une volonté propre, l'adulte marquera sa désapprobation en lui montrant qu'il ne l'aime plus. Le très jeune enfant, avant même l'apparition du langage, associera ainsi de manière irréversible, affirmation de soi et perte de l'amour de l'autre. Quand on songe à ce que l'autre représente pour un nourrisson tout simplement la vie on conçoit l'efficacité d'un tel procédé. De cette manière, le sujet ne pourra pas évoluer naturellement vers l'autonomie. Sa peur de perdre l'amour des adultes, soigneusement entretenue et cultivée, le marquera d'une empreinte ineffaçable qui est le conditionnement à la soumission. (...) Celui qui détient l'Autorité sera appréhendé comme un personnage tout puissant, et le réflexe de soumission conduira le sujet à une obéissance absolue sous peine de déclencher la réaction de culpabilité et la peur d'un abandon, d'une exclusion. L'angoisse d'un tel abandon, d'une telle exclusion répétéra, sans que le sujet en soit le moins du monde conscient, son angoisse originelle lorsqu'il était un tout jeune enfant, voire un nourrisson, menacé d'une perte d'amour.» {/xtypo_quote}

Nous voilà avec une définition extrêmement claire de la méchanceté : sont méchants, ceux qui se mettent (consciemment ou inconsciememnt) en position pour convoquer en permanence cette angoisse originelle dont parle G. Mendel, ce chantage à l'amour, qui provoquera notre soumission et donc in fine notre aliénation. Ils sont méchants car ils nous font mal. C'est évidemment sur ce schéma que va se brancher le principe carottes et bâtons, récompenses et punitions. Nous sommes tous prêts à nous faire avoir par ce système, car s'il y a des bâtons, il y a aussi des carottes et nous perdons totalement de vue, le véritable amour, la véritable amitié, ce courant continu, ce pain de vie partagé, la philia, l'agapè, cette relation par consentement mutuel et réciproque. Nous nous mettons tous à fonctionner comme des chiens de compétition dressés pour rapporter des proies à notre maître. Les profs, TOUS LES PROFS, sont dans une position, dans une situation, dans une occurrence où ils sont amenés à abuser et à être méchants. Ils sont pile là où il faut être pour jouer avec notre angoisse originelle de perte de l'amour, pour nous donner un amour sur courant variable, fonction de notre soumission et de notre obéissance... Pas de rapports humains, nous donnons seulement de bonnes ou de mauvaises réponses, comme dans l'expérience de Milgram, et le prof a les mains en permanence sur "le stimulateur de chocs".

Un professeur qui met des notes n'est rien d'autre qu'un pervers qui se venge. Comme un violeur qui viole parce qu'il a été violé. Le professeur a une infinité de points communs avec les élus, les patrons, les marchands en position dominante, les "programmateurs", et toutes ces personnes ("décideurs") qui se mettent stratégiquement en position d'avoir le droit d'élever ou de rabaisser arbitrairement autrui, de permettre ou d'interdire, d'ouvrir ou de fermer, de donner la vie ou la mort. Arbitrairement mais pas sans raison : ces individus élèvent et rabaissent les autres évidemment en fonction de ce qui leur permettra de s'élever du même coup. C’est bien la catégorie des méchants, au diable l'antimanichéisme primaire ! Il faut in fine leur pardonner puisque ce comportement, est évidemment le signe d'un manque radical d'amour et d'un besoin de consolation abyssal. Il ne s'agit pas non plus d'essentialiser quiconque, de condamner quiconque. Tout prof ou tout Élu qui démissionnera cessera immédiatement les méfaits qui correspondent à la situation du professorat ou à celle d'avoir le pouvoir en régime oligarchique.

Les méchants sont ceux qui mettent l'autre dans une relation de dépendance, de manque, pour se sentir exister, pour contempler la soif, la faim, le manque dont ils sont les auteurs, que leur existence crée. C'est leur manière à eux de vivre l'amour (mais c'est totalement l'inverse de l'amour, puisqu'il s'agit uniquement d'égoïsme, c’est l’amour d’eux-mêmes qui est devenu insatiable).

Si le monde va parfois si mal, c'est qu'il est gouverné par ces méchants, ça, on s’en doutait. C'est exactement pour cela d'ailleurs qu'on arrive régulièrement à l'idée fondamentale depuis 2500 ans de philosophie politique qu’ : « il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent » (De Platon à Jacques Rancière, en passant par Montesquieu, Tolstoï, Alain et Castoriadis). Car ceux qui veulent le pouvoir sont justement les êtres tout prêts à vivre du manque qu'ils vont créer dans autrui, des êtres tout prêts à jouir de celui qui va les supplier. (Puisque c’est précisément cela qui est recherché par eux, selon une mécanique décrite par Simone Weil : « Faire du mal à autrui, c'est en recevoir quelque chose. Quoi ? Qu'a-t-on gagné ? (et qu'il faudra repayer) quand on a fait du mal ? On s'est accru. On est étendu. On a comblé un vide en soi en le créant chez autrui. » )

Les méchants organisent leur existence pour trouver un poste, une fonction, qui leur permettra d'être continuellement dépositaire de quelque-chose qui va créer le besoin, le manque dans autrui. Et ensuite, ils gèrent un compte-goutte. L'autre vient chercher ses gouttes, alors qu'il voudrait un océan, alors parfois il craque, il enrage, mais c'est peine perdue, puisque le méchant se repaît de cette rage, ça lui fournit une preuve magistrale de son importance et de son existence supérieure (en prime, le méchant utilise toujours cette rage pour faire passer l'autre pour le méchant). Oui, ce sont donc les méchants c’est-à-dire les hommes de pouvoir et ça s'exprime dans tous les domaines de la vie. Il suffit juste de créer la dépendance et de l'entretenir par le chantage à l'amour, via un arsenal d'outils divers et variés (matériels et psychologiques). Les gentils ne font pas ça. Là aussi, il ne s’agit pas d’essentialiser quiconque avec la catégorie des gentils, mais cette catégorie reste bien utile pour disséquer les rapports humains. C'est dans l'égalité, dans le partage juste et équilibré qu'ils tirent leur satisfaction. Si parfois, ils créent un rapport de dépendance, un manque, c'est momentané, c'est malencontreusement, c'est juste une erreur d'ajustement, un passage difficile. Les gentils cherchent les rapports d'égal à égal, et les entretiennent même si c'est un équilibre ardu à conserver dans la durée, ils n'ont pas BESOIN de créer le manque et de tirer sur la corde pour se sentir vivre.

Mais les Élus, les professeurs, les patrons, les chefs d'établissements et tous les chefs, et puis donc évidemment dans le domaine affectif, certains hommes vivent de la dépendance et du chantage à l'amour, l'organisent. Ce sont les êtres méchants, parce qu'ils font mal autour d'eux sans arrêt. Bien-sûr, nous arrivons tout simplement au cercle vicieux de la méchanceté : quand on comble un vide en soi en le créant chez autrui, le phénomène risque de se poursuivre à partir de la personne qu’on a maltraitée. Ça semble aussi machinale que de la thermodynamique.

Être avide, vouloir le beau, chercher la source de vie, c'est en chacun de nous et les méchants se placent donc stratégiquement en amont de toutes sortes de sources merveilleuse. A l’école, les sources sont principalement le savoir, l’idée de skholè, le sentiment d’exister, la socialisation, le droit d’évoluer, d’avancer (c'est pas rien !!!).

Le méchant, on le sait, n’a pas d'empathie et ne cherche rien à modifier puisque la souffrance de l'autre est la matière première de la nourriture dont il a besoin pour se sentir vivre, pour le remplir, pour combler quelque chose qui manque en lui. En fait, les méchants vivent continuellement d'un : « Tu as besoin de moi, hein ! Je le vois bien. Je la vois bien ta langue pendante. Je vois bien ta colère preuve que je suis indispensable pour toi » et ils ne vivent jamais la vraie vie. Ils ne se doutent même pas que s'ils arrêtaient d'être « méchant », de l'égalité pourrait jaillir la vie et le fertile, mais non ils préfèrent stagner, avec un compte-goutte, en plein désert, pour jouir des assoiffés autour d'eux pour qui ils sont immanquablement le centre, que dis-je, plus que centre - par ce mécanisme diabolique -, ils deviennent Dieu, une illusion de Dieu, ils sont le pourvoyeur de toutes choses. Ils sont en situation de distribution, ils passent leur vie à s’organiser pour être et rester indispensables. La première chose que l’on devrait tous faire, en face des méchants, c’est justement de se passer d’eux et de trouver comment les guérir par d’autres voies, mais c’est souvent très difficile, le gouffre d’amour en eux, fait un appel d’air gigantesque et aspire tout sur son passage... et leur chantage à l'amour marche trop bien,... le piège est si parfait,...

Je voudrais encore citer Simone Weil mais dans ses « commentaires de textes pythagoriciens » où il est en plus question du lien entre le divin et la géométrie.

«  Les choses indifférentes restent toujours indifférentes ; ce sont les choses divines qui, par le refus de l’amour, prennent une efficacité diabolique. »

Qui me fait penser à l'expression « la corruption du meilleur engendre le pire » que l’on trouve chez Illich et beaucoup d’autres personnes.

Et comment ne pas rapprocher cela de l’école ? Comment ne pas voir que l’idée originelle de skholè en étant corrompue (notamment par le professorat), est devenue la chose la plus dangereuse ?

Une école, c’est un pharmakon, un outil inventé par l’homme qui peut être soit un remède soit un poison. Lorsque le pharmakon de l’école est entre les mains du pouvoir ou d’hommes de pouvoirs, alors il devient extrêmement toxique. La chose la plus toxique du monde peut-être. En ce sens, nous devrions peut-être veiller à ce que l’école ne soit pas un pharmakon, mais qu’elle soit uniquement rencontres, relations, rapports (mutuel, égaux, réciproques). Albert Jacquard disait justement que l’école devrait uniquement être le lieu de la rencontre des autres.

Tolstoï, lui aussi, quand il développe son "principe de non immixtion" de l’école et des profs (l’école et les profs ne doivent pas s’immiscer dans les êtres), il imagine une école libre qui ressemble plus à « la culture » qu’à un enseignement, des méthodes, des techniques et des outils.

Rencontre, culture, voici des concepts qui nous éloignent donc d'un pharmakon pour être sûr que personne n’en viennent à manipuler l’école et à mettre les êtres sous dépendance. C’est aussi pour ça que nous avons un gros problème avec « la culture » de nos jours, car elle a aussi été rendue pharmakon et puis ensuite détournée, manipulée, stérilisée, par les pouvoirs. On peut imaginer que la culture, que la rencontre des hommes mettent en œuvre des pharmaka, mais encore faut-il qu’ils soient décidés collectivement et que leur utilisation soit partagée équitablement entre tous.

Mais qu’en est-il du mouvement des dominés puisque « là où nul n’obéit personne ne commande » ? et selon l’angle choisi, je pourrais dire : puisque là où nul ne perd son autonomie, personne ne peut mettre l’autre sous sa dépendance.

Pour décrire ce mouvement des dominés, je donne la parole à Simone Weil (dans les « commentaires de textes pythagoriciens ») :

« Il peut arriver qu’un homme transporte la position centrale hors de soi dans un autre être humain, en qui il met son trésor et son cœur. Lui-même alors devient une simple parcelle de l’univers, tantôt assez considérable, tantôt infiniment petite. La crainte extrême peut produire cet effet aussi bien qu’une certaine espèce d’amour. Dans les deux cas, quand pour un être humain le centre de l’univers se trouve dans un autre, ce transfert est toujours l’effet d’un rapport de forces mécaniques qui soumet brutalement le premier au second. L’effet se produit si le rapport des forces est tel que toute pensée d’avenir chez le premier, qu’il s’agisse d’espérance ou de crainte, passe obligatoirement par le second. Il y a identité essentielle quant au caractère brutal et mécanique de la subordination dans les relations en apparence si différentes qui lient un esclave à un maître, un indigent à un bienfaiteur, un grognard à Napoléon, un certain type d’amoureux, d’amoureuse, de père, de mère, de sœur, d’ami, et ainsi de suite, à l’objet de leur affection. »

Il me paraît évident que le principe du mal se trouve ici : dans la mise sous dépendance d’autrui conséquence direct d’un vide en soi et son corolaire, se laisser mettre sous dépendance. C’est pour ça que toute l’astuce de l’Éducation Nationale est d’intervenir le plus tôt possible, sur les êtres les plus faibles et malléables possibles. L’Éducation Nationale ne fait qu’entériner et perpétuer en fait un monde de mise sous dépendance, un monde de chantage à l'amour, un monde de compétition avec carottes et bâtons.

Dépendance aux institutions. Dépendance à l’argent. Dépendance aux trusts agro-alimentaire par la destruction des moyens d’autosuffisance et notamment de la terre. Dépendance à des propriétaires immobiliers ou des moyens de production.

"Le gouvernement par la contrainte" n’est pas grand-chose à côté de ce macro-système ramifié de mise sous dépendance (qui commence par l’école).

La première des mises sous dépendance que réalise l’école est celle concernant le savoir comme nous en parle Ivan Illich et puis John Holt :

« Le professeur prépare à l'institutionnalisation aliénatrice de la vie en enseignant le besoin d'être enseigné. Une fois cette leçon apprise, l'homme ne trouve plus le courage de grandir dans l'indépendance, il ne trouve plus d'enrichissement dans ses rapports avec autrui, il se ferme aux surprises qu'offre l'existence lorsqu'elle n'est pas prédéterminée par la définition institutionnelle. » I.I.

« Le plus fondamental des droits de l’homme est celui d'être maître de son esprit et de ses pensées. Cela implique le droit de décider soi-même comment on va explorer le monde qui nous entoure, celui d'évaluer ses propres expériences et celles des autres, et enfin le droit de chercher et de donner du sens à sa vie. Quiconque nous ôte ce droit, tout éducateur soit-il, s'attaque à l'essence même de notre être et nous cause une blessure profonde et durable. Car il nous affirme ainsi que nous ne pouvons pas nous faire confiance à nous-mêmes, même pour penser, que notre vie durant nous dépendons des autres pour connaître le sens du monde et celui de notre vie, et que nos propres interprétations, faites au regard de nos expériences, n'ont aucune valeur. Mon propos n'est pas d'améliorer l' "éducation" mais de faire sans, d'en finir avec ce système de formatage affreux et anti-humain, et de laisser enfin les gens se construire eux-mêmes ». J.H.

Quelques lignes après le texte de Simone Weil que nous avons cité plus haut, elle poursuit :

« Il y a pourtant une exception. C’est quand deux être humains se rencontrent dans des circonstances telles qu’aucun ne soit soumis à l’autre par aucune espèce de force et que chacun ait à un degré égal besoin du consentement de l’autre. Chacun alors, sans cesser de penser à la première personne, comprend réellement que l’autre aussi pense à la première personne. La justice se produit alors comme un phénomène naturel. »

Et puis, plus loin :

« Seul le vrai renoncement au pouvoir de tout penser à la première personne, permet à un homme de savoir que les autres hommes sont ses semblables. (…) Les hommes n’aiment la richesse, le pouvoir et la considération sociale que parce que cela renforce en eux la faculté de penser à la première personne. Accepter la pauvreté au sens littéral du mot, c’est accepter d’être néant dans l’apparence qu’on présente à soi-même et aux autres comme on est néant en réalité. »

Donc, laisser à l'autre son autonomie, et ne pas chercher à prendre puissance sur lui via un chantage à l'amour, et chercher la charité, la rencontre mutuelle.

Tout ceci me fait penser à ce que dit Jacques Ellul sur la non-puissance. Et je voudrais donc terminer cet article avec lui, avec quelques merveilleuses citations où on comprend que la Vérité se trouve dans la non-puissance :

« Nous pouvons être assurés que dans toutes nos situations de richesse, de puissance, de domination, d'expansion, de haute technologie, de croissance indéfinie, Dieu n'est pas. »

« Ce qui a constamment marqué la vie de Jésus, plus que la non-violence, c'est le choix en toute circonstance de la non-puissance. Ce qui va infiniment plus loin. La non-puissance n'est pas l'impuissance. Celle-ci est le simple fait que je ne peux pas faire ce que j'aurais envie de faire, ou devrais faire. La non-puissance est un choix : je peux, et je ne le ferai pas. C'est un renoncement. »

Les profs, les élus, les patrons, les parents, sont des êtres qui peuvent, et ils font. Tragédie !

« la non-puissance est une orientation permanente dans tous les choix de la vie et toutes les circonstances. On a une puissance, et on refuse de s'en servir. Tel est l'exemple de Jésus. C'est une des expressions les plus bouleversantes que cette considération d'un Dieu qui est le Tout-Puissant, et qui venant parmi les hommes prend la décision de la non-puissance.»

« cette orientation permanente et ce choix explicite de Jésus de la non-puissance nous placent actuellement dans une situation délicate. Car nous devons faire le même choix. Mais nous sommes placés dans une société qui n'a pas d'autre orientation, pas d'autre objectif, pas d'autre critère de la vérité que la puissance !
La science est devenue non plus recherche de la vérité mais recherche de la puissance, la technique est tout entière un instrument de puissance. Il n'y a rien dans la technique sinon de la puissance. La politique n'est ni le souci du bien et du juste ni l'expression de l'humain, elle n'a pas d'autre but que de réaliser, d'affirmer la puissance. L'économie quand elle se voue à la recherche effrénée de la richesse des nations est en définitive elle aussi vouée à la puissance...
Notre société est l'esprit de puissance, la grande différence avec les sociétés antérieures est que sans doute celles-ci recherchaient aussi la puissance mais n'en avaient pas les moyens. Alors que notre société a maintenant acquis les moyens d'une puissance illimitée, si bien que nous sommes aujourd'hui placés dans la situation la plus difficile qui ait jamais eu lieu, puisqu'il nous faut récuser à la fois l'esprit de notre temps et les moyens employés. Sinon, si peu que nous cédions à ces puissances, nous trahissons Jésus, bien plus sûrement que si nous commettons tel ou tel péché individuel et limité : car c'est un choix de vie (dont la non-violence est une partie) et il n'y en a pas d'autre possible. Si le dernier mot est l'amour, il consiste à ne jamais exprimer ni marquer une puissance quelconque envers l'autre en toute circonstance.

Et seule la non-puissance aujourd'hui peut avoir une chance de sauver le monde...»

8) La peur totale : celle de mourir.

A l'école, on a peur et on apprend à avoir peur. C'est un régime de peur intégrale. Il y a toutes sortes de peurs quotidiennes bien-sûr, mais parlons de cette peur globale qui sous-tend ce système - et il s'agit forcément de la peur qui domine toujours toutes les autres - : la peur de mourir. Cette peur suprême est précédée de la peur de l'exclusion sociale, mais on sait très bien avec quelle célérité, on passe de l'une à l'autre, et comment finalement elles se confondent toujours anthropologiquement.

Chaque scolarité répond au schéma animal et dogmatique (le mot est archi-faible) suivant : « Je dois apprendre, et vite, je dois savoir, c'est-à-dire savoir répondre correctement aux questions en fonction du modèle, c'est-à-dire obéir, pour avoir des diplômes, qui me permettront ensuite d'avoir un "travail", un "métier", lequel me rapportera de "l'argent" (plus ou moins selon si j'ai bien travaillé à l'école ou pas) et par ce moyen, je serai accepté, je serai à l'abri du besoin, je ne dormirai pas dans la rue et j'aurai de quoi de manger. Et si j'excelle, je serai récompensé, je pourrais même vivre dans le confort, voire dans le luxe. Ma scolarité réussie est ce qui m'éloigne de celui qu'on appelle "un SDF", de la déchéance, de l'absence de toit et de nourriture, et me rapproche de la reconnaissance des autres et donc de la sécurité matérielle et affective. Si j'échoue à l'école, si je suis un raté, je pourrais en mourir, comme ce SDF mort de froid. Je finirai tout seul, à manger dans les poubelles, sans dents et ma vie sera très brève, remplie de souffrances physiques et morales. » Tous les adultes, en vertu de ce "réseau de mafiosi" dont parle Léandre Bergeron, sont de connivence pour entretenir ce schéma dans les enfants. Ha cet amour-menteur pour les enfants ! Je te fais peur pour que tu obéisses et que tu te conformes, mais je t'aime. L'amour n'est qu'un outil de premier choix, parmi les outils de servitude : "c'est pour ton bien", parce que je t'aime. L'amour des parents pour leurs enfants, c'est aussi intense que "la subversion du christianisme" (Cf : Jacques Ellul) ou que l'imposture de notre régime politique. Une illusion, une très fine manipulation, une mystification, on nous paie de mot, et nous, on marche, on fait confiance, alors qu'on nous conduit à l'abattoir.

Voilà donc ce qu'on appelle "civilisation", "société", "République", "vivre ensemble","la famille qui nous protège", un état de chose qui repose à tout instant sur la peur de mourir, la peur d'être exclu, la peur d'être dernier, rejeté par les siens, la peur de ne pas correspondre vu les risques encourus pour sa survie. Voilà donc cet état de chose (société, famille) que l'on affuble sans cesse de jolis mots fleuris qui n'est qu'un régime de peur intégrale : MARCHE OU CREVE. Voilà avec quoi la jeunesse de ce monde chemine. Voilà, ce qu'il y a dans le coeur de la jeunesse de ce monde à chaque instant (et dans le coeur de chacun de nous). Et sans refondre totalement (inverser !) cette matrice diabolique, nous voudrions conserver des aspirations à un monde qui serait beau comme ci ou comme ça ? Quelle blague !

Ce site internet propose d'ausculter LA MATRICE de notre société et des individus. Dès le départ, cette matrice nous intime au plus profond de nous-même que la distance, fusse-t-elle, infime, que nous prenons vis-à-vis du modèle social en vigueur nous rapproche (même un tout petit peu) de la mort. A chaque fois que nous nous écartons de ce qui est admis, attendu, VLAN, une logique implacable est là pour nous faire incorporer qu'on prend un risque pour notre survie future. C'est beau l'amour ! C'est beau la fraternité quand même !

En conséquence, ce régime de peur, donne naissance à des individus dont les caractéristiques premières seront l'insincérité, le mensonge permanent vis-à-vis de soi et des autres (pour correspondre), la vente mutuelle, la construction d'un personnage (de masques), de carapaces, l'incorporation de rôles - rien de plus adéquat qu'un rôle, qu'une fonction voulue par l'État, pour s'éloigner de la peur de mourir puisqu'on sera accepté sans détour, donc on se précipite sur les rôles -.

Les individus n'en sont pas puisqu'ils sont tous gorgés de schismes en tout genre : pour ne pas mourir, pour être accepté, on s'auto-découpe tous, à la machette, en fines rondelles. Les psychés sont de véritable temple du refoulé et du refoulement. L'histoire de nos 20 premières années à tous est une histoire intégrale de refoulement. Et la "société" est composée in fine de gens qui sont les fantômes d'eux-mêmes, qui ne sont JAMAIS eux-mêmes.

Le sentiment de l'échec scolaire est égal à la peur de mourir. C'est un système totalitaire qui emporte chacun d'entre-nous.
 
Sylvain

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Toutes les spiritualités et philosophies du monde ont toujours fort justement opposé le concept d'Amour à celui de Peur. Or le milieu dans lequel nous nous développons et luttons pour croître est un milieu intégralement constitué par la peur. Nous vivons dans une société basée sur la peur : la peur de l'autre, la peur de l'avenir, la peur d'être malade, la peur d'être exclu, la peur de manquer. Cette société a pour matrice principale l'école qui est bien une école de la peur.

{xtypo_quote} Face   aux   attentes   de   mes   éducateurs,   j’apprends   la   crainte   de   les décevoir, de ne pas en être reconnu, aimé, valorisé... Quotidiennement et plusieurs fois par jour, j’apprends ainsi la peur La peur est apprise, en effet. Même si elle se colporte et se répand dans l’humanité depuis des millénaires, elle n’est pas, pour autant, une fatalité, une donnée naturelle. Le mécanisme de la peur est simple : un danger ou une menace (réelle ou supposée) et des ressources propres qui sont (ou que j’estime) insuffisantes pour affronter ce danger. Il est aisé, à partir de ce principe, de générer et d’entretenir la peur, et d’en tirer profit – et l’éducation y recourt fréquemment, sciemment et, de toutes manières, intrinsèquement. JP. Lepri {/xtypo_quote}

peur mur

Dans cet article, nous allons aborder 7 points : 1) l'Enfermement, 2) La Surveillance, 3) La laideur et la dureté, 4) La compétition, 5) L'immobilité, 6) L'ennui, 7) La méchanceté des profs, 8) La peur totale : celle de mourir.

Commençons tout d'abord par évoquer le contenant et l'atmosphère générale de l'école.  Les élèves d'hier et d'aujourd'hui (d'ici et d'ailleurs) sont des "individus disciplinaires" selon la formule et le concept de Foucault, et rien d'autre.

1) L'Enfermement

{xtypo_quote} Les quatre murs de la classe constituent une contrainte incompressible, résistants aux efforts successifs de « renouveaux pédagogiques ». Ils limitent aussi bien le déploiement de l'art de l'enseignant que les aspirations exploratoires des élèves. Au-delà des réformes et des discours d'ouverture, la classe demeure un espace qui dresse un mur entre l'enfant et son milieu familial, son environnement naturel, son réseau social, et qui le prive des multiples occasions éducatives émergeant d'un milieu diversifié et non contrôlé. Thierry Pardo {/xtypo_quote}

Le contenant est une véritable prison, et ce n'est aucunement une image, c'est réalistement une prison, un bocal hermétique, un sanctuaire inviolable officiellement protégé par l'armée (on l'oublierait !), avec des portails à pics, et bien souvent de nos jours : de la vidéosurveillance. C'est en fait assez évident qu'il en soit ainsi puisque face à l'horreur et à la nocivité de la situation scolaire, la nature nous hurle intimement de nous échapper (même si, rapidement, nous apprenons tous à reprimer ce hurlement afin de ne plus jamais l'entendre). Vivre-dans-la-peur, l'être humain semble malheureusement être en capacité de s'y habituer, c'est "la peur coutumière" (qui s'installe pour toute la vie) dont nous parle Catherine Baker :

{xtypo_quote} En réalité, Marie, avant de concevoir toutes les bonnes raisons qu'on a de ne pas mettre les enfants à l'école, j'ai agi spontanément, comme d'instinct, pour t'éviter de vivre toute ton enfance dans la peur. À l'école, on a peur. (...) À la mère dont le petiot hurle au premier jour de la maternelle, on dit: « Il va s'habituer ! » C'est effectivement ce qui se passe. On s'habitue. La plupart oublient même qu'ils ont eu peur, qu'ils s'y sont accoutumés. Le pli est pris. Ils ont peur toute leur vie, ne savent plus de quoi. C'est là que réside l'atrocité de la souffrance obscure. (...) j'ai essayé d'éviter ce qu'il était en mon pouvoir, d'écarter de ton enfance: la sombre cochonnerie de l'institutionnalisation des rapports de peur entre adultes et enfants. Car cela n'était en rien nécessaire. (...) pourquoi aurais-je permis que tu vives la peur pour la peur, pour le pur apprentissage de la peur coutumière ? {/xtypo_quote}

L'enfermement, qui permet à la peur de proliférer, est à la base (au génome) de la situation scolaire.

{xtypo_quote} Je m'installe dans un coin de la classe et j'observe. Quel spectacle désolant ! Tous ces enfants assis, muets et inattentifs, emmurés, appelés chacun à son tour à ânonner, obéissants et éteints. Quelle tristesse ! La seule qui semble prendre plaisir à cet exercice, c'est l'enseignante qui exerce son petit pouvoir dans l'inconscience totale. A la récréation où les pauvres prisonniers vont hurler leurs frustrations dehors, l'enseignante, au lieu de venir me parler, à moi cet intrus dans son petit monde fermé, va prendre un café rapide et s'emmure dans des corrections. Pauvres enfants abandonnés de leurs parents, condamnés à cet asile d'aliénés qu'est devenue l'école ! Ma fille ne sera pas abandonnée. Je voudrais bien libérer tous les autres en même temps...  Léandre Bergeron {/xtypo_quote}

Pour empêcher la nature, la situation spatiale est celle d'une prison au milieu d'un désert car si nous nous échappons, ce ne pourra être qu'à la manière du colosse Indien à la fin du film "Vol au dessus d'un nid de coucou" autant dire que c'est quasi impossible. De nos jour, le futur déscolarisé, qui doit donc avoir la chance d'être de type "colosse Indien", qui défonce les barreaux de la fenêtre avec le bloc de douche (Cf : la scène finale du film susnommé) retrouve la campagne originelle et la solitude car l'école est totalitaire, elle recouvre tout. Notre "mouvement de déscolarisation de la société" (qui est un mouvement dans le sens littéral du mot mouvement et non un parti), voudrait d'ailleurs changer ça. « La société est fatale, et la solitude impraticable » nous dit fort justement Emerson. Nous voudrions donc lutter de toutes nos forces contre ce dilemme insupportable qui consiste pour l'homme moderne à devoir choisir entre mourir, dégénérer, se suicider (physiquement et intellectuellement) en société ou bien souffrir la solitude et le vide.

Cet enfermement physique est l'expression matérielle de la fermeture du savoir : « L’enseignement scolaire n’est pas réellement conçu pour ouvrir à autre chose, mais est essentiellement fermé. » nous dit Charlotte Nordmann. Nous avons donc affaire, en terme purement physique, à un milieu fermé à tout point de vue. Il s'agit donc aussi d'un espace fini et défini, limité, au service de la rareté et du manque (condition de tout asservissement).

2) Surveillance intégrale

Le maître-mot d'une prison, sa réalité quotidienne, est la surveillance intégrale. Ainsi les lieux scolaires ont été conçus dans ce but. Anne Querrien, dans son livre "L'école mutuelle, une pédagagie trop efficace ? " résume bien la situation :

{xtypo_quote} Rien ne doit être laissé au hasard, nous dit F.Buisson dans son Dictionnaire pédagogique qui était , sous la IIIè République, la bible de l'enseignement primaire : " Les emplacement de l'estrade du maître, des tableaux, des modèles, des appareils de chauffage ne doivent pas être laissés au hasard... " " La classe doit avoir la forme d'un rectangle, toute forme polygonale ou circulaire est proscrite. " Tout a été mis en oeuvre pour produire des écoles comme des petits pains : la classe est un moule unique, reproductible en autant d'exemplaires que possible. {/xtypo_quote}

{xtypo_quote} L'espace scolaire est d'abord conçu pour que le maître puisse voir en permanence tous les élèves dont il a la charge. Le pouvoir est donné au maître de saisir l'ensemble des élèves d'un coup d'œil : c'est la première base matérielle de son pouvoir, pouvoir bien plus sûr que celui d'un maître qui frappe et qui ne voit pas pendant ce temps ce qui se passe derrière son dos. Toute une structure mentale s'est peu à peu élaborée à travers ces espaces rectangulaires et tristes, et y demeure maintenant attachée.{/xtypo_quote}

{xtypo_quote} Non seulement les enfants doivent rester sans cesse sous les regards conjoints des autorités qui en ont la charge, mais ils doivent sans cesse garder le regard fixé sur le maître, et ne le porter par ailleurs que sur des objets, des lignes strictement contrôlées, propres à leur représenter l'autorité dont ils émanent. Le regard que l'enfant porte sur son école doit lui inspirer le sentiment de cette présence du pouvoir.{xtypo_quote}

Catherine Baker, dans "insoumission à l'école obligatoire", cite Michel Foucault concernant cet atroce "principe de visibilité obligatoire":

{xtypo_quote} La plupart des gens ont oublié leur enfance. Sinon, jamais ils ne pourraient se conduire envers les mômes avec un sadisme aussi bête. L'enfant vit en famille dans une menace vague qu'il peut d'autant moins circonscrire qu'elle se noie dans l'affection. A l'école, les sources les plus profondes de l'insécurité permanente, la peur de faire de la peine à ses parents, celle d'être séparé de ses amis, celle, bien enfouie, de jouer là tout son avenir, celle de devoir se reconnaître stupide, etc. ne se prêtent pas aux conversations entre mômes. Michel Foucault dans "Surveiller et punir" a des réflexions parfaitement appropriées à l'institution scolaire sur le "principe de visibilité obligatoire" : « C'est le fait d'être vu sans cesse, de pouvoir toujours être vu, qui maintient dans son assujettissement l'individu disciplinaire. » Le pouvoir peut braquer le projecteur sur n'importe quel enfant, à n'importe quel moment : "Que faites-vous ? "{/xtypo_quote}

3) La laideur et la dureté

Certains réformateurs de l'éducation nationale voudraient peut-être changer le contenu et garder le contenant. Malheureusement pour eux, même les murs, les matériaux, et les objets sont atroces. On ne pourrait même pas conserver les murs et le matériel pour en faire autre chose. Ces lieux sont laids, anti-vie, et ils incarnent la laideur or, ce qui nous motive tous pour faire un nouveau monde, n'est-ce pas la beauté ? Les "permaculteurs" ont sans arrêt comme modèle la forêt et n'y a-t-il rien de plus opposé à une forêt qu'une école ou une usine ? Et le modèle des écoles, n'est-ce pas justement la prison et l'usine ?

Cette laideur n'est point un détail subsidiaire, c'est une intention première, c'est un choix politique calculé en lien direct avec les buts de ces bâtiments. Les matériaux employés sont de type industriels et artificieux : plastique, polymères, métal et toxique. Evidemment, rien de naturel, rien de "chaleureux", rien de "convivial", rien de rond, à fortiori rien non plus de "doux". Le bois, la pierre, la terre, le végétal, le tissu, tout ce qui "réchauffe" - le corps et l'âme avec - est évidemment proscrit et rigoureusement absent, l'objectif étant la laideur et l'agressivité des lignes - en harmonie avec les arrêts de bus JC Decaux - .

{xtypo_quote} Le regard que l'enfant porte sur son école doit lui inspirer le sentiment de cette présence du pouvoir.{/xtypo_quote}

nous dit encore Anne Querrien. Donc, ce sera rectiligne, tranchant même, froid, dur, gris, fixe, sans odeur ni saveur, artificiel, industriel, moulé sur gabarit, l'opposé du vernaculaire... les bâtiments scolaires sont faits pour lacérer les corps et surtout les âmes. C'est un lieu où l'on doit se cogner, qui doit nous cogner et où l'on doit se faire cogner. C'est un lieu qui doit désespérer, qui doit nous faire oublier la beauté, la chaleur et la rondeur du cosmos et des seins de notre mère.

Sur cette laideur citons également Christiane Rochefort :

{xtypo_quote} Les bâtiments scolaires sont destinés aux enfants. Or, les anciens manifestent une pensée carcérale. Les nouveaux ressemblent à des cages. Tous sont parmi les plus laids et tristes édifices jamais plantés. Leur dessein architectural paraît de, ayant retiré le monde divers aux enfants, ne leur donner plus rien à voir. C'est une drôle de façon de penser aux enfants.{/xtypo_quote}

et Catherine Baker :

{xtypo_quote} Avec la publicité, l'école est la plus magistrale entreprise d'imbécilisation. L'imbécilisation consiste à ôter à l'enfant tout envie d'entrer dans la compréhension du monde. Je ne dirais jamais assez les profonds ravages causés par le simple aspect sinistre des salles de classes (aussi bien les "modernes" que les "anciennes"). Un rapport américain avait fait quelque bruit. C'était une étude approfondie des écoles publiques aux États-Unis demandée par la Fondation Carnegie au Dr Charles Silberman, un homme tout à fait modéré. L'auteur du rapport soulignait qu'il fallait vraiment considérer l'école comme "allant de soi" pour ne pas s'apercevoir que tout dans l'aspect extérieur de l'école comme dans les relations entre maîtres et élèves "menait immanquablement à la stérilisation des esprits". {/xtypo_quote}

Krishnamurti :

{xtypo_quote} La vie est authentiquement belle, sans rapport avec ce que nous en avons fait — une chose affreuse ; et vous ne pouvez en apprécier la richesse, la profondeur, l'extraordinaire beauté que si vous vous révoltez contre tout — contre la religion organisée, contre la tradition, contre cette société pourrie d'aujourd'hui — afin de découvrir par vous-même, en tant qu'être humain, ce qui est vrai. Ne pas imiter, mais découvrir. Il est très facile de vous conformer aux injonctions de votre société, de vos parents ou de vos professeurs. C'est un mode d'existence sans risques ni problèmes, mais qui n'est pas la vie, car il porte en germe la peur, la décrépitude et la mort. Vivre, c'est découvrir par soi-même le vrai, et cela n'est possible que lorsque la liberté est là, lorsqu'il y a en vous, au plus profond de vous, une révolution permanente. {/xtypo_quote}

Raoul Vaneigem :

{xtypo_quote} Aucun enfant ne franchit le seuil dʼune école sans s'exposer au risque de se perdre ; je veux dire de perdre cette vie exubérante, avide de connaissances et dʼémerveillements, quʼil serait si exaltant de nourrir, au lieu de la stériliser et de la désespérer sous lʼennuyeux travail du savoir abstrait. Quel terrible constat que ces regards brillants soudain ternis ! Voilà quatre murs. Lʼassentiment général convient quʼon y sera, avec dʼhypocrites égards, emprisonné, contraint, culpabilisé, jugé, honoré, châtié, humilié, étiqueté, manipulé, choyé, violé, consolé, traité en avorton quémandant aide et assistance. (...) pourquoi les jeunes gens sʼaccommoderaient-ils plus longtemps dʼune société sans joie et sans avenir, que les adultes nʼont plus que la résignation de supporter avec une aigreur et un malaise croissants ? {/xtypo_quote}

Et Léandre Bergeron :

{xtypo_quote} Comment oser dire que les enfants qui ne fréquentent pas l’école ne vont développer leur sociabilité ? C’est tout le contraire que je constate. Car la socialisation forcée des écoles ressemble à la socialisation des prisons plutôt qu’à l’épanouissement des relations humaines chaleureuses.{/xtypo_quote}

4) Compétition

Les évaluations fondent également le circuit fermé du monde, les retirer créerait un trou d'air dans la cuirasse. Ce qui m'apparaît liberté et espoir semble être un vide effrayant pour ceux à qui je présente la fin de l'évaluation : "Mais comment on fait alors, si on n'évalue pas ? Il faut bien évaluer ". C'est quand même terrible de ne pas être capable d'imaginer l'appel d'air salutaire de ce vide qui n'est que momentané, et de demeurer à ce point-là terrorisé par le vide. Les profs étant avant tout payés pour évaluer (et cela leur donne en prime le sentiment d'exister et une légitimation), ce n'est peut-être pas demain que nos criminels de profs vont arrêter ce massacre quotidien.

La situation scolaire est totalement dénuée d'amour. Un professeur qui note n'aime pas. C'est un criminel. C'est le premier artisan de cette société affreuse, c'est le promoteur des guerres et de la lutte de tous contre tous. L'Éducation Nationale est un lieu totalement vide d'amour, pas une seule goutte, dans aucun recoin. C'est la forme de l'objet et ses outils de haine permanente, qui rend l'amour totalement impossible. Le but de l'école est la guerre entre les hommes. Celui qui dit diffuser de l'amour au sein de l'école est un grand hypocrite. Je te mets 9/20, et à toi 12/20, mais c'est avec amour bien-sûr ! Je vous viole l'âme avec amour, bien-sûr. J'introduis en vous l'ambition, la compétition, l'obsession du devenir, la corruption, l'obéissance, le conformisme, la tradition, l'individualisme, l'idée de réussite et d'échec, de développement vertical de votre personne, mais c'est avec amour bien-sûr ! Et au service de la fraternité, bien-sûr ! Je cautionne cette société pourrie de compétition et de lutte des places, mais c'est avec amour, bien-sûr ! Il y a l'école : l'acte quotidien contre l'amour, cette religion scolaire au service de la religion du fric, de l'égo, de l'avidité, et de l'ambition.

Collèges, Lycées, Universités, sont dans leur bulle, c'est effrayant. Le pire des entre-sois qui soit ! Les collèges et lycées fonctionnent en parfaite autocratie en la personne du proviseur. Les listes d'agrément de l'éducation nationale permettent d'assurer l'étanchéité parfaite. Les campus ont été installés en dehors des villes-centre. L'étudiant est souvent un expatrié qui ne peut se sentir citoyen d'aucune façon. La menace des sectes et de certains groupes d'influence est sans cesse brandie pour justifier cette sanctuarisation et cette surprotection nocive qui empêchent les jeunes de développer leurs propres anti-corps.

{xtypo_quote} L'école a fidèlement évolué, ou muté, en harmonie profonde avec les besoins de l'Industrie et de ses services. En dépit de résistances internes elle est sa pépinière de matériel humain adéquat. Elle est calquée sur ses structures, et les transmet : soumission, compétition, ségrégation, hiérarchisation, et ennui mortel de l'âme. Christiane Rochefort {/xtypo_quote}

Le principe horrible de l'Institution scolaire est si limpide : nous forcer à tous avancer sur un fil tendu au dessus du vide pendant si longtemps, de façon si harassante, que nous finissons tous par tomber, d'une manière ou d'une autre, à moment donné. Ainsi, on obtient une société de gens cassés, de gens qui ont pour toujours une vision mineure de leur être par rapport à l'ordre établi. De plus, deuxième partie du principe, ce fil, est une direction unique imposée qui aliène, pas à pas, chacun d'entre-nous pour nous mettre au service d'un système qui n'a rien à voir avec nos élans de vie initiaux (et exciter ce qu'il y a de plus vil en nous, non la vertu). Par quel moyen est-ce qu'on nous force : par un chantage affectif permanent, par notre besoin de socialisation, puis par un chantage à la survie qui vient s'ajouter.

5) Immobilité

Sur l'immobilité mortifère attendue de l'élève citons Christiane Rochefort :

{xtypo_quote} Expropriation du corps. Bouclé là à six ans, après l'exercice préliminaire de la Maternelle - ambiguë, compliquée, importante, de plus en plus tôt la Maternelle. On tombe sur des chaises dures, et on écoute des mots pendant des heures. Est-ce par hasard que cette jeune créature croissante, cette boule d'énergie neuve, cet explorateur aventureux, est tenu immobile, pétrifié, confiné, réduit par grand soleil à la contemplation de murs, et à la rétention angoissée de la vessie voire du ventre, 6 heures par jour à temps fixe sauf récrés à minutes fixes et vacances à dates fixes, durant 7 années ou plus ? Comment apprendre mieux à s'écraser? Ça rentre par les muscles, les sens, les viscères, les nerfs, les neurones. C'est une leçon totalitaire, la plus impérieuse n'étant pas celle du prof. La position assise est reconnue néfaste pour la charpente les vaisseaux les canaux, et voilà comment votre Occidental a la colonne soudée, les tubes engorgés les poumons rétrécis des hémorroïdes et la fesse plate. Ça fait un siècle qu'on les voit les enfants gratter les pieds se tortiller, sauter comme des ressorts quand L'HEURE sonne (sans parler de 20 % de scoliotiques). Ces manifestations sont mises au compte de leur turbulence, pas de l'immobilité insupportable qu'on leur impose : le tort sur la victime. Non ce n'est pas un hasard. C'est un dessein, si obscur qu'il soit à ceux qui l'accomplissent. Il s'agit de casser. Casser physiquement la fantastique machine à désirer et à jouir. Que nous sommes, fûmes, avons été, tous, requiem. Tu ne vivras pas, tu n'es pas venu au monde pour ça. La machine est solide et résiste longtemps. Etre enfant c'est de l'héroïsme. Cette déclaration fera ricaner ceux qui ont oublié qu'ils ont été des enfants, qui ainsi se trahiront. {xtypo_quote}

6) L'ennui

Sur l'ennui, citons Christiane Rochefort et Edmond Gilliard :

C. Rochefort qualifie les écoles ainsi : « les temples de l'ennui pré-industriel»

Edmond Gilliard oppose superbement l'ennui dans les école à l'amour ("le diable, c'est l'ennui" disait aussi le dramaturge Peter Brook) :

{xtypo_quote} Ce que l'enfant sait, c'est qu'il s'ennuie. C'est là sa science de la chose ; c'est là le fait réel de son «savoir actuel». C'est là l'objet immédiat de sa conscience ; c'est cela, l'évidence... Hélas ! il y a ennui dès qu'il n'y a plus amour. L'amour vrai crée l'irrésistible évidence du plaisir. Celui qui ne « devine » pas l'ennui ne communiquera jamais le savoir. L'amour cesse d'être légitime dès qu'il devient ennuyeux. (...) Répandre l'ennui, c'est, je crois, — c'est, certainement, — encore pire que d'exercer la violence ou de pratiquer l'injustice. L'ennui est plus nuisible, plus immoral que tout. Il ruine toute éducation en débilitant la nature, il énerve toute discipline, il anémie toute doctrine, il dessale toute nourriture, il ôte toute saveur à la conscience, il délave, lime. — L'injustice peut révolter, la violence peut stimuler la résistance. L'ennui, profondément, écoeure. L'ennui rend lâche. Une vigoureuse adversité fouette le sang, l'ennui instille sa torpeur dans les lymphes. {/xtypo_quote}

A ce stade du discours, voulez-vous reprendre un petit bain de l'idée de "NEUTRALITÉ DE L'ÉDUCATION NATIONALE..." ?

7) La méchanceté des profs

il est clair que tout homme de pouvoir est porté à en abuser et que le pouvoir corrompt toujours. Thucydide disait : « Par une nécessité de nature, chacun commande partout où il en a le pouvoir. » ; Alain disait que tout pouvoir ira toujours à fermer toutes les portes... Depuis la nuit des temps, des hommes réfléchissent sans cesse sur comment se protéger des abus de pouvoir, c'est là l'essentiel de la philosophie politique, mais ces découvertes et ces techniques, sont régulièrement ettouffées, écartées,...

Je voudrais ci-dessous redéfinir la méchanceté et l'abus de pouvoir et prouver par là que le groupe des profs est radicalement méchant, dans le sens où ses membres se trouvent simplement dans une occurrence où ils peuvent faire mal, et comme ils le peuvent, ils FONT mal en permanence (voir la fin de cet article sur la non-puissance). Nous devons donc en finir avec l'antimanichéisme primaire et nous remettre à dénoncer les abus des hommes de pouvoir pour ensuite mettre fin aux prérogatives et aux symbolismes/mysticismes qui provoquent les abus de pouvoir et l'absence de consentement mutuel et de philia.

Cet article veut aussi exprimer qu'en matière de méchanceté, il n'y a pas de différence fondamentale entre les profs d'hier et les profs d'aujourd'hui contrairement à ce qu'on essaie constamment de nous raconter. Ça fait partie de la stratégie de l'Éducation Nationale de toujours faire semblant de changer et notamment en matière de traitement des élèves. La baguette faisait mal aux doigts certes, mais qu'est-ce qui faisait beaucoup plus mal encore et qui fait toujours aussi mal aujourd'hui ? : La situation. Ce rapport (inhumain). Cette ambiance. Cette domination. Cette compétition. Cette peur de l'adulte, cette peur de déplaire et d'être jugé par la négative, et ça, voyez-vous de Jules Ferry à aujourd'hui, rien n'a changé d'un iota. Les fondements de la méchanceté (et donc in fine les fondements de l'obéissance et de l'aliénation) n'ont jamais été retirés. La méchanceté ne s'exprime par exactement pareil qu'au début du XXème siècle, mais son essence, sa puissance, son effectivité, son efficience, ses causes, sont toujours là, intacts.

Les profs font mal et font le mal en permanence, car ils poursuivent tranquillement la seule chose qui nous fait du mal à tous depuis notre naissance : la mise sous dépendance et le chantage à l'amour. Cette chose nous fait mal à la fois sur le moment comme une brûlure vive et dans le long terme, car c'est la cause première de notre propre aliénation puisque nous allons diriger toute notre vie par rapport à ça, au lieu de nous développer dans l'autonomie. Les profs prennent le relai des parents sur ce point (ou disons, oeuvrent de concert) et nous préparent ensuite pour être définitivement mûrs pour les prochains hommes de pouvoir qui vont venir : Patrons, Directeurs, Élus et compagnie. Les parents, puis les profs, préparent le terrain nécessaire pour qu'on vive la vie comme eux l'ont vécue, c'est-à-dire comme « un troc permanent de la gloire ou du mépris où chacun reçoit une supériorité en échange de l'infériorité qu'il confesse » (Jacques Rancière). A chaque nouvelle génération, on espère autre chose mais les profs sont là pour empêcher tous les nouveaux mondes possibles : « La tâche du pédagogue : fonctionnaire timide, il inculque à ses élèves le respect et la docilité qui les pousseront toujours à faire "comme les autres". Et, ainsi, il rend encore plus incertain l'avenir meilleur vers lequel s'élancent les cœurs nouveaux. » (Henri Roorda)

Nous sommes tous pareillement faibles sur ce point : nous marchons toujours dans les chantages à l'amour, car nous recherchons tous l'amour de l'autre et le plaisir qui est associé. Le gentil, celui qui nous aime vraiment, sera celui qui nous aime en continu et oeuvre pour notre autonomie. Le méchant sera celui qui crée notre dépendance et un chantage à l'amour : un amour qui varie sans cesse, surtout en fonction de notre comportement ; un amour qui disparaît si nous nous émancipons complètement. Le méchant est notamment celui qui nous donne de l'amour quand nous nous soumettons, quand nous obéissons, quand nous correspondons à ce qu'il attend. Très tôt nous nous faisons berner là-dessus puisque le méchant in fine, après que nous ayons obéi, nous donne effectivement de l'amour, il devient gentil, il devient source de plaisirs et nous voilà complètement pommé. Le méchant veut notre soumission uniquement et il est donc contre notre développement, contre notre liberté. Il est contre le fait de nous rencontrer et de trouver un rapport mutuel, puisque la rencontre suppose l'égalité et ce n'est pas ce qu'il cherche. Louise Michel disait que le pouvoir est maudit ; je dirais que de la même façon  : le Professorat est maudit.

Sur le chantage à l'amour, lisons Gérard Mendel, c'est lumineux :

{xtypo_quote} Si le sujet ne se soumet pas, exprime une volonté propre, l'adulte marquera sa désapprobation en lui montrant qu'il ne l'aime plus. Le très jeune enfant, avant même l'apparition du langage, associera ainsi de manière irréversible, affirmation de soi et perte de l'amour de l'autre. Quand on songe à ce que l'autre représente pour un nourrisson tout simplement la vie on conçoit l'efficacité d'un tel procédé. De cette manière, le sujet ne pourra pas évoluer naturellement vers l'autonomie. Sa peur de perdre l'amour des adultes, soigneusement entretenue et cultivée, le marquera d'une empreinte ineffaçable qui est le conditionnement à la soumission. (...) Celui qui détient l'Autorité sera appréhendé comme un personnage tout puissant, et le réflexe de soumission conduira le sujet à une obéissance absolue sous peine de déclencher la réaction de culpabilité et la peur d'un abandon, d'une exclusion. L'angoisse d'un tel abandon, d'une telle exclusion répétéra, sans que le sujet en soit le moins du monde conscient, son angoisse originelle lorsqu'il était un tout jeune enfant, voire un nourrisson, menacé d'une perte d'amour.» {/xtypo_quote}

Nous voilà avec une définition extrêmement claire de la méchanceté : sont méchants, ceux qui se mettent (consciemment ou inconsciememnt) en position pour convoquer en permanence cette angoisse originelle dont parle G. Mendel, ce chantage à l'amour, qui provoquera notre soumission et donc in fine notre aliénation. Ils sont méchants car ils nous font mal. C'est évidemment sur ce schéma que va se brancher le principe carottes et bâtons, récompenses et punitions. Nous sommes tous prêts à nous faire avoir par ce système, car s'il y a des bâtons, il y a aussi des carottes et nous perdons totalement de vue, le véritable amour, la véritable amitié, ce courant continu, ce pain de vie partagé, la philia, l'agapè, cette relation par consentement mutuel et réciproque. Nous nous mettons tous à fonctionner comme des chiens de compétition dressés pour rapporter des proies à notre maître. Les profs, TOUS LES PROFS, sont dans une position, dans une situation, dans une occurrence où ils sont amenés à abuser et à être méchants. Ils sont pile là où il faut être pour jouer avec notre angoisse originelle de perte de l'amour, pour nous donner un amour sur courant variable, fonction de notre soumission et de notre obéissance... Pas de rapports humains, nous donnons seulement de bonnes ou de mauvaises réponses, comme dans l'expérience de Milgram, et le prof a les mains en permanence sur "le stimulateur de chocs".

Un professeur qui met des notes n'est rien d'autre qu'un pervers qui se venge. Comme un violeur qui viole parce qu'il a été violé. Le professeur a une infinité de points communs avec les élus, les patrons, les marchands en position dominante, les "programmateurs", et toutes ces personnes ("décideurs") qui se mettent stratégiquement en position d'avoir le droit d'élever ou de rabaisser arbitrairement autrui, de permettre ou d'interdire, d'ouvrir ou de fermer, de donner la vie ou la mort. Arbitrairement mais pas sans raison : ces individus élèvent et rabaissent les autres évidemment en fonction de ce qui leur permettra de s'élever du même coup. C’est bien la catégorie des méchants, au diable l'antimanichéisme primaire ! Il faut in fine leur pardonner puisque ce comportement, est évidemment le signe d'un manque radical d'amour et d'un besoin de consolation abyssal. Il ne s'agit pas non plus d'essentialiser quiconque, de condamner quiconque. Tout prof ou tout Élu qui démissionnera cessera immédiatement les méfaits qui correspondent à la situation du professorat ou à celle d'avoir le pouvoir en régime oligarchique.

Les méchants sont ceux qui mettent l'autre dans une relation de dépendance, de manque, pour se sentir exister, pour contempler la soif, la faim, le manque dont ils sont les auteurs, que leur existence crée. C'est leur manière à eux de vivre l'amour (mais c'est totalement l'inverse de l'amour, puisqu'il s'agit uniquement d'égoïsme, c’est l’amour d’eux-mêmes qui est devenu insatiable).

Si le monde va parfois si mal, c'est qu'il est gouverné par ces méchants, ça, on s’en doutait. C'est exactement pour cela d'ailleurs qu'on arrive régulièrement à l'idée fondamentale depuis 2500 ans de philosophie politique qu’ : « il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent » (De Platon à Jacques Rancière, en passant par Montesquieu, Tolstoï, Alain et Castoriadis). Car ceux qui veulent le pouvoir sont justement les êtres tout prêts à vivre du manque qu'ils vont créer dans autrui, des êtres tout prêts à jouir de celui qui va les supplier. (Puisque c’est précisément cela qui est recherché par eux, selon une mécanique décrite par Simone Weil : « Faire du mal à autrui, c'est en recevoir quelque chose. Quoi ? Qu'a-t-on gagné ? (et qu'il faudra repayer) quand on a fait du mal ? On s'est accru. On est étendu. On a comblé un vide en soi en le créant chez autrui. » )

Les méchants organisent leur existence pour trouver un poste, une fonction, qui leur permettra d'être continuellement dépositaire de quelque-chose qui va créer le besoin, le manque dans autrui. Et ensuite, ils gèrent un compte-goutte. L'autre vient chercher ses gouttes, alors qu'il voudrait un océan, alors parfois il craque, il enrage, mais c'est peine perdue, puisque le méchant se repaît de cette rage, ça lui fournit une preuve magistrale de son importance et de son existence supérieure (en prime, le méchant utilise toujours cette rage pour faire passer l'autre pour le méchant). Oui, ce sont donc les méchants c’est-à-dire les hommes de pouvoir et ça s'exprime dans tous les domaines de la vie. Il suffit juste de créer la dépendance et de l'entretenir par le chantage à l'amour, via un arsenal d'outils divers et variés (matériels et psychologiques). Les gentils ne font pas ça. Là aussi, il ne s’agit pas d’essentialiser quiconque avec la catégorie des gentils, mais cette catégorie reste bien utile pour disséquer les rapports humains. C'est dans l'égalité, dans le partage juste et équilibré qu'ils tirent leur satisfaction. Si parfois, ils créent un rapport de dépendance, un manque, c'est momentané, c'est malencontreusement, c'est juste une erreur d'ajustement, un passage difficile. Les gentils cherchent les rapports d'égal à égal, et les entretiennent même si c'est un équilibre ardu à conserver dans la durée, ils n'ont pas BESOIN de créer le manque et de tirer sur la corde pour se sentir vivre.

Mais les Élus, les professeurs, les patrons, les chefs d'établissements et tous les chefs, et puis donc évidemment dans le domaine affectif, certains hommes vivent de la dépendance et du chantage à l'amour, l'organisent. Ce sont les êtres méchants, parce qu'ils font mal autour d'eux sans arrêt. Bien-sûr, nous arrivons tout simplement au cercle vicieux de la méchanceté : quand on comble un vide en soi en le créant chez autrui, le phénomène risque de se poursuivre à partir de la personne qu’on a maltraitée. Ça semble aussi machinale que de la thermodynamique.

Être avide, vouloir le beau, chercher la source de vie, c'est en chacun de nous et les méchants se placent donc stratégiquement en amont de toutes sortes de sources merveilleuse. A l’école, les sources sont principalement le savoir, l’idée de skholè, le sentiment d’exister, la socialisation, le droit d’évoluer, d’avancer (c'est pas rien !!!).

Le méchant, on le sait, n’a pas d'empathie et ne cherche rien à modifier puisque la souffrance de l'autre est la matière première de la nourriture dont il a besoin pour se sentir vivre, pour le remplir, pour combler quelque chose qui manque en lui. En fait, les méchants vivent continuellement d'un : « Tu as besoin de moi, hein ! Je le vois bien. Je la vois bien ta langue pendante. Je vois bien ta colère preuve que je suis indispensable pour toi » et ils ne vivent jamais la vraie vie. Ils ne se doutent même pas que s'ils arrêtaient d'être « méchant », de l'égalité pourrait jaillir la vie et le fertile, mais non ils préfèrent stagner, avec un compte-goutte, en plein désert, pour jouir des assoiffés autour d'eux pour qui ils sont immanquablement le centre, que dis-je, plus que centre - par ce mécanisme diabolique -, ils deviennent Dieu, une illusion de Dieu, ils sont le pourvoyeur de toutes choses. Ils sont en situation de distribution, ils passent leur vie à s’organiser pour être et rester indispensables. La première chose que l’on devrait tous faire, en face des méchants, c’est justement de se passer d’eux et de trouver comment les guérir par d’autres voies, mais c’est souvent très difficile, le gouffre d’amour en eux, fait un appel d’air gigantesque et aspire tout sur son passage... et leur chantage à l'amour marche trop bien,... le piège est si parfait,...

Je voudrais encore citer Simone Weil mais dans ses « commentaires de textes pythagoriciens » où il est en plus question du lien entre le divin et la géométrie.

«  Les choses indifférentes restent toujours indifférentes ; ce sont les choses divines qui, par le refus de l’amour, prennent une efficacité diabolique. »

Qui me fait penser à l'expression « la corruption du meilleur engendre le pire » que l’on trouve chez Illich et beaucoup d’autres personnes.

Et comment ne pas rapprocher cela de l’école ? Comment ne pas voir que l’idée originelle de skholè en étant corrompue (notamment par le professorat), est devenue la chose la plus dangereuse ?

Une école, c’est un pharmakon, un outil inventé par l’homme qui peut être soit un remède soit un poison. Lorsque le pharmakon de l’école est entre les mains du pouvoir ou d’hommes de pouvoirs, alors il devient extrêmement toxique. La chose la plus toxique du monde peut-être. En ce sens, nous devrions peut-être veiller à ce que l’école ne soit pas un pharmakon, mais qu’elle soit uniquement rencontres, relations, rapports (mutuel, égaux, réciproques). Albert Jacquard disait justement que l’école devrait uniquement être le lieu de la rencontre des autres.

Tolstoï, lui aussi, quand il développe son "principe de non immixtion" de l’école et des profs (l’école et les profs ne doivent pas s’immiscer dans les êtres), il imagine une école libre qui ressemble plus à « la culture » qu’à un enseignement, des méthodes, des techniques et des outils.

Rencontre, culture, voici des concepts qui nous éloignent donc d'un pharmakon pour être sûr que personne n’en viennent à manipuler l’école et à mettre les êtres sous dépendance. C’est aussi pour ça que nous avons un gros problème avec « la culture » de nos jours, car elle a aussi été rendue pharmakon et puis ensuite détournée, manipulée, stérilisée, par les pouvoirs. On peut imaginer que la culture, que la rencontre des hommes mettent en œuvre des pharmaka, mais encore faut-il qu’ils soient décidés collectivement et que leur utilisation soit partagée équitablement entre tous.

Mais qu’en est-il du mouvement des dominés puisque « là où nul n’obéit personne ne commande » ? et selon l’angle choisi, je pourrais dire : puisque là où nul ne perd son autonomie, personne ne peut mettre l’autre sous sa dépendance.

Pour décrire ce mouvement des dominés, je donne la parole à Simone Weil (dans les « commentaires de textes pythagoriciens ») :

« Il peut arriver qu’un homme transporte la position centrale hors de soi dans un autre être humain, en qui il met son trésor et son cœur. Lui-même alors devient une simple parcelle de l’univers, tantôt assez considérable, tantôt infiniment petite. La crainte extrême peut produire cet effet aussi bien qu’une certaine espèce d’amour. Dans les deux cas, quand pour un être humain le centre de l’univers se trouve dans un autre, ce transfert est toujours l’effet d’un rapport de forces mécaniques qui soumet brutalement le premier au second. L’effet se produit si le rapport des forces est tel que toute pensée d’avenir chez le premier, qu’il s’agisse d’espérance ou de crainte, passe obligatoirement par le second. Il y a identité essentielle quant au caractère brutal et mécanique de la subordination dans les relations en apparence si différentes qui lient un esclave à un maître, un indigent à un bienfaiteur, un grognard à Napoléon, un certain type d’amoureux, d’amoureuse, de père, de mère, de sœur, d’ami, et ainsi de suite, à l’objet de leur affection. »

Il me paraît évident que le principe du mal se trouve ici : dans la mise sous dépendance d’autrui conséquence direct d’un vide en soi et son corolaire, se laisser mettre sous dépendance. C’est pour ça que toute l’astuce de l’Éducation Nationale est d’intervenir le plus tôt possible, sur les êtres les plus faibles et malléables possibles. L’Éducation Nationale ne fait qu’entériner et perpétuer en fait un monde de mise sous dépendance, un monde de chantage à l'amour, un monde de compétition avec carottes et bâtons.

Dépendance aux institutions. Dépendance à l’argent. Dépendance aux trusts agro-alimentaire par la destruction des moyens d’autosuffisance et notamment de la terre. Dépendance à des propriétaires immobiliers ou des moyens de production.

"Le gouvernement par la contrainte" n’est pas grand-chose à côté de ce macro-système ramifié de mise sous dépendance (qui commence par l’école).

La première des mises sous dépendance que réalise l’école est celle concernant le savoir comme nous en parle Ivan Illich et puis John Holt :

« Le professeur prépare à l'institutionnalisation aliénatrice de la vie en enseignant le besoin d'être enseigné. Une fois cette leçon apprise, l'homme ne trouve plus le courage de grandir dans l'indépendance, il ne trouve plus d'enrichissement dans ses rapports avec autrui, il se ferme aux surprises qu'offre l'existence lorsqu'elle n'est pas prédéterminée par la définition institutionnelle. » I.I.

« Le plus fondamental des droits de l’homme est celui d'être maître de son esprit et de ses pensées. Cela implique le droit de décider soi-même comment on va explorer le monde qui nous entoure, celui d'évaluer ses propres expériences et celles des autres, et enfin le droit de chercher et de donner du sens à sa vie. Quiconque nous ôte ce droit, tout éducateur soit-il, s'attaque à l'essence même de notre être et nous cause une blessure profonde et durable. Car il nous affirme ainsi que nous ne pouvons pas nous faire confiance à nous-mêmes, même pour penser, que notre vie durant nous dépendons des autres pour connaître le sens du monde et celui de notre vie, et que nos propres interprétations, faites au regard de nos expériences, n'ont aucune valeur. Mon propos n'est pas d'améliorer l' "éducation" mais de faire sans, d'en finir avec ce système de formatage affreux et anti-humain, et de laisser enfin les gens se construire eux-mêmes ». J.H.

Quelques lignes après le texte de Simone Weil que nous avons cité plus haut, elle poursuit :

« Il y a pourtant une exception. C’est quand deux être humains se rencontrent dans des circonstances telles qu’aucun ne soit soumis à l’autre par aucune espèce de force et que chacun ait à un degré égal besoin du consentement de l’autre. Chacun alors, sans cesser de penser à la première personne, comprend réellement que l’autre aussi pense à la première personne. La justice se produit alors comme un phénomène naturel. »

Et puis, plus loin :

« Seul le vrai renoncement au pouvoir de tout penser à la première personne, permet à un homme de savoir que les autres hommes sont ses semblables. (…) Les hommes n’aiment la richesse, le pouvoir et la considération sociale que parce que cela renforce en eux la faculté de penser à la première personne. Accepter la pauvreté au sens littéral du mot, c’est accepter d’être néant dans l’apparence qu’on présente à soi-même et aux autres comme on est néant en réalité. »

Donc, laisser à l'autre son autonomie, et ne pas chercher à prendre puissance sur lui via un chantage à l'amour, et chercher la charité, la rencontre mutuelle.

Tout ceci me fait penser à ce que dit Jacques Ellul sur la non-puissance. Et je voudrais donc terminer cet article avec lui, avec quelques merveilleuses citations où on comprend que la Vérité se trouve dans la non-puissance :

« Nous pouvons être assurés que dans toutes nos situations de richesse, de puissance, de domination, d'expansion, de haute technologie, de croissance indéfinie, Dieu n'est pas. »

« Ce qui a constamment marqué la vie de Jésus, plus que la non-violence, c'est le choix en toute circonstance de la non-puissance. Ce qui va infiniment plus loin. La non-puissance n'est pas l'impuissance. Celle-ci est le simple fait que je ne peux pas faire ce que j'aurais envie de faire, ou devrais faire. La non-puissance est un choix : je peux, et je ne le ferai pas. C'est un renoncement. »

Les profs, les élus, les patrons, les parents, sont des êtres qui peuvent, et ils font. Tragédie !

« la non-puissance est une orientation permanente dans tous les choix de la vie et toutes les circonstances. On a une puissance, et on refuse de s'en servir. Tel est l'exemple de Jésus. C'est une des expressions les plus bouleversantes que cette considération d'un Dieu qui est le Tout-Puissant, et qui venant parmi les hommes prend la décision de la non-puissance.»

« cette orientation permanente et ce choix explicite de Jésus de la non-puissance nous placent actuellement dans une situation délicate. Car nous devons faire le même choix. Mais nous sommes placés dans une société qui n'a pas d'autre orientation, pas d'autre objectif, pas d'autre critère de la vérité que la puissance !
La science est devenue non plus recherche de la vérité mais recherche de la puissance, la technique est tout entière un instrument de puissance. Il n'y a rien dans la technique sinon de la puissance. La politique n'est ni le souci du bien et du juste ni l'expression de l'humain, elle n'a pas d'autre but que de réaliser, d'affirmer la puissance. L'économie quand elle se voue à la recherche effrénée de la richesse des nations est en définitive elle aussi vouée à la puissance...
Notre société est l'esprit de puissance, la grande différence avec les sociétés antérieures est que sans doute celles-ci recherchaient aussi la puissance mais n'en avaient pas les moyens. Alors que notre société a maintenant acquis les moyens d'une puissance illimitée, si bien que nous sommes aujourd'hui placés dans la situation la plus difficile qui ait jamais eu lieu, puisqu'il nous faut récuser à la fois l'esprit de notre temps et les moyens employés. Sinon, si peu que nous cédions à ces puissances, nous trahissons Jésus, bien plus sûrement que si nous commettons tel ou tel péché individuel et limité : car c'est un choix de vie (dont la non-violence est une partie) et il n'y en a pas d'autre possible. Si le dernier mot est l'amour, il consiste à ne jamais exprimer ni marquer une puissance quelconque envers l'autre en toute circonstance.

Et seule la non-puissance aujourd'hui peut avoir une chance de sauver le monde...»

8) La peur totale : celle de mourir.

A l'école, on a peur et on apprend à avoir peur. C'est un régime de peur intégrale. Il y a toutes sortes de peurs quotidiennes bien-sûr, mais parlons de cette peur globale qui sous-tend ce système - et il s'agit forcément de la peur qui domine toujours toutes les autres - : la peur de mourir. Cette peur suprême est précédée de la peur de l'exclusion sociale, mais on sait très bien avec quelle célérité, on passe de l'une à l'autre, et comment finalement elles se confondent toujours anthropologiquement.

Chaque scolarité répond au schéma animal et dogmatique (le mot est archi-faible) suivant : « Je dois apprendre, et vite, je dois savoir, c'est-à-dire savoir répondre correctement aux questions en fonction du modèle, c'est-à-dire obéir, pour avoir des diplômes, qui me permettront ensuite d'avoir un "travail", un "métier", lequel me rapportera de "l'argent" (plus ou moins selon si j'ai bien travaillé à l'école ou pas) et par ce moyen, je serai accepté, je serai à l'abri du besoin, je ne dormirai pas dans la rue et j'aurai de quoi de manger. Et si j'excelle, je serai récompensé, je pourrais même vivre dans le confort, voire dans le luxe. Ma scolarité réussie est ce qui m'éloigne de celui qu'on appelle "un SDF", de la déchéance, de l'absence de toit et de nourriture, et me rapproche de la reconnaissance des autres et donc de la sécurité matérielle et affective. Si j'échoue à l'école, si je suis un raté, je pourrais en mourir, comme ce SDF mort de froid. Je finirai tout seul, à manger dans les poubelles, sans dents et ma vie sera très brève, remplie de souffrances physiques et morales. » Tous les adultes, en vertu de ce "réseau de mafiosi" dont parle Léandre Bergeron, sont de connivence pour entretenir ce schéma dans les enfants. Ha cet amour-menteur pour les enfants ! Je te fais peur pour que tu obéisses et que tu te conformes, mais je t'aime. L'amour n'est qu'un outil de premier choix, parmi les outils de servitude : "c'est pour ton bien", parce que je t'aime. L'amour des parents pour leurs enfants, c'est aussi intense que "la subversion du christianisme" (Cf : Jacques Ellul) ou que l'imposture de notre régime politique. Une illusion, une très fine manipulation, une mystification, on nous paie de mot, et nous, on marche, on fait confiance, alors qu'on nous conduit à l'abattoir.

Voilà donc ce qu'on appelle "civilisation", "société", "République", "vivre ensemble","la famille qui nous protège", un état de chose qui repose à tout instant sur la peur de mourir, la peur d'être exclu, la peur d'être dernier, rejeté par les siens, la peur de ne pas correspondre vu les risques encourus pour sa survie. Voilà donc cet état de chose (société, famille) que l'on affuble sans cesse de jolis mots fleuris qui n'est qu'un régime de peur intégrale : MARCHE OU CREVE. Voilà avec quoi la jeunesse de ce monde chemine. Voilà, ce qu'il y a dans le coeur de la jeunesse de ce monde à chaque instant (et dans le coeur de chacun de nous). Et sans refondre totalement (inverser !) cette matrice diabolique, nous voudrions conserver des aspirations à un monde qui serait beau comme ci ou comme ça ? Quelle blague !

Ce site internet propose d'ausculter LA MATRICE de notre société et des individus. Dès le départ, cette matrice nous intime au plus profond de nous-même que la distance, fusse-t-elle, infime, que nous prenons vis-à-vis du modèle social en vigueur nous rapproche (même un tout petit peu) de la mort. A chaque fois que nous nous écartons de ce qui est admis, attendu, VLAN, une logique implacable est là pour nous faire incorporer qu'on prend un risque pour notre survie future. C'est beau l'amour ! C'est beau la fraternité quand même !

En conséquence, ce régime de peur, donne naissance à des individus dont les caractéristiques premières seront l'insincérité, le mensonge permanent vis-à-vis de soi et des autres (pour correspondre), la vente mutuelle, la construction d'un personnage (de masques), de carapaces, l'incorporation de rôles - rien de plus adéquat qu'un rôle, qu'une fonction voulue par l'État, pour s'éloigner de la peur de mourir puisqu'on sera accepté sans détour, donc on se précipite sur les rôles -.

Les individus n'en sont pas puisqu'ils sont tous gorgés de schismes en tout genre : pour ne pas mourir, pour être accepté, on s'auto-découpe tous, à la machette, en fines rondelles. Les psychés sont de véritable temple du refoulé et du refoulement. L'histoire de nos 20 premières années à tous est une histoire intégrale de refoulement. Et la "société" est composée in fine de gens qui sont les fantômes d'eux-mêmes, qui ne sont JAMAIS eux-mêmes.

Le sentiment de l'échec scolaire est égal à la peur de mourir. C'est un système totalitaire qui emporte chacun d'entre-nous.
 
Sylvain

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Où comment « la doctrine du monde » nous tue tous cruellement !http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/auteurs-personnages/31-leon-tolstoi/431-ou-comment-la-doctrine-du-monde-nous-tue-tous-cruellementhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161227_140206_Ou_comment___la_doctrine_du_monde___nous_tue_tous_cruellement__Tue, 27 Dec 2016 13:02:06 +0000

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/extrait_chapitre_x_ma_religion_tolstoi.pdf|800|500}

Version web

Livre "Ma Religion" de Tolstoï en entier en PDF

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{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/extrait_chapitre_x_ma_religion_tolstoi.pdf|800|500}

Version web

Livre "Ma Religion" de Tolstoï en entier en PDF

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Nous avons (encore) essayé d'allumer un feuhttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/54-humeurs/430-nous-avons-essaye-d-allumer-un-feuhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161226_151711_Nous_avons__encore__essaye_d_allumer_un_feuMon, 26 Dec 2016 14:17:11 +0000

feuIl faisait froid et nous avons essayé d'allumer un feu. Plus la Terre se réchauffe à cause du CO2 du Méthane, plus nous avons froid. Nous avons proposé des veillées pour que la vie revienne peu à peu au village : de la philosophie, des jeux, des conversations, du théâtre etc. se parler, se voir, s'entraider et apprendre les uns des autres, se retrouver.
On se disait qu'il suffisait peut-être juste de se mettre en chemin pour retrouver tout ce qui fait la douceur de vivre : l'Amitié, le soin aux autres, et puis bien-sûr, si possible, les coquelicots, les fours à pain, les rires de petites filles et de petits garçons, la pluie aussi douce que le soleil, l'abondance de bienfaits, le plus possible de manifestations de la Vie, la paix intérieure et extérieure, le retour des sens et des sensations, oui, quelque-chose comme à la fin du livre L'homme qui plantait des arbres :

{xtypo_quote} l'homme qui plantait des arbres Sur l'emplacement des ruines que j'avais vues en 1913, s'élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. A côté de chaque ferme, dans des bosquets d'érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu. Une population venue des plaines où la terre se vend cher s'est fixée dans le pays, y apportant de la jeunesse, du mouvement, de l'esprit d'aventure. On rencontre dans les chemins des hommes et des femmes bien nourris, des garçons et des filles qui savent rire et ont repris goût aux fêtes campagnardes. Si on compte l'ancienne population, méconnaissable depuis qu'elle vit avec douceur et les nouveaux venus, plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier. {/xtypo_quote}
Quelque harmonie serait-elle envisageable ? De toutes façons nous avions vraiment trop froid dans ce village, il fallait bien tenter quelque-chose. Nous disions sans cesse : il est mort notre village ! Alors tout bêtement nous avons essayé d'allumer un feu au centre du village. Du bois, des brindilles, de la cagette, du papier, une allumette, nous avions tout ce qu'il faut et en prime, nous étions une petite bande d'enthousiastes (étymologiquement : pénétrés et emportés par le divin). Nous avions un feu en nous et nous voulions le déposer et le matérialiser comme offrande ("Toi qui m'a donné du feu quand...").
Le feu a commencé de partir, les flammes grossissaient, cela nous ravivait, nous étions ravis. Septembre, octobre, novembre 2016, à observer ce feu s'épanouir lentement... Quand le froid de l'hiver allait s'ajouter à celui des âmes, le feu serait peut-être très grand, très beau et très chaud, tant mieux !

Mais les élus sont encore venus et, hommes ou femmes, ils ont pissé sur le feu en rigolant pour l'éteindre. Je suis allé les voir plusieurs fois, pour leur dire d'arrêter et d'aller pisser ailleurs, et quand je me suis tourné vers les villageois pour avoir leur approbation et leur soutien, il n'y avait plus personne. Chacun, par un mystérieux mouvement de pesanteur, était retourné se placer mécaniquement derrière un écran d'ordinateur, de télévision, de tablette ou de smartphone. J'ai regardé à nouveau vers feu le feu, et les élus pissaient toujours, et puis se branlaient et éjaculaient dans la bouche ou le cul des villageois, chacun ligoté façon SM, à l'endroit où on avait essayé de faire un feu. Les élus de sexe féminin sodomisaient mes concitoyens avec des godes-ceintures. Je me suis approché d'un camarade (de sexe masculin) qui avait une bite dans la bouche, un gode-ceinture dans le cul et des braises au milieu du dos, et j'ai tenté de le questionner. Je compris à partir des bribes de mots que j'ai pu glaner entre deux coups de bite, qu'il n'avait aucunement conscience de ce qu'il était en train de subir et qu'il se croyait tranquillement installé derrière son écran ordinateur en train de regarder un film porno.
Oui, et donc ils se laissaient faire. En fait, il paraît que c'est parce qu'ils ont des "habitus de dominés". C'est Bourdieu qui l'a dit. Et il paraît que c'est tout.

Je ne vous raconterais donc pas cette histoire du jour où nous avions essayé de mettre des couleurs.

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feuIl faisait froid et nous avons essayé d'allumer un feu. Plus la Terre se réchauffe à cause du CO2 du Méthane, plus nous avons froid. Nous avons proposé des veillées pour que la vie revienne peu à peu au village : de la philosophie, des jeux, des conversations, du théâtre etc. se parler, se voir, s'entraider et apprendre les uns des autres, se retrouver.
On se disait qu'il suffisait peut-être juste de se mettre en chemin pour retrouver tout ce qui fait la douceur de vivre : l'Amitié, le soin aux autres, et puis bien-sûr, si possible, les coquelicots, les fours à pain, les rires de petites filles et de petits garçons, la pluie aussi douce que le soleil, l'abondance de bienfaits, le plus possible de manifestations de la Vie, la paix intérieure et extérieure, le retour des sens et des sensations, oui, quelque-chose comme à la fin du livre L'homme qui plantait des arbres :

{xtypo_quote} l'homme qui plantait des arbres Sur l'emplacement des ruines que j'avais vues en 1913, s'élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. A côté de chaque ferme, dans des bosquets d'érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu. Une population venue des plaines où la terre se vend cher s'est fixée dans le pays, y apportant de la jeunesse, du mouvement, de l'esprit d'aventure. On rencontre dans les chemins des hommes et des femmes bien nourris, des garçons et des filles qui savent rire et ont repris goût aux fêtes campagnardes. Si on compte l'ancienne population, méconnaissable depuis qu'elle vit avec douceur et les nouveaux venus, plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier. {/xtypo_quote}
Quelque harmonie serait-elle envisageable ? De toutes façons nous avions vraiment trop froid dans ce village, il fallait bien tenter quelque-chose. Nous disions sans cesse : il est mort notre village ! Alors tout bêtement nous avons essayé d'allumer un feu au centre du village. Du bois, des brindilles, de la cagette, du papier, une allumette, nous avions tout ce qu'il faut et en prime, nous étions une petite bande d'enthousiastes (étymologiquement : pénétrés et emportés par le divin). Nous avions un feu en nous et nous voulions le déposer et le matérialiser comme offrande ("Toi qui m'a donné du feu quand...").
Le feu a commencé de partir, les flammes grossissaient, cela nous ravivait, nous étions ravis. Septembre, octobre, novembre 2016, à observer ce feu s'épanouir lentement... Quand le froid de l'hiver allait s'ajouter à celui des âmes, le feu serait peut-être très grand, très beau et très chaud, tant mieux !

Mais les élus sont encore venus et, hommes ou femmes, ils ont pissé sur le feu en rigolant pour l'éteindre. Je suis allé les voir plusieurs fois, pour leur dire d'arrêter et d'aller pisser ailleurs, et quand je me suis tourné vers les villageois pour avoir leur approbation et leur soutien, il n'y avait plus personne. Chacun, par un mystérieux mouvement de pesanteur, était retourné se placer mécaniquement derrière un écran d'ordinateur, de télévision, de tablette ou de smartphone. J'ai regardé à nouveau vers feu le feu, et les élus pissaient toujours, et puis se branlaient et éjaculaient dans la bouche ou le cul des villageois, chacun ligoté façon SM, à l'endroit où on avait essayé de faire un feu. Les élus de sexe féminin sodomisaient mes concitoyens avec des godes-ceintures. Je me suis approché d'un camarade (de sexe masculin) qui avait une bite dans la bouche, un gode-ceinture dans le cul et des braises au milieu du dos, et j'ai tenté de le questionner. Je compris à partir des bribes de mots que j'ai pu glaner entre deux coups de bite, qu'il n'avait aucunement conscience de ce qu'il était en train de subir et qu'il se croyait tranquillement installé derrière son écran ordinateur en train de regarder un film porno.
Oui, et donc ils se laissaient faire. En fait, il paraît que c'est parce qu'ils ont des "habitus de dominés". C'est Bourdieu qui l'a dit. Et il paraît que c'est tout.

Je ne vous raconterais donc pas cette histoire du jour où nous avions essayé de mettre des couleurs.

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Dénonciation de la permaculture commerciale (sketch radio)http://descolarisation.org/index.php/accueil/terre-et-permaculture/426-denonciation-de-la-permaculture-commerciale-sketch-radiohttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161225_140156_Denonciation_de_la_permaculture_commerciale__sketch_radio_Sun, 25 Dec 2016 13:01:56 +0000

Joseph Sapin termine son stage de permaculture (moment du paiement).
Extrait de la dernière émission du Monde Allant Vers avec Mathilde, Joris et Sylvain (Intro de 5'30)

Ce sketch est une impro en direct.
+ : le coté impro apporte une justesse intéressante.
- : des effusions de bisous et d'amitié au moment de la séparation finale auraient été marrants, et plus de références à tous les travaux de bagnards effectués pendant le stage auraient aussi apporté un plus à ce dialogue.
On en refera peut-être un, + écrit.

{xtypo_quote}Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaître un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n’est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur. Le bagne ne réside point là où des coups de pioche sont donnés. Il n’est pas d’horreur matérielle. Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n’ont point de sens, qui ne relie pas celui qui les donne à la communauté des hommes. Et nous voulons nous évader du bagne. Saint-Exupéry dans Terre des hommes. {/xtypo_quote}

Lien vers l'article "Contre tous les marchands de savoir".

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Joseph Sapin termine son stage de permaculture (moment du paiement).
Extrait de la dernière émission du Monde Allant Vers avec Mathilde, Joris et Sylvain (Intro de 5'30)

Ce sketch est une impro en direct.
+ : le coté impro apporte une justesse intéressante.
- : des effusions de bisous et d'amitié au moment de la séparation finale auraient été marrants, et plus de références à tous les travaux de bagnards effectués pendant le stage auraient aussi apporté un plus à ce dialogue.
On en refera peut-être un, + écrit.

{xtypo_quote}Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaître un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n’est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur. Le bagne ne réside point là où des coups de pioche sont donnés. Il n’est pas d’horreur matérielle. Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n’ont point de sens, qui ne relie pas celui qui les donne à la communauté des hommes. Et nous voulons nous évader du bagne. Saint-Exupéry dans Terre des hommes. {/xtypo_quote}

Lien vers l'article "Contre tous les marchands de savoir".

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Le masochisme comme éthique : éviter à tout prix ce qui pourrait nous guérir.http://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/429-le-masochisme-comme-ethique-eviter-a-tout-prix-ce-qui-pourrait-nous-guerirhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161223_212242_Le_masochisme_comme_ethique___eviter_a_tout_prix_ce_qui_pourrait_nous_guerir.Fri, 23 Dec 2016 20:22:42 +0000

l'angélusCombien de personnes travaillent la terre pour leur subsistance ? Qui fait cela ? On dit que le nombre d'agriculteur se situe autour de 3% en France, mais quelqu'un qui produit du vin ou du lait pour le vendre, un autre qui produit des courgettes et des pommes pour les vendre, sont-ce là des gens qui travaillent la terre pour "gagner leur pain à la sueur de leur front" (la Genèse) ? Non, ce sont des personnes qui vendent et se vendent (comme tous les autres) pour obtenir de l'argent et c'est par ce moyen-là qu'elles iront chercher leur subsistance auprès d'autres vendeurs.
Le nombre de gens en occident qui tirent de la terre leur subsistance doit avoisiner zéro... Ça serait bien au moins de le noter... étant donné que c'est pourtant la seule chose à faire pour être en accord avec les lois de la vie.

Ces dix dernières années, j'ai pu observer que les hommes ont deux mobiles "négatifs" principaux : 1° tout faire pour ne pas avoir à travailler la terre pour sa subsistance et 2° tout faire pour ne pas participer aux prises de décisions politiques. Ce sont des mobiles qui les guident en permanence. On pourrait facilement prouver que tous les choix sont effectués à la lumière de ces deux mobiles négatifs.

Pour l'un et l'autre, chacun échafaude de solides paradigmes de justifications (des cortèges de raisons logiques entre elles) qui permettent en toutes circonstances de pouvoir justifier pourquoi on ne travaille la terre pour sa subsistance et pourquoi on ne prend pas part à la vie politique (aux décisions pour le bien commun).

La propagande (que l'homme ne cesse de répercuter) est là pour fournir tous les éléments de langage et autres signes ou imageries pour mettre au point, en chacun, ces justifications. N.B : Ce que je nomme "Propagande" est toujours l'ensemble constitué par l’Education Nationale (programme explicite et implicite : voir Citation de E. Reimer), les industries culturelles (radio, cinéma, presse, télévision, "médias"), la publicité, tous les processus Etatiques/Institutionnels de normalisation sociale, et désormais la neuroscience au service des Possédants et la gouvernementalité algorithmique.

Passées les justifications les plus faciles, et s'il nous est donné de pouvoir creuser ces deux sujets (terre et politique) avec les gens, on arrive rapidement à l'idée que les deux choses leur feraient mal, c'est en tout cas ce qu'ils disent. Tout le monde dira également qu'il s'agit là de deux sujets qui peuvent sans doute intéresser plein de gens (formidables) mais en tout cas : pas eux. Eux ont bien d'autres passions, centres d'intérêts, activités, et sont doués pour beaucoup d'autres choses, mais pas ça. Ils disent tous cela.
Et puis donc : travailler la terre pour sa subsistance, ou participer à la prise des décisions communes, dans les deux cas, il paraît que ça fait mal, que c'est douloureux et puis tous se déclarent totalement, mais alors totalement, inaptes, incultes et ignorants pour ces deux choses. Tous disent, un peu comme pour quelque-chose de très très fragile qu'il vaut vraiment mieux que eux n'y touchent pas car ils risqueraient de mal faire.
Jeunes, moins jeunes, vieux... Tous... Ils sont d'ailleurs (selon eux) soit trop jeunes, soit occupés à autre chose, soit trop vieux...
Ils feraient mal. Ça fait mal. Bref, selon eux c'est vraiment un mal.

Ce qui me frappe alors, c'est combien ce mal est pourtant LE bien suprême. Il s'agit précisément des deux sujets qui seraient en mesure de tout leur rendre : leur temps, leur santé, leur pouvoir, leur plaisir, leur énergie, leur sérénité, leur paix, leur indépendance, leur bonheur, leur liberté, leur courage, leur allant, leur volonté etc., et bref, toute la douceur de vivre qu'on est en droit de vouloir en venant au monde, et toutes les vertus de l'homme debout, fier marinier de la vie.

Ce que les gens cherchent à éviter à tout prix est exactement ce dont ils ont le plus besoin... (dans le meilleur sens du mot besoin...)

...J'en reviens donc toujours à chercher pourquoi l'ordre ici bas est inversé...

Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front... Il semblerait que ça soit le mot SUEUR qui pose problème... Mais alors pourquoi celui-ci fait-il du jogging ? Pourquoi cet autre du VTT ? Pourquoi presque tous "font du sport"... ?
Et pourquoi tous remplacent le mot "pain" par "argent pour acheter du pain" ?
Les choses divines sont pourtant on ne peut plus claires : tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, ça veut juste dire qu'il faut tirer SOI-MÊME sa subsistance directement de la terre, et que ça fera un peu, parfois, comme quand on fait un peu de sport : ça fera un peu transpirer quelques gouttes, mais il se trouve que c'est bon pour le corps (et même pour la tête à cause des endorphines)...
Je me souviens de ce dessin très intéressant (qui reprenait les codes visuels des salles de sport) où quelqu'un avait indiqué quels muscles étaient sollicités par chaque outils classiques de jardinage.

Ensuite, participer, chacun, aux décisions communes, permettrait à notre communauté humaine que ça ne soit plus les pires d'entre-nous qui prennent de mauvaises décisions, mais que l'intelligence collective puisse tirer profit de chaque cerveau et que cette même intelligence tende à alléger la peine de chacun grâce à l'entraide et à la mise en commun. Mais bon, ça aussi, il faut l'éviter à tout prix.

Une journée de plus s'est écoulée aujourd'hui où les gens ont tout mis en œuvre pour vivre loin ou à côté des deux choses dont ils ont le plus besoin.

Mystère.Total.

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l'angélusCombien de personnes travaillent la terre pour leur subsistance ? Qui fait cela ? On dit que le nombre d'agriculteur se situe autour de 3% en France, mais quelqu'un qui produit du vin ou du lait pour le vendre, un autre qui produit des courgettes et des pommes pour les vendre, sont-ce là des gens qui travaillent la terre pour "gagner leur pain à la sueur de leur front" (la Genèse) ? Non, ce sont des personnes qui vendent et se vendent (comme tous les autres) pour obtenir de l'argent et c'est par ce moyen-là qu'elles iront chercher leur subsistance auprès d'autres vendeurs.
Le nombre de gens en occident qui tirent de la terre leur subsistance doit avoisiner zéro... Ça serait bien au moins de le noter... étant donné que c'est pourtant la seule chose à faire pour être en accord avec les lois de la vie.

Ces dix dernières années, j'ai pu observer que les hommes ont deux mobiles "négatifs" principaux : 1° tout faire pour ne pas avoir à travailler la terre pour sa subsistance et 2° tout faire pour ne pas participer aux prises de décisions politiques. Ce sont des mobiles qui les guident en permanence. On pourrait facilement prouver que tous les choix sont effectués à la lumière de ces deux mobiles négatifs.

Pour l'un et l'autre, chacun échafaude de solides paradigmes de justifications (des cortèges de raisons logiques entre elles) qui permettent en toutes circonstances de pouvoir justifier pourquoi on ne travaille la terre pour sa subsistance et pourquoi on ne prend pas part à la vie politique (aux décisions pour le bien commun).

La propagande (que l'homme ne cesse de répercuter) est là pour fournir tous les éléments de langage et autres signes ou imageries pour mettre au point, en chacun, ces justifications. N.B : Ce que je nomme "Propagande" est toujours l'ensemble constitué par l’Education Nationale (programme explicite et implicite : voir Citation de E. Reimer), les industries culturelles (radio, cinéma, presse, télévision, "médias"), la publicité, tous les processus Etatiques/Institutionnels de normalisation sociale, et désormais la neuroscience au service des Possédants et la gouvernementalité algorithmique.

Passées les justifications les plus faciles, et s'il nous est donné de pouvoir creuser ces deux sujets (terre et politique) avec les gens, on arrive rapidement à l'idée que les deux choses leur feraient mal, c'est en tout cas ce qu'ils disent. Tout le monde dira également qu'il s'agit là de deux sujets qui peuvent sans doute intéresser plein de gens (formidables) mais en tout cas : pas eux. Eux ont bien d'autres passions, centres d'intérêts, activités, et sont doués pour beaucoup d'autres choses, mais pas ça. Ils disent tous cela.
Et puis donc : travailler la terre pour sa subsistance, ou participer à la prise des décisions communes, dans les deux cas, il paraît que ça fait mal, que c'est douloureux et puis tous se déclarent totalement, mais alors totalement, inaptes, incultes et ignorants pour ces deux choses. Tous disent, un peu comme pour quelque-chose de très très fragile qu'il vaut vraiment mieux que eux n'y touchent pas car ils risqueraient de mal faire.
Jeunes, moins jeunes, vieux... Tous... Ils sont d'ailleurs (selon eux) soit trop jeunes, soit occupés à autre chose, soit trop vieux...
Ils feraient mal. Ça fait mal. Bref, selon eux c'est vraiment un mal.

Ce qui me frappe alors, c'est combien ce mal est pourtant LE bien suprême. Il s'agit précisément des deux sujets qui seraient en mesure de tout leur rendre : leur temps, leur santé, leur pouvoir, leur plaisir, leur énergie, leur sérénité, leur paix, leur indépendance, leur bonheur, leur liberté, leur courage, leur allant, leur volonté etc., et bref, toute la douceur de vivre qu'on est en droit de vouloir en venant au monde, et toutes les vertus de l'homme debout, fier marinier de la vie.

Ce que les gens cherchent à éviter à tout prix est exactement ce dont ils ont le plus besoin... (dans le meilleur sens du mot besoin...)

...J'en reviens donc toujours à chercher pourquoi l'ordre ici bas est inversé...

Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front... Il semblerait que ça soit le mot SUEUR qui pose problème... Mais alors pourquoi celui-ci fait-il du jogging ? Pourquoi cet autre du VTT ? Pourquoi presque tous "font du sport"... ?
Et pourquoi tous remplacent le mot "pain" par "argent pour acheter du pain" ?
Les choses divines sont pourtant on ne peut plus claires : tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, ça veut juste dire qu'il faut tirer SOI-MÊME sa subsistance directement de la terre, et que ça fera un peu, parfois, comme quand on fait un peu de sport : ça fera un peu transpirer quelques gouttes, mais il se trouve que c'est bon pour le corps (et même pour la tête à cause des endorphines)...
Je me souviens de ce dessin très intéressant (qui reprenait les codes visuels des salles de sport) où quelqu'un avait indiqué quels muscles étaient sollicités par chaque outils classiques de jardinage.

Ensuite, participer, chacun, aux décisions communes, permettrait à notre communauté humaine que ça ne soit plus les pires d'entre-nous qui prennent de mauvaises décisions, mais que l'intelligence collective puisse tirer profit de chaque cerveau et que cette même intelligence tende à alléger la peine de chacun grâce à l'entraide et à la mise en commun. Mais bon, ça aussi, il faut l'éviter à tout prix.

Une journée de plus s'est écoulée aujourd'hui où les gens ont tout mis en œuvre pour vivre loin ou à côté des deux choses dont ils ont le plus besoin.

Mystère.Total.

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Chronologie de ce sitehttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/21-descolarisation-org/418-chronologie-de-ce-sitehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161219_115441_Chronologie_de_ce_siteMon, 19 Dec 2016 10:54:41 +0000

Il a ouvert en septembre 2014. Le sujet de la toxicité grandissante et terrifiante d'Internet a été évoqué de nombreuses fois dans des articles. Face au constat d'une toxicité totale d'Internet, le site a été fermé plusieurs fois début 2016 et de multiples appels ont été lancés pour inviter les gens a remettre enfin les priorités dans le bon ordre, Internet devant exister simplement en tant que bonus à une vie réelle partagée et non l'inverse. Inviter les gens à comprendre qu'Internet peut au final totaliser la somme des expériences vécues et tendre à devenir l'unique expérience (absurde).
Ceci s'ajoutant en plus à de très nombreux préjudices pour nous (discriminations concrètes et calomnies nombreuses pour les idées que l'on porte - nous habitons en zone rurale et c'est pas triste de porter des idées subversives dans ce genre de milieu particulièrement xénophobe), nous avons totalement fermé le site entre septembre 2016 et décembre 2016. Je précise qu'entre temps nous n'avons pas arrêté de penser, d'étudier et d'écrire (comme on pourrait le penser vu qu'Internet est devenu la chose qui détermine ce qui existe et ce qui n'existe pas)... Il ré-ouvre ce jour, 19 décembre 2016, pour satisfaire quelques demandes, et face à la décadence complète de ce monde où d'ailleurs il semble devenu incontournable de se droguer ou de s'alcooliser ou de manger de la merde (car Internet c'est aussi cela) si on veut tenter, ne serait-ce qu'un chouïa, de rejoindre la population dans son Enfer. Oui, il semble qu'il faut accepter de prendre un peu de la poudre magique (et chimique industrielle) pour rejoindre de temps en temps une population, pourrait-on dire, de "thanatonautes" complètement perchée. Seulement de temps en temps, car le reste du temps, on est dans la forêt en train de prendre soin du cosmos. Alors toi qui lit ces lignes, si tu pouvais seulement choper quelques infos et documents ici, pour te dépêcher de créer des rencontres réelles dans ton village dans une idée de bien commun, au lieu de consommer simplement un peu de subversion, comme d'autres consomment du porno, pour juste te passer un baume et reprendre demain ta vie au service de l'argent et de l'idéologie du travail, ça serait sympa. C'est présenté sur ce site : la déscolarisation c'est surtout la reconquête des espaces communs pour y vivre une skholè collective et une vraie démocratie.

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Il a ouvert en septembre 2014. Le sujet de la toxicité grandissante et terrifiante d'Internet a été évoqué de nombreuses fois dans des articles. Face au constat d'une toxicité totale d'Internet, le site a été fermé plusieurs fois début 2016 et de multiples appels ont été lancés pour inviter les gens a remettre enfin les priorités dans le bon ordre, Internet devant exister simplement en tant que bonus à une vie réelle partagée et non l'inverse. Inviter les gens à comprendre qu'Internet peut au final totaliser la somme des expériences vécues et tendre à devenir l'unique expérience (absurde).
Ceci s'ajoutant en plus à de très nombreux préjudices pour nous (discriminations concrètes et calomnies nombreuses pour les idées que l'on porte - nous habitons en zone rurale et c'est pas triste de porter des idées subversives dans ce genre de milieu particulièrement xénophobe), nous avons totalement fermé le site entre septembre 2016 et décembre 2016. Je précise qu'entre temps nous n'avons pas arrêté de penser, d'étudier et d'écrire (comme on pourrait le penser vu qu'Internet est devenu la chose qui détermine ce qui existe et ce qui n'existe pas)... Il ré-ouvre ce jour, 19 décembre 2016, pour satisfaire quelques demandes, et face à la décadence complète de ce monde où d'ailleurs il semble devenu incontournable de se droguer ou de s'alcooliser ou de manger de la merde (car Internet c'est aussi cela) si on veut tenter, ne serait-ce qu'un chouïa, de rejoindre la population dans son Enfer. Oui, il semble qu'il faut accepter de prendre un peu de la poudre magique (et chimique industrielle) pour rejoindre de temps en temps une population, pourrait-on dire, de "thanatonautes" complètement perchée. Seulement de temps en temps, car le reste du temps, on est dans la forêt en train de prendre soin du cosmos. Alors toi qui lit ces lignes, si tu pouvais seulement choper quelques infos et documents ici, pour te dépêcher de créer des rencontres réelles dans ton village dans une idée de bien commun, au lieu de consommer simplement un peu de subversion, comme d'autres consomment du porno, pour juste te passer un baume et reprendre demain ta vie au service de l'argent et de l'idéologie du travail, ça serait sympa. C'est présenté sur ce site : la déscolarisation c'est surtout la reconquête des espaces communs pour y vivre une skholè collective et une vraie démocratie.

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Les Élus ou l'Amitié, nous avons un choix à faire...http://descolarisation.org/index.php/accueil/vraie-democratie/424-les-elus-ou-l-amitie-nous-avons-un-choix-a-fairehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161211_005521_Les_Elus_ou_l_Amitie__nous_avons_un_choix_a_faire...Sat, 10 Dec 2016 23:55:21 +0000

amitiéJe voudrais rebondir sur ce propos d'un ami concitoyen qui me disait qu'il se passe dans le monde entier chaque jour des choses beaucoup plus graves que notre vie de village empêchée par les Élus...

*****

Si on part des thèses du municipalisme ou du communalisme, le plus grave n'est pourtant jamais les décisions politiques et économiques (et leurs conséquences) de la Maison Blanche ou de la Chine. Le plus grave, c'est toujours cette impossibilité de vivre à l'échelon de la commune, qui est le seul échelon de la vie humaine et celui où tout commence : l'échelon de l'Espérance. L'échelon où on peut tout reprendre à zéro au niveau même de la place de l'homme dans l'univers si cela nous chante.

Nous sommes toujours tournés vers les spectacles de la grande échelle nationale ou mondiale et nous en oublions constamment l'échelon à notre mesure qui permet tout (justement parce qu'il est à la mesure de l'homme) : celui de la commune. Combien d'artistes vont se croire bouffons à la cour en épinglant quotidiennement sur youtube le Président des USA ou l'oligarchie française ou telles stars sans jamais un seul instant s'en prendre à leur Maire ou à la petite oligarchie qui tyrannise en continu leur petit village. L’échelon de la praxis (actions réelles transformatrices du réel) est pourtant uniquement celui de la commune (car à la mesure de chaque individu – y compris de « l'individu collectif »).

Le plus grave, c'est donc toute cette vie qui voudrait éclore dans les ruelles, les collines, les jardins, les communaux, les Églises, les places, auprès des fours à pains, dans les salles communales, qui est systématiquement et quotidiennement assassinée dans l’œuf par les Élus soi-disant «  de la Ré-publique ».

Le plus grave c'est toute cette Espérance contenue dans la possibilité de se rassembler, de se parler, de s'écouter, de s'entraider, de prendre soin ensemble, de créer ensemble, de jouer ensemble, d'apprendre ensemble, de festoyer, de mettre en commun qui est systématiquement et quotidiennement assassinée par les Élus.

Tuer l'espérance est le plus grand crime. C'est comme retirer à un mourant le dernier espoir de sa guérison (fut-il basé sur quelques irréalités, métaphysiques ou transcendances). En empêchant l'amitié au sens de la philia d'Aristote, les Élus réalisent ce que Cornélius Castoriadis n'a eu de cesse de nommer la clôture de l'imaginaire social et politique.

Le Chrétien que je suis baptise cela l'Espérance assassinée, et pourquoi pas : Jésus crucifié encore et toujours. Le monde va très très très mal, certes, mais donc pour continuer à vivre, le minimum est de laisser une ouverture sur de nouveaux possibles. Or les Élus ferment tout à double-tours (je le constate depuis 12 ans de mille et unes manières). Il est aisé d'observer les choses de façon purement physique et/ou biologique : les Élus travaillent à maintenir un milieu clôt sur lui-même alors que les processus ordonnateurs de la vie réclament en permanence un échange avec « le milieu extérieur ». Le christianisme rejoint plus souvent qu'on ne le croit la biologie.

Les Élus empêchent la rencontre avec l'Autre, avec l'Étranger, avec le Voisin : ils empêchent l'air de rentrer (ils haïssent le nouvel air - la nouvelle ère). Les Élus cadenassent la porte qui devrait pourtant rester ouverte, celle que nous pouvons tous pousser pour être accueillis en convive tel que nous sommes, avec notre pauvreté d'être humain égale à celle des autres, cette porte qui nous amène autour de la table avec une bougie au centre ou près du foyer. Prenez un peu le temps d'analyser ce qu'il reste d'en-commun dans votre commune (oui, commune !! nous osons encore dire "Commune" !!) [N.B : pour effectuer dignement cette analyse, merci de ne pas vous faire prendre au piège avec « les services publics » qui servent uniquement des logiques individualistes (eau, ordures, école, routes etc.) ou avec la forme associative qui est une forme privative ou avec les notions d'argents (l'amitié suppose la gratuité). Vous verrez qu'il ne reste plus rien de véritablement COMMUN]

Il y a en fait antinomie radicale entre la notion d'en-commun et la notion de délégataire du peuple.
Il faut donc bien comprendre pourquoi les Élus détruise systématiquement l'en-commun (et ils le font tous). Il le font car il y a antinomie radicale (au niveau éthique, symbolique et esthétique) entre un régime fondé sur la délégation et une démocratie véritable. Tout ceux qui cherchent à nous faire croire à longueur de prise de parole qu'on pourrait mixer les deux, que tel Élu sera enfin au service du bien commun, sont d'effroyables menteurs. C'est l'un ou l'autre : les Élus ou l'Amitié, nous avons un choix à faire.
Les Élus (tous les Élus) savent plus ou moins inconsciemment que si le peuple se rassemble et retrouvent les chemins d'un vivre ensemble dans la philia, cela ouvre directement la porte à des formes autogestionnaires et d'autonomie collective dans lesquels ils disparaissent immédiatement en tant qu'Élus.
Les Élus savent plus ou moins inconsciemment que leur pouvoir (comme tous les pouvoirs !) est mathématiquement fonction du degré de division à l'intérieur du peuple. Il s'agit donc bien là de deux forces antagonistes : la force de l'amitié ou celle de la délégation (concomitante des petites vies privatives).

Tout est affaire de symbolisme. Les Élus savent (encore une fois plus ou moins inconsciemment) à quelle vitesse le nouveau symbolisme de l'assemblée du peuple peut les mettre directement à terre. Imaginez que sur un seul mois, l'assemblée du peuple se tiennent ne serait-ce qu'une fois de plus que « le conseil municipal », c’en est déjà fini de ce dernier au niveau symbolique. L'oligarchie politique peut disparaître très rapidement en fait et cette disparition en fait la met en position de disparaître rapidement y compris en droit. Ce qui est réellement vécu comme partage régulier entre les membres du peuple développe toujours une force symbolique beaucoup plus grande que les petites réunions (ridicules) d'une oligarchie politique.

On peut bien me parler des heures de tels ou tels Élus qui seraient soi-disant tournés vers le bien commun et l'amitié dans le village, ces Élus fonctionneront toujours en fonction d'une limite franche constituée par la conservation de leur pouvoir issu de la délégation, et cette limite constituera toujours un mur immédiat pour qui veut faire progresser l'Amitié dans son village.

Donc, vous pouvez tous continuer de mener vos petites affaires privées en tentant d'oublier les Élus, en cultivant constamment des milliers d'excuses pour ne jamais vous frotter à eux. Pourtant, souffrant de solitude et de toute la peine à devoir mener sa barque seul : la flamme, le souvenir, de l'Amitié viendra toujours vous chercher. Et l'impossibilité de l'Amitié vous ramènera TOUJOURS à vos Élus.

Donc, autant vous frotter à eux tout de suite, ce serait vraiment gagner du temps et éviter beaucoup de temps gâché.

Autant œuvrer dès à présent pour la philia sans Élus, puisque le cas échéant cette question ne vous lâchera jamais totalement.

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amitiéJe voudrais rebondir sur ce propos d'un ami concitoyen qui me disait qu'il se passe dans le monde entier chaque jour des choses beaucoup plus graves que notre vie de village empêchée par les Élus...

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Si on part des thèses du municipalisme ou du communalisme, le plus grave n'est pourtant jamais les décisions politiques et économiques (et leurs conséquences) de la Maison Blanche ou de la Chine. Le plus grave, c'est toujours cette impossibilité de vivre à l'échelon de la commune, qui est le seul échelon de la vie humaine et celui où tout commence : l'échelon de l'Espérance. L'échelon où on peut tout reprendre à zéro au niveau même de la place de l'homme dans l'univers si cela nous chante.

Nous sommes toujours tournés vers les spectacles de la grande échelle nationale ou mondiale et nous en oublions constamment l'échelon à notre mesure qui permet tout (justement parce qu'il est à la mesure de l'homme) : celui de la commune. Combien d'artistes vont se croire bouffons à la cour en épinglant quotidiennement sur youtube le Président des USA ou l'oligarchie française ou telles stars sans jamais un seul instant s'en prendre à leur Maire ou à la petite oligarchie qui tyrannise en continu leur petit village. L’échelon de la praxis (actions réelles transformatrices du réel) est pourtant uniquement celui de la commune (car à la mesure de chaque individu – y compris de « l'individu collectif »).

Le plus grave, c'est donc toute cette vie qui voudrait éclore dans les ruelles, les collines, les jardins, les communaux, les Églises, les places, auprès des fours à pains, dans les salles communales, qui est systématiquement et quotidiennement assassinée dans l’œuf par les Élus soi-disant «  de la Ré-publique ».

Le plus grave c'est toute cette Espérance contenue dans la possibilité de se rassembler, de se parler, de s'écouter, de s'entraider, de prendre soin ensemble, de créer ensemble, de jouer ensemble, d'apprendre ensemble, de festoyer, de mettre en commun qui est systématiquement et quotidiennement assassinée par les Élus.

Tuer l'espérance est le plus grand crime. C'est comme retirer à un mourant le dernier espoir de sa guérison (fut-il basé sur quelques irréalités, métaphysiques ou transcendances). En empêchant l'amitié au sens de la philia d'Aristote, les Élus réalisent ce que Cornélius Castoriadis n'a eu de cesse de nommer la clôture de l'imaginaire social et politique.

Le Chrétien que je suis baptise cela l'Espérance assassinée, et pourquoi pas : Jésus crucifié encore et toujours. Le monde va très très très mal, certes, mais donc pour continuer à vivre, le minimum est de laisser une ouverture sur de nouveaux possibles. Or les Élus ferment tout à double-tours (je le constate depuis 12 ans de mille et unes manières). Il est aisé d'observer les choses de façon purement physique et/ou biologique : les Élus travaillent à maintenir un milieu clôt sur lui-même alors que les processus ordonnateurs de la vie réclament en permanence un échange avec « le milieu extérieur ». Le christianisme rejoint plus souvent qu'on ne le croit la biologie.

Les Élus empêchent la rencontre avec l'Autre, avec l'Étranger, avec le Voisin : ils empêchent l'air de rentrer (ils haïssent le nouvel air - la nouvelle ère). Les Élus cadenassent la porte qui devrait pourtant rester ouverte, celle que nous pouvons tous pousser pour être accueillis en convive tel que nous sommes, avec notre pauvreté d'être humain égale à celle des autres, cette porte qui nous amène autour de la table avec une bougie au centre ou près du foyer. Prenez un peu le temps d'analyser ce qu'il reste d'en-commun dans votre commune (oui, commune !! nous osons encore dire "Commune" !!) [N.B : pour effectuer dignement cette analyse, merci de ne pas vous faire prendre au piège avec « les services publics » qui servent uniquement des logiques individualistes (eau, ordures, école, routes etc.) ou avec la forme associative qui est une forme privative ou avec les notions d'argents (l'amitié suppose la gratuité). Vous verrez qu'il ne reste plus rien de véritablement COMMUN]

Il y a en fait antinomie radicale entre la notion d'en-commun et la notion de délégataire du peuple.
Il faut donc bien comprendre pourquoi les Élus détruise systématiquement l'en-commun (et ils le font tous). Il le font car il y a antinomie radicale (au niveau éthique, symbolique et esthétique) entre un régime fondé sur la délégation et une démocratie véritable. Tout ceux qui cherchent à nous faire croire à longueur de prise de parole qu'on pourrait mixer les deux, que tel Élu sera enfin au service du bien commun, sont d'effroyables menteurs. C'est l'un ou l'autre : les Élus ou l'Amitié, nous avons un choix à faire.
Les Élus (tous les Élus) savent plus ou moins inconsciemment que si le peuple se rassemble et retrouvent les chemins d'un vivre ensemble dans la philia, cela ouvre directement la porte à des formes autogestionnaires et d'autonomie collective dans lesquels ils disparaissent immédiatement en tant qu'Élus.
Les Élus savent plus ou moins inconsciemment que leur pouvoir (comme tous les pouvoirs !) est mathématiquement fonction du degré de division à l'intérieur du peuple. Il s'agit donc bien là de deux forces antagonistes : la force de l'amitié ou celle de la délégation (concomitante des petites vies privatives).

Tout est affaire de symbolisme. Les Élus savent (encore une fois plus ou moins inconsciemment) à quelle vitesse le nouveau symbolisme de l'assemblée du peuple peut les mettre directement à terre. Imaginez que sur un seul mois, l'assemblée du peuple se tiennent ne serait-ce qu'une fois de plus que « le conseil municipal », c’en est déjà fini de ce dernier au niveau symbolique. L'oligarchie politique peut disparaître très rapidement en fait et cette disparition en fait la met en position de disparaître rapidement y compris en droit. Ce qui est réellement vécu comme partage régulier entre les membres du peuple développe toujours une force symbolique beaucoup plus grande que les petites réunions (ridicules) d'une oligarchie politique.

On peut bien me parler des heures de tels ou tels Élus qui seraient soi-disant tournés vers le bien commun et l'amitié dans le village, ces Élus fonctionneront toujours en fonction d'une limite franche constituée par la conservation de leur pouvoir issu de la délégation, et cette limite constituera toujours un mur immédiat pour qui veut faire progresser l'Amitié dans son village.

Donc, vous pouvez tous continuer de mener vos petites affaires privées en tentant d'oublier les Élus, en cultivant constamment des milliers d'excuses pour ne jamais vous frotter à eux. Pourtant, souffrant de solitude et de toute la peine à devoir mener sa barque seul : la flamme, le souvenir, de l'Amitié viendra toujours vous chercher. Et l'impossibilité de l'Amitié vous ramènera TOUJOURS à vos Élus.

Donc, autant vous frotter à eux tout de suite, ce serait vraiment gagner du temps et éviter beaucoup de temps gâché.

Autant œuvrer dès à présent pour la philia sans Élus, puisque le cas échéant cette question ne vous lâchera jamais totalement.

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Franchir des ligneshttp://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/425-franchir-des-ligneshttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161206_010148_Franchir_des_lignesTue, 06 Dec 2016 00:01:48 +0000

lignesJ'ai encore rendez-vous, ce jour, avec l'Élu de la Lumière Céleste Intersidérale.  Je m'y rendrai mais je ne me rendrai pas.

Je serai sûrement encore tout seul ou bien avec ma bonne amie. Sujet : le 9 novembre dernier, six personnes ont effectué une demande pour 4 soirées conviviales et culturelles dans la salle polyvalente de la commune (à ce jour sans réponse), deux dates étant déjà passées.

Je lui dirais encore la vérité (concernant les processus ordonnateurs de la vie) et il me dira éternellement son mensonge d'Élu de la Lumière Intersidérale Enrubannée Électroluminescente et Fluorescente...

Je me heurte depuis 12 ans à ce propos de Cornélius Castoriadis :

{xtypo_quote} Domination d'une oligarchie et passivité et privatisation du peuple ne sont que les deux faces de la même médaille. {/xtypo_quote} Ce matin, j'ai tourné le truc dans tous les sens avec cette exigence : réussir à inventer quelque-chose. Face à la répétition d'une situation, c'est la seule façon de s'en sortir par le haut.
Mais ça tourne de plus en plus dans la choucroute : la confrontation du Prince avec moi n'a que trop duré.
Je connais par cœur toutes les réactions du Prince, toutes ses ficelles, toutes ses formules, toutes ses pathologies et ses déviances. Pendant des années, je les ai apprises, maintenant je suis lassé au dernier degré. Nos dialogues sont de plus en plus, toujours les mêmes. Il manque de plus en plus l'intervention extrinsèque qui peut tout changer.
Mais qui veut franchir les lignes ?!

Les processus de normalisation sociale installent pour chacun de nous, des faisceaux de lignes, invisibles, à ne pas franchir (ça commence dans le sym-bolique (coutumes, lois,...), et ça finit dans le dia-bolique). Certains nomment cela : le Surmoi. Ça pèse sur la conscience. Des personnages l'incarnent : l'Élu, le Prof, le Prêtre, le Flic, le Médecin,...

Dans le monde d'aujourd'hui, ces faisceaux constituent carrément des entrelacs de barbelés qui lacèrent au quotidien les individus.
Malgré cela, c'est pas grave, le Surmoi semble toujours vainqueur : ne jamais, à aucun prix, franchir les lignes. Glauque. Morbide.

Pour ma part, et je crois que c'est ma qualité, je me suis toujours fait profession de capter les lignes, de jouer avec et de les franchir. Je me sens un peu seul avec ça. Mais à vrai dire, je ne me sens bien que comme ça. Rester toujours en-deçà des lignes du Surmoi, me viderait l'âme, me tuerait. J'ai parfois la sinistre impression que c'est exactement l'inverse pour les autres. Face à l'invitation à franchir une ligne, la réponse classique des "gens" est une peur bleue équivalente à la peur de mourir.

Franchir des lignes demande, il est vrai, d'improviser (une fois la ligne franchie), et d'aller à la rencontre de l'inconnu : l'inconnu en soi, l'inconnu dans l'autre, et l'inconnu de chaque seconde qui se présente. Franchir la ligne du Surmoi, nous amène en fait dans le seul véritable lieu du créatif, que les Grecs nommaient Poiesis et qui donna naissance au mot de poésie.

 

L'homme du commun, le vulgus, le prolétaire, reste toujours en-deçà des lignes symboliques. Cela se traduit par : faire ce qu'il convient de faire et dire ce qu'il convient de dire, qui sont toujours des mauvaises actions et des mensonges (au moins vis à vis de soi-même). Franchir les lignes, c'est toujours tenter de dire la vérité à l'endroit même où il ne faut pas la dire, et c'est aussi effectuer une action avec un degré de surprise telle (donc de poiesis, donc de poésie), qu'il y a aussi expression (approchée) de la vérité. Car rien n'est plus vrai que la loi de gravitation universelle, et franchir des lignes, c'est sauter dans le vide, c'est affronter le vide, c'est se confronter au vide. Car le vide est nécessaire pour que quelque-chose de neuf (poiesis) puisse advenir (Cf : Peter Brook, L'Espace vide.)
Tout ça, c'est aussi la notion de Kairos, le temps profond, qui rompt le Chronos, le temps linéaire. On peut parfois traduire le Kairos par opportunité.

Avec les Princes de ce monde, depuis dix-douze ans, je pense que je crée constamment des opportunités de Révolution. Je brise le Chronos, en franchissant des lignes (notamment via la parole, mais pas seulement) pour faire apparaître le Kairos. Un temps profond, c'est-à-dire un essai de Rugby qui doit être transformé par le peuple. Je le fais en puisant dans mes racines chrétiennes qui me confère une passion de l'impossible. Une vie chrétienne, c'est une vie qui compose constamment avec une réalité nourrie de l'irréalité qui contient "Dieu" : l'invisible, l'impossible, le vide, tout ce qui est au-delà de TOUTES les lignes. Je suis parfois chrétien "militant" pour cette raison : il faut des outils pour accepter de se confronter au vide. Mais il y a aussi l'outil du théâtre. Et c'est uniquement pour cela que depuis 2001, j'ai constamment fait la promotion de l'apprentissage du théâtre. Car le théâtre, est la discipline totale qui permet d'apprendre à franchir les lignes (de s'auto-éduquer à), à combattre le surmoi, de rivaliser avec lui, puisque c'est un moyen en or pour se retrouver véritablement en situation de (le mot est de plus en plus galvaudé) création (au sens de la poeisis). J'invite quiconque qui ne l'a pas encore fait à se retrouver de nombreuses fois dans la situation qui amène l'acteur à franchir la ligne qui séparent les coulisses de la scène. Sachant qu'après cette première ligne gigantesque, la scène sera le lieu d'un franchissement de lignes permanent...

Refuser la mécanique glaciale des secondes et des jours en mettant des pieds dans le vide, est, je pense, le trait fondamental de ma personnalité. Je crois que j'ai toujours été ainsi : toujours vivre avec une dose plus ou moins substantielle de provocation qui dans un sens littéral devient un pur synonyme du "franchissement de lignes".
Je n'ai jamais vraiment réussi à aller à la Boulangerie (ou autres topoï de notre vie sociale) et à réaliser ce qu'il convient de dire et de faire dans une boulangerie sans franchir de lignes (mêmes petites, mêmes faciles à franchir). Moi je me sens mourir si je ne franchis pas de lignes.
Mais, donc, là où se situe la plus intense réflexion et interrogation philosophique pour moi : pourquoi diable, ai-je l'impression que c'est rigoureusement l'inverse chez les autres, disons chez l'extrême majorité ?! Me parviennent constamment les preuves et les signes, que les autres ont, eux, l'impression de mourir s'ils doivent franchir des lignes... Je suis humain, je suis donc semblable à mes frères, mais je pense que j'exprime là ma plus grande différence d'avec mes frères.

Ça doit me venir de mon père, qui était bien spécial, et qui m'a appris par son action et ses paroles que l'autorité est bête et illégitime. J'ai donc moins de mal que la moyenne à jouer avec.

J'ai donc rendez-vous avec « mon père », tout à l'heure, à 15h. Je serai presque seul face à sa tyrannie, sa bêtise et son absence de légitimité. On créera sans doute un petit Kairos, et quelques VERTIGES, comme ça, pour dire à l'adversaire qu'on est toujours là, bien vivants, plus vivants que jamais ! Et pour maintenir l'Espérance.
Mais bon sang, qu'est-ce que c'est long...

Les autres, eux, sont en-deçà de la ligne, au "travail", en-deçà de la ligne-glissière : sur l'autoroute de la vie.

Conseil de prudence : prenez la première sortie autoroutière, franchissez la ligne... de crête, et prenez le chemin de la forêt et de la Montagne.
Là, par delà les branches et les cimes, vous retrouverez le Ciel, la Lune et les Étoiles : le COSMOS.

Sylvain

 

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lignesJ'ai encore rendez-vous, ce jour, avec l'Élu de la Lumière Céleste Intersidérale.  Je m'y rendrai mais je ne me rendrai pas.

Je serai sûrement encore tout seul ou bien avec ma bonne amie. Sujet : le 9 novembre dernier, six personnes ont effectué une demande pour 4 soirées conviviales et culturelles dans la salle polyvalente de la commune (à ce jour sans réponse), deux dates étant déjà passées.

Je lui dirais encore la vérité (concernant les processus ordonnateurs de la vie) et il me dira éternellement son mensonge d'Élu de la Lumière Intersidérale Enrubannée Électroluminescente et Fluorescente...

Je me heurte depuis 12 ans à ce propos de Cornélius Castoriadis :

{xtypo_quote} Domination d'une oligarchie et passivité et privatisation du peuple ne sont que les deux faces de la même médaille. {/xtypo_quote} Ce matin, j'ai tourné le truc dans tous les sens avec cette exigence : réussir à inventer quelque-chose. Face à la répétition d'une situation, c'est la seule façon de s'en sortir par le haut.
Mais ça tourne de plus en plus dans la choucroute : la confrontation du Prince avec moi n'a que trop duré.
Je connais par cœur toutes les réactions du Prince, toutes ses ficelles, toutes ses formules, toutes ses pathologies et ses déviances. Pendant des années, je les ai apprises, maintenant je suis lassé au dernier degré. Nos dialogues sont de plus en plus, toujours les mêmes. Il manque de plus en plus l'intervention extrinsèque qui peut tout changer.
Mais qui veut franchir les lignes ?!

Les processus de normalisation sociale installent pour chacun de nous, des faisceaux de lignes, invisibles, à ne pas franchir (ça commence dans le sym-bolique (coutumes, lois,...), et ça finit dans le dia-bolique). Certains nomment cela : le Surmoi. Ça pèse sur la conscience. Des personnages l'incarnent : l'Élu, le Prof, le Prêtre, le Flic, le Médecin,...

Dans le monde d'aujourd'hui, ces faisceaux constituent carrément des entrelacs de barbelés qui lacèrent au quotidien les individus.
Malgré cela, c'est pas grave, le Surmoi semble toujours vainqueur : ne jamais, à aucun prix, franchir les lignes. Glauque. Morbide.

Pour ma part, et je crois que c'est ma qualité, je me suis toujours fait profession de capter les lignes, de jouer avec et de les franchir. Je me sens un peu seul avec ça. Mais à vrai dire, je ne me sens bien que comme ça. Rester toujours en-deçà des lignes du Surmoi, me viderait l'âme, me tuerait. J'ai parfois la sinistre impression que c'est exactement l'inverse pour les autres. Face à l'invitation à franchir une ligne, la réponse classique des "gens" est une peur bleue équivalente à la peur de mourir.

Franchir des lignes demande, il est vrai, d'improviser (une fois la ligne franchie), et d'aller à la rencontre de l'inconnu : l'inconnu en soi, l'inconnu dans l'autre, et l'inconnu de chaque seconde qui se présente. Franchir la ligne du Surmoi, nous amène en fait dans le seul véritable lieu du créatif, que les Grecs nommaient Poiesis et qui donna naissance au mot de poésie.

 

L'homme du commun, le vulgus, le prolétaire, reste toujours en-deçà des lignes symboliques. Cela se traduit par : faire ce qu'il convient de faire et dire ce qu'il convient de dire, qui sont toujours des mauvaises actions et des mensonges (au moins vis à vis de soi-même). Franchir les lignes, c'est toujours tenter de dire la vérité à l'endroit même où il ne faut pas la dire, et c'est aussi effectuer une action avec un degré de surprise telle (donc de poiesis, donc de poésie), qu'il y a aussi expression (approchée) de la vérité. Car rien n'est plus vrai que la loi de gravitation universelle, et franchir des lignes, c'est sauter dans le vide, c'est affronter le vide, c'est se confronter au vide. Car le vide est nécessaire pour que quelque-chose de neuf (poiesis) puisse advenir (Cf : Peter Brook, L'Espace vide.)
Tout ça, c'est aussi la notion de Kairos, le temps profond, qui rompt le Chronos, le temps linéaire. On peut parfois traduire le Kairos par opportunité.

Avec les Princes de ce monde, depuis dix-douze ans, je pense que je crée constamment des opportunités de Révolution. Je brise le Chronos, en franchissant des lignes (notamment via la parole, mais pas seulement) pour faire apparaître le Kairos. Un temps profond, c'est-à-dire un essai de Rugby qui doit être transformé par le peuple. Je le fais en puisant dans mes racines chrétiennes qui me confère une passion de l'impossible. Une vie chrétienne, c'est une vie qui compose constamment avec une réalité nourrie de l'irréalité qui contient "Dieu" : l'invisible, l'impossible, le vide, tout ce qui est au-delà de TOUTES les lignes. Je suis parfois chrétien "militant" pour cette raison : il faut des outils pour accepter de se confronter au vide. Mais il y a aussi l'outil du théâtre. Et c'est uniquement pour cela que depuis 2001, j'ai constamment fait la promotion de l'apprentissage du théâtre. Car le théâtre, est la discipline totale qui permet d'apprendre à franchir les lignes (de s'auto-éduquer à), à combattre le surmoi, de rivaliser avec lui, puisque c'est un moyen en or pour se retrouver véritablement en situation de (le mot est de plus en plus galvaudé) création (au sens de la poeisis). J'invite quiconque qui ne l'a pas encore fait à se retrouver de nombreuses fois dans la situation qui amène l'acteur à franchir la ligne qui séparent les coulisses de la scène. Sachant qu'après cette première ligne gigantesque, la scène sera le lieu d'un franchissement de lignes permanent...

Refuser la mécanique glaciale des secondes et des jours en mettant des pieds dans le vide, est, je pense, le trait fondamental de ma personnalité. Je crois que j'ai toujours été ainsi : toujours vivre avec une dose plus ou moins substantielle de provocation qui dans un sens littéral devient un pur synonyme du "franchissement de lignes".
Je n'ai jamais vraiment réussi à aller à la Boulangerie (ou autres topoï de notre vie sociale) et à réaliser ce qu'il convient de dire et de faire dans une boulangerie sans franchir de lignes (mêmes petites, mêmes faciles à franchir). Moi je me sens mourir si je ne franchis pas de lignes.
Mais, donc, là où se situe la plus intense réflexion et interrogation philosophique pour moi : pourquoi diable, ai-je l'impression que c'est rigoureusement l'inverse chez les autres, disons chez l'extrême majorité ?! Me parviennent constamment les preuves et les signes, que les autres ont, eux, l'impression de mourir s'ils doivent franchir des lignes... Je suis humain, je suis donc semblable à mes frères, mais je pense que j'exprime là ma plus grande différence d'avec mes frères.

Ça doit me venir de mon père, qui était bien spécial, et qui m'a appris par son action et ses paroles que l'autorité est bête et illégitime. J'ai donc moins de mal que la moyenne à jouer avec.

J'ai donc rendez-vous avec « mon père », tout à l'heure, à 15h. Je serai presque seul face à sa tyrannie, sa bêtise et son absence de légitimité. On créera sans doute un petit Kairos, et quelques VERTIGES, comme ça, pour dire à l'adversaire qu'on est toujours là, bien vivants, plus vivants que jamais ! Et pour maintenir l'Espérance.
Mais bon sang, qu'est-ce que c'est long...

Les autres, eux, sont en-deçà de la ligne, au "travail", en-deçà de la ligne-glissière : sur l'autoroute de la vie.

Conseil de prudence : prenez la première sortie autoroutière, franchissez la ligne... de crête, et prenez le chemin de la forêt et de la Montagne.
Là, par delà les branches et les cimes, vous retrouverez le Ciel, la Lune et les Étoiles : le COSMOS.

Sylvain

 

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Dialectique de l'amitiéhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/428-dialectique-de-l-amitiehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161204_161018_Dialectique_de_l_amitieSun, 04 Dec 2016 15:10:18 +0000

agapeLa notion revêt de plus en plus pour moi une dualité contrastée de plus en plus nette. Et finalement, comme toujours en philosophie, ça s'éloigne et se complexifie, en même temps que ça se précise. Cette dialectique, quelle est-elle ?

Pour la décrire simplement, je partirais principalement de deux sources littéraires, mais il y en aurait des milliers (surtout pour la première vue de la dialectique).

Première source : « Lettre à un otage » de Saint Exupéry. Saint-Ex décrit avec tant de vérité, cette force qui fait que l'on coule vers un autre être que soi-même pour s'y sentir bien et en plénitude ("pour s'y sentir pur"). Cette force mystérieuse qui requiert le non-jugement réciproque, l'accueil total des qualités et des défauts ("si mon ami boîte, je ne lui demande pas de danser"). Cette première vue est similaire à la définition chrétienne et divine de l'amitié : l'accueil sans limite du pauvre et de la misère de la condition humaine qui implique qu'on devienne pauvre avec le pauvre, pauvre parmi les pauvres. (J'associerais volontiers "L'ami dévoué" de Oscar Wild pour le sujet du sacrifice lié à l'amitié (et un texte de Tolstoï aussi) mais il vaut mieux simplifier pour faire apparaître clairement cette dialectique.)

Pour l'autre partie de la dialectique, il y a cette deuxième source, la source Grecque, avec notamment l'Éthique à Nicomaque d'Aristote et tout le feu de la philia Athénienne. L'amitié de Saint-Ex serait donc en fait pour les Grecs : Agapè. Quant à la philia (j'ai déjà beaucoup écrit à son sujet), on peut la définir par l'amour partagé de la vérité (qui va donc, avec le courage de la vérité et la philosophie). La Philia est l'amitié quotidienne issue de la citoyenneté, c'est-à-dire entre personne libres et autonomes amoureuses de la (recherche de la) vérité (Alethéia).
La philia, avec toute sa fronde qui la caractérise, dit ceci : la vérité avant les amis. Cette idée ne signifie pas qu'on ne veuille pas d'amis et qu'on veuille uniquement la vérité, au contraire, ça signifie qu'il ne peut pas y'avoir d'amitié véritable, si on fait fi de la vérité dans ses relations (on cherche l'amitié véritable et pas juste des "relations"). Cela signifie aussi qu'il ne peut pas y'avoir d'amitié sans communauté politique en un lieu, sans citoyenneté (liberté et égalité) et sans autonomie individuelle et collective (en un point de l'espace et du temps).

L'amitié, chacun en conviendra, implique la gratuité totale (même racine que pour la grâce). Et cette gratuité, cette grâce, pour exister doit trouver du symbolique où s'épanouir. Ce ne peut-être que le symbolique de la mise en commun des actes, des paroles et d'une partie substantielle des biens matériels (ou de la matérialité au sens large). Le diabolique du chacun pour soi à la poursuite de ses intérêts ne peut pas créer d'amitié. (On peut entrevoir que la philia rejoint l'agapè sur la notion de vérité qui viendrait de Jésus-Christ.)

Mon âme est toujours bienheureuse de sentir la perfection encore possible de l'agapè et la joie d'accueillir l'autre à ma table comme le Christ, ou d'être moi-même accueilli comme le Christ, mais je dois dire que je souffre le martyr de vivre sans Philia. De vivre dans un monde où chacun poursuit constamment ses petites jouissances privatives, où l'idée même de bien commun, a totalement disparu (des consciences et de la réalité). Je vois TOUS mes frères humains passer leur vie à vendre et se vendre et parfois, je ne vois plus du tout ce qu'il peut rester d'amitié là-dedans (au sens donc de la philia d'Aristote). J'ai souvent la sensation d'un monde de glaces, où nous sommes uniquement des clients les uns pour les autres. Je me demande tous les jours : comment a-t-on pu réaliser une ablation aussi parfaite de la philia, (et donc de l'en-commun) telle une opération de l’appendicite ? L'idée de l'amitié qui découle de la liberté et de la citoyenneté (de la liberté dans la citoyenneté) a été totalement enlevée du monde...

J'ai dans le cœur deux divinités, qui incarnent chacune, un pan de l'amitié. Le Christ (du nouveau testament) et Athéna (fille de Zeus, déesse de la sagesse et du polémos, protectrice d'Athènes). En somme : Agapè (Christ) et Philia (Athéna). Je n'arrive pas à me résoudre à abandonner la moitié de l'amitié. Je pense que ces deux moitiés sont d'ailleurs en équilibre l'une avec l'autre et que l'absence de l'une abîme l'autre (c'est un couple inséparable qui s'émule, et si l'un meurt, l'autre en meurt comme Roméo et Juliette).
Cet ami, qui boîte (comme tout le monde), qui repart de chez moi mais qui s'en retourne pour vendre et se vendre... Je ne le comprends plus... Je m'interroge... Agapè ne peut pas être uniquement un baume, un pharmakon.
Agapè appelle la Philia. Philia concoure à Agapè. Ce monde de ventes permanentes, de sphères privées, de juxtaposition d'oikoï, et d'agapè totalement approximatifs entre deux portes (ventes), ne me va pas du tout.
NB. : chaque oikos étant d'ailleurs devenu une petite entreprise libérale (même que ça soit sous des formes jugées "éthiques" - ça reste du privatif et de la vente)
Oui, je m'interroge, comment parfois ne pas en vouloir sérieusement à mes frères humains d'être TOUS des commerçants ?
N.B : énième email militant que je reçois hier de la part de André dans lequel on trouve encore et toujours un appel à cotisation - tout le monde demande sans arrêt du fric par un biais ou par un autre... c'est quoi le rapport avec l'amitié ?
Dans tous mes amis et proches depuis 36 ans, il n'y a guère qu'Olivia et Valentin que je sens véritablement totalement détaché du fric (qui le condamnent philosophiquement et qui cherchent à s'en débarrasser).

Cet ami qui vend et se vend continuellement est en plus toujours à la peine, alors il vient chercher Agapè pour se passer un baume quand œuvrer pour la Philia allégerait définitivement son fardeau.
C'est donc ABSURDE.
En tout cas, je dois dire que ces jours-ci, je me sens en froid avec l'amitié ou à moins que ça soit le monde qui se refroidit de jour en jour.
Je ne comprends plus ce que les gens veulent partager : de l'alcool ? Des tisanes ? Du foot ? Du cannabis ? Bouffer ensemble ? Des paroles, au choix : de résignation, de déprime, ou sur "une meilleure alimentation" (obsession du moment - légitime vu le désastre) ??!!
(Bon de toutes façons, les gens ne se parlent bientôt plus, ils regardent leur smartphone...)
Mais en fait, on fait quoi ??!! On construit quoi, de commun, de sensé, de viable, de solide, de soigneux, de pérenne, ET DE BEAU ??!!! ENSEMBLE et pas chacun pour soi ?

A suivre.

Sylvain

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agapeLa notion revêt de plus en plus pour moi une dualité contrastée de plus en plus nette. Et finalement, comme toujours en philosophie, ça s'éloigne et se complexifie, en même temps que ça se précise. Cette dialectique, quelle est-elle ?

Pour la décrire simplement, je partirais principalement de deux sources littéraires, mais il y en aurait des milliers (surtout pour la première vue de la dialectique).

Première source : « Lettre à un otage » de Saint Exupéry. Saint-Ex décrit avec tant de vérité, cette force qui fait que l'on coule vers un autre être que soi-même pour s'y sentir bien et en plénitude ("pour s'y sentir pur"). Cette force mystérieuse qui requiert le non-jugement réciproque, l'accueil total des qualités et des défauts ("si mon ami boîte, je ne lui demande pas de danser"). Cette première vue est similaire à la définition chrétienne et divine de l'amitié : l'accueil sans limite du pauvre et de la misère de la condition humaine qui implique qu'on devienne pauvre avec le pauvre, pauvre parmi les pauvres. (J'associerais volontiers "L'ami dévoué" de Oscar Wild pour le sujet du sacrifice lié à l'amitié (et un texte de Tolstoï aussi) mais il vaut mieux simplifier pour faire apparaître clairement cette dialectique.)

Pour l'autre partie de la dialectique, il y a cette deuxième source, la source Grecque, avec notamment l'Éthique à Nicomaque d'Aristote et tout le feu de la philia Athénienne. L'amitié de Saint-Ex serait donc en fait pour les Grecs : Agapè. Quant à la philia (j'ai déjà beaucoup écrit à son sujet), on peut la définir par l'amour partagé de la vérité (qui va donc, avec le courage de la vérité et la philosophie). La Philia est l'amitié quotidienne issue de la citoyenneté, c'est-à-dire entre personne libres et autonomes amoureuses de la (recherche de la) vérité (Alethéia).
La philia, avec toute sa fronde qui la caractérise, dit ceci : la vérité avant les amis. Cette idée ne signifie pas qu'on ne veuille pas d'amis et qu'on veuille uniquement la vérité, au contraire, ça signifie qu'il ne peut pas y'avoir d'amitié véritable, si on fait fi de la vérité dans ses relations (on cherche l'amitié véritable et pas juste des "relations"). Cela signifie aussi qu'il ne peut pas y'avoir d'amitié sans communauté politique en un lieu, sans citoyenneté (liberté et égalité) et sans autonomie individuelle et collective (en un point de l'espace et du temps).

L'amitié, chacun en conviendra, implique la gratuité totale (même racine que pour la grâce). Et cette gratuité, cette grâce, pour exister doit trouver du symbolique où s'épanouir. Ce ne peut-être que le symbolique de la mise en commun des actes, des paroles et d'une partie substantielle des biens matériels (ou de la matérialité au sens large). Le diabolique du chacun pour soi à la poursuite de ses intérêts ne peut pas créer d'amitié. (On peut entrevoir que la philia rejoint l'agapè sur la notion de vérité qui viendrait de Jésus-Christ.)

Mon âme est toujours bienheureuse de sentir la perfection encore possible de l'agapè et la joie d'accueillir l'autre à ma table comme le Christ, ou d'être moi-même accueilli comme le Christ, mais je dois dire que je souffre le martyr de vivre sans Philia. De vivre dans un monde où chacun poursuit constamment ses petites jouissances privatives, où l'idée même de bien commun, a totalement disparu (des consciences et de la réalité). Je vois TOUS mes frères humains passer leur vie à vendre et se vendre et parfois, je ne vois plus du tout ce qu'il peut rester d'amitié là-dedans (au sens donc de la philia d'Aristote). J'ai souvent la sensation d'un monde de glaces, où nous sommes uniquement des clients les uns pour les autres. Je me demande tous les jours : comment a-t-on pu réaliser une ablation aussi parfaite de la philia, (et donc de l'en-commun) telle une opération de l’appendicite ? L'idée de l'amitié qui découle de la liberté et de la citoyenneté (de la liberté dans la citoyenneté) a été totalement enlevée du monde...

J'ai dans le cœur deux divinités, qui incarnent chacune, un pan de l'amitié. Le Christ (du nouveau testament) et Athéna (fille de Zeus, déesse de la sagesse et du polémos, protectrice d'Athènes). En somme : Agapè (Christ) et Philia (Athéna). Je n'arrive pas à me résoudre à abandonner la moitié de l'amitié. Je pense que ces deux moitiés sont d'ailleurs en équilibre l'une avec l'autre et que l'absence de l'une abîme l'autre (c'est un couple inséparable qui s'émule, et si l'un meurt, l'autre en meurt comme Roméo et Juliette).
Cet ami, qui boîte (comme tout le monde), qui repart de chez moi mais qui s'en retourne pour vendre et se vendre... Je ne le comprends plus... Je m'interroge... Agapè ne peut pas être uniquement un baume, un pharmakon.
Agapè appelle la Philia. Philia concoure à Agapè. Ce monde de ventes permanentes, de sphères privées, de juxtaposition d'oikoï, et d'agapè totalement approximatifs entre deux portes (ventes), ne me va pas du tout.
NB. : chaque oikos étant d'ailleurs devenu une petite entreprise libérale (même que ça soit sous des formes jugées "éthiques" - ça reste du privatif et de la vente)
Oui, je m'interroge, comment parfois ne pas en vouloir sérieusement à mes frères humains d'être TOUS des commerçants ?
N.B : énième email militant que je reçois hier de la part de André dans lequel on trouve encore et toujours un appel à cotisation - tout le monde demande sans arrêt du fric par un biais ou par un autre... c'est quoi le rapport avec l'amitié ?
Dans tous mes amis et proches depuis 36 ans, il n'y a guère qu'Olivia et Valentin que je sens véritablement totalement détaché du fric (qui le condamnent philosophiquement et qui cherchent à s'en débarrasser).

Cet ami qui vend et se vend continuellement est en plus toujours à la peine, alors il vient chercher Agapè pour se passer un baume quand œuvrer pour la Philia allégerait définitivement son fardeau.
C'est donc ABSURDE.
En tout cas, je dois dire que ces jours-ci, je me sens en froid avec l'amitié ou à moins que ça soit le monde qui se refroidit de jour en jour.
Je ne comprends plus ce que les gens veulent partager : de l'alcool ? Des tisanes ? Du foot ? Du cannabis ? Bouffer ensemble ? Des paroles, au choix : de résignation, de déprime, ou sur "une meilleure alimentation" (obsession du moment - légitime vu le désastre) ??!!
(Bon de toutes façons, les gens ne se parlent bientôt plus, ils regardent leur smartphone...)
Mais en fait, on fait quoi ??!! On construit quoi, de commun, de sensé, de viable, de solide, de soigneux, de pérenne, ET DE BEAU ??!!! ENSEMBLE et pas chacun pour soi ?

A suivre.

Sylvain

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L'homme fait l'inverse de ce qu'il faut. Eh bien soit.http://descolarisation.org/index.php/accueil/vraie-democratie/423-l-homme-fait-l-inverse-de-ce-qu-il-faut-eh-bien-soithttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161124_003812_L_homme_fait_l_inverse_de_ce_qu_il_faut._Eh_bien_soit.Wed, 23 Nov 2016 23:38:12 +0000

roi nu miroirHier soir encore (oui, encore ! et encore !!!), je tombe sur un court passage de Khalil Gibran, qui s'intitule « le moi suprême » : un roi tout juste couronné discute avec ce qui semble être son reflet nu.

Le roi dit avoir été couronné car il est le plus noble, le plus sage et le plus puissant. ...
Et vous connaissez la chute (c'est ça le problème, c'est que vous connaissez tous la chute... qui porte bien son nom de chute d'ailleurs.)

Le reflet nu, lui révèle que s'il était noble, sage et puissant, il aurait refusé d'être couronné, et que celui qui est le plus noble, le plus sage et le plus puissant est celui qui n'est pas roi.
C'est le plus vieux thème de philosophie.
Quiconque ouvre un livre de pensées ou même de poésies, quiconque prête l'oreille à la source des sources entend cette musique : celui qui veut trôner et/ou trône ici bas est le moins sage, le moins noble et le moins puissant. Celui qui gouverne les hommes ne peut pas se gouverner lui-même. Vérité chrétienne, vérité bouddhiste, vérité de toute la philosophie politique depuis la nuit des temps, vérité tout court, vérité ultime. Vérité des vérités.

Lorsque j'ai intensément repris ou parcouru les couloirs plus ou moins classiques de la philosophie politique à partir de 2010, c'est cette vérité qui m'a sans cesse inondé. Et j'ai pu mesurer combien cette vérité était formulée de façon identique dans toutes les pensées qui nous viennent du fond des âges.
Bien-sûr, on peut citer les pré-socratiques, Platon, des athéniens célèbres (Cléon entres autres), les stoïciens, des chrétiens, on peut parler des Bossuet, des Castoriadis, des Alain, des Rancière, des Sintomer et des centaines d'autres antiques ou contemporains que j'oublie (Gibran donc aussi, Saint Exupéry oui bien-sûr), on peut aussi parler de milliers de poètes, pamphlétaires, essayistes, ou dramaturges,... mais au final, ça ne sert à rien, cette vérité est tellement énorme, tellement en chacun de nous, tellement connu de l'homme, tellement martelée depuis l'aube des temps.
Mais je le crie quand même depuis 5 ou 6 ans : il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent. J'ai diffusé des milliers de papiers, placardé des pancartes, réalisé des expériences politiques, donné du théâtre. Je l'ai dit aussi aux "rois" à chaque fois que j'ai pu. J'ai alerté à chaque fois que j'étais dans un groupe qui s’apprêtait à réitérer cette SEMPITERNELLE erreur.

Pourtant nous le savons tous (et les rois, comme Gibran finalement le suggère, le savent aussi). Nous savons tous que le moins apte d'entre-nous à gouverner est exactement celui qui désire le pouvoir. Nous le savons et partout, continuellement, des plus petites instances, au sommet des gouvernements nationaux, continentaux, mondiaux, partout, tout le temps, nous donnons le pouvoir à ceux qui le désirent. Nous confions le destin des hommes à ceux qui sont les moins sages : ceux qui seront les plus méchants, les plus cyniques, les plus égotiques. Nous donnons le pouvoir aux plus blessés d'entre-nous, aux plus malades d'entre-nous, aux Hitlers, : à ceux qui sont les plus enclins à REPRODUIRE LES VIOLENCES QU'ILS ONT SUBIS (Cf : Alice Miller et Cie).

Je dois donc ici avouer ma faiblesse, une honte et un échec : après tout ce temps passé à réfléchir à tout ça, je n'ai pas réussi à trouvé POURQUOI nous faisons ça et je m'en remets tout entier à vous et à tout le monde.

Je n'ai pas trouvé pourquoi nous ne tenons JAMAIS compte de millénaires de sagesses qui nous révèlent qu'il ne faut pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent. Je n'ai pas trouvé POURQUOI les hommes sont si vides d'imagination et d'invention en face de cette ridicule aporie (qui n'en est pas une en fait).
J'ai longtemps réfléchi au problème du formatage et à la normalisation sociale, mais je me rends que ça ne suffit pas : car les hommes connaissent cette vérité peu importe le système de propagande idéologique aussi violent et profond soit-il.

Et demain, on va recommencer : telle élection de délégués, ici, là, partout ; en posant préalablement la question : QUI SE PRÉSENTE AU POSTE ? Qui signifie littéralement à chaque fois QUI VEUT LE POUVOIR ? Quand toute la philosophie depuis que le monde est monde nous hurle : ne donnez pas le pouvoir à ceux qui désirent le pouvoir.

Alors je m'en remets à vous. Je considère que j'ai plus qu'essayé de dire, de faire, pour respecter cette sagesse du fond des âges.
Je vais donc laisser les hommes inlassablement faire l'inverse de ce qu'il faudrait faire.
Je continue ma route avec cette conclusion sur l'homme :
Il est un animal craintif qui fait exactement l'inverse de ce qui recommandé par les Dieux, par la sagesse et le bon sens.

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roi nu miroirHier soir encore (oui, encore ! et encore !!!), je tombe sur un court passage de Khalil Gibran, qui s'intitule « le moi suprême » : un roi tout juste couronné discute avec ce qui semble être son reflet nu.

Le roi dit avoir été couronné car il est le plus noble, le plus sage et le plus puissant. ...
Et vous connaissez la chute (c'est ça le problème, c'est que vous connaissez tous la chute... qui porte bien son nom de chute d'ailleurs.)

Le reflet nu, lui révèle que s'il était noble, sage et puissant, il aurait refusé d'être couronné, et que celui qui est le plus noble, le plus sage et le plus puissant est celui qui n'est pas roi.
C'est le plus vieux thème de philosophie.
Quiconque ouvre un livre de pensées ou même de poésies, quiconque prête l'oreille à la source des sources entend cette musique : celui qui veut trôner et/ou trône ici bas est le moins sage, le moins noble et le moins puissant. Celui qui gouverne les hommes ne peut pas se gouverner lui-même. Vérité chrétienne, vérité bouddhiste, vérité de toute la philosophie politique depuis la nuit des temps, vérité tout court, vérité ultime. Vérité des vérités.

Lorsque j'ai intensément repris ou parcouru les couloirs plus ou moins classiques de la philosophie politique à partir de 2010, c'est cette vérité qui m'a sans cesse inondé. Et j'ai pu mesurer combien cette vérité était formulée de façon identique dans toutes les pensées qui nous viennent du fond des âges.
Bien-sûr, on peut citer les pré-socratiques, Platon, des athéniens célèbres (Cléon entres autres), les stoïciens, des chrétiens, on peut parler des Bossuet, des Castoriadis, des Alain, des Rancière, des Sintomer et des centaines d'autres antiques ou contemporains que j'oublie (Gibran donc aussi, Saint Exupéry oui bien-sûr), on peut aussi parler de milliers de poètes, pamphlétaires, essayistes, ou dramaturges,... mais au final, ça ne sert à rien, cette vérité est tellement énorme, tellement en chacun de nous, tellement connu de l'homme, tellement martelée depuis l'aube des temps.
Mais je le crie quand même depuis 5 ou 6 ans : il ne faut jamais donner le pouvoir à ceux qui le veulent. J'ai diffusé des milliers de papiers, placardé des pancartes, réalisé des expériences politiques, donné du théâtre. Je l'ai dit aussi aux "rois" à chaque fois que j'ai pu. J'ai alerté à chaque fois que j'étais dans un groupe qui s’apprêtait à réitérer cette SEMPITERNELLE erreur.

Pourtant nous le savons tous (et les rois, comme Gibran finalement le suggère, le savent aussi). Nous savons tous que le moins apte d'entre-nous à gouverner est exactement celui qui désire le pouvoir. Nous le savons et partout, continuellement, des plus petites instances, au sommet des gouvernements nationaux, continentaux, mondiaux, partout, tout le temps, nous donnons le pouvoir à ceux qui le désirent. Nous confions le destin des hommes à ceux qui sont les moins sages : ceux qui seront les plus méchants, les plus cyniques, les plus égotiques. Nous donnons le pouvoir aux plus blessés d'entre-nous, aux plus malades d'entre-nous, aux Hitlers, : à ceux qui sont les plus enclins à REPRODUIRE LES VIOLENCES QU'ILS ONT SUBIS (Cf : Alice Miller et Cie).

Je dois donc ici avouer ma faiblesse, une honte et un échec : après tout ce temps passé à réfléchir à tout ça, je n'ai pas réussi à trouvé POURQUOI nous faisons ça et je m'en remets tout entier à vous et à tout le monde.

Je n'ai pas trouvé pourquoi nous ne tenons JAMAIS compte de millénaires de sagesses qui nous révèlent qu'il ne faut pas donner le pouvoir à ceux qui le veulent. Je n'ai pas trouvé POURQUOI les hommes sont si vides d'imagination et d'invention en face de cette ridicule aporie (qui n'en est pas une en fait).
J'ai longtemps réfléchi au problème du formatage et à la normalisation sociale, mais je me rends que ça ne suffit pas : car les hommes connaissent cette vérité peu importe le système de propagande idéologique aussi violent et profond soit-il.

Et demain, on va recommencer : telle élection de délégués, ici, là, partout ; en posant préalablement la question : QUI SE PRÉSENTE AU POSTE ? Qui signifie littéralement à chaque fois QUI VEUT LE POUVOIR ? Quand toute la philosophie depuis que le monde est monde nous hurle : ne donnez pas le pouvoir à ceux qui désirent le pouvoir.

Alors je m'en remets à vous. Je considère que j'ai plus qu'essayé de dire, de faire, pour respecter cette sagesse du fond des âges.
Je vais donc laisser les hommes inlassablement faire l'inverse de ce qu'il faudrait faire.
Je continue ma route avec cette conclusion sur l'homme :
Il est un animal craintif qui fait exactement l'inverse de ce qui recommandé par les Dieux, par la sagesse et le bon sens.

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Ce qu'il faut de terre à l'hommehttp://descolarisation.org/index.php/accueil/autonomie-veritable/421-ce-qu-il-faut-de-terre-a-l-hommehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161119_000634_Ce_qu_il_faut_de_terre_a_l_hommeFri, 18 Nov 2016 23:06:34 +0000

ce qu'il faut de terre à l'hommeC'est le sous-titre d'une nouvelle de Léon Tolstoï que vous pouvez lire ici. Et c'est le titre d'une bande dessinée sortie assez récemment chez Dargaud, réalisée à partir de la nouvelle de Tolstoï susmentionnée.

Certains disent que cette histoire donne une parabole pour dénoncer l'avarice de l'homme qui ne sait pas se satisfaire de ce qu'il a et qui veut toujours plus. Je ne suis pas tellement d'accord avec cette analyse. Cette histoire raconte plutôt la folie qui s'empare de l'homme quand ce dernier ne dispose pas (pour une foultitude de raisons diverses) de la quantité de terre nécessaire à une vie d'homme. Tolstoï n'a eu de cesse de constater que les paysans Moujiks étaient miséreux car ils ne disposaient pas de leur terre (+ servage) et de pas assez de terre (et il a souvent tenté d'y remédier).
Oui, car il faut disserter sur cette question de première importance : combien faut-il de terre à l'homme ? Et en 2016, comme depuis des siècles, on se porterait beaucoup mieux si chaque homme se posait la question pour y répondre (pour lui et pour les autres, donc pour l'homme) et prendre les mesures (révolutionnaires) nécessaires correspondantes.

La question entière c'est celle-ci : combien faut-il de terre à l'homme pour qu'il soit libre et heureux ? On peut répondre par un intervalle, mais on peut aussi se hasarder à donner un chiffre (ça aide à clarifier).
L'intervalle selon moi est le suivant : entre 1 et 4 hectares. Et le chiffre précis : 3 hectares - il m'arrive parfois de dire 2 (mais l'argument personnel des chevaux me poussent souvent à l'augmenter un peu). Ce chiffre doit répondre aux besoins de l'homme, à ses droits naturels (sur lesquels on peut toujours débattre) : se nourrir (des aliments sains), boire (de l'eau pure), respirer (de l'air pur), se vêtir (naturellement), s'abriter (vernaculairement), se déplacer (naturellement).

La propagande (Éducation Nationale, Industries Culturelles, Algorithmes), et la normalisation sociale a malheureusement donné aux gens des objectifs autres que celui d'avoir la quantité de terre nécessaire pour leur vie. Si chaque homme disposait de quantité de terre qu'il lui faut, il n'y aurait plus de capitalisme qui tienne (et peut-être plus d'asservissement de l'homme par l'homme).

Il est très intéressant, voire mystique (notamment chrétien) et un peu "communiste", de constater que ce qu'il faut de terre à l'homme (dont je viens de faire une proposition sensée), et la quantité disponible en cas de partage équitable est approximativement la même. Effectivement, que ça soit à l'échelle du monde ou à l'échelle de la France, si on divise le nombre de terre arable disponible par le nombre de personne, on arrive bien à ce chiffre de 1 à 4 hectares par personne - ce chiffre est plus petit à l'échelle de la France qu'à l'échelle du monde, mais on reste confortablement dans l'intervalle -. N.B : en enlevant du béton (des autoroutes et autres), on pourrait peut-être retrouver pour la France, le même chiffre que pour le monde.

Je précise bien qu'il ne s'agit pas pour moi de placer bêtement un être humain, tout seul, par parcelle cadastrale de 3 hectares. On peut évidemment faire tous les regroupements qu'on veut. Je dis juste qu'il est crucial, vital, d'avoir, chacun, constamment en tête : ce qu'il faut de terre à l'homme. Ainsi deux ou trois foyers pourront sans doute vivre confortablement, libres et heureux sur 6 hectares.

Évidemment, j'arrive maintenant sur nos règles (qui ne sont pas les nôtres, mais celle des oligarques au services du capitalisme) d'urbanisme et autres d'aménagement qui nient de A à Z : ce qu'il faut de terre à l'homme. Si nous réfléchissions tous les jours à ce qu'il faut de terre à l'homme, on pourrait se dresser contre ces lois iniques, mais les gens ne songent pas tellement à : ce qu'il faut de terre à l'homme.

Je l'avais déjà dénoncé dans un texte qui s'intitulait : « Soit tu habites soit tu cultives ! » : les règles d'urbanisme et agricoles actuelles fondent un monde où la question de l'habitat est follement et dramatiquement séparé de la question de la subsistance et cela constitue une hérésie totale qui devrait tous nous bouleverser au plus haut point.

Deux situations qui favorisent l'incomplétude pour tous coexistent : soit tu es sur le régime des terres constructibles et tu n'auras jamais ce qu'il faut de terre à l'homme. Soit, tu es en zone agricole ou naturelle, et là, tu disposes de ce qu'il faut de terre à l'homme mais il est très complexe d'avoir le droit d'habiter (cela est empêché le plus possible par les lois et mœurs en vigueur). Il est très rare de trouver une parcelle constructible immédiatement bordée de grands espaces agricoles ou naturels qu'on peut également acquérir. Et puis de toute façon vu le prix exorbitant des terres constructibles, il restera souvent plus grand chose pour acquérir des terres "agricoles" ou "naturelles" même si elles sont peu chères.

Or, nous avons tous besoin d'habiter là où nous cultivons et vice versa.
Quand il est loisible de détailler tout ce qui lie organiquement le fait d'habiter et le fait de cultiver - pour constater qu'habiter et cultiver est en fait une seule et même chose -, tous les professionnels agricoles sur leurs 50 hectares, tous les bourgeois sur leur petite parcelle constructible de 1000 mètres-carrés ou tous les habitants des villes, classes moyennes, ou tous les prolos des banlieues déchantent et comprennent enfin là où le bât blesse (et qu'il blesse très très fort).

Les cycles du corps, les cycles de la maison, les cycles des champs, les cycles de l'eau, les cycles des arbres, les cycles de nos animaux, les cycles de tout ce qui vit autour de nous, les cycles des saisons sont tous organiquement - et mentalement pour l'homme - imbriqués. Les besoins du corps, les besoins de la maison, les besoins des champs, les besoins de tous les animaux autour de nous, et les besoins des saisons sont tous intimement, cosmologiquement reliés et se répondent de façon infiniment complexe.
Le principal élément (mais ce n'est pas le seul) qui fonde cet équilibre est que le déchet de l'un est la nourriture de l'autre. Je fais pipi plusieurs fois par jour, il est intolérable que tout cet azote ne termine pas dans mon champ - pour ne donner que cet exemple -, mais il y en a des milliers si vous réfléchissez en terme de nourriture et de déchets. En fait, c'est là d'ailleurs où la notion de déchet disparaît totalement... Si les notions de nourriture et de déchets sont séparés c'est parce que habiter et cultiver sont séparés.
L'agriculture pérenne (la permaculture) a besoin d'un milieu diversifié : le complexe agro-sylvo-pastoral (Des champs, des prairies, des pâtures, des haies, des arbustes, des arbres et de la forêt) dont parle Claude Bourguignon. Cela est impossible à avoir sur une trop petite surface. Il faut de la terre à l'homme. Il ne lui faut pas 80 hectares, mais 1,2,3,4,5,6.

Ce qu'il faut de terre à l'homme... On peut s'obnubiler (étymologiquement : s’obscurcir de nuages) sur beaucoup d'autres choses, pourtant si chacun tentait de répondre à cette question (pour lui, pour les autres : pour l'homme !) et de prendre les mesures (révolutionnaires) qui s'imposent subséquemment, la face du monde changerait immédiatement.

Une dernière chose pour insister. Ce qu'il faut de terre à l'homme, c'est bien se demander ce qu'il faut de terre à chaque homme. Donc, celui qui a ce qu'il lui faut de terre voir plus (et c'était le cas de Tolstoï) ne peut être tranquille (libre et heureux) en étant entourés d'êtres qui ne disposent pas de la quantité de terre nécessaire à l'homme.
Mais celui qui a assez de terre pour lui, que doit-il faire ? Il doit continuer de répondre à la question combien de terre faut-il à l'homme, et soit il en a trop alors il doit distribuer son surplus de terre, soit il a juste ce qui lui faut et il doit alors éviter de tomber dans l'écueil (faussement généreux, faussement chrétien) qui consiste à accueillir de façon pérenne une trentaine ou plus de miséreux sur ses 2 hectares (ça ne servirait à rien qu'à du conflit) mais il doit s'activer intensément, il doit brûler, s'échanger, pour une révolution agraire totale et s'échiner (socialement, culturellement, politiquement, juridiquement, législativement, artistiquement, publiquement...en paroles et en actes) chaque jour, pour que chaque homme autour de lui, tendent à avoir ce qu'il faut de terre à l'homme. Et puis, il doit donner dans tous les cas aux autres : le surplus en nourriture et bienfaits de ses 2 hectares. Il peut effectivement expérimenter le sacrifice en se privant, mais il doit savoir que l'homme est faible et que le sacrifice en est rarement un pour l'homme, que l'homme qui s'est sacrifié attend malheureusement toujours la contrepartie et qu'il vaut donc mieux ne pas se sacrifier pour ne jamais exiger auprès des autres de contreparties (car c'est alors pire que de ne pas donner.

Sylvain

 

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ce qu'il faut de terre à l'hommeC'est le sous-titre d'une nouvelle de Léon Tolstoï que vous pouvez lire ici. Et c'est le titre d'une bande dessinée sortie assez récemment chez Dargaud, réalisée à partir de la nouvelle de Tolstoï susmentionnée.

Certains disent que cette histoire donne une parabole pour dénoncer l'avarice de l'homme qui ne sait pas se satisfaire de ce qu'il a et qui veut toujours plus. Je ne suis pas tellement d'accord avec cette analyse. Cette histoire raconte plutôt la folie qui s'empare de l'homme quand ce dernier ne dispose pas (pour une foultitude de raisons diverses) de la quantité de terre nécessaire à une vie d'homme. Tolstoï n'a eu de cesse de constater que les paysans Moujiks étaient miséreux car ils ne disposaient pas de leur terre (+ servage) et de pas assez de terre (et il a souvent tenté d'y remédier).
Oui, car il faut disserter sur cette question de première importance : combien faut-il de terre à l'homme ? Et en 2016, comme depuis des siècles, on se porterait beaucoup mieux si chaque homme se posait la question pour y répondre (pour lui et pour les autres, donc pour l'homme) et prendre les mesures (révolutionnaires) nécessaires correspondantes.

La question entière c'est celle-ci : combien faut-il de terre à l'homme pour qu'il soit libre et heureux ? On peut répondre par un intervalle, mais on peut aussi se hasarder à donner un chiffre (ça aide à clarifier).
L'intervalle selon moi est le suivant : entre 1 et 4 hectares. Et le chiffre précis : 3 hectares - il m'arrive parfois de dire 2 (mais l'argument personnel des chevaux me poussent souvent à l'augmenter un peu). Ce chiffre doit répondre aux besoins de l'homme, à ses droits naturels (sur lesquels on peut toujours débattre) : se nourrir (des aliments sains), boire (de l'eau pure), respirer (de l'air pur), se vêtir (naturellement), s'abriter (vernaculairement), se déplacer (naturellement).

La propagande (Éducation Nationale, Industries Culturelles, Algorithmes), et la normalisation sociale a malheureusement donné aux gens des objectifs autres que celui d'avoir la quantité de terre nécessaire pour leur vie. Si chaque homme disposait de quantité de terre qu'il lui faut, il n'y aurait plus de capitalisme qui tienne (et peut-être plus d'asservissement de l'homme par l'homme).

Il est très intéressant, voire mystique (notamment chrétien) et un peu "communiste", de constater que ce qu'il faut de terre à l'homme (dont je viens de faire une proposition sensée), et la quantité disponible en cas de partage équitable est approximativement la même. Effectivement, que ça soit à l'échelle du monde ou à l'échelle de la France, si on divise le nombre de terre arable disponible par le nombre de personne, on arrive bien à ce chiffre de 1 à 4 hectares par personne - ce chiffre est plus petit à l'échelle de la France qu'à l'échelle du monde, mais on reste confortablement dans l'intervalle -. N.B : en enlevant du béton (des autoroutes et autres), on pourrait peut-être retrouver pour la France, le même chiffre que pour le monde.

Je précise bien qu'il ne s'agit pas pour moi de placer bêtement un être humain, tout seul, par parcelle cadastrale de 3 hectares. On peut évidemment faire tous les regroupements qu'on veut. Je dis juste qu'il est crucial, vital, d'avoir, chacun, constamment en tête : ce qu'il faut de terre à l'homme. Ainsi deux ou trois foyers pourront sans doute vivre confortablement, libres et heureux sur 6 hectares.

Évidemment, j'arrive maintenant sur nos règles (qui ne sont pas les nôtres, mais celle des oligarques au services du capitalisme) d'urbanisme et autres d'aménagement qui nient de A à Z : ce qu'il faut de terre à l'homme. Si nous réfléchissions tous les jours à ce qu'il faut de terre à l'homme, on pourrait se dresser contre ces lois iniques, mais les gens ne songent pas tellement à : ce qu'il faut de terre à l'homme.

Je l'avais déjà dénoncé dans un texte qui s'intitulait : « Soit tu habites soit tu cultives ! » : les règles d'urbanisme et agricoles actuelles fondent un monde où la question de l'habitat est follement et dramatiquement séparé de la question de la subsistance et cela constitue une hérésie totale qui devrait tous nous bouleverser au plus haut point.

Deux situations qui favorisent l'incomplétude pour tous coexistent : soit tu es sur le régime des terres constructibles et tu n'auras jamais ce qu'il faut de terre à l'homme. Soit, tu es en zone agricole ou naturelle, et là, tu disposes de ce qu'il faut de terre à l'homme mais il est très complexe d'avoir le droit d'habiter (cela est empêché le plus possible par les lois et mœurs en vigueur). Il est très rare de trouver une parcelle constructible immédiatement bordée de grands espaces agricoles ou naturels qu'on peut également acquérir. Et puis de toute façon vu le prix exorbitant des terres constructibles, il restera souvent plus grand chose pour acquérir des terres "agricoles" ou "naturelles" même si elles sont peu chères.

Or, nous avons tous besoin d'habiter là où nous cultivons et vice versa.
Quand il est loisible de détailler tout ce qui lie organiquement le fait d'habiter et le fait de cultiver - pour constater qu'habiter et cultiver est en fait une seule et même chose -, tous les professionnels agricoles sur leurs 50 hectares, tous les bourgeois sur leur petite parcelle constructible de 1000 mètres-carrés ou tous les habitants des villes, classes moyennes, ou tous les prolos des banlieues déchantent et comprennent enfin là où le bât blesse (et qu'il blesse très très fort).

Les cycles du corps, les cycles de la maison, les cycles des champs, les cycles de l'eau, les cycles des arbres, les cycles de nos animaux, les cycles de tout ce qui vit autour de nous, les cycles des saisons sont tous organiquement - et mentalement pour l'homme - imbriqués. Les besoins du corps, les besoins de la maison, les besoins des champs, les besoins de tous les animaux autour de nous, et les besoins des saisons sont tous intimement, cosmologiquement reliés et se répondent de façon infiniment complexe.
Le principal élément (mais ce n'est pas le seul) qui fonde cet équilibre est que le déchet de l'un est la nourriture de l'autre. Je fais pipi plusieurs fois par jour, il est intolérable que tout cet azote ne termine pas dans mon champ - pour ne donner que cet exemple -, mais il y en a des milliers si vous réfléchissez en terme de nourriture et de déchets. En fait, c'est là d'ailleurs où la notion de déchet disparaît totalement... Si les notions de nourriture et de déchets sont séparés c'est parce que habiter et cultiver sont séparés.
L'agriculture pérenne (la permaculture) a besoin d'un milieu diversifié : le complexe agro-sylvo-pastoral (Des champs, des prairies, des pâtures, des haies, des arbustes, des arbres et de la forêt) dont parle Claude Bourguignon. Cela est impossible à avoir sur une trop petite surface. Il faut de la terre à l'homme. Il ne lui faut pas 80 hectares, mais 1,2,3,4,5,6.

Ce qu'il faut de terre à l'homme... On peut s'obnubiler (étymologiquement : s’obscurcir de nuages) sur beaucoup d'autres choses, pourtant si chacun tentait de répondre à cette question (pour lui, pour les autres : pour l'homme !) et de prendre les mesures (révolutionnaires) qui s'imposent subséquemment, la face du monde changerait immédiatement.

Une dernière chose pour insister. Ce qu'il faut de terre à l'homme, c'est bien se demander ce qu'il faut de terre à chaque homme. Donc, celui qui a ce qu'il lui faut de terre voir plus (et c'était le cas de Tolstoï) ne peut être tranquille (libre et heureux) en étant entourés d'êtres qui ne disposent pas de la quantité de terre nécessaire à l'homme.
Mais celui qui a assez de terre pour lui, que doit-il faire ? Il doit continuer de répondre à la question combien de terre faut-il à l'homme, et soit il en a trop alors il doit distribuer son surplus de terre, soit il a juste ce qui lui faut et il doit alors éviter de tomber dans l'écueil (faussement généreux, faussement chrétien) qui consiste à accueillir de façon pérenne une trentaine ou plus de miséreux sur ses 2 hectares (ça ne servirait à rien qu'à du conflit) mais il doit s'activer intensément, il doit brûler, s'échanger, pour une révolution agraire totale et s'échiner (socialement, culturellement, politiquement, juridiquement, législativement, artistiquement, publiquement...en paroles et en actes) chaque jour, pour que chaque homme autour de lui, tendent à avoir ce qu'il faut de terre à l'homme. Et puis, il doit donner dans tous les cas aux autres : le surplus en nourriture et bienfaits de ses 2 hectares. Il peut effectivement expérimenter le sacrifice en se privant, mais il doit savoir que l'homme est faible et que le sacrifice en est rarement un pour l'homme, que l'homme qui s'est sacrifié attend malheureusement toujours la contrepartie et qu'il vaut donc mieux ne pas se sacrifier pour ne jamais exiger auprès des autres de contreparties (car c'est alors pire que de ne pas donner.

Sylvain

 

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Sommes-nous des projectiles ? (et puis c'est tout ?)http://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/427-sommes-nous-des-projectiles-et-puis-c-est-touthttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161115_151500_Sommes-nous_des_projectiles____et_puis_c_est_tout___Tue, 15 Nov 2016 14:15:00 +0000

projectilesNous sommes des projectiles soumis à la loi d'inertie et à la gravité. Les vecteurs initiaux sont la flèche du temps et l'éducation (Éducation Nationale + Famille + Industries culturelles + algorithmes).
Et voici, encore une autre manière de dire la passion de l'homme face à la masse :

J'ai cette image toute simple depuis plusieurs jours dans la tête : celle du projectile, celle d'un projectile en forme de petite boule toute simple (10 cm de diamètre pourquoi pas). Je me mets à voir les gens comme des projectiles entièrement soumis à leurs paramètres physiques qui les déterminent totalement et les font se mouvoir uniquement en fonction de la force initiale (qui les a projetés), puis de l'inertie et de la gravité qui fait faire à tous, en une vie, un simple rayon de courbure à la con...

Je pense que cette image me frappe d'autant plus que je suis trentenaire (36) et que je suis donc beaucoup en lien avec des adultes mûrs ou des plus vieux encore. Je peux donc sentir de façon terrifiante : les lois d'inertie et de gravité qui gouvernent mes congénères. Je pourrais aussi bien employer l'expression de pilotage automatique (qui serait confié aux dames inertie et gravité).

Des vecteurs on été développés par l'éducation et ce sont eux qui s'expriment (gouvernent) le plus longtemps possible. La loi d'inertie suit les vecteurs déterminés par l'éducation.

Alors, j'observe, je scrute intensément, les manifestations rares, affreusement rare, de forces intérieures autonomes qui ajouteraient des vecteurs improbables et inattendus capables de s'opposer à tous les autres paramètres physiques que je viens de décrire... ce serait d'ailleurs des vecteurs beaucoup plus verticaux (pour s'opposer à la gravité et à l’inexorable). J'observe, j'attends les manifestations de l'énergie libre de ces petites boules projetées...

Je ne suis pas nihiliste, je suis croyant ; la vie humaine est un défi à relever grâce à la passion de l'impossible : celui de réaliser autre chose qu'un simple rayon de courbure à la con, celui qui consiste à produire suffisamment d'énergie libre pour être capable de tout reprendre de sa trajectoire et de dessiner dans le ciel, ce qu'on voudra. Oui, comme cette image d'un avion postal d'avant la seconde guerre mondiale (coucou Saint-ex !) qui dessine un cœur dans le ciel, si ça le chante, avec son échappement de gaz.
Des cœurs, et toutes les arabesques qu'on voudra en fait. Tout, mais pas un rayon de courbure à la con. Toutes les arabesques qu'on pourra réaliser qui ne doivent rien à l'hérédité et à notre milieu, qui ne doivent rien ou presque rien à la flèche du temps. Transformer son éducation (et pour cela la remettre en cause) en rampe de lancement aérospatiale qui permet de vaincre la gravité planétaire avant de basculer en pilotage autonome dans l'espace interstellaire...

Je me trompe peut-être mais ça ne semble pas être le souci de mes congénères. La plupart semble vraiment s'appliquer à réaliser le rayon de courbure à la con... le plus con possible. A quel moment y'a-t-il remise en cause radicale des croyances issues de l'Éducation et du milieu pour, enfin, se mettre au commande ?! Jamais ?! Mes congénères me consternent, et me déçoivent au plus haut point je dois l'avouer. C'est très misanthropique, mais tant pis, pour moi, il ne font pas ce qu'il faut. Vivre, une vie d'homme, c'est remettre en cause tous les vecteurs initiaux afin de se mettre, enfin, au commande, pour pro-poser quelque-chose. Je suis certes un pro-jectile, mais je dois pro-poser quand même.
Celui qui me lit se dit peut-être : quel orgueil abyssal de se croire délivré des déterminations alors que c'est le tragique de la condition humaine que nous partageons ensemble... En fait, je ne me crois pas délivré, mais je me sais doté de la plus extrême vigilance et concentration à cet endroit. Sortir de la caverne, me mettre au commande est le point où je dirige mes efforts depuis fort longtemps et je peux goûter régulièrement et de plus en plus souvent les fruits de ce travail. D'un autre côté, il me semble déceler que mes congénères ne dirigent pas leurs efforts sur ce même point. Mais j'ai bien conscience que ma perception de ce qui se joue avec les trajectoires humaines est forcément parcellaire, à partir de mon point de vue temporel, et non, holistique et diachronique.

Le milieu et l'Éducation fabriquent, on le sait, un surmoi qui vole les commandes pendant toute la durée de ce vol en forme de rayon de courbure à la con qui se termine par un crash.

Ce qui se passe, c'est qu'en réalisant un rayon de courbure à la con, les autres faisant de même, on peut donc les voir au dessus, en dessous, devant, derrière, ou à-côté. Ça nous rassure, on se dit qu'on est dans la bonne direction. On sait très bien que prendre les commandes pour faire des arabesques nous conduirait loin de la caverne des rayons de courbures à la con, au beau milieu du désert ou de l'océan.
Et est-ce qu'on en veut du désert et de l'océan ?
Si on savait que c'est là, et uniquement là, que se rencontre le petit prince ou que se joue notre bataille intime et dernière avec un gigantesque Marlin (Cf : le vieil homme et la mer), on prendrait les choses autrement au sérieux et on dirigerait nos efforts au bon endroit.

Sylvain

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projectilesNous sommes des projectiles soumis à la loi d'inertie et à la gravité. Les vecteurs initiaux sont la flèche du temps et l'éducation (Éducation Nationale + Famille + Industries culturelles + algorithmes).
Et voici, encore une autre manière de dire la passion de l'homme face à la masse :

J'ai cette image toute simple depuis plusieurs jours dans la tête : celle du projectile, celle d'un projectile en forme de petite boule toute simple (10 cm de diamètre pourquoi pas). Je me mets à voir les gens comme des projectiles entièrement soumis à leurs paramètres physiques qui les déterminent totalement et les font se mouvoir uniquement en fonction de la force initiale (qui les a projetés), puis de l'inertie et de la gravité qui fait faire à tous, en une vie, un simple rayon de courbure à la con...

Je pense que cette image me frappe d'autant plus que je suis trentenaire (36) et que je suis donc beaucoup en lien avec des adultes mûrs ou des plus vieux encore. Je peux donc sentir de façon terrifiante : les lois d'inertie et de gravité qui gouvernent mes congénères. Je pourrais aussi bien employer l'expression de pilotage automatique (qui serait confié aux dames inertie et gravité).

Des vecteurs on été développés par l'éducation et ce sont eux qui s'expriment (gouvernent) le plus longtemps possible. La loi d'inertie suit les vecteurs déterminés par l'éducation.

Alors, j'observe, je scrute intensément, les manifestations rares, affreusement rare, de forces intérieures autonomes qui ajouteraient des vecteurs improbables et inattendus capables de s'opposer à tous les autres paramètres physiques que je viens de décrire... ce serait d'ailleurs des vecteurs beaucoup plus verticaux (pour s'opposer à la gravité et à l’inexorable). J'observe, j'attends les manifestations de l'énergie libre de ces petites boules projetées...

Je ne suis pas nihiliste, je suis croyant ; la vie humaine est un défi à relever grâce à la passion de l'impossible : celui de réaliser autre chose qu'un simple rayon de courbure à la con, celui qui consiste à produire suffisamment d'énergie libre pour être capable de tout reprendre de sa trajectoire et de dessiner dans le ciel, ce qu'on voudra. Oui, comme cette image d'un avion postal d'avant la seconde guerre mondiale (coucou Saint-ex !) qui dessine un cœur dans le ciel, si ça le chante, avec son échappement de gaz.
Des cœurs, et toutes les arabesques qu'on voudra en fait. Tout, mais pas un rayon de courbure à la con. Toutes les arabesques qu'on pourra réaliser qui ne doivent rien à l'hérédité et à notre milieu, qui ne doivent rien ou presque rien à la flèche du temps. Transformer son éducation (et pour cela la remettre en cause) en rampe de lancement aérospatiale qui permet de vaincre la gravité planétaire avant de basculer en pilotage autonome dans l'espace interstellaire...

Je me trompe peut-être mais ça ne semble pas être le souci de mes congénères. La plupart semble vraiment s'appliquer à réaliser le rayon de courbure à la con... le plus con possible. A quel moment y'a-t-il remise en cause radicale des croyances issues de l'Éducation et du milieu pour, enfin, se mettre au commande ?! Jamais ?! Mes congénères me consternent, et me déçoivent au plus haut point je dois l'avouer. C'est très misanthropique, mais tant pis, pour moi, il ne font pas ce qu'il faut. Vivre, une vie d'homme, c'est remettre en cause tous les vecteurs initiaux afin de se mettre, enfin, au commande, pour pro-poser quelque-chose. Je suis certes un pro-jectile, mais je dois pro-poser quand même.
Celui qui me lit se dit peut-être : quel orgueil abyssal de se croire délivré des déterminations alors que c'est le tragique de la condition humaine que nous partageons ensemble... En fait, je ne me crois pas délivré, mais je me sais doté de la plus extrême vigilance et concentration à cet endroit. Sortir de la caverne, me mettre au commande est le point où je dirige mes efforts depuis fort longtemps et je peux goûter régulièrement et de plus en plus souvent les fruits de ce travail. D'un autre côté, il me semble déceler que mes congénères ne dirigent pas leurs efforts sur ce même point. Mais j'ai bien conscience que ma perception de ce qui se joue avec les trajectoires humaines est forcément parcellaire, à partir de mon point de vue temporel, et non, holistique et diachronique.

Le milieu et l'Éducation fabriquent, on le sait, un surmoi qui vole les commandes pendant toute la durée de ce vol en forme de rayon de courbure à la con qui se termine par un crash.

Ce qui se passe, c'est qu'en réalisant un rayon de courbure à la con, les autres faisant de même, on peut donc les voir au dessus, en dessous, devant, derrière, ou à-côté. Ça nous rassure, on se dit qu'on est dans la bonne direction. On sait très bien que prendre les commandes pour faire des arabesques nous conduirait loin de la caverne des rayons de courbures à la con, au beau milieu du désert ou de l'océan.
Et est-ce qu'on en veut du désert et de l'océan ?
Si on savait que c'est là, et uniquement là, que se rencontre le petit prince ou que se joue notre bataille intime et dernière avec un gigantesque Marlin (Cf : le vieil homme et la mer), on prendrait les choses autrement au sérieux et on dirigerait nos efforts au bon endroit.

Sylvain

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Bien vieillir ou mal vieillirhttp://descolarisation.org/index.php/accueil/reflexions-philosophiques/422-bien-vieillir-ou-mal-vieillirhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20161027_012851_Bien_vieillir_ou_mal_vieillirWed, 26 Oct 2016 23:28:51 +0000

bouffier elzeardBien vieillir ou mal vieillir.
Quand on relit ce texte de Foucault, il est clair que la possibilité est donnée à chacun de bien vieillir ou de mal vieillir (avec bien-sûr tout un spectre de possibilités entre les deux).

Ce bien vieillir, on peut donc le commencer dès l'âge de 20 ans si on comprend bien ce que nous dit Foucault.

Mais ce bien vieillir n'aura pas pu atteindre les générations nées entre 1930 et 1960 (exceptions mises à part), à cause d'un fait historique majeur (qui est le fait historique principal du XXe siècle) : le biopouvoir issu des industries culturelles (couplé à l'Éducation Nationale) visant à impacter massivement et durablement les consciences par des monticules infinis de sornettes utiles au capitalisme consumériste et à l'hypercontrôle des masses.

Ces générations ont été totalement impactées depuis leur naissance par le mode de vie diffusée par la propagande de masse. Ces générations se superposent totalement à l'apogée de l'histoire du cinéma, de la radio et de la télévision (les industries culturelles).

La critique des industries culturelles n'a véritablement commencé que dans les années 70 (un peu avant avec Adorno et Horkheimer), pour obtenir les premiers effets dans les années 90 et 2000 (avec une masse notoire qui balance enfin leur téléviseur par la fenêtre et entame les réflexions sur "la décroissance").

Les générations (1930-1960) ont souffert de la crédulité de A à Z. Ils ont bouffé de la propagande comme jamais aucune génération n'en avait bouffé dans l'histoire et des milliards d'existences ont tenté de se faire à partir de cette propagande de masse. Mais on ne peut pas à la fois s'adapter aux désirs du système capitaliste (en bouffant crédulement sa propagande permanente), et vieillir comme Foucault ou les philosophes le préconisent (voir lien ci-dessus), c'est antinomique.

 

C'est ainsi que nous débouchons sur une époque avec une masse énorme de gens plutôt vieux (population française plutôt vieille) qui découvrent à quel point ils ont été crédules et bernés de A à Z (comme aucune autre génération avant eux). La part d'entre-eux qui passent aux aveux tranquillement et acceptent les permutations nécessaires dans leurs cerveaux et comportements est extrêmement faible. La grande majorité maintient de force le voile de l'illusion devant leurs yeux.
Tout se craquelle, le décor en carton-pâte fiche le camp, on sait bien qu'on a vécu dans le faux, que tout est faux, qu'on a vécu pour enrichir les multinationales, les banques et détruire la planète, qu'on s'est gavé comme des porcs, qu'on a été CRÉDULES et niais, des béni-oui-oui, mais on veut l'emporter avec soi dans sa tombe. Ils savent qu'ils ont mal vécu, alors ils veulent mal vieillir et pour ça la meilleure façon, c'est de se venger sur les nouvelles générations en empêchant tout changement (qui mettrait en lumière inévitablement et directement leurs abyssales erreurs).

En vieillissant, ils ont souvent acquis du pouvoir (propriétés, carrières, argent, grades, pouvoir politique etc.). Et au final, les vieux-cons sont partout présents dans toutes les instances pour empêcher que de nouvelles vues (et modes de vie) existent car ceux-ci risquent fort de montrer combien ils ont mal vécu, combien ils ont été crédules, combien ils se sont fait avoir, combien ils n'ont rien fait de « bien », combien ils ont tout laissé faire/pourrir. Ils ont laissé l'environnement se dégrader totalement sans rien faire : jamais ils ne l'admettront, ce sont des vieux-cons aigris et méchants. Des gens qui ont mal vieilli. En plus, nombreux d'entre-eux sont souvent en même temps les fachos de la chansons de Brassens : "la ballade des gens qui sont nés quelques-part" : 

(Version Tarmac)). La France en 2016 est majoritairement remplie de vieux-cons fachos. Pardonnez-moi ce langage simpliste qui résonne comme de la tarte à la crème (indigne peut-être de la philosophie), mais je ne parviens pas à lutter contre cette sensation au fond de ma tripe.

On pourrait dire que l'histoire se répète, mais je ne crois pas, à cause de l'existence au XXe siècle des industries culturelles et de l'Éducation Nationale (faits nouveaux). Les vieux-cons à l’œuvre actuellement, sont vraiment les plus cons depuis que le monde est monde. Et ceux qui veulent œuvrer ne savent plus du tout quoi faire d'eux. Comment donc les congédier, et leur donner de la soupe pour qu'ils se taisent ? Ils sont le cerveaux en vrac, pété par des décennies de PROPAGANDE CAPITALISTE. On voudrait pouvoir « travailler » en paix, pouvoir aggrader ce monde que nos aïeux ont totalement détruit sans que ceux-là même qui l'ont détruit nous en empêchent. A un moment c'est STOP !!!!
Sauf que les super-vieux-cons actuels pourraient être battus par les suivants qui auront eux été encore plus atteints que leurs parents, par la gouvernementalité algorithmique et la disruption actuelles. ...

Sylvain

 

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bouffier elzeardBien vieillir ou mal vieillir.
Quand on relit ce texte de Foucault, il est clair que la possibilité est donnée à chacun de bien vieillir ou de mal vieillir (avec bien-sûr tout un spectre de possibilités entre les deux).

Ce bien vieillir, on peut donc le commencer dès l'âge de 20 ans si on comprend bien ce que nous dit Foucault.

Mais ce bien vieillir n'aura pas pu atteindre les générations nées entre 1930 et 1960 (exceptions mises à part), à cause d'un fait historique majeur (qui est le fait historique principal du XXe siècle) : le biopouvoir issu des industries culturelles (couplé à l'Éducation Nationale) visant à impacter massivement et durablement les consciences par des monticules infinis de sornettes utiles au capitalisme consumériste et à l'hypercontrôle des masses.

Ces générations ont été totalement impactées depuis leur naissance par le mode de vie diffusée par la propagande de masse. Ces générations se superposent totalement à l'apogée de l'histoire du cinéma, de la radio et de la télévision (les industries culturelles).

La critique des industries culturelles n'a véritablement commencé que dans les années 70 (un peu avant avec Adorno et Horkheimer), pour obtenir les premiers effets dans les années 90 et 2000 (avec une masse notoire qui balance enfin leur téléviseur par la fenêtre et entame les réflexions sur "la décroissance").

Les générations (1930-1960) ont souffert de la crédulité de A à Z. Ils ont bouffé de la propagande comme jamais aucune génération n'en avait bouffé dans l'histoire et des milliards d'existences ont tenté de se faire à partir de cette propagande de masse. Mais on ne peut pas à la fois s'adapter aux désirs du système capitaliste (en bouffant crédulement sa propagande permanente), et vieillir comme Foucault ou les philosophes le préconisent (voir lien ci-dessus), c'est antinomique.

 

C'est ainsi que nous débouchons sur une époque avec une masse énorme de gens plutôt vieux (population française plutôt vieille) qui découvrent à quel point ils ont été crédules et bernés de A à Z (comme aucune autre génération avant eux). La part d'entre-eux qui passent aux aveux tranquillement et acceptent les permutations nécessaires dans leurs cerveaux et comportements est extrêmement faible. La grande majorité maintient de force le voile de l'illusion devant leurs yeux.
Tout se craquelle, le décor en carton-pâte fiche le camp, on sait bien qu'on a vécu dans le faux, que tout est faux, qu'on a vécu pour enrichir les multinationales, les banques et détruire la planète, qu'on s'est gavé comme des porcs, qu'on a été CRÉDULES et niais, des béni-oui-oui, mais on veut l'emporter avec soi dans sa tombe. Ils savent qu'ils ont mal vécu, alors ils veulent mal vieillir et pour ça la meilleure façon, c'est de se venger sur les nouvelles générations en empêchant tout changement (qui mettrait en lumière inévitablement et directement leurs abyssales erreurs).

En vieillissant, ils ont souvent acquis du pouvoir (propriétés, carrières, argent, grades, pouvoir politique etc.). Et au final, les vieux-cons sont partout présents dans toutes les instances pour empêcher que de nouvelles vues (et modes de vie) existent car ceux-ci risquent fort de montrer combien ils ont mal vécu, combien ils ont été crédules, combien ils se sont fait avoir, combien ils n'ont rien fait de « bien », combien ils ont tout laissé faire/pourrir. Ils ont laissé l'environnement se dégrader totalement sans rien faire : jamais ils ne l'admettront, ce sont des vieux-cons aigris et méchants. Des gens qui ont mal vieilli. En plus, nombreux d'entre-eux sont souvent en même temps les fachos de la chansons de Brassens : "la ballade des gens qui sont nés quelques-part" : 

(Version Tarmac)). La France en 2016 est majoritairement remplie de vieux-cons fachos. Pardonnez-moi ce langage simpliste qui résonne comme de la tarte à la crème (indigne peut-être de la philosophie), mais je ne parviens pas à lutter contre cette sensation au fond de ma tripe.

On pourrait dire que l'histoire se répète, mais je ne crois pas, à cause de l'existence au XXe siècle des industries culturelles et de l'Éducation Nationale (faits nouveaux). Les vieux-cons à l’œuvre actuellement, sont vraiment les plus cons depuis que le monde est monde. Et ceux qui veulent œuvrer ne savent plus du tout quoi faire d'eux. Comment donc les congédier, et leur donner de la soupe pour qu'ils se taisent ? Ils sont le cerveaux en vrac, pété par des décennies de PROPAGANDE CAPITALISTE. On voudrait pouvoir « travailler » en paix, pouvoir aggrader ce monde que nos aïeux ont totalement détruit sans que ceux-là même qui l'ont détruit nous en empêchent. A un moment c'est STOP !!!!
Sauf que les super-vieux-cons actuels pourraient être battus par les suivants qui auront eux été encore plus atteints que leurs parents, par la gouvernementalité algorithmique et la disruption actuelles. ...

Sylvain

 

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Vivre dans la naturehttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/terre-et-permaculture/420-vivre-dans-la-naturehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160714_233500_Vivre_dans_la_natureThu, 14 Jul 2016 21:35:00 +0000

intothewildadreyRévélation pour moi : nous sommes faits pour vivre DANS la nature, immergés dedans. Pas à côté, dedans. Pas "le week-end" ou "en vacances", mais au quotidien. (ci-contre, photo de chez moi).
C'est le principe premier de la vie.

Mais est-ce vraiment une révélation, alors que cela est révélé à chacun d'entre-nous, moi y compris, à chaque fois que nous allons dans la nature ?!
Cela m'a été révélé par exemple toute mon enfance quand nous redescendions en ville après une virée dominicale en montagne et que ma mère disait systématiquement dans la voiture (dans les bouchons) : « Olala, on retourne dans la crasse, qu'est-ce qu'on était bien là-haut !! »
Et je me disais à chaque fois : c'est bizarre... puisqu'il en est ainsi, pourquoi est-ce qu'on redescend alors ???!!!
Oui, "dans les bouchons", car tout le monde faisait la même connerie, tout le monde retournait au boulot et à l'école le lundi - c'est très important de toujours faire comme tout le monde en dépit des lois de la vie - )

Le problème de l'homme c'est d'être long à la détente (à cause de cette loi du conformisme qui prime sur toutes les autres). Il peut faire 5000 fois la comparaison entre un lieu où il se sent bien et un autre où il ne se sent pas bien, sans jamais tirer de conclusion évidente pour sa vie (et concernant la direction à donner aux choses ) ...
Les "vacances d'été" (temporalité étatique-scolaire à bannir) sont le moment privilégié où les gens vont rejoindre des lieux où ils se sentent particulièrement bien (des lieux de nature), étrangement sans jamais penser qu'ils pourraient y demeurer... Ben non puisque c'est "le lieu des vacances",... que deviendraient "les vacances", si nous étions toujours en vacances ?! ,... la "temporalité étatique-scolaire" imposée et voulue par la dictature en souffrirait radicalement.
Le paralogisme est donc le suivant : vivre toute l'année SCOLAIRE dans un endroit où je me sens mal ou pas très bien, et rejoindre pendant les vacances les lieux où l'on se sent bien... : Esprit d'esclave, rien d'autre.
La cause de ce manque de logique semble venir d'un pan de la propagande du système qui fait que chacun intègre rapidement une sorte d'impossibilité couplée à une interdiction, à vivre dans la nature.

En vérité, quand nous sommes en pleine nature et que nous viennent des phrases du type : « Qu'est-ce qu'on est bien !!! », on se trompe sur l'origine du propos. Il ne s'agit point de notre esprit qui est simplement content d'être en vacances dans un lieu joli qui sent bon la violette, il s'agit en fait de la totalité de notre être qui est en train de nous indiquer que c'est là qu'il faut vivre, c'est-à-dire : RESTER, DEMEURER, S'ENRACINER mais aussi CULTIVER et PROCRÉER. Quand nous vient la phrase « Oh mais qu'est-ce qu'on est bien !! », il se produit en fait exactement la même chose que pour une plante lorsqu'elle décide de s'enraciner à tel endroit du sol parce que tous les critères physico-chimiques sont tip-top, ou que pour une femelle qui décide d'établir un nid parce que l'endroit est approprié en fonction de centaines de critères.

Un mot pour les propriétaires de chien : votre chien, en tant qu'animal, a de multiples longueurs d'avance sur le sujet dont je parle. Il suffirait à chaque propriétaire de donner une liberté totale au chien et de découvrir qu'il ira dans les lieux de nature où l'on se sent bien.
Le chien sait mieux que nous où il fait bon vivre, donc suivons-le. Suivons ce qui est bon pour lui, et ce sera bon pour nous aussi. Combien de propriétaire diront de leur chien qu'il aime les grands espaces, le grand air, courir, s'ébattre, jouer dans l'eau, se rouler dans l'herbe... (et qu'il a besoin de ça)... Et toi, propriétaire de chien, c'est quoi que tu aimes ? et c'est quoi dont tu as besoin ? Tu as besoin de ce que tu aimes et tu aimes ce dont tu as besoin... (et c'est à peu près des mêmes choses que ton chien)

Nous ne sommes pas faits pour avoir un jardin, mais pour vivre DANS un jardin et un jardin qui soit un biotope complet. Bref, un jardin-forêt, un écosystème auto-fertile.
Là-dessus, je ne comprends pas ma mère qui a passé sa vie à dire que là où elle se sent bien c'est "en montagne", sans jamais conclure que c'est donc là qu'il faudrait qu'elle s'installe.
Et tous ces gens qui vivent dans les grandes villes, tout en disant que ce n'est pas là qu'ils devraient être, c'est quoi cette schizophrénie ?

Dans la dictature en place, le chemin peut effectivement être ardu pour vraiment arriver à être là où on se sent bien (puisqu'il faut déjà vaincre la barrière des idées reçues concernant là où il faut vivre, là où l'on doit vivre), mais au moins le savoir, au moins tous les jours être sur le bon chemin : celui qui va nous conduire là où on se sent bien.
Pour ma part, je vis et je vais vivre de plus en plus dans la forêt, et c'est là que je me sens bien, c'est là que je trouve tout ce dont j'ai besoin.
Mais je constate que c'est AUSSI là où tout le monde se sent bien. Alors ?!
Je ne comprends vraiment pas la capacité de mes frères humains à accepter l'inacceptable, à accepter de vivre constamment contre leur aspirations profondes. Ha mince, j'oubliais, ils ont été SCOLARISÉS, FORMATÉS, MOULÉS, CONFORMÉS.
Des petits humains en série pour fournir en bétail la dictature étatique-capitaliste barbare. Mais chut ! Il ne faut pas dire la vérité.

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intothewildadreyRévélation pour moi : nous sommes faits pour vivre DANS la nature, immergés dedans. Pas à côté, dedans. Pas "le week-end" ou "en vacances", mais au quotidien. (ci-contre, photo de chez moi).
C'est le principe premier de la vie.

Mais est-ce vraiment une révélation, alors que cela est révélé à chacun d'entre-nous, moi y compris, à chaque fois que nous allons dans la nature ?!
Cela m'a été révélé par exemple toute mon enfance quand nous redescendions en ville après une virée dominicale en montagne et que ma mère disait systématiquement dans la voiture (dans les bouchons) : « Olala, on retourne dans la crasse, qu'est-ce qu'on était bien là-haut !! »
Et je me disais à chaque fois : c'est bizarre... puisqu'il en est ainsi, pourquoi est-ce qu'on redescend alors ???!!!
Oui, "dans les bouchons", car tout le monde faisait la même connerie, tout le monde retournait au boulot et à l'école le lundi - c'est très important de toujours faire comme tout le monde en dépit des lois de la vie - )

Le problème de l'homme c'est d'être long à la détente (à cause de cette loi du conformisme qui prime sur toutes les autres). Il peut faire 5000 fois la comparaison entre un lieu où il se sent bien et un autre où il ne se sent pas bien, sans jamais tirer de conclusion évidente pour sa vie (et concernant la direction à donner aux choses ) ...
Les "vacances d'été" (temporalité étatique-scolaire à bannir) sont le moment privilégié où les gens vont rejoindre des lieux où ils se sentent particulièrement bien (des lieux de nature), étrangement sans jamais penser qu'ils pourraient y demeurer... Ben non puisque c'est "le lieu des vacances",... que deviendraient "les vacances", si nous étions toujours en vacances ?! ,... la "temporalité étatique-scolaire" imposée et voulue par la dictature en souffrirait radicalement.
Le paralogisme est donc le suivant : vivre toute l'année SCOLAIRE dans un endroit où je me sens mal ou pas très bien, et rejoindre pendant les vacances les lieux où l'on se sent bien... : Esprit d'esclave, rien d'autre.
La cause de ce manque de logique semble venir d'un pan de la propagande du système qui fait que chacun intègre rapidement une sorte d'impossibilité couplée à une interdiction, à vivre dans la nature.

En vérité, quand nous sommes en pleine nature et que nous viennent des phrases du type : « Qu'est-ce qu'on est bien !!! », on se trompe sur l'origine du propos. Il ne s'agit point de notre esprit qui est simplement content d'être en vacances dans un lieu joli qui sent bon la violette, il s'agit en fait de la totalité de notre être qui est en train de nous indiquer que c'est là qu'il faut vivre, c'est-à-dire : RESTER, DEMEURER, S'ENRACINER mais aussi CULTIVER et PROCRÉER. Quand nous vient la phrase « Oh mais qu'est-ce qu'on est bien !! », il se produit en fait exactement la même chose que pour une plante lorsqu'elle décide de s'enraciner à tel endroit du sol parce que tous les critères physico-chimiques sont tip-top, ou que pour une femelle qui décide d'établir un nid parce que l'endroit est approprié en fonction de centaines de critères.

Un mot pour les propriétaires de chien : votre chien, en tant qu'animal, a de multiples longueurs d'avance sur le sujet dont je parle. Il suffirait à chaque propriétaire de donner une liberté totale au chien et de découvrir qu'il ira dans les lieux de nature où l'on se sent bien.
Le chien sait mieux que nous où il fait bon vivre, donc suivons-le. Suivons ce qui est bon pour lui, et ce sera bon pour nous aussi. Combien de propriétaire diront de leur chien qu'il aime les grands espaces, le grand air, courir, s'ébattre, jouer dans l'eau, se rouler dans l'herbe... (et qu'il a besoin de ça)... Et toi, propriétaire de chien, c'est quoi que tu aimes ? et c'est quoi dont tu as besoin ? Tu as besoin de ce que tu aimes et tu aimes ce dont tu as besoin... (et c'est à peu près des mêmes choses que ton chien)

Nous ne sommes pas faits pour avoir un jardin, mais pour vivre DANS un jardin et un jardin qui soit un biotope complet. Bref, un jardin-forêt, un écosystème auto-fertile.
Là-dessus, je ne comprends pas ma mère qui a passé sa vie à dire que là où elle se sent bien c'est "en montagne", sans jamais conclure que c'est donc là qu'il faudrait qu'elle s'installe.
Et tous ces gens qui vivent dans les grandes villes, tout en disant que ce n'est pas là qu'ils devraient être, c'est quoi cette schizophrénie ?

Dans la dictature en place, le chemin peut effectivement être ardu pour vraiment arriver à être là où on se sent bien (puisqu'il faut déjà vaincre la barrière des idées reçues concernant là où il faut vivre, là où l'on doit vivre), mais au moins le savoir, au moins tous les jours être sur le bon chemin : celui qui va nous conduire là où on se sent bien.
Pour ma part, je vis et je vais vivre de plus en plus dans la forêt, et c'est là que je me sens bien, c'est là que je trouve tout ce dont j'ai besoin.
Mais je constate que c'est AUSSI là où tout le monde se sent bien. Alors ?!
Je ne comprends vraiment pas la capacité de mes frères humains à accepter l'inacceptable, à accepter de vivre constamment contre leur aspirations profondes. Ha mince, j'oubliais, ils ont été SCOLARISÉS, FORMATÉS, MOULÉS, CONFORMÉS.
Des petits humains en série pour fournir en bétail la dictature étatique-capitaliste barbare. Mais chut ! Il ne faut pas dire la vérité.

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Retrouver la skholè un peu partouthttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/vers-une-skhole-libre/413-retrouver-la-skhole-un-peu-partouthttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160709_210213_Retrouver_la_skhole_un_peu_partoutSat, 09 Jul 2016 19:02:13 +0000

« L'École de la République », c'est-à-dire « l'École de Jules Ferry » née en 1882, à l’œuvre depuis 134 ans (4 générations seulement !!) - à la manœuvre plutôt - a assassiné un concept né à l'aube de la civilisation, dans la Grèce archaïque puis antique : LA SKHOLÈ. (c'est le mot que nous utilisons sur ce site depuis le début pour signifier qu'après la déscolarisation, il y a bien la "skholarisation" : les retrouvailles avec la skholè originelle. C'est l'étymon qui nous renseigne directement sur l'hérésie absolue de l'école de Jules Ferry)

La skholè, c'est quoi ? : c'est le loisir​ et le temps-libre, que peuvent se donner les hommes à eux-mêmes pour apprendre. Il s’agit de ce temps qu’ils choisissent de prendre pour se cultiver, pour étudier, et qu’ils peuvent prendre car (ou quand) ils ne sont pas harassés par un travail qui répond à la nécessité. Le mot skholè peut même incorporer également la notion de "repos" (les rêves étant riches en enseignements).
Bref, il s'agit du "temps pour soi", du "temps-libre" par opposition au "temps-contraint". "L'école obligatoire" est donc un oxymore, une complète hérésie. La skholè est forcément libre, gratuite (personne ne paye ou n'est payé), et égalitaire.
Le mot "école" ayant été détourné, abîmé, corrompu, par la dictature, l'emploi du mot d'origine nous permet de revenir au concept originel, débarrassé de sa souillure, et de savoir (enfin) de quoi on parle.

Depuis 1882, la dictature Étatique (« République ») a instrumentalisé le concept originel de Skholè pour mettre au point le plus formidable système de propagande, via une Éducation Gouvernementale des masses. Chacun est endoctriné à la doctrine d'État : du bétail humain pour servir la machine capitaliste et demeurer hétéronomes

Cet endoctrinement se passe pendant les 20 premières années de la vie. La suite de la vie des gens se passe ensuite "au travail" et les gens ne se rassemblent pas pour étudier ensemble, pour partager des savoirs, pour avancer ensemble, pour partager ensemble : noétiquement, scientifiquement, poétiquement, citoyennement : TOUS AZIMUTS... (dans une réalité charnelle, en présenciel) - apprendre en regardant une vidéo sur youtube c'est vraiment sinistre et diabolique.

Nous mettons au point une skholè (contactez-nous pour participer mais sachez que c'est une dynamique locale), nous vous invitons à faire pareil dans votre coin.

Faire pousser les fruits de l'esprit comme ceux des arbres​, et mettre en pratique le document : "Conditions techniques de l'Égalité politique"

Aller, on va pas se laisser abattre et pour ça, nous allons penser ensemble, avec la tête et avec les mains...

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« L'École de la République », c'est-à-dire « l'École de Jules Ferry » née en 1882, à l’œuvre depuis 134 ans (4 générations seulement !!) - à la manœuvre plutôt - a assassiné un concept né à l'aube de la civilisation, dans la Grèce archaïque puis antique : LA SKHOLÈ. (c'est le mot que nous utilisons sur ce site depuis le début pour signifier qu'après la déscolarisation, il y a bien la "skholarisation" : les retrouvailles avec la skholè originelle. C'est l'étymon qui nous renseigne directement sur l'hérésie absolue de l'école de Jules Ferry)

La skholè, c'est quoi ? : c'est le loisir​ et le temps-libre, que peuvent se donner les hommes à eux-mêmes pour apprendre. Il s’agit de ce temps qu’ils choisissent de prendre pour se cultiver, pour étudier, et qu’ils peuvent prendre car (ou quand) ils ne sont pas harassés par un travail qui répond à la nécessité. Le mot skholè peut même incorporer également la notion de "repos" (les rêves étant riches en enseignements).
Bref, il s'agit du "temps pour soi", du "temps-libre" par opposition au "temps-contraint". "L'école obligatoire" est donc un oxymore, une complète hérésie. La skholè est forcément libre, gratuite (personne ne paye ou n'est payé), et égalitaire.
Le mot "école" ayant été détourné, abîmé, corrompu, par la dictature, l'emploi du mot d'origine nous permet de revenir au concept originel, débarrassé de sa souillure, et de savoir (enfin) de quoi on parle.

Depuis 1882, la dictature Étatique (« République ») a instrumentalisé le concept originel de Skholè pour mettre au point le plus formidable système de propagande, via une Éducation Gouvernementale des masses. Chacun est endoctriné à la doctrine d'État : du bétail humain pour servir la machine capitaliste et demeurer hétéronomes

Cet endoctrinement se passe pendant les 20 premières années de la vie. La suite de la vie des gens se passe ensuite "au travail" et les gens ne se rassemblent pas pour étudier ensemble, pour partager des savoirs, pour avancer ensemble, pour partager ensemble : noétiquement, scientifiquement, poétiquement, citoyennement : TOUS AZIMUTS... (dans une réalité charnelle, en présenciel) - apprendre en regardant une vidéo sur youtube c'est vraiment sinistre et diabolique.

Nous mettons au point une skholè (contactez-nous pour participer mais sachez que c'est une dynamique locale), nous vous invitons à faire pareil dans votre coin.

Faire pousser les fruits de l'esprit comme ceux des arbres​, et mettre en pratique le document : "Conditions techniques de l'Égalité politique"

Aller, on va pas se laisser abattre et pour ça, nous allons penser ensemble, avec la tête et avec les mains...

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Paul Valéry - 1935 - « Le bilan de l'intelligence » - Textehttp://descolarisation.org/index.php/documents/bibliographie-descolarisation/411-paul-valery-1935-le-bilan-de-l-intelligence-textehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160706_105909_Paul_Valery_-_1935_-___Le_bilan_de_l_intelligence___-_TexteWed, 06 Jul 2016 08:59:09 +0000

Extrait (que l'on peut d'ailleurs ajouter à l'article du 03/06 : "De la connerie suprême des examens" ):

« Je n'hésite jamais à le déclarer, le diplôme est l'ennemi mortel de la culture. Plus les diplômes ont pris d'importance dans la vie (et cette importance n'a fait que croître à cause des circonstances économiques), plus le rendement de l'enseignement a été faible. Plus le contrôle s'est exercé, s'est multiplié, plus les résultats ont été mauvais.
Mauvais par ses effets sur l'esprit public et sur l'esprit tout court. Mauvais parce qu'il crée des espoirs, des illusions de droits acquis. Mauvais par tous les stratagèmes et les subterfuges qu'il suggère ; les recommandations, les préparations stratégiques, et, en somme, l'emploi de tous expédients pour franchir le seuil redoutable. C'est là, il faut l'avouer, une étrange et détestable initiation à la vie intellectuelle et civique.
D'ailleurs, si je me fonde sur la seule expérience et si je regarde les effets du contrôle en général, je constate que le contrôle, en toute matière, aboutit à vicier l'action, à la pervertir... Je vous l'ai déjà dit : dès qu'une action est soumise à un contrôle, le but profond de celui qui agit n'est plus l'action même, mais il conçoit d'abord la prévision du contrôle, la mise en échec des moyens de contrôle. Le contrôle des études n'est qu'un cas particulier et une démonstration éclatante de cette observation très générale.

Le diplôme fondamental, chez nous, c'est le baccalauréat. Il a conduit à orienter les études sur un programme strictement défini et en considération d'épreuves qui, avant tout, représentent, pour les examinateurs, les professeurs et les patients, une perte totale, radicale et non compensée, de temps et de travail. Du jour où vous créez un diplôme, un contrôle bien défini, vous voyez aussitôt s'organiser en regard tout un dispositif non moins précis que votre programme, qui a pour but unique de conquérir ce diplôme par tous moyens. Le but de l'enseignement n'étant plus la formation de l'esprit, mais l'acquisition du diplôme, c'est le minimum exigible qui devient l'objectif des études. Il ne s'agit plus d'apprendre le latin, ou le grec, ou la géométrie. Il s'agit d'emprunter, et non plus d'acquérir, d'emprunter ce qu'il faut pour passer le baccalauréat.
Ce n'est pas tout. Le diplôme donne à la société un fantôme de garantie, et aux diplômes des fantômes de droits. Le diplômé passe officiellement pour savoir : il garde toute sa vie ce brevet d'une science momentanée et purement expédiente. D'autre part, ce diplômé au nom de la loi est porté à croire qu'on lui doit quelque chose. Jamais convention plus néfaste à tout le monde, à l'État et aux individus (et, en particulier, à la culture), n'a été instituée. C'est en considération du diplôme, par exemple, que l'on a vu se substituer à la lecture des auteurs l'usage des résumés, des manuels, des comprimés de science extravagants, les recueil de questions et de réponses toutes faites, extraits et autres abominations. Il en résulte que plus rien dans cette culture adultérée ne peut aider ni convenir à la vie d'un esprit qui se développe.
Je ne veux pas examiner en détail les diverses matières de cet enseignement détestable : je me bornerai à vous montrer à quel point l'esprit se trouve choqué et blessé par ce système dans ses parties les plus sensibles. »

Texte intégral (merci à F.B.) :

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/le-bilan-de-l-intelligence.pdf|510|500}

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Extrait (que l'on peut d'ailleurs ajouter à l'article du 03/06 : "De la connerie suprême des examens" ):

« Je n'hésite jamais à le déclarer, le diplôme est l'ennemi mortel de la culture. Plus les diplômes ont pris d'importance dans la vie (et cette importance n'a fait que croître à cause des circonstances économiques), plus le rendement de l'enseignement a été faible. Plus le contrôle s'est exercé, s'est multiplié, plus les résultats ont été mauvais.
Mauvais par ses effets sur l'esprit public et sur l'esprit tout court. Mauvais parce qu'il crée des espoirs, des illusions de droits acquis. Mauvais par tous les stratagèmes et les subterfuges qu'il suggère ; les recommandations, les préparations stratégiques, et, en somme, l'emploi de tous expédients pour franchir le seuil redoutable. C'est là, il faut l'avouer, une étrange et détestable initiation à la vie intellectuelle et civique.
D'ailleurs, si je me fonde sur la seule expérience et si je regarde les effets du contrôle en général, je constate que le contrôle, en toute matière, aboutit à vicier l'action, à la pervertir... Je vous l'ai déjà dit : dès qu'une action est soumise à un contrôle, le but profond de celui qui agit n'est plus l'action même, mais il conçoit d'abord la prévision du contrôle, la mise en échec des moyens de contrôle. Le contrôle des études n'est qu'un cas particulier et une démonstration éclatante de cette observation très générale.

Le diplôme fondamental, chez nous, c'est le baccalauréat. Il a conduit à orienter les études sur un programme strictement défini et en considération d'épreuves qui, avant tout, représentent, pour les examinateurs, les professeurs et les patients, une perte totale, radicale et non compensée, de temps et de travail. Du jour où vous créez un diplôme, un contrôle bien défini, vous voyez aussitôt s'organiser en regard tout un dispositif non moins précis que votre programme, qui a pour but unique de conquérir ce diplôme par tous moyens. Le but de l'enseignement n'étant plus la formation de l'esprit, mais l'acquisition du diplôme, c'est le minimum exigible qui devient l'objectif des études. Il ne s'agit plus d'apprendre le latin, ou le grec, ou la géométrie. Il s'agit d'emprunter, et non plus d'acquérir, d'emprunter ce qu'il faut pour passer le baccalauréat.
Ce n'est pas tout. Le diplôme donne à la société un fantôme de garantie, et aux diplômes des fantômes de droits. Le diplômé passe officiellement pour savoir : il garde toute sa vie ce brevet d'une science momentanée et purement expédiente. D'autre part, ce diplômé au nom de la loi est porté à croire qu'on lui doit quelque chose. Jamais convention plus néfaste à tout le monde, à l'État et aux individus (et, en particulier, à la culture), n'a été instituée. C'est en considération du diplôme, par exemple, que l'on a vu se substituer à la lecture des auteurs l'usage des résumés, des manuels, des comprimés de science extravagants, les recueil de questions et de réponses toutes faites, extraits et autres abominations. Il en résulte que plus rien dans cette culture adultérée ne peut aider ni convenir à la vie d'un esprit qui se développe.
Je ne veux pas examiner en détail les diverses matières de cet enseignement détestable : je me bornerai à vous montrer à quel point l'esprit se trouve choqué et blessé par ce système dans ses parties les plus sensibles. »

Texte intégral (merci à F.B.) :

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/le-bilan-de-l-intelligence.pdf|510|500}

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Conditions techniques de l'Égalité Politiquehttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/vraie-democratie/410-conditions-techniques-de-l-egalite-politiquehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160701_142159_Conditions_techniques_de_l_Egalite_PolitiqueFri, 01 Jul 2016 12:21:59 +0000

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/conditions_techniques_de_l_egalite_politique_sylvain_rochex_2016.pdf|510|500}

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L'École est finie, c'est les vacances !http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/domination-etat-adulte-enfant-autorite/409-l-ecole-est-finie-c-est-les-vacanceshttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160630_115514_L_Ecole_est_finie__c_est_les_vacances__Thu, 30 Jun 2016 09:55:14 +0000

​(et comme ça chaque année, du berceau jusqu'à la tombe - Vive Jules Ferry !).

Pourquoi ce qui s'est nommé « Nuit Debout » est en train de finir ?

La question n'a pas tellement de sens, tant la réponse est évidente et prévisible depuis le début : nous sommes maintenant fin juin, bientôt en juillet. C'est tout. C'est fini parce que "l'École est finie" dans tous les sens du mot École (Études, Examens, Travail, Stage, Érasmus, Professorat, Thèse, etc. etc.) Et les gens de "Nuit Debout" (comme 99,9% des gens) sont totalement branchés sur l'agenda et la saisonnalité étatique-scolaire. Ils y sont soumis à un point inimaginable (dont malheureusement ils n'ont pas conscience).

Imaginiez-vous sérieusement que la faune de « Nuit Debout » aurait pu être présente de la même façon un 28 juillet et un 17 août ??! Alors que le 28 juillet, Benoît est chez sa mère en PACA, Lydie est en vacance en Corse avec son ami du Pérou, et le 17 août, Franck est sur le festival d’Aurillac (il était sur Avignon en juillet), tandis que Matthieu fait un circuit VTT avec ses potes de Bretagne dans le Queyras (et puis Benoît prépare son déménagement car il vivra à Montpellier l'année prochaine, et Lydie va rejoindre en Allemagne, l'allemand qu'elle a rencontré à Nuit Debout) !  Leur comportement Place de la République était un comportement d'avril, de mai et de juin, mais un avril, un mai, et un juin de l'État-scolaire, pas du cosmos (donc, juin finissant, quelque-chose se termine à tout point de vue, oui, c'est sûr). Ce fut un printemps SCOLAIRE ! La grande majorité des gens de « Nuit Debout » ne sont pas des habitants, ils n'habitent pas, et à fortiori ceux de Paris ("Les parisiens sont tous des provinciaux montés à Paris" B. Charbonneau). Dans le calendrier scolaire-étatique, il y a une rupture de juin à juillet, l'individu termine un cycle, terminent ses "classes", rend ses rapports/travaux/mémoires, et s'organise pour changer radicalement d'activité, de relations, de rapport au temps, et de lieu pour juillet et août (et pour après). Toute la société suit le calendrier scolaire (cesser de suivre ce calendrier est un sacrée pas vers l'émancipation radicale). La majeure partie de ce qu'on appelle notre conditionnement et notre aliénation repose sur cette temporalité étatique-scolaire.

Quand le collégien rend sa copie de brevet, l'étudiant rend son mémoire, pendant que la plupart des salariés et des fonctionnaires rendent aussi quelque-chose (Les profs rendent les copies corrigées et les appréciations... etc.) ! Dans le calendrier du cosmos, il y a au contraire une sacrée continuité de juin à juillet. Les gens de « Nuit Debout » sont des scolarisés-étatisés, ultra-normés sur la temporalité de l'État (et sur la spatialité de l'État : les villes et les transports à grandes vitesses). Certains d'entre-eux disent être contre l'État, pourtant ils sont scrupuleusement soumis à son calendrier, à ses ruptures, à ses dates, à ses flux, à ses institutions, et à son organisation... Et vendredi soir, c'est le week-end ! Et la deuxième semaine de juillet y'a un festoche dans la Drôme ! Et en août, je fais un p'tit boulot dans un centre de vacances ! Et en septembre, je recommence, ce sera la rentrée !! Je serai scolarisé jusqu'à ma mort ! ("Du berceau, jusqu'à la tombe", disait Jules Ferry)

L'État, chef d'orchestre des vies, qui bat la mesure, fait rentrer, fait sortir, introduit, éteint, fait varier, à sa guise. Et les gens s'exécutent. Il s'agit de la musique la plus sinistre du monde. 3 pages et demi de partition en boucle.
 
Sylvain
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​(et comme ça chaque année, du berceau jusqu'à la tombe - Vive Jules Ferry !).

Pourquoi ce qui s'est nommé « Nuit Debout » est en train de finir ?

La question n'a pas tellement de sens, tant la réponse est évidente et prévisible depuis le début : nous sommes maintenant fin juin, bientôt en juillet. C'est tout. C'est fini parce que "l'École est finie" dans tous les sens du mot École (Études, Examens, Travail, Stage, Érasmus, Professorat, Thèse, etc. etc.) Et les gens de "Nuit Debout" (comme 99,9% des gens) sont totalement branchés sur l'agenda et la saisonnalité étatique-scolaire. Ils y sont soumis à un point inimaginable (dont malheureusement ils n'ont pas conscience).

Imaginiez-vous sérieusement que la faune de « Nuit Debout » aurait pu être présente de la même façon un 28 juillet et un 17 août ??! Alors que le 28 juillet, Benoît est chez sa mère en PACA, Lydie est en vacance en Corse avec son ami du Pérou, et le 17 août, Franck est sur le festival d’Aurillac (il était sur Avignon en juillet), tandis que Matthieu fait un circuit VTT avec ses potes de Bretagne dans le Queyras (et puis Benoît prépare son déménagement car il vivra à Montpellier l'année prochaine, et Lydie va rejoindre en Allemagne, l'allemand qu'elle a rencontré à Nuit Debout) !  Leur comportement Place de la République était un comportement d'avril, de mai et de juin, mais un avril, un mai, et un juin de l'État-scolaire, pas du cosmos (donc, juin finissant, quelque-chose se termine à tout point de vue, oui, c'est sûr). Ce fut un printemps SCOLAIRE ! La grande majorité des gens de « Nuit Debout » ne sont pas des habitants, ils n'habitent pas, et à fortiori ceux de Paris ("Les parisiens sont tous des provinciaux montés à Paris" B. Charbonneau). Dans le calendrier scolaire-étatique, il y a une rupture de juin à juillet, l'individu termine un cycle, terminent ses "classes", rend ses rapports/travaux/mémoires, et s'organise pour changer radicalement d'activité, de relations, de rapport au temps, et de lieu pour juillet et août (et pour après). Toute la société suit le calendrier scolaire (cesser de suivre ce calendrier est un sacrée pas vers l'émancipation radicale). La majeure partie de ce qu'on appelle notre conditionnement et notre aliénation repose sur cette temporalité étatique-scolaire.

Quand le collégien rend sa copie de brevet, l'étudiant rend son mémoire, pendant que la plupart des salariés et des fonctionnaires rendent aussi quelque-chose (Les profs rendent les copies corrigées et les appréciations... etc.) ! Dans le calendrier du cosmos, il y a au contraire une sacrée continuité de juin à juillet. Les gens de « Nuit Debout » sont des scolarisés-étatisés, ultra-normés sur la temporalité de l'État (et sur la spatialité de l'État : les villes et les transports à grandes vitesses). Certains d'entre-eux disent être contre l'État, pourtant ils sont scrupuleusement soumis à son calendrier, à ses ruptures, à ses dates, à ses flux, à ses institutions, et à son organisation... Et vendredi soir, c'est le week-end ! Et la deuxième semaine de juillet y'a un festoche dans la Drôme ! Et en août, je fais un p'tit boulot dans un centre de vacances ! Et en septembre, je recommence, ce sera la rentrée !! Je serai scolarisé jusqu'à ma mort ! ("Du berceau, jusqu'à la tombe", disait Jules Ferry)

L'État, chef d'orchestre des vies, qui bat la mesure, fait rentrer, fait sortir, introduit, éteint, fait varier, à sa guise. Et les gens s'exécutent. Il s'agit de la musique la plus sinistre du monde. 3 pages et demi de partition en boucle.
 
Sylvain
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Rappel des propositions d'interventionshttp://descolarisation.org/index.php/interventions/408-rappel-des-propositions-d-interventionshttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160629_102729_Rappel_des_propositions_d_interventionsWed, 29 Jun 2016 08:27:29 +0000

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/proposition_sylvain_et_mathilde_juin_2016.pdf|500|500}

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Tout avoir pour soi, chez soi, ou pour son association....http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/reflexions-philosophiques/407-tout-avoir-pour-soi-chez-soi-ou-pour-son-associationhttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160607_113026_Tout_avoir_pour_soi__chez_soi__ou_pour_son_association....Tue, 07 Jun 2016 09:30:26 +0000
Tenter de reconstituer chez soi, pour soi, ou pour son association/entreprise tous les moyens de rencontres, de partages, de progrès, d'apprentissage, d'élaboration, de construction, de technologie, de communications, de transport, de liberté, de fraternité, de convivialité, qui ne sont pas dans l'espace commun.

Voilà, ce que nous faisons tous... Mais ça ne va pas du tout... du tout, du tout, du tout...

Nous le faisons de facto pour rivaliser avec les autres, afin de gagner de l'argent, dans le but que nos besoins vitaux soient pris en charge. Nous le faisons aussi pour rivaliser avec les autres sur le plan égotique.
En vérité je vous le dis, nous devrions avoir pour nous, en privé, tout ce qui concerne nos besoins vitaux et uniquement (donc tout ce qui est donné par la grâce du cosmos quand le diviseur ne s'interpose pas), et ensuite tous le reste devrait appartenir à l'espace commun.
3 sortes d'entités permettent d'accumuler (à l'asphyxie) de façon privative des choses qui devraient appartenir uniquement à l'en-commun : les maisons individuelles et les terrains privés, l'association Loi 1901 et les entreprises (SA, SARL, SCOP, etc.).
Ainsi, des milliards de personnes (physiques ou morales donc) vont s'équiper de façon totale, en menuiserie par exemple, en informatique, en moyens de transport, en techniques de pointe diverses et variées, en outils de jardinage/agricoles, en outils d'impression et de publication, en outils de construction, en moyens d'accueil, en outils de divertissement/spectacle, en outils de soins, en outils de communication, etc. etc. etc. . Chacun essaie de croître pour lui-même, dans sa chose à lui (une involution donc) ... Notre société est bien de fait une dissociété car nous essayons de récréer constamment NOTRE PROPRE SOCIÉTÉ. La société est donc bien une constellation de sociétés privées concurrentes (zéro amitié).
 
Et comment faisons-nous pour être aveugle à ce point-là sur l'association loi 1901 (privée) ?! Tromperie majeure qui a encore si peu été révélée jusqu'à ce jour.
 
Combien de fois ai-je pu, non sans un certain effroi, pénétrer dans des univers matériels PRIVÉS où j'ai directement pensé que ce qui se trouvait devant moi pourrait servir à des centaines voire des milliers de personnes alentours... Combien de fois ai-je pu me dire que telles ou telles sortes de propriétés privées étaient privées de façon scandaleuse et injuste, pour la bonne et simple raison que SI CHACUN VEUT LA MÊME CHOSE CE NE SERA PAS POSSIBLE (ou bien au prix du chaos) : « Homme, si tu veux trouver le vrai, cherche le juste » phrase de V. Hugo qui m'accompagne en permanence ;
et « Nous sommes des tyrans les uns pour les autres », vous savez peut-être que j'ai aussi constamment dans ma besace cette phrase de D.R. Dufour.
 
Mais, celui (personne morale ou physique) qui se fait une grande menuiserie intégrale (exemple) privative pour son usage/plaisir (ou pour gagner de l'argent) sait bien, au fond, que tout le monde ne peut pas disposer pour lui-même d'une grande menuiserie intégrale, mais il se vit donc, lui, comme plus important (meilleur) que les autres. C'est un peu comme pour la parole et le pouvoir, celui qui a plus la parole est persuadé qu'il la mérite plus que les autres. ... D'ailleurs des grandes menuiseries intégrale ou autres moyens, il en existe parfois dans quelques municipalités mais évidemment les Élus distribuent à seulement quelques-uns. C'est un autre aspect de l'horreur : quand un bien commun semble apparaître, il est immédiatement privatisé par l'oligarchie politique et par sa "justice distributive" totalement opposée à la justice mutuelle.
 
Je suis tombé dans ce panneau à une époque : j'ai notamment acheté en 2009 des projecteurs de théâtre, une console de pilotage des lumières et quelques autres objets de la même branche. J'ai conscience aujourd'hui que ce fut une hérésie. Je pourrais prendre beaucoup d'autres exemples mais je trouve celui-ci particulièrement parlant puisque le théâtre par essence ne peut être que commun. Et, donc, au lieu d'avoir un théâtre public, nous avons des milliers de petites entreprises libérales qui essaient de reconstituer en leur sein tous les éléments utiles au théâtre. Au lieu d'équiper chaque lieu qui a une vocation théâtrale avec des moyens techniques communs, chaque personne physique ou morale qui veut faire du théâtre est obligé de se constituer en petite entreprise complète totalement indépendante. Débile. (Débile n'est pas une insulte, c'est un vrai mot qui a un sens !)
Chaque association va donc en permanence chercher à S'ÉQUIPER, aura l'impression de CROÎTRE, de s'enrichir (à mesure qu'elle sera de plus en plus ÉQUIPÉE), mais bon sang chacun fait la même chose en même temps, pourquoi ne pas le voir ???? Une association qui investit par exemple, cette semaine, dans une viseuse, un chapiteau, un vidéo-projecteur et une caméra numérique, et ce sont donc en fait des milliers d'associations qui investissent en même temps dans une viseuse, un chapiteau, un vidéo-projecteur et une caméra numérique (et pareil à titre individuel). Comme si chaque personne morale ou physique se sert tous les jours d'une viseuse, d'un chapiteau, d'un vidéo-projecteur et d'une caméra numérique !
 
Une soi-disant société qui n'est pas capable de s'organiser pour étudier quels éléments seront mis en commun et quels autres seront forcément privatifs, n'est pas viable, elle se dirige vers l'asphyxie économique, et elle n'est pas MORALE !
Dans ce contexte, il ne peut pas y'avoir d'AMITIÉ (philia) en dehors de nos AMOURS (les personnes avec qui nous avons de grosses affinités).
 
Nous vivons dans un monde où nous essayons de récréer dans nos espaces privatifs tous les éléments de la convivialité et de la fraternité car ils ont été retirés de la vie commune.
Fini depuis longtemps le lavoir commun, le four banal... Des gens se fabriquent leur propre four à pain, leur propre "BAR", leur propre piscine, leur propre ceci ou leur propre cela... Et c'est comme ça pour tout... c'est en fait pas très propre, c'est franchement sale !!! On est dans un monde où des gens possèdent pour eux-mêmes des avions, des bateaux, des théâtres, des milliers d'hectares, des montagnes, des îles, plusieurs maisons etc.... etc....
Chaque association va faire sérigraphier ses propres verres au lieu d'équiper en jolis verres chaque lieu qui a vocation à boire un verre ensemble...
 
Au lieu d'acter LA PRÉSENCE DU DIVISEUR PARMI NOUS, au lieu d'en finir avec la division, nous la nourrissons en permanence.
 
Quelle méthode pour avancer ? : regarder intensément chaque objet partout et faire l'effort, quitte à se tromper, à les positionner dans l'espace privé ou l'espace commun (et y revenir fréquemment pour ré-interroger).
Pour déplacer mentalement un objet de l'espace privé à l'en-commun, il suffit de répondre à la question : est-ce que la vie sur terre est viable si chacun de nous dispose d'une version de cet objet ?
Enfin, prendre le risque : de remettre mentalement un objet dans l'espace commun et de s'y tenir (= ne pas se le procurer pour soi), même si nous sommes encore à l'heure du diviseur (et que le dit-objet, n'est pas encore dans l'espace commun).
 

Sylvain

04 56 29 35 06

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Tenter de reconstituer chez soi, pour soi, ou pour son association/entreprise tous les moyens de rencontres, de partages, de progrès, d'apprentissage, d'élaboration, de construction, de technologie, de communications, de transport, de liberté, de fraternité, de convivialité, qui ne sont pas dans l'espace commun.

Voilà, ce que nous faisons tous... Mais ça ne va pas du tout... du tout, du tout, du tout...

Nous le faisons de facto pour rivaliser avec les autres, afin de gagner de l'argent, dans le but que nos besoins vitaux soient pris en charge. Nous le faisons aussi pour rivaliser avec les autres sur le plan égotique.
En vérité je vous le dis, nous devrions avoir pour nous, en privé, tout ce qui concerne nos besoins vitaux et uniquement (donc tout ce qui est donné par la grâce du cosmos quand le diviseur ne s'interpose pas), et ensuite tous le reste devrait appartenir à l'espace commun.
3 sortes d'entités permettent d'accumuler (à l'asphyxie) de façon privative des choses qui devraient appartenir uniquement à l'en-commun : les maisons individuelles et les terrains privés, l'association Loi 1901 et les entreprises (SA, SARL, SCOP, etc.).
Ainsi, des milliards de personnes (physiques ou morales donc) vont s'équiper de façon totale, en menuiserie par exemple, en informatique, en moyens de transport, en techniques de pointe diverses et variées, en outils de jardinage/agricoles, en outils d'impression et de publication, en outils de construction, en moyens d'accueil, en outils de divertissement/spectacle, en outils de soins, en outils de communication, etc. etc. etc. . Chacun essaie de croître pour lui-même, dans sa chose à lui (une involution donc) ... Notre société est bien de fait une dissociété car nous essayons de récréer constamment NOTRE PROPRE SOCIÉTÉ. La société est donc bien une constellation de sociétés privées concurrentes (zéro amitié).
 
Et comment faisons-nous pour être aveugle à ce point-là sur l'association loi 1901 (privée) ?! Tromperie majeure qui a encore si peu été révélée jusqu'à ce jour.
 
Combien de fois ai-je pu, non sans un certain effroi, pénétrer dans des univers matériels PRIVÉS où j'ai directement pensé que ce qui se trouvait devant moi pourrait servir à des centaines voire des milliers de personnes alentours... Combien de fois ai-je pu me dire que telles ou telles sortes de propriétés privées étaient privées de façon scandaleuse et injuste, pour la bonne et simple raison que SI CHACUN VEUT LA MÊME CHOSE CE NE SERA PAS POSSIBLE (ou bien au prix du chaos) : « Homme, si tu veux trouver le vrai, cherche le juste » phrase de V. Hugo qui m'accompagne en permanence ;
et « Nous sommes des tyrans les uns pour les autres », vous savez peut-être que j'ai aussi constamment dans ma besace cette phrase de D.R. Dufour.
 
Mais, celui (personne morale ou physique) qui se fait une grande menuiserie intégrale (exemple) privative pour son usage/plaisir (ou pour gagner de l'argent) sait bien, au fond, que tout le monde ne peut pas disposer pour lui-même d'une grande menuiserie intégrale, mais il se vit donc, lui, comme plus important (meilleur) que les autres. C'est un peu comme pour la parole et le pouvoir, celui qui a plus la parole est persuadé qu'il la mérite plus que les autres. ... D'ailleurs des grandes menuiseries intégrale ou autres moyens, il en existe parfois dans quelques municipalités mais évidemment les Élus distribuent à seulement quelques-uns. C'est un autre aspect de l'horreur : quand un bien commun semble apparaître, il est immédiatement privatisé par l'oligarchie politique et par sa "justice distributive" totalement opposée à la justice mutuelle.
 
Je suis tombé dans ce panneau à une époque : j'ai notamment acheté en 2009 des projecteurs de théâtre, une console de pilotage des lumières et quelques autres objets de la même branche. J'ai conscience aujourd'hui que ce fut une hérésie. Je pourrais prendre beaucoup d'autres exemples mais je trouve celui-ci particulièrement parlant puisque le théâtre par essence ne peut être que commun. Et, donc, au lieu d'avoir un théâtre public, nous avons des milliers de petites entreprises libérales qui essaient de reconstituer en leur sein tous les éléments utiles au théâtre. Au lieu d'équiper chaque lieu qui a une vocation théâtrale avec des moyens techniques communs, chaque personne physique ou morale qui veut faire du théâtre est obligé de se constituer en petite entreprise complète totalement indépendante. Débile. (Débile n'est pas une insulte, c'est un vrai mot qui a un sens !)
Chaque association va donc en permanence chercher à S'ÉQUIPER, aura l'impression de CROÎTRE, de s'enrichir (à mesure qu'elle sera de plus en plus ÉQUIPÉE), mais bon sang chacun fait la même chose en même temps, pourquoi ne pas le voir ???? Une association qui investit par exemple, cette semaine, dans une viseuse, un chapiteau, un vidéo-projecteur et une caméra numérique, et ce sont donc en fait des milliers d'associations qui investissent en même temps dans une viseuse, un chapiteau, un vidéo-projecteur et une caméra numérique (et pareil à titre individuel). Comme si chaque personne morale ou physique se sert tous les jours d'une viseuse, d'un chapiteau, d'un vidéo-projecteur et d'une caméra numérique !
 
Une soi-disant société qui n'est pas capable de s'organiser pour étudier quels éléments seront mis en commun et quels autres seront forcément privatifs, n'est pas viable, elle se dirige vers l'asphyxie économique, et elle n'est pas MORALE !
Dans ce contexte, il ne peut pas y'avoir d'AMITIÉ (philia) en dehors de nos AMOURS (les personnes avec qui nous avons de grosses affinités).
 
Nous vivons dans un monde où nous essayons de récréer dans nos espaces privatifs tous les éléments de la convivialité et de la fraternité car ils ont été retirés de la vie commune.
Fini depuis longtemps le lavoir commun, le four banal... Des gens se fabriquent leur propre four à pain, leur propre "BAR", leur propre piscine, leur propre ceci ou leur propre cela... Et c'est comme ça pour tout... c'est en fait pas très propre, c'est franchement sale !!! On est dans un monde où des gens possèdent pour eux-mêmes des avions, des bateaux, des théâtres, des milliers d'hectares, des montagnes, des îles, plusieurs maisons etc.... etc....
Chaque association va faire sérigraphier ses propres verres au lieu d'équiper en jolis verres chaque lieu qui a vocation à boire un verre ensemble...
 
Au lieu d'acter LA PRÉSENCE DU DIVISEUR PARMI NOUS, au lieu d'en finir avec la division, nous la nourrissons en permanence.
 
Quelle méthode pour avancer ? : regarder intensément chaque objet partout et faire l'effort, quitte à se tromper, à les positionner dans l'espace privé ou l'espace commun (et y revenir fréquemment pour ré-interroger).
Pour déplacer mentalement un objet de l'espace privé à l'en-commun, il suffit de répondre à la question : est-ce que la vie sur terre est viable si chacun de nous dispose d'une version de cet objet ?
Enfin, prendre le risque : de remettre mentalement un objet dans l'espace commun et de s'y tenir (= ne pas se le procurer pour soi), même si nous sommes encore à l'heure du diviseur (et que le dit-objet, n'est pas encore dans l'espace commun).
 

Sylvain

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Citations du jour : de la connerie suprême des examenshttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/les-citations-du-jour/406-citation-du-jour-l-ecole-detruit-les-personnalites-3http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160603_122800_Citations_du_jour___de_la_connerie_supreme_des_examensFri, 03 Jun 2016 10:28:00 +0000

Dans le contexte actuel de destruction de la liberté d'apprendre par le gouvernement, je publie cette citation de Léon Tolstoï et une autre de Christiane Rochefort

millecitations{xtypo_quote} Je suis convaincu par l'expérience que rien n'est plus nuisible au développement de l'enfant que les interrogations isolées et les rapports de chef à subordonné entre le maître et l'élève, et pour moi rien n'est plus révoltant qu'un spectacle pareil. (...) Les visites à l'école de Iasnaïa Poliana, qui d'un côté, ont beaucoup nui aux études, de l'autre m'ont été très utiles. Elles m'ont définitivement convaincu que la récitation des leçons et les examens sont les restes de la superstition de l'école du Moyen-âge, et sont absolument nuisibles et en contradiction avec les idées modernes. (...) Il est impossible, et pour le maître et pour l'étranger, de résumer toutes les connaissances de l'élève, de même qu'il est impossible de résumer les connaissances d'un homme en n'importe quelle branche. Si l'on menait un homme de quarante ans, intelligent, à l'examen de géographie, ce serait aussi stupide et étrange que de mener à un pareil examen un enfant de dix ans. L'un et l'autre ne peuvent que répondre par cœur et, en une heure, il est impossible d'apprécier leurs connaissances réelles. Pour connaître ce que sait chacun d'eux il faut passer avec eux des mois entiers. Là où sont introduits les examens (j'entends par là toute obligation de répondre aux questions posées), apparaît un nouvel objet, tout à fait inutile et qui exige un travail particulier, des capacité particulières, et cet objet s'appelle la préparation aux examens ou à la leçon. Un élève du lycée apprend l'histoire, les mathématiques, et, principalement, l'art de répondre aux examens. Je ne considère pas cet art comme un objet d'enseignement utile. (...) Si un étranger désire apprécier le degré de connaissance de mes élèves, qu'il vive avec nous et étudie les résultats et les applications pratiques de ce que nous savons. Il n'y a pas d'autre moyen, et tous les examens ne sont que tromperie, mensonge et font obstacle à l'enseignement. Léon Tolstoï, autour de la fin XIXème {/xtypo_quote}

Retrouvez en ligne notre document : « Mille citations contre l'école »

{xtypo_quote} on ne peut pas mesurer une chose qu'on modifie par sa propre présence. Ça c'est la Loi d'Indétermination, qui porte aussi le joli nom de Relation d'Incertitude, posée par Heisenberg il y a longtemps déjà mais elle a du mal à rentrer car elle gêne beaucoup de monde. Cette loi dit : l'observateur modifie l'observé. Elle dérange déjà pas mal les physiciens. Mais pour lesdites Sciences Humaines elle est une vraie catastrophe, elle leur retire carrément de sous les pieds le tapis épistémologique, c'est-à-dire qu'elle limite à quasi-zéro leur droit de connaître et d'affirmer. Car, l'observé étant humain, il est tellement modifié par son observateur que l'observation est sans valeur scientifique. Alors quand l'observateur a pouvoir sur l'observé ! Par exemple quand l'avenir entier de l'enfant testé dépend du testeur ! C'est drôle qu'on évite généralement de soulever ce petit point. Christiane Rochefort{/xtypo_quote}

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Dans le contexte actuel de destruction de la liberté d'apprendre par le gouvernement, je publie cette citation de Léon Tolstoï et une autre de Christiane Rochefort

millecitations{xtypo_quote} Je suis convaincu par l'expérience que rien n'est plus nuisible au développement de l'enfant que les interrogations isolées et les rapports de chef à subordonné entre le maître et l'élève, et pour moi rien n'est plus révoltant qu'un spectacle pareil. (...) Les visites à l'école de Iasnaïa Poliana, qui d'un côté, ont beaucoup nui aux études, de l'autre m'ont été très utiles. Elles m'ont définitivement convaincu que la récitation des leçons et les examens sont les restes de la superstition de l'école du Moyen-âge, et sont absolument nuisibles et en contradiction avec les idées modernes. (...) Il est impossible, et pour le maître et pour l'étranger, de résumer toutes les connaissances de l'élève, de même qu'il est impossible de résumer les connaissances d'un homme en n'importe quelle branche. Si l'on menait un homme de quarante ans, intelligent, à l'examen de géographie, ce serait aussi stupide et étrange que de mener à un pareil examen un enfant de dix ans. L'un et l'autre ne peuvent que répondre par cœur et, en une heure, il est impossible d'apprécier leurs connaissances réelles. Pour connaître ce que sait chacun d'eux il faut passer avec eux des mois entiers. Là où sont introduits les examens (j'entends par là toute obligation de répondre aux questions posées), apparaît un nouvel objet, tout à fait inutile et qui exige un travail particulier, des capacité particulières, et cet objet s'appelle la préparation aux examens ou à la leçon. Un élève du lycée apprend l'histoire, les mathématiques, et, principalement, l'art de répondre aux examens. Je ne considère pas cet art comme un objet d'enseignement utile. (...) Si un étranger désire apprécier le degré de connaissance de mes élèves, qu'il vive avec nous et étudie les résultats et les applications pratiques de ce que nous savons. Il n'y a pas d'autre moyen, et tous les examens ne sont que tromperie, mensonge et font obstacle à l'enseignement. Léon Tolstoï, autour de la fin XIXème {/xtypo_quote}

Retrouvez en ligne notre document : « Mille citations contre l'école »

{xtypo_quote} on ne peut pas mesurer une chose qu'on modifie par sa propre présence. Ça c'est la Loi d'Indétermination, qui porte aussi le joli nom de Relation d'Incertitude, posée par Heisenberg il y a longtemps déjà mais elle a du mal à rentrer car elle gêne beaucoup de monde. Cette loi dit : l'observateur modifie l'observé. Elle dérange déjà pas mal les physiciens. Mais pour lesdites Sciences Humaines elle est une vraie catastrophe, elle leur retire carrément de sous les pieds le tapis épistémologique, c'est-à-dire qu'elle limite à quasi-zéro leur droit de connaître et d'affirmer. Car, l'observé étant humain, il est tellement modifié par son observateur que l'observation est sans valeur scientifique. Alors quand l'observateur a pouvoir sur l'observé ! Par exemple quand l'avenir entier de l'enfant testé dépend du testeur ! C'est drôle qu'on évite généralement de soulever ce petit point. Christiane Rochefort{/xtypo_quote}

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Pourquoi vivons-nous dans une société de mort ?http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/autonomie-veritable/405-pourquoi-vivons-nous-dans-une-societe-de-morthttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160531_144835_Pourquoi_vivons-nous_dans_une_societe_de_mort__Tue, 31 May 2016 12:48:35 +0000
L'explication parfaite sur pourquoi nous vivons dans une société de mort (qui engendre toujours plus de mort - d'entropie)

Je vais vous dire de la façon la plus simple et évidente du monde pourquoi nous vivons dans une société de mort.

L'être humain est un être vivant qui a des besoins vitaux à satisfaire comme tous les êtres vivants, mais l'être humain n'en satisfait aucun (il est à chaque fois : ASSISTÉ et donc in fine inapte et dégénérescent - cet éthos (de mort) est créé par la propagande, l'Éducation Nationale en tête).
S'occuper de TOUS ces vrais besoins (chacun et en nous entraidant) nous rendrait vivants, or nous nous en n'occupons pas, nous nous occupons de faux-besoins et ça nous tue.
Nous quitterions la société de mort pour la Vie si chacun s'occupait de subvenir directement à ses besoin vitaux (« Le souci de soi » Épimeleia heautou, dont parle la philosophie depuis des millénaires).
1) S'occuper d'avoir un abri. Ce qui implique de le construire et de l'habiter (et de le posséder entièrement). Nous ne faisons pas cela. Nous n'habitons pas, ON nous loge, ça n'a rien à voir.
2) S'occuper de nous chauffer quand les températures baissent. Nous ne faisons pas cela, nous appuyons sur un bouton. Nous nous chauffons pas, ON nous chauffe, ça n'a rien à voir.
3) S'occuper de nous nourrir. Nous ne faisons pas cela, nous allons à Carrefour ou à Biocoop. Nous nous nourrissons pas, ON nous nourrit, ça n'a rien à voir.
4) S'occuper de boire de l'eau pure. Nous ne faisons pas cela, nous payons un abonnement au syndicat des eaux, nous tournons le robinet et cette eau n'est pas pure. Nous nous désaltérons pas, ON nous donne à boire, ça n'a rien à voir.
5) S'occuper de déposer nos excréments et urines de façon à ce qu'ils finissent dans le sol. Nous en soucier. Nous ne faisons pas cela. Nous faisons dans l'eau potable, nous souillons les eaux de surface et l'État s'en occupe tant bien que mal (à notre place). S'occuper de sa merde serait un bon début pour devenir un être vivant (d'ailleurs, on voit que le mot "besoin" est ici tout entier dévolu). Nous ne nous occupons pas de nos besoins, ON s'en occupe à notre place.
6) Respirer de l'air pur. Nous ne faisons pas cela, nous acceptons de respirer un air pollué.
7) S'occuper de nous habiller. L'homo sapiens n'ayant plus de poil, il lui faut trouver à se couvrir (à partir de fibres végétales ou animales). Nous ne faisons pas cela, nous allons dans des magasins de vêtement acheter des vêtements tout faits. Nous ne nous habillons pas, ON nous habille.
8) Pour couvrir tous nos besoins ci-dessus : abris, chaleur, eau pure, air pur, vêtements, nourriture, déposer nos excréments sur le sol, nous avons besoin d'espace et de vivre dans un milieu qui contient de la terre vivante, un écosystème, des arbres et des plantes. Nous ne faisons pas cela, nous vivons dans un milieu stérile, exigü et nous participons chaque jour à la destruction des milieux naturels et des écosystèmes.
9) S'occuper d'avoir des relations avec les autres. Nous ne faisons pas cela car cela implique des rapports d'égalité. Dès qu'une personne détient du pouvoir sur l'autre, ce n'est pas une relation mais une guerre pour la survie et l'égo. Nous ne participons pas à tous le champ de relations qui devrait exister au service des besoins vitaux de chacun. Nous nous occupons pas des choses importantes de l'homme adulte, de prendre soin de soi et des autres, ON s'en occupe à notre place.
10) S'occuper de notre âme. Nous ne faisons pas cela, nous nous adaptons à cette société de mort et n'avons pas de temps pour notre âme et notre esprit. Nous suivons les directives de l'État, des guides, des gourous, des leaders, des profs, des dominants, des intellectuels, des aristocrates, des riches, des scientifiques et des religions toutes faites. Nous nous occupons pas de notre âme et de notre esprit, ON s'en occupe pour nous.
11) Disposer du temps (tout notre temps) afin de pouvoir s'occuper de nos besoins vitaux et de notre âme. Nous n'avons pas cela. Nous ne prenons pas cela.
 
Voilà pourquoi nous vivons dans une société de mort.
C'est tout simplement parce que nous ne sommes pas des êtres vivants.
Tous les êtres vivants s'occupent de subvenir directement et gratuitement à leurs besoins vitaux : mais pas nous. Nous, nous appuyons sur des boutons, nous déléguons, nous avons des esclaves et nous sommes nous-mêmes des esclaves.
Et être mort, ne pas être vivant, c'est ce que nous nommons : LE CONFORT.
Nous tenons à être mort, à ne pas vivre.
«Le vice n'est que puissance sans emploi » disait l'auteur du Petit Prince...
 
Et l'emploi, c'est s'occuper à satisfaire ses besoins vitaux, non à gagner de l'argent : pour ne pas avoir à s'occuper de ses besoins vitaux.

Soyons donc des êtres vivants ! Je vous souhaite de l'être. Je souhaite que vous le soyez car c'est ensemble que nous allons faire le choix de la vie à la place de la mort.

 

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L'explication parfaite sur pourquoi nous vivons dans une société de mort (qui engendre toujours plus de mort - d'entropie)

Je vais vous dire de la façon la plus simple et évidente du monde pourquoi nous vivons dans une société de mort.

L'être humain est un être vivant qui a des besoins vitaux à satisfaire comme tous les êtres vivants, mais l'être humain n'en satisfait aucun (il est à chaque fois : ASSISTÉ et donc in fine inapte et dégénérescent - cet éthos (de mort) est créé par la propagande, l'Éducation Nationale en tête).
S'occuper de TOUS ces vrais besoins (chacun et en nous entraidant) nous rendrait vivants, or nous nous en n'occupons pas, nous nous occupons de faux-besoins et ça nous tue.
Nous quitterions la société de mort pour la Vie si chacun s'occupait de subvenir directement à ses besoin vitaux (« Le souci de soi » Épimeleia heautou, dont parle la philosophie depuis des millénaires).
1) S'occuper d'avoir un abri. Ce qui implique de le construire et de l'habiter (et de le posséder entièrement). Nous ne faisons pas cela. Nous n'habitons pas, ON nous loge, ça n'a rien à voir.
2) S'occuper de nous chauffer quand les températures baissent. Nous ne faisons pas cela, nous appuyons sur un bouton. Nous nous chauffons pas, ON nous chauffe, ça n'a rien à voir.
3) S'occuper de nous nourrir. Nous ne faisons pas cela, nous allons à Carrefour ou à Biocoop. Nous nous nourrissons pas, ON nous nourrit, ça n'a rien à voir.
4) S'occuper de boire de l'eau pure. Nous ne faisons pas cela, nous payons un abonnement au syndicat des eaux, nous tournons le robinet et cette eau n'est pas pure. Nous nous désaltérons pas, ON nous donne à boire, ça n'a rien à voir.
5) S'occuper de déposer nos excréments et urines de façon à ce qu'ils finissent dans le sol. Nous en soucier. Nous ne faisons pas cela. Nous faisons dans l'eau potable, nous souillons les eaux de surface et l'État s'en occupe tant bien que mal (à notre place). S'occuper de sa merde serait un bon début pour devenir un être vivant (d'ailleurs, on voit que le mot "besoin" est ici tout entier dévolu). Nous ne nous occupons pas de nos besoins, ON s'en occupe à notre place.
6) Respirer de l'air pur. Nous ne faisons pas cela, nous acceptons de respirer un air pollué.
7) S'occuper de nous habiller. L'homo sapiens n'ayant plus de poil, il lui faut trouver à se couvrir (à partir de fibres végétales ou animales). Nous ne faisons pas cela, nous allons dans des magasins de vêtement acheter des vêtements tout faits. Nous ne nous habillons pas, ON nous habille.
8) Pour couvrir tous nos besoins ci-dessus : abris, chaleur, eau pure, air pur, vêtements, nourriture, déposer nos excréments sur le sol, nous avons besoin d'espace et de vivre dans un milieu qui contient de la terre vivante, un écosystème, des arbres et des plantes. Nous ne faisons pas cela, nous vivons dans un milieu stérile, exigü et nous participons chaque jour à la destruction des milieux naturels et des écosystèmes.
9) S'occuper d'avoir des relations avec les autres. Nous ne faisons pas cela car cela implique des rapports d'égalité. Dès qu'une personne détient du pouvoir sur l'autre, ce n'est pas une relation mais une guerre pour la survie et l'égo. Nous ne participons pas à tous le champ de relations qui devrait exister au service des besoins vitaux de chacun. Nous nous occupons pas des choses importantes de l'homme adulte, de prendre soin de soi et des autres, ON s'en occupe à notre place.
10) S'occuper de notre âme. Nous ne faisons pas cela, nous nous adaptons à cette société de mort et n'avons pas de temps pour notre âme et notre esprit. Nous suivons les directives de l'État, des guides, des gourous, des leaders, des profs, des dominants, des intellectuels, des aristocrates, des riches, des scientifiques et des religions toutes faites. Nous nous occupons pas de notre âme et de notre esprit, ON s'en occupe pour nous.
11) Disposer du temps (tout notre temps) afin de pouvoir s'occuper de nos besoins vitaux et de notre âme. Nous n'avons pas cela. Nous ne prenons pas cela.
 
Voilà pourquoi nous vivons dans une société de mort.
C'est tout simplement parce que nous ne sommes pas des êtres vivants.
Tous les êtres vivants s'occupent de subvenir directement et gratuitement à leurs besoins vitaux : mais pas nous. Nous, nous appuyons sur des boutons, nous déléguons, nous avons des esclaves et nous sommes nous-mêmes des esclaves.
Et être mort, ne pas être vivant, c'est ce que nous nommons : LE CONFORT.
Nous tenons à être mort, à ne pas vivre.
«Le vice n'est que puissance sans emploi » disait l'auteur du Petit Prince...
 
Et l'emploi, c'est s'occuper à satisfaire ses besoins vitaux, non à gagner de l'argent : pour ne pas avoir à s'occuper de ses besoins vitaux.

Soyons donc des êtres vivants ! Je vous souhaite de l'être. Je souhaite que vous le soyez car c'est ensemble que nous allons faire le choix de la vie à la place de la mort.

 

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Mes Adieux programmés à Internethttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/reflexions-philosophiques/404-mes-adieux-programmes-a-internethttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160531_142720_Mes_Adieux_programmes_a_InternetTue, 31 May 2016 12:27:20 +0000

J'essaie d'entrevoir depuis quelques mois, la "fin d'internet" en ce qui me concerne. La fin d'internet signifiant la fin d'internet de façon régulière, quotidienne et domestique.
Si Internet continue d'exister dans la société, je pourrais peut-être me connecter de façon très épisodique quand je ferai des passages dans les "villes" ou chez des amis (peut-être pour transmettre quelques pensées/écrits à quelques personnes).
N.B : avec tout ce que j'ai réussi déjà à STOPPER comme bêtises babyloniennes, croire que je n'y arriverai pas serait une erreur - même si c'est vrai que c'est un peu plus long et difficile que pour Facebook ou le téléphone mobile.

Dans cet optique, je vais faire plusieurs appels pour vous inciter à me communiquer vos coordonnées téléphoniques (fixe et portable) et adresse postale pour, non seulement garder le lien, mais pour être uniquement sur un lien en mode années 80 (quand nous avions encore de vrais liens en médiation divine et non diabolique) : Coups de fils directs avec la voix et les visites, la vraie vie quoi.
Sur la "Médiation divine" - pléonasme donc - : voir mon texte "Prière (à propos de la médiation) " et/ou lire Simone Weil : la seule médiation vivante est celle qui est directe, les autres entretiennent la division, le repli sur soi, et donc sont diaboliques au sens étymologique du diabolos-le diviseur)
Ce message constitue donc un premier appel pour avoir vos coordonnées précises (et je vous invite à noter les miennes : localisation géographique surtout et téléphone fixe). N.B : car il se pourra aussi que je n'ai plus de téléphone fixe pendant certaines périodes, voire plus du tout, à voir (même si j'accorde toujours une valeur pharmacologique très positive au téléphone fixe façon années 80).
De plus en plus de gens, qui disposent de Facebook, 5 adresses emails, un compte viadeo, MSN, snapchat, Tindle, Mumble, Pidgin, Google, Linkled, 2 téléphones portables, une messagerie vocale par téléphone, les SMS, une montre connectée,.... et qui crèvent de solitude, pensent qu'en réduisant les moyens de contacts, on s'exclut des rapports d'amitié. Je ressens strictement l'inverse concernant l'amitié. La "société" étant une dissociété, elle est un concept strictement opposé à l'amitié. S'exclure de "la société" permet de trouver toujours plus d'amitié et d'amour. Aller voir des amis à pieds ou en vélo qui habitent à 2km, toute une après-midi, sans Internet ni téléphone, ni aucun perturbateur... comble l'âme en totalité (ou presque si on continue de vouloir la polis véritable). Tout ce que l'âme désire en terme de relation et de socialité est comblé par l'authenticité de médiations directes autour de soi. La qualité, la vérité, la réalité, la présencialité, et l'intensité s'opposera toujours à la quantité en terme d'amitié.
 
Concernant le site internet www.descolarisation.org, la question de sa fermeture s'est fréquemment posée (et à déjà donné lieu à deux interruptions). Là aussi, j'entrevois fortement sa fin définitive.
Parmi les nombreuses atrocités d'Internet que j'ai déjà pu décortiquer, il y en une parfaitement monstrueuse que je nommerais ainsi : la dynamisation exponentielle des entre-sois consensuels, et, la maximisation de la doxa et du conformisme contre toutes les marges et les idées nouvelles. (Donc, la fin apocalyptique des transindividuations donc des individuations et de l'individuation psychique collective et des protensions collectives - vocabulaire : stieglerien/simondonien -).

Ce n'était pas tout à fait le cas, il y a encore 5 ans ou 10 ans, mais aujourd'hui, dès que vous faites une rencontre dans le réel en déclinant votre identité, on vous googlisera directement afin de contrôler le degré d'affinité et de vérifier si vous ne posez pas de problème particuliers (Ô dissociété absolue !!!).
Ainsi, si on peut déjà dire qu'une personne fortement allergique aux chats (ou n'aimant pas les chats) ne vous contactera peut-être plus si elle découvre que vous êtes passionné de chats, cette situation s'aggrave à l'infini si vous êtes un militant, un contestataire, un preneur et afficheur de positions, ou si vous présentez des idées nouvelles, subversives, choquantes, non conformes à la doxa.

Cette "dynamisation exponentielle des entre-sois consensuels, et, cette maximisation de la doxa et du conformisme contre toutes les marges et les idées nouvelles." est une nouvelle forme, elle-aussi, maximisée, du PSYCHOPOUVOIR, ce pouvoir liquide (voire gazeux) qui fait que les gens consentent eux-mêmes, automatiquement, inconsciemment, à faire ce qu'il convient de faire, à dire ce qu'il convient de dire, et à se lier avec les gens conformes. On se surveille les uns les autres, comme jamais. Le "SURMOI" est devenu le SOI.
Internet permet de cultiver la méfiance permanente, d'ouvrir ou de fermer à toute vitesse "pour un oui ou pour un non", de devenir des HYSTÉRIQUES ENTROPIQUES DU J'AIME/J'AIME PAS , de passer sa vie EN INTERPRÉTATIONS DES SIGNAUX D'AUTRUI au lieu de côtoyer autrui
(N'est-ce pas Jean-Claude B, la semaine passée qui me dit qu'il va passer me voir, mais qui ne passe pas, à fortiori à cause de quelques échanges de mails qui ne manqueront pas d'être disséqués et interprétés).
 
Dans notre cas de "Déscolarisateurs" (mais comme dans celui de beaucoup de révolutionnaires), l'École étant LA religion de l'État moderne et nos prises de positions plaçant, de fait, chaque personne qui pourrait y avoir accès dans un état d'instabilité philosophique/psychologique plus ou moins grave, il est évident que nous puissions souffrir de nombreuses googlisations de nos personnes (Mathilde et moi).
Vous répondrez sûrement que ça permet de toucher ceux qui doivent l'être, ceux qui sont en mesure de comprendre notre message... Mais voilà donc pourquoi je parle de "dynamisation exponentielle des entre-sois consensuels". Ce qu'on continue de nommer le "vivre-ensemble" n'a pourtant rien à voir, il me semble, avec le fait de côtoyer uniquement ceux qui pensent comme nous ou qui sont prêts à penser comme nous, c'est bien le contraire, eu égard à ce que j'ai maintes et maintes fois développé sur le polémos. Vivre avec les autres (et la démocratie) suppose la confrontation des points de vue (se mettre d'accord) et nous savons tous que toutes nos rencontres ne sont plus que de SINISTRES entre-sois.

Désormais, vous avez des gens qui vouent un véritable culte à Internet soi-disant en tant qu'outil de libération et d'émancipation totale, Dieudonné en tête. Dieudonné semble faire complètement l'impasse sur le fait qu'il a d'abord existé dans le showbiz "classique" et qu'Internet est simplement arrivé à point nommé pour qu'au moment où il quittait le showbiz un outil puisse réaliser la passerelle, la continuité (et puis il faut dire que Dieudonné pratique de toute façon le spectacle et l'humour, il est dans le showbiz dans tous les cas).

J'ai enfin pu entendre par une autre bouche que la mienne une critique radicale d'Internet dans une vidéo avec Stan Maillaud (ne vous dites pas uniquement "c'est paradoxal puisqu'il s'agit d'une vidéo", allez donc écouter la radicalité totale de cette critique) :

 
Non, Internet n'est PAS un outil de libération et d'émancipation.
Dans mon cas personnel, désirant une véritable amitié dans le réel, Internet représente très souvent pour moi UN MUR (QUAND EST-CE QUE LES GENS VONT-ILS TIQUER, QU'IL S'AGIT D'ÉCRANS ET QUE FACEBOOK PARLE MÊME DE MURS ??!!!).
Ce MUR de l'écran me fait souvent péter des câbles, et ma personnalité sur Internet (comme pour beaucoup d'autres gens) n'est pas du tout fidèle à ma personnalité dans le réel (Là-dessus, je cite toujours cet exemple parmi d'autres de ce gars qui m'avait connu sur Internet et après quelques heures passées ensemble m'avait dit : "J'ai été bien content de découvrir qu'en fait Sylvain Rochex n'est pas tout rouge, avec de la fumée qui sort des oreilles et de la bave aux lèvres.")

A bientôt dans la forêt et dans le réel, en présenciel (n'en déplaise aux mécanismes des nouveaux pouvoirs orwelliens).

Merci de m'envoyer (ou de me renvoyer) vos coordonnées.

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J'essaie d'entrevoir depuis quelques mois, la "fin d'internet" en ce qui me concerne. La fin d'internet signifiant la fin d'internet de façon régulière, quotidienne et domestique.
Si Internet continue d'exister dans la société, je pourrais peut-être me connecter de façon très épisodique quand je ferai des passages dans les "villes" ou chez des amis (peut-être pour transmettre quelques pensées/écrits à quelques personnes).
N.B : avec tout ce que j'ai réussi déjà à STOPPER comme bêtises babyloniennes, croire que je n'y arriverai pas serait une erreur - même si c'est vrai que c'est un peu plus long et difficile que pour Facebook ou le téléphone mobile.

Dans cet optique, je vais faire plusieurs appels pour vous inciter à me communiquer vos coordonnées téléphoniques (fixe et portable) et adresse postale pour, non seulement garder le lien, mais pour être uniquement sur un lien en mode années 80 (quand nous avions encore de vrais liens en médiation divine et non diabolique) : Coups de fils directs avec la voix et les visites, la vraie vie quoi.
Sur la "Médiation divine" - pléonasme donc - : voir mon texte "Prière (à propos de la médiation) " et/ou lire Simone Weil : la seule médiation vivante est celle qui est directe, les autres entretiennent la division, le repli sur soi, et donc sont diaboliques au sens étymologique du diabolos-le diviseur)
Ce message constitue donc un premier appel pour avoir vos coordonnées précises (et je vous invite à noter les miennes : localisation géographique surtout et téléphone fixe). N.B : car il se pourra aussi que je n'ai plus de téléphone fixe pendant certaines périodes, voire plus du tout, à voir (même si j'accorde toujours une valeur pharmacologique très positive au téléphone fixe façon années 80).
De plus en plus de gens, qui disposent de Facebook, 5 adresses emails, un compte viadeo, MSN, snapchat, Tindle, Mumble, Pidgin, Google, Linkled, 2 téléphones portables, une messagerie vocale par téléphone, les SMS, une montre connectée,.... et qui crèvent de solitude, pensent qu'en réduisant les moyens de contacts, on s'exclut des rapports d'amitié. Je ressens strictement l'inverse concernant l'amitié. La "société" étant une dissociété, elle est un concept strictement opposé à l'amitié. S'exclure de "la société" permet de trouver toujours plus d'amitié et d'amour. Aller voir des amis à pieds ou en vélo qui habitent à 2km, toute une après-midi, sans Internet ni téléphone, ni aucun perturbateur... comble l'âme en totalité (ou presque si on continue de vouloir la polis véritable). Tout ce que l'âme désire en terme de relation et de socialité est comblé par l'authenticité de médiations directes autour de soi. La qualité, la vérité, la réalité, la présencialité, et l'intensité s'opposera toujours à la quantité en terme d'amitié.
 
Concernant le site internet www.descolarisation.org, la question de sa fermeture s'est fréquemment posée (et à déjà donné lieu à deux interruptions). Là aussi, j'entrevois fortement sa fin définitive.
Parmi les nombreuses atrocités d'Internet que j'ai déjà pu décortiquer, il y en une parfaitement monstrueuse que je nommerais ainsi : la dynamisation exponentielle des entre-sois consensuels, et, la maximisation de la doxa et du conformisme contre toutes les marges et les idées nouvelles. (Donc, la fin apocalyptique des transindividuations donc des individuations et de l'individuation psychique collective et des protensions collectives - vocabulaire : stieglerien/simondonien -).

Ce n'était pas tout à fait le cas, il y a encore 5 ans ou 10 ans, mais aujourd'hui, dès que vous faites une rencontre dans le réel en déclinant votre identité, on vous googlisera directement afin de contrôler le degré d'affinité et de vérifier si vous ne posez pas de problème particuliers (Ô dissociété absolue !!!).
Ainsi, si on peut déjà dire qu'une personne fortement allergique aux chats (ou n'aimant pas les chats) ne vous contactera peut-être plus si elle découvre que vous êtes passionné de chats, cette situation s'aggrave à l'infini si vous êtes un militant, un contestataire, un preneur et afficheur de positions, ou si vous présentez des idées nouvelles, subversives, choquantes, non conformes à la doxa.

Cette "dynamisation exponentielle des entre-sois consensuels, et, cette maximisation de la doxa et du conformisme contre toutes les marges et les idées nouvelles." est une nouvelle forme, elle-aussi, maximisée, du PSYCHOPOUVOIR, ce pouvoir liquide (voire gazeux) qui fait que les gens consentent eux-mêmes, automatiquement, inconsciemment, à faire ce qu'il convient de faire, à dire ce qu'il convient de dire, et à se lier avec les gens conformes. On se surveille les uns les autres, comme jamais. Le "SURMOI" est devenu le SOI.
Internet permet de cultiver la méfiance permanente, d'ouvrir ou de fermer à toute vitesse "pour un oui ou pour un non", de devenir des HYSTÉRIQUES ENTROPIQUES DU J'AIME/J'AIME PAS , de passer sa vie EN INTERPRÉTATIONS DES SIGNAUX D'AUTRUI au lieu de côtoyer autrui
(N'est-ce pas Jean-Claude B, la semaine passée qui me dit qu'il va passer me voir, mais qui ne passe pas, à fortiori à cause de quelques échanges de mails qui ne manqueront pas d'être disséqués et interprétés).
 
Dans notre cas de "Déscolarisateurs" (mais comme dans celui de beaucoup de révolutionnaires), l'École étant LA religion de l'État moderne et nos prises de positions plaçant, de fait, chaque personne qui pourrait y avoir accès dans un état d'instabilité philosophique/psychologique plus ou moins grave, il est évident que nous puissions souffrir de nombreuses googlisations de nos personnes (Mathilde et moi).
Vous répondrez sûrement que ça permet de toucher ceux qui doivent l'être, ceux qui sont en mesure de comprendre notre message... Mais voilà donc pourquoi je parle de "dynamisation exponentielle des entre-sois consensuels". Ce qu'on continue de nommer le "vivre-ensemble" n'a pourtant rien à voir, il me semble, avec le fait de côtoyer uniquement ceux qui pensent comme nous ou qui sont prêts à penser comme nous, c'est bien le contraire, eu égard à ce que j'ai maintes et maintes fois développé sur le polémos. Vivre avec les autres (et la démocratie) suppose la confrontation des points de vue (se mettre d'accord) et nous savons tous que toutes nos rencontres ne sont plus que de SINISTRES entre-sois.

Désormais, vous avez des gens qui vouent un véritable culte à Internet soi-disant en tant qu'outil de libération et d'émancipation totale, Dieudonné en tête. Dieudonné semble faire complètement l'impasse sur le fait qu'il a d'abord existé dans le showbiz "classique" et qu'Internet est simplement arrivé à point nommé pour qu'au moment où il quittait le showbiz un outil puisse réaliser la passerelle, la continuité (et puis il faut dire que Dieudonné pratique de toute façon le spectacle et l'humour, il est dans le showbiz dans tous les cas).

J'ai enfin pu entendre par une autre bouche que la mienne une critique radicale d'Internet dans une vidéo avec Stan Maillaud (ne vous dites pas uniquement "c'est paradoxal puisqu'il s'agit d'une vidéo", allez donc écouter la radicalité totale de cette critique) :

 
Non, Internet n'est PAS un outil de libération et d'émancipation.
Dans mon cas personnel, désirant une véritable amitié dans le réel, Internet représente très souvent pour moi UN MUR (QUAND EST-CE QUE LES GENS VONT-ILS TIQUER, QU'IL S'AGIT D'ÉCRANS ET QUE FACEBOOK PARLE MÊME DE MURS ??!!!).
Ce MUR de l'écran me fait souvent péter des câbles, et ma personnalité sur Internet (comme pour beaucoup d'autres gens) n'est pas du tout fidèle à ma personnalité dans le réel (Là-dessus, je cite toujours cet exemple parmi d'autres de ce gars qui m'avait connu sur Internet et après quelques heures passées ensemble m'avait dit : "J'ai été bien content de découvrir qu'en fait Sylvain Rochex n'est pas tout rouge, avec de la fumée qui sort des oreilles et de la bave aux lèvres.")

A bientôt dans la forêt et dans le réel, en présenciel (n'en déplaise aux mécanismes des nouveaux pouvoirs orwelliens).

Merci de m'envoyer (ou de me renvoyer) vos coordonnées.

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Un texte situationiste de 1966http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/critique-radicale-de-l-education-nationale/403-un-texte-situationiste-de-1966http://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160426_124040_Un_texte_situationiste_de_1966Tue, 26 Apr 2016 10:40:40 +0000

... qui n'a pas pris une ride, comme tous les textes situationistes. Pamphlet total de la figure et du rôle de « l'Étudiant » et appel radical à une Révolution cosmique prolétarienne aboutissant à la destruction de l'État et de la marchandise (l'autogestion non pas pour gérer l'existant).

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/De_la_misere_en_milieu_etudiant-pageparpage.pdf|500|510}

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... qui n'a pas pris une ride, comme tous les textes situationistes. Pamphlet total de la figure et du rôle de « l'Étudiant » et appel radical à une Révolution cosmique prolétarienne aboutissant à la destruction de l'État et de la marchandise (l'autogestion non pas pour gérer l'existant).

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/De_la_misere_en_milieu_etudiant-pageparpage.pdf|500|510}

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Lettre au président du Conseil Départemental de la Savoiehttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/autonomie-veritable/402-lettre-au-president-du-conseil-departemental-de-la-savoiehttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160408_205017_Lettre_au_president_du_Conseil_Departemental_de_la_SavoieFri, 08 Apr 2016 18:50:17 +0000

Suite à la récente menace de suppression du RSA, qui commence par une punition de 100 euros, voici la lettre que nous avons concoctée à l'attention d'Hervé Gaymard, et les documents annexes joints.

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/lettre_ouverte_au_pres_conseil_d%c3%a9partementald.pdf|510|500}

 

 

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Suite à la récente menace de suppression du RSA, qui commence par une punition de 100 euros, voici la lettre que nous avons concoctée à l'attention d'Hervé Gaymard, et les documents annexes joints.

{pdf=http://www.descolarisation.org/pdf/lettre_ouverte_au_pres_conseil_d%c3%a9partementald.pdf|510|500}

 

 

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A propos de l'aide et des bonnes âmeshttp://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/domination-etat-adulte-enfant-autorite/401-suspension-du-rsahttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160407_123735_A_propos_de_l_aide_et_des_bonnes_amesThu, 07 Apr 2016 10:37:35 +0000

ritalineA l'intention des élus, professeurs, éducateurs, parents, adultes, et de chacun d'entre nous, afin que l'on sonde correctement nos intentions réelles quand on propose ou impose notre aide à quelqu'un.

Ce texte est écrit par John Holt et est extrait de l'excellent livre «S'évader de l'enfance»:

« Quelqu'un m'a dit quelque chose de très vrai à propos des bonnes âmes et de l'aide qu'elles apportent : La Bonne Âme a encore frappé !
Beaucoup de gens rient spontanément et approuvent cette expression. Puis, ils prennent du recul et se disent, attends, attends une minute…, quand même, au départ, aider ceux qui en ont besoin n'est pas critiquable !


Le Bon Samaritain qui a aidé le vagabond mal en point est l'une des figures théoriques de notre culture, pour de bonnes raisons. Et nous avons besoin de beaucoup de gens comme lui. Mais lorsque le vagabond a été guéri et remis d'aplomb, le Bon Samaritain l'a laissé poursuivre son chemin. Il ne lui a pas dit qu'il ne devait plus vagabonder parce que c'était trop dangereux et parce qu'il n'était pas capable de s'occuper de lui-même. Il ne s'est pas autoproclamé protecteur permanent du vagabond. Il n'a pas transformé la protection de tous les vagabonds en métier, en carrière ou en vocation. Il a apporté de l'aide parce que, devant ses yeux, à ce moment-là, il apu voir quelqu'un qui avait besoin d'aide. Sinon, il avait ses autres occupations.

Il est important d'essayer de comprendre comment l'idée d'aider a été si largement corrompue et comment elle est devenue un type d'exploitation destructive ; comment l'aide humaine s'est progressivement transformée en un service, une industrie et un monopole. Je suis toujours troublé par ceux pour qui être la bonne âme et le protecteur d'autrui – généralement sans que personne leur ait rien demandé – est l’œuvre de leur vie. Le problème avec quelqu'un qui se définit lui-même comme une bonne âme c'est qu'à moins de prendre beaucoup de précautions, il est presque certain qu'il collera à ceux qu'il aide, l'étiquette : personnes ne pouvant pas s'en sortir sans mon aide. Il  peut le leur dire, ou bien essayer très fort de les en persuader ; il peut aussi ne rien dire et garder cette idée pour lui ; ou il peut même ne pas en être conscient. Dans tous les cas, le résultat est vraisemblablement le même. Sa façon d'agir avec ceux qu'il aide, ce qu'il fait ou ce qu'il dit (ou refuse de dire) sur ce qu'il fait, tout cela finit par les convaincre de façon presque certaine qu'ils dépendent effectivement de son aide.


La personne qui a pour principale ambition d'aider les autres a, elle, besoin de ceux qui ont besoin de son aide. La bonne âme se nourrit et prospère sur l'incapacité, et elle crée l'incapacité dont elle a besoin. Le problème avec ces professions d'assistance – l'enseignement, la psychiatrie, la psychologie, le travail social – c'est qu'elles ont tendance à attirer des gens qui se prennent pour Dieu. Certains d'entre eux, peut-être bien la majorité, se prennent pour un Dieu gentil et désintéressé. Les autres, et peut-être bien sans même le savoir eux-mêmes, se veulent être un Dieu sévère et cruel et aiment passer leurs nerfs sur les autres comme un autre Dieu a pu le faire avant sur eux. Quel que soit le cas, l'effet est à peu près le même, car on ne peut se prendre pour Dieu qu'en réduisant les autres à l'état de marionnettes. Et comme le savent bien les premiers chrétiens, il ne faut pas grand-chose pour transformer Dieu en Diable.


Encore et toujours, on voit se répéter ce cycle. La bonne âme commence par dire à quelqu'un : « Laisse-moi faire ça pour toi, je sais mieux que toi et je le ferai mieux que toi ». Puis, rapidement, elle dit : « Ne fais pas ça, tu ne sauras pas le faire tout seul. » Et ensuite : « Tu n'es pas autorisé à faire ça tout seul, ni même à essayer, tu ferais une erreur, tu te ferais mal ou tu ferais mal à quelqu'un d'autre ». Et le rejet de cette aide par l'autre est alors perçu soit comme de l'ingratitutde, soit comme une erreur stupide et devient un péché et un crime.
Personne n'est plus totalement impuissant, n'est plus complètement une victime, que celui qui ne peut choisir ses protecteurs ni leur échapper.
(...)
Le cauchemar du futur, s'il advient, et il en en bonne voie d'advenir, sera avant tout une tyrannie des professionnels de l'assistance, qui auront un droit et un pouvoir illimités de nous faire ou de nous faire faire tout ce qu'ils considéreront devoir être fait pour notre propre bien.
(…)
Dans l'histoire du monde, parmi les gens qui ont exercé des contraintes sur autrui, qui ont menacé et blessé leurs semblables, très peu ont été assez honnêtes pour admettre et assez candides pour dire : « Je te fais ceci ou je te force à faire cela non pas pour ton bien, mais pour le mien. » La plupart des gens clament, généralement de bonne foi, qu'ils agissent au nom d'intérêts supérieurs. Même les Inquisiteurs qui menaient les gens au supplice croyaient qu'ils étaient en train de sauver leurs pauvres victimes de l'enfer. Forcément, cela justifiait entièrement toutes les souffrances qu'ils pouvaient leur infliger dans le présent. Quel que soit l'endroit ou se trouve les bourreaux, ils œuvrent pratiquement toujours au nom d'un intérêt supérieur.


On ne peut pas considérer, juste parce que quelqu'un dit : « Je fais cela pour t'aider », que ce qu'il fait est positif. Cela peut très bien être néfaste. La bonne intention n'est pas en elle-même l'excuse ou la justification d'une action. Une action d'assistance doit être jugée en et pour elle-même. La charge de la preuve doit toujours être du côté de celui qui apporte de l'aide et il doit démontrer qu'il est effectivement en train d'aider.


Et même cela n'est pas suffisant. Il n'y a aucun moyen d'être certain que ceux qui sont chargés d'apporter une aide institutionnelle seront aimables, compétents et désintéressés, ni que leur aide sera réellement efficace et ne se transformera pas en exploitation, en domination ou en dictature. La seule solution est de donner à chacun le droit de décider si, quad, par qui, pendant combien de temps et de quelle façon il choisit d'être aidé.


Tous ceux qui aident les autres ne sont pas des dictateurs potentiels, et c'est ce qui les rend dangereux. Ce sont juste des gens inquiets que d'autres fassent des erreurs. Ils parlent comme s'ils pensaient qu'avec assez d'expertise, les hommes pouvaient réellement trouver le moyen d'éviter que les autres n'en fassent. Ils considèrent que si nous avons un tel pouvoir, nous avons bien entendu le droit et même le devoir de l'exercer. On m'accuse parfois de penser que sans aide personne ne commettrait aucune erreur, ou alors de ne pas me soucier que l'on en fasse. Aucune de ces deux accusations n'est vraie. Tout le monde fera au cours de sa vie de multiples erreurs. Et j'insiste sur le droit qu'il en soit ainsi. Ce que je crois, c'est que, lorsque nous avons le choix entre des alternatives réelles, nous réussissons à gérer notre vie bien mieux que n'importe qui ne pourrait la gérer à notre place, aussi expert soit-il, et que, lorque nous faisons des erreurs, si nous ne sommes pas enfermés dedans, nous sommes les mieux placés pour les reconnaître et changer d'opinion au plus vite.


Nous devons prendre conscience – et c'est souvent très difficile dans le cas de personnes que l'on aime – que notre pouvoir sur la vie d'autrui est très limité et que, si nous essayons de l'étendre au-delà de cette limite étroite, nous ne le faisons alors qu'en lui ôtant sa capacité à maîtriser sa vie. La seule façon de protéger entièrement quelqu'un de ses propres erreurs et des aléas de la vie est d'en faire un esclave. Il sera alors sans défense face à nos lubies et à nos faiblesses. La plupart des gens préfèrent prendre le risque de se confronter au monde. Ils ont parfaitement le droit de faire ce choix.»

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ritalineA l'intention des élus, professeurs, éducateurs, parents, adultes, et de chacun d'entre nous, afin que l'on sonde correctement nos intentions réelles quand on propose ou impose notre aide à quelqu'un.

Ce texte est écrit par John Holt et est extrait de l'excellent livre «S'évader de l'enfance»:

« Quelqu'un m'a dit quelque chose de très vrai à propos des bonnes âmes et de l'aide qu'elles apportent : La Bonne Âme a encore frappé !
Beaucoup de gens rient spontanément et approuvent cette expression. Puis, ils prennent du recul et se disent, attends, attends une minute…, quand même, au départ, aider ceux qui en ont besoin n'est pas critiquable !


Le Bon Samaritain qui a aidé le vagabond mal en point est l'une des figures théoriques de notre culture, pour de bonnes raisons. Et nous avons besoin de beaucoup de gens comme lui. Mais lorsque le vagabond a été guéri et remis d'aplomb, le Bon Samaritain l'a laissé poursuivre son chemin. Il ne lui a pas dit qu'il ne devait plus vagabonder parce que c'était trop dangereux et parce qu'il n'était pas capable de s'occuper de lui-même. Il ne s'est pas autoproclamé protecteur permanent du vagabond. Il n'a pas transformé la protection de tous les vagabonds en métier, en carrière ou en vocation. Il a apporté de l'aide parce que, devant ses yeux, à ce moment-là, il apu voir quelqu'un qui avait besoin d'aide. Sinon, il avait ses autres occupations.

Il est important d'essayer de comprendre comment l'idée d'aider a été si largement corrompue et comment elle est devenue un type d'exploitation destructive ; comment l'aide humaine s'est progressivement transformée en un service, une industrie et un monopole. Je suis toujours troublé par ceux pour qui être la bonne âme et le protecteur d'autrui – généralement sans que personne leur ait rien demandé – est l’œuvre de leur vie. Le problème avec quelqu'un qui se définit lui-même comme une bonne âme c'est qu'à moins de prendre beaucoup de précautions, il est presque certain qu'il collera à ceux qu'il aide, l'étiquette : personnes ne pouvant pas s'en sortir sans mon aide. Il  peut le leur dire, ou bien essayer très fort de les en persuader ; il peut aussi ne rien dire et garder cette idée pour lui ; ou il peut même ne pas en être conscient. Dans tous les cas, le résultat est vraisemblablement le même. Sa façon d'agir avec ceux qu'il aide, ce qu'il fait ou ce qu'il dit (ou refuse de dire) sur ce qu'il fait, tout cela finit par les convaincre de façon presque certaine qu'ils dépendent effectivement de son aide.


La personne qui a pour principale ambition d'aider les autres a, elle, besoin de ceux qui ont besoin de son aide. La bonne âme se nourrit et prospère sur l'incapacité, et elle crée l'incapacité dont elle a besoin. Le problème avec ces professions d'assistance – l'enseignement, la psychiatrie, la psychologie, le travail social – c'est qu'elles ont tendance à attirer des gens qui se prennent pour Dieu. Certains d'entre eux, peut-être bien la majorité, se prennent pour un Dieu gentil et désintéressé. Les autres, et peut-être bien sans même le savoir eux-mêmes, se veulent être un Dieu sévère et cruel et aiment passer leurs nerfs sur les autres comme un autre Dieu a pu le faire avant sur eux. Quel que soit le cas, l'effet est à peu près le même, car on ne peut se prendre pour Dieu qu'en réduisant les autres à l'état de marionnettes. Et comme le savent bien les premiers chrétiens, il ne faut pas grand-chose pour transformer Dieu en Diable.


Encore et toujours, on voit se répéter ce cycle. La bonne âme commence par dire à quelqu'un : « Laisse-moi faire ça pour toi, je sais mieux que toi et je le ferai mieux que toi ». Puis, rapidement, elle dit : « Ne fais pas ça, tu ne sauras pas le faire tout seul. » Et ensuite : « Tu n'es pas autorisé à faire ça tout seul, ni même à essayer, tu ferais une erreur, tu te ferais mal ou tu ferais mal à quelqu'un d'autre ». Et le rejet de cette aide par l'autre est alors perçu soit comme de l'ingratitutde, soit comme une erreur stupide et devient un péché et un crime.
Personne n'est plus totalement impuissant, n'est plus complètement une victime, que celui qui ne peut choisir ses protecteurs ni leur échapper.
(...)
Le cauchemar du futur, s'il advient, et il en en bonne voie d'advenir, sera avant tout une tyrannie des professionnels de l'assistance, qui auront un droit et un pouvoir illimités de nous faire ou de nous faire faire tout ce qu'ils considéreront devoir être fait pour notre propre bien.
(…)
Dans l'histoire du monde, parmi les gens qui ont exercé des contraintes sur autrui, qui ont menacé et blessé leurs semblables, très peu ont été assez honnêtes pour admettre et assez candides pour dire : « Je te fais ceci ou je te force à faire cela non pas pour ton bien, mais pour le mien. » La plupart des gens clament, généralement de bonne foi, qu'ils agissent au nom d'intérêts supérieurs. Même les Inquisiteurs qui menaient les gens au supplice croyaient qu'ils étaient en train de sauver leurs pauvres victimes de l'enfer. Forcément, cela justifiait entièrement toutes les souffrances qu'ils pouvaient leur infliger dans le présent. Quel que soit l'endroit ou se trouve les bourreaux, ils œuvrent pratiquement toujours au nom d'un intérêt supérieur.


On ne peut pas considérer, juste parce que quelqu'un dit : « Je fais cela pour t'aider », que ce qu'il fait est positif. Cela peut très bien être néfaste. La bonne intention n'est pas en elle-même l'excuse ou la justification d'une action. Une action d'assistance doit être jugée en et pour elle-même. La charge de la preuve doit toujours être du côté de celui qui apporte de l'aide et il doit démontrer qu'il est effectivement en train d'aider.


Et même cela n'est pas suffisant. Il n'y a aucun moyen d'être certain que ceux qui sont chargés d'apporter une aide institutionnelle seront aimables, compétents et désintéressés, ni que leur aide sera réellement efficace et ne se transformera pas en exploitation, en domination ou en dictature. La seule solution est de donner à chacun le droit de décider si, quad, par qui, pendant combien de temps et de quelle façon il choisit d'être aidé.


Tous ceux qui aident les autres ne sont pas des dictateurs potentiels, et c'est ce qui les rend dangereux. Ce sont juste des gens inquiets que d'autres fassent des erreurs. Ils parlent comme s'ils pensaient qu'avec assez d'expertise, les hommes pouvaient réellement trouver le moyen d'éviter que les autres n'en fassent. Ils considèrent que si nous avons un tel pouvoir, nous avons bien entendu le droit et même le devoir de l'exercer. On m'accuse parfois de penser que sans aide personne ne commettrait aucune erreur, ou alors de ne pas me soucier que l'on en fasse. Aucune de ces deux accusations n'est vraie. Tout le monde fera au cours de sa vie de multiples erreurs. Et j'insiste sur le droit qu'il en soit ainsi. Ce que je crois, c'est que, lorsque nous avons le choix entre des alternatives réelles, nous réussissons à gérer notre vie bien mieux que n'importe qui ne pourrait la gérer à notre place, aussi expert soit-il, et que, lorque nous faisons des erreurs, si nous ne sommes pas enfermés dedans, nous sommes les mieux placés pour les reconnaître et changer d'opinion au plus vite.


Nous devons prendre conscience – et c'est souvent très difficile dans le cas de personnes que l'on aime – que notre pouvoir sur la vie d'autrui est très limité et que, si nous essayons de l'étendre au-delà de cette limite étroite, nous ne le faisons alors qu'en lui ôtant sa capacité à maîtriser sa vie. La seule façon de protéger entièrement quelqu'un de ses propres erreurs et des aléas de la vie est d'en faire un esclave. Il sera alors sans défense face à nos lubies et à nos faiblesses. La plupart des gens préfèrent prendre le risque de se confronter au monde. Ils ont parfaitement le droit de faire ce choix.»

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Comment ça, c'est comme ça???http://descolarisation.org/index.php/bibliotheque/reflexions-philosophiques/400-comment-ca-c-est-comme-cahttp://autoblog.plateforme-tests.gentilsvirus.org/descolarisation.org/index.php?20160405_090746_Comment__a__c_est_comme__a___Tue, 05 Apr 2016 07:07:46 +0000

pipeC'est comme ça: la terre a vu, en peu de temps pulluler à sa surface  des bâtiments scolaires tous identiques, des mairies au centre névralgique des villages avec des élus qui fourmillent dedans et autour,  la terre est découpée en petits fragments insignifiants de propriétés individuelles, clôturés et distincts les uns des autres par des frontières matérielles bien marquées.

C'est comme ça: en quelques deux cent ans, la terre a été scarifiée par des voies goudronnées empruntées par un flux quasi continu de véhicules crachant une poussière toxique, par un réseau gigantesque de fils mortels émanant d'un cœur d'uranium doté d'une force de destruction sans pareille.

C'est comme ça.

Les femmes aujourd'h